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 L'Histoire de Natsua et du Damné

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Natsua-Koji
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Lun 24 Juin - 17:03

Chapitre XXV Le temps suit son chemin :


Natsua ouvrit les yeux.

Que de désagréables sensations à son réveil. La tête lourde, à cause de sa biture d’hier, la bouche sèche, la langue pâteuse et une infecte odeur d'alcool, de transpiration mélangées à... celle d'un bouftou.

Elle se frotta les yeux d'une main et usa de la seconde pour caresser le duvet sur lequel elle était allongée ; c'était bien une couverture en bouftou.
Une fois que ses paupières se décollèrent, la première chose qu'elle vit était le plafond de la pièce, une modeste structure de bois.
La roublarde ramassa ses affaires avant de quitter la chambre. Elle descendit les escaliers maladroitement : les effets de l'alcool n'étaient pas entièrement dissipés. Une fois en bas, elle comprit vite où elle avait atterri : une auberge. Le comptoir servant de réception se trouvait à l'autre bout de hall. La tenancière qui s'y trouvait derrière dévisagea la jeune fille d'un regard interrogatif.
Natsua avança en sa direction, traînant les pieds et masquant ses yeux de ses mains pour les protéger de la lumière du soleil qui inondait la pièce.
Une fois au comptoir, elle demanda :
Natsua : Je vous dois combien?

La patronne des lieux répondit par une autre question, avec un air... de tirer des conclusions hâtives.
Tenancière : Il n'est pas descendu avec vous jeune fille?
La roublarde releva la tête pour regarder la patronne dans les yeux.
Natsua : Pardon...?


Tenancière : Le sram vêtu de rouge qui vous a amené ici, il vous tenait dans ses bras alors que vous sembliez inconsciente. Il a demandé une chambre en vous amenant avec lui et...il n'est pas redescendu.
Le visage de Natsua commença à devenir rouge de honte.
Tenancière : Vous savez, vous n'êtes pas la seule à vous faire avoir, j'en vois souvent des adolescentes qui boivent trop et qui...bref. Mais bon, avec un maître sram... Vous deviez en avoir une sacrée couche!
La jeune fille sentit les regards des autres personnes séjournant dans cette auberge se poser sur elle. Elle décida de couper court, morte de honte.
Natsua : C-ce n'est pas du tout ce que vous croyez! Combien v-vous dois-je pour cette chambre!?
Tenancière : Bah...le sram a déjà payé. Vous êtes sûre que ça va? Vous n’avez pas l'air d'être dans votre assiette.
Natsua se dirigeait vers la sortie.
Natsua : Oui oui ! (Cet enfoiré à dû sortir par la fenêtre pour me foutre exprès la honte!)


Alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la porte, elle entendit des bruits provenant de l'extérieur.

??? : Mais par l'amour d'Eniripsa! Reviens! Je dois juste voir si tu es parfaitement remis!
Avant qu'elle n'ait le temps de s'adonner à une réflexion, la porte s'ouvrit en grand fracas; pour ne pas dire : lui explosa à la gueule.
La petite se retrouva projetée au sol sur le dos. L'explosion lui arracha sa cagoule.
Natsua : Bordel de...
Elle regarda en face d'elle. Il s'agissait de Seyphir, qui se tenait à quatre pattes sur elle.
Seyphir : Natsua ! Je t'ai enfin retrouvée ! J'ai vu un individu suspect t'embarquer cette nuit, j'ai eu peur!
La roublarde affichait un sourire d'enfant à Nowel, heureuse de voir que son ami allait bien.
Natsua : Seyphir!
Son rire laissa place à une bouche sceptique. La roublarde inclina la tête en arrière pour voir le reste de l'auberge à l'envers. La tenancière semblait dépitée.
Tenancière : Et maintenant c'est un iop torse nu qui la poursuit...si jeune et pourtant...
La jeune fille inspecta le iop. Effectivement, il n’avait pour habit qu'un seul pantalon large.
Un eniripsa s'arrêta vers l'entrée, complètement essoufflé.
Soigneur : C'est bon? Tu as vu qu'elle allait bien? EST-ce que je peux ENFIN voir si tout va bien chez toi maintenant!?
Ce dernier se tut dans un silence gêné. Natsua baissa les yeux. Le iop avait une de ses mains plutôt mal placée sur le buste de la jeune fille.
Natsua : Seyphir...


Elle repoussa son ami d'un violent coup de pied tout aussi mal placé (en dessous de la ceinture).
Le malheureux se tordait de douleur par terre.
Seyphir : Ce n’est pas de ma faute si on tombe toujours pareil quand on est projetés les deux! Tu n’as qu’à tomber sur le ventre! J'aurais les mains sur tes épaules comme ça!
La jeune fille se retourna et *kopf* kopf*
Marin : Tout va bien!?
Le roublard se frottait le cou.
Sidayo : Comprenez bien que compter 24 chapitres, ça me dessèche la gorge.
Une bière glissa en direction de l'homme, il l'intercepta directement et la but cul sec.
Tous les marins de la pièce l'observèrent dans un grand silence, attendant la suite du récit. Cependant, un céda avant les autres.


Marin : Alors?
Sidayo : ...Alors?


Groupe de marins : Bah la suite!!!
Sidayo : Ah oui... alors 4 ans plus tard.
Marin : Quoi?! Mais tu n'avais pas fini de raconter le passage!
Sidayo : C'est vrai. Mais honnêtement, pendant 4 ans il ne va plus rien se passer d'intéressant.
Tavernière : Oui, mais on va manquer des détails non?
Aventurier : C'est vrai! En 4 ans il peut s'en passer des choses importantes non?


Le roublard soupira.


Sidayo : Bien, je vous propose la chose suivante, posez-moi toutes les questions que vous voulez.
Une cratte aux allures douteuses et aux intentions perverses leva directement la main.
Sidayo : Oui?
Cratte perverse : Est-ce qu'elle l'a fait?
Sidayo : De quoi?
Cratte perverse : Est-ce que Natsua a..."passé du bon temps" avec Seyphir durant ces 4 ans?


Le roublard se frotta la tête en gage d'exaspération.


Sidayo : Non, ni même un baiser, ni le moindre bisou. La petite se sera montrée plus que timide durant ces 4 ans. Néanmoins ils sont devenus inséparables et ont vécu un tas d'aventure ensemble. D'autres questions?
Chaque personne levait la main dans la salle.
Sidayo : ...Et qui ne concerne pas la vie sexuelle de Natsua?


La moitié de la salle baissa les mains.


Marin : Si je comprends bien, pendant 4 ans Oyadis s'est bien planqué. Enokoji et Natsua ont donc attendu de ses nouvelles selon la lettre transmise par Kukippik?
Sidayo : Oui.
Tavernière : Seyphir et Enokoji se sont-ils rencontrés durant ses 4 ans? Je veux dire si Natsua a passé beaucoup de temps avec...
Sidayo : Non, Enokoji est resté à la tour. Pour entraîner la roublarde. Cependant, elle lui parlait souvent de son ami. D'ailleurs, Enokoji la taquinait beaucoup avec le fait que c'était "l'homme de sa vie".
Cratte perverse : Seyphir aimait Natsua?
Sidayo : Clairement.
Cratte perverse : C'était réciproque?
Sidayo : Clairement, mais pas assumé par Natsua. Timidité, quand tu nous tiens...


Un iop se leva et posa la question qui retourna la salle en sa direction.


Iop : Est-ce qu'on va revoir Enokoji?
Le roublard sourit.
Sidayo : Bien qu'il soit un maître sram et par conséquent immortel face au temps, croyez-moi, on risque de ne plus jamais le voir, ni d'en entendre parler.
Le iop enchaîna.
Iop : Alors, que lui est-il arrivé?
Sidayo : Laisse-moi donc te raconter la suite du récit.


4 années se sont écoulées. Natsua a donc maintenant 17 ans. Pendant 4 ans, les choses ont pas mal changé. La jeune fille passait le clair de son temps à s'entraîner à la tour de Gisgoul ou à parcourir les nombreux donjons du Monde des Douzes en compagnie de Seyphir. Seyphir, parlons-en. Sa force, son courage et son sens de l'honneur très iop lui ont permis de fonder une guilde. Elle n'était pas très conséquente, mais comptait de formidables membres. Enokoji, lui, passait le plus clair de son temps à essayer de se rappeler du passé et à défier sa disciple pour mesurer ses progrès. Dès qu'il était à ses côtés, il se sentait bien, comblé même. Quand il en avait l'occasion, il regardait toutes les possibilités pour comprendre le but précis d'Oyadis ou de ce bout de papier avec le mot "Dofus" inscrit dessus.

Un bel après-midi alors qu'Enokoji rentrait à la tour avec Natsua...


Enokoji : Alors, ce Crocabulia?
Natsua : Facile ! Je lui ai mis un bon combo bombe et il était mort.
Enokoji : Hé hé, la guilde de Seyphir ne cesse de s'améliorer. Tu n'as pas songé à rentrer dedans?
Natsua : Heu...n-non.
Enokoji : Tu as peur que la vérité éclate au grand jour? BWOUAHAHAHA!
Natsua : Arrêtez avec ça!


Les deux individus arrivèrent en face de la tour. Une dague était plantée contre la porte d'entrée. Une carte y était accrochée avec un mot inscrit dessus.

 
- Je vous attends,


Oyadis Weisser Stern
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 28 Juil - 15:41

Chapitre XXVI Providence écarlate :

La jeune fille restait assise, anxieuse, sur une des marches de la grande tour en méditant sur le mot qu'elle tenait entre ses mains.

Natsua : Cette fois ça y est...

La roublarde se leva et sortit son az'tech, qui avec le temps, pouvait enfin être maniée à deux mains sans qu'elle doive user d'un kaboom. Le vent souffla en balayant la longue cape de Natsua, dévoilant son corps et ses atouts plus que charmeur. Avec le temps, elle avait opté pour une tenue plus mature; la tenue des roublardes confirmées. Cependant, elle avait gardé ses couleurs, soit le noir et le violet.
Enokoji sortit de la tour, prêt à l'affrontement. Ces yeux brillaient de leurs éclats malsains, ça faisait 4 ans, 4 ans que le sram n'avait pas combattus.
Il arborait son rictus témoignant de son instabilité mental lors des combats.

Enokoji : Ce fils de pute...je vais enfin le saigner!!!

Le fou se mit à avancer en titubant comme une personne sous l'emprise de l'alcool et de bonne humeur.
La roublarde lui barra la route, le regard déterminé, mais à la fois impressionné par la chose se tenant devant elle. Natsua étant devenue très grande par sa taille, elle n'avait plus besoin d'élever la tête pour pouvoir regarder son maître dans les yeux.
Natsua : Maître, calmez-vous. Rappelez-vous ce qu'on a convenu, on doit rester calme tous les deux.
Le sram se frotta le visage, la lueur écarlate de ses orbites disparut.
Enokoji : Pardon...je vais essayer de me contrôler.
La jeune fille sourit en gage de reconnaissance.
Natsua : Si vous vous sentez partir à la folie, restez près de moi, vu que ma présence vous apaise... On combat mieux si on peut se concentrer.
Elle se tourna et se mit en marche en direction du Zaap.
Dagran : He bien, il y a quelques années, elle se serait faite dessus en essayant de calmer une de tes crises et maintenant non seulement, elle te calme en moins de deux, mais en plus elle n'a plus aucune crainte envers toi!
Enokoji : Je peux pas en vouloir à une princesse...ses yeux me font disparaître cette rage qui m'anime.
Dolch : ...
Dagran : T'es bien silencieux Dolch.
Dolch : Je médite sur le combat à venir, je sens que ça va être divertissant.
Enokoji : Bref, en route pour le dernier combat.

L'ombre pourpre rattrapa sans mal la roublarde.

Une fois arriver au zaap des Landes de Sidimotes, la roublarde regarda la carte.
Natsua : On doit se rendre aux plaines de Cania, la croix indique une plaine dans une vallée, entre deux falaises.
Enokoji : Allons-y alors.
Avant que le duo empreinte le zaap, quelqu'un ou quelque chose voulait en sortir. Un pied en armure azure sortit en premier, puis un bras dans la même armure qui prit appui sur un des rebords du zaap.
Natsua : C'est moi ou il galère pour sortir du zaap?
Enokoji : Je me demande bien qui peut être assez con pour ça.
Enfin, un visage sortit du zaap, une chevelure rouge mi-longue, à la Goultard avec une barbe naissante, le corps suivit ensuite, une longue tunique noire avec une croix bleue en son centre.
Seyphir : COUCOU!
L'expression de la roublarde se mélangeait entre surprise et joie.
Natsua : Seyphir! Mais...qu'est-ce que tu fou là?
Le iop semblait heureux comme à Nowel.
Seyphir : Je l'ai enfin trouvé!
Natsua : De...?
Seyphir : Attends, car là je suis bloqué, bouge pas je reviens.
Le guerrier recula et se laissa englober par le portail.
Un court silence s'installa pour Natsua et Enokoji.
Le sram, les bras croisés, demanda:
Enokoji : C'est donc Seyphir?
La roublarde se frottait la tête un peu gênée.
Natsua : Heu o-oui!
Son maître renchéri d'un ton sceptique:
Enokoji : Il est comme ça d'habitude ou là c'est exceptionnel?
Natsua : Il...
La jeune fille fut interrompue par le zaap. Son ami essayait d'en sortir en sortant l'épaule la première.
Le iop parvint à se dégager lentement du zaap, ce qui le gênait depuis le début semblait être une énorme épée attachée dans son dos. Une fois entièrement extirpés du zaap, Enokoji et Natsua admirèrent la taille de l'arme. Bien qu'elle était dans son fourreau, elle devait facilement faire dans les 3 mètres de long avec une largeur équivalente à celle des épaules d'un enfant.
Enokoji : C'est...quoi cette arme ridiculement gargantuesque?
Natsua : Et moi qui trouvait que la Az'tech était une grosse épée...

Le iop sortit son épée de son fourreau. La lame était droite, d'un rouge royal et ne présentait pas de pointe; il était donc impossible d'empaler avec. Aussi, elle était complètement émoussée, donc il ne fallait pas compter dessus pour trancher quoique se soit. Une plaque d'or était solidement clouée sur la moitié de la lame et reliée au manche pour solidifier le tout. Avec le poids qu'elle devait faire, valait mieux éviter que le manche casse tout seul!

Seyphir : Je vous présente la Seyphir!
La roublarde était en admiration complète de l'arme tandis que le sram l'observait d'un air pas très convaincu.
Enokoji : Elle a l'air lourd, pas maniable par sa taille, tu ne peux ni trancher, ni empaler avec. Pour une épée, elle a l'air plus utile en tant que marteau.
Seyphir : C'est vrai! Il suffit justement que je la tienne comme un marteau et elle est très efficace! Cependant, sa taille me permet aussi de me protéger intégralement des attaques de mes adversaires si je me cache derrière... et le petit plus que j'apprécie...
Le iop toucha à peine le sol avec qu'une gigantesque étincelle enflamma l'arme.
Seyphir : ... elle est faite d'un alliage qui fait qu'elle s'enflamme au moindre choc contre de la pierre, du metal et tout le toutime, idéal pour un iop feu!
Une étincelle brillait dans les yeux de la roublarde à la même mesure que les flammes dansaient sur la lame de la Seyphir.
Natsua : Je vois déjà les possibilités de faire des combinaisons avec ça et mes bombes...je bave.
Le iop se tourna en direction du sram.
Seyphir : Avant que j'oublie, je suis Seyphir Sleipnir, meneur de la guilde "La Horde de feux".
Le jeune homme tendit sa main vers le squelette. Le sram la regarda d'un air surpris, avant de chercher une quelconque réponse dans les yeux de sa discplie. Pour lui, c'était assez déroutant de voir une personne étrangère lui tendre la main, sans crainte, comme si elle ne savait pas qui il était exactement. Dans un doute, Enokoji serra la main en s'annonçant pour être sûr de voir si le iop savait à qui il s'adressait. Il le regarda fixement dans les yeux comme pour l'impressionner.

Enokoji : Je suis Enokoji L'Ombre Pourpre, assassin tristement célèbre pour ses nombreux massacres.
Seyphir observa le sram dans les yeux.
Seyphir : Ah...Natsua m'a beaucoup parlé de vous. Sans vouloir vous manquer de respect, vous êtes assez décrédibilisé dès le moment ou Natsua me parlait de son "maître adoré plein d'intentions".
Natsua : Heu...
Le squelette finit par éclater de rire.
Enokoji : BWOUAHAHAHAHAHAHAHA! Je ne comprendrais décidément plus jamais la logique des êtres de chairs...
Seyphir : D'ailleurs je vois que vous alliez prendre le zaap, vous alliez quelques parts?
Natsua : C-c'est compliqué!
Le sram se frottait le menton.
Enokoji : On a un petit différent à régler avec un roublard...
Le jeune homme rangea son arme et prit un regard sérieux.
Seyphir : C'est Oyadis, n'est-ce pas?
Encore une fois, l'ombre pourpre se tourna vers sa disciple pour y chercher une explication.
Natsua : Il est au courant, maître, je lui est tout expliqué il y a bien longtemps.
Seyphir : Laissez-moi vous aider je...

Une voix grave coupa court.

Dolch : Non! On a pas besoin d'un gamin parmi nous.
Le sram dégaina sa dague.
Enokoji : Dolch, c'est moi qui décide.
Dolch : Mais...on a pas besoin de gêne supplémentaire, je veux dire...
Enokoji : Il suffit!
Enokoji observa attentivement Seyphir puis Natsua avant de finir sur une lourde respiration semblable à un soupir.
Enokoji : Je suppose qu'un chevalier iop ce n’est pas négligeable comme aide. Surtout s'il peut protéger sa princesse!
Le jeune homme se tourna en direction de la roublarde qui était morte de honte.
Seyphir : Il veut dire quoi par là?
Natsua : Heu...
La jeune fille déplia sa carte.
Natsua : Direction : Le massif de Cania!
Natsua traversa la première le zaap.
Seyphir : Hey, mais attend!
Le iop, après s'est coincé une seconde fois à cause de sa gigantesque épée, suivit la roublard en empruntant à son tour le zaap. Il ne restait plus que le sram.
Dagran : Tu crois que tu vas y arriver ?
Enokoji : De?
Dagran : Te battre en gardant ton sang-froid?
Le sram poussa une sorte de grognement arrogant.
Enokoji : Peuh! La princesse a besoin de se concentrer pour se battre, moi, c'est la folie qui guide mes pas.
Le sram entra dans le zaap.

Le trio arriva dans le massif de Cania. Bien qu'il était le début de l'après-midi, il faisait sombre. Le ciel avait la teinte de la pierre tellement que de nuages le masquaient. Ce voile était si épais qu'aucun rayon de soleil n'arrivait à le traverser. On pouvait entendre des orages au loin, la plus menaçait donc à tout moment.
Ils approchaient gentiment du point de rendez-vous. Ils finirent par dépasser une falaise qui s'engouffrait droit dans une longue vallée. Les parois qui la jonchaient étaient trop verticales pour qu'on puisse les escalader. Au milieu s'étendait une plaine qui semblait faire une bosse, une sorte de colline au milieu, masquant la suite. Il était là, assis au centre de cette colline. Les jambes croisées, dont le bras droit servait d'appui à la tête, il attendait d'un air blasé.

Le trio s'avança en sa direction. Natsua put constater que son maître essayait tant bien que mal de refouler sa folie et sa folle envie de laisser éclater sa rage meurtrière.
Une fois arriver à une distance raisonnable pour échanger un entretien, le roublard ivoire se releva.
Oyadis : Hé bien hé bien... qu'avons-nous là? Un chevalier, une orpheline et un fou.
Enokoji redressa la tête pour contempler son adversaire en haut de cette butte. Pour une fois, il n'y avait aucune lueur dans son regard.
Enokoji : Oyadis...Weisser...Stern, depuis bien trop longtemps tu arrives à m'échapper. Mais aujourd'hui, je vais récupérer ce que tu m'as volé. Aujourd'hui, ma disciple va laver son honneur dans ton sang. Aujourd'hui... je vais débarrasser le monde d'une de ses nombreuses merdes.
Oyadis éclata de rire d'une manière amusé.
Oyadis : Ha ha ha ha ha ha ha! Tu manques cruellement de crédibilité, vieux sram. Fier comme un Mulou de me balancer une kyrielle de menaces, stupide comme un tofu de n'avoir rien remarqué durant toutes ces années...
Enokoji : Qu'est-ce que tu veux dire?
Le roublard commença à jouer avec sa barbiche, faisant tarder la réponse.
Oyadis : Tu n'as jamais trouvé bizarre que je sache où était ta cachette? Où était précisément ce que je cherchais dedans? Que tu aies pu trouver une de mes cachettes et massacrer beaucoup de mes hommes sans jamais m'attraper, sur 4 ans?
L'homme blanc pouvait lire l'incompréhension dans le regard d'Enokoji, il s'en délectait et fit tarder une nouvelle fois ses explications.
Oyadis : ...surtout, ne trouves-tu pas bizarre d'avoir mis la main sur cette dague aussi facilement en tuant deux roublards!?
Enokoji : Qu-quoi!?
L'ombre pourpre dégaina sa dague noire.
Oyadis : Dois-je te présenter Dolch? Shushu des esprits et des cauchemars? J'ai peut-être négligé le détail suivant : il travaille pour moi et me rapportait tous tes faits et gestes grâce à la télépathie...
Le sram regarda l'œil du démon qui était incrusté dans le manche de sa dague.

Enokoji : Dolch...dis-moi que c'est une blague?
Dagran : Dolch?
Dolch : Bwouahahahahahaha!!! La blague c'était de ne pas rire tellement que tu es crédule, C'était aussi gros que l'ego de Rubilax et toi tu n'as rien vu tout ce temps BWOUAHAHAHAHA--
Une bruit métallique résonna dans toute la vallée.

Enokoji rouvrit sa main, laissant tomber sa dague en une dizaine de morceaux.
Oyadis : Oh... tu as cassé ton jouet.
Enokoji : Fils...de...PUTTEEE!!!
La lueur écarlate inonda les orbites du fou. Il sortit sa deuxième dague. Natsua se glissa devant Enokoji pour faire guise d'obstacle avant que ce dernier s'emporte.
Natsua : Maître! Contrôler vos pulsions!

Ce dernier semblait avoir à peine écouté ce que racontait sa disciple.

Enokoji : Tu vas me dire ce que tu veux et ensuite ce que tu souhaites comme épitaphe!
Oyadis : Ahahaha! Je dois finalement admettre que j'ai besoin que tu récupères la mémoire pour que tu me rendes ce qui me revient! Et pour te stimuler une fois que tu l'auras récupéré, je pensais capturer ta disciple et la torturer jusqu'à que tu parles!
Seyphir : Ah ouais? Et avec quelle arm...
Le sram plaça sa main devant la bouche du guerrier.
Enokoji : Ne dit pas ça, sinon il va arriver que...
Oyadis claqua des doigts d'un sourire satisfait. Un grand bruit de pas se fit entendre à travers la vallée. On put distinguer un grand nombre de personnes arriver du dos de la roublard d'ivoire.
Il y avait de tout, des miliciens de Brakmar, de Bonta et d'Amakna, des aventuriers, des guerriers et même des personnes travaillant dans des temples à l'honneur des 12 divinités.
Enokoji : Oh bordel tu l'as pensé...
Seyphir : C'est quoi ce bordel!?

Un xelor emmitoufler apporta la fameuse faux d'ivoire à la lame argentée pour Oyadis.

Oyadis : Je vous présente les Ailes Blanches! Malgré leurs différences, j'ai regroupé tous ces hommes sous le même drapeau! Ils veulent tous la même chose que moi...quelque chose que tu dois me rendre, Enokoji!
La milice d'Oyadis présenta les armes. Prêt à submerger le trio.
Natsua : C'est pas bon!
Oyadis : Cependant, je vous laisse une chance. La boîte que j'ai dérobée il y a 4 ans se trouve derrière moi dans un long tunnel qui s'enfonce dans la montagne... Essayer de la récupérer. De toute façon tu récupéras la mémoire...de par tes moyens ou de par ma volonté.
La roublarde d'ébène se tourna vers son maître.
Natsua : Vous avez une idée?
L'ombre pourpre jaugea la situation en balayant les lieux d'un regard rempli de haine. La milice devait au moins compter une centaine d'hommes. Impossible de savoir s'il y avait encore du renfort derrière la colline.
Enokoji : Natsua... as-tu confiance en moi?
La jeune fille sembla surprise par la question.
Natsua : O-oui, bien sûr! Pourquoi?
Le fou se mit à sourire.
Enokoji : Alors je vais avoir besoin de tes talents de roublarde...
L'homme s'approcha de sa disciple avant de la saisir par la tête d'une main et de la soulever.
Enokoji : Ne t'inquiète pas de moi...va chercher cette boîte et reviens-moi en vie!
Natsua: Qu...?
Un aura puant la violence entoura le sram. La lueur explosa dans ses orbites.


Enokoji : Ce n'est pas l'heure d'avoir PEUR!!!
Le sort propulsa la roublarde loin dans le ciel et la fit passer par-dessus la foule.
Enokoji : SEYPHIR!
Seyphir : Hey j'ai compris!
Le maître sram forma une base avec ses mains sur laquelle le iop vient prendre appui.
Enokoji : PEUR!!!
Le chevalier se vit à son tour propulser en l'air. Il s'orienta pour avoir Natsua de visu.
Seyphir : Bond!
Le iop fonça telle une flèche et intercepta la roublarde. Il atterrit en glissant sur quelques mètres en retenant sa bien-aimée dans les bras.
Seyphir : C'était un peu improvisé...
Il reposa au sol la roublarde.
Le couple observa les lieux. Derrière se trouvait la fameuse milice. Il devait y avoir effectivement un peu plus d'une centaine d'hommes. Sur leur droite se situait un tunnel fortifié par lequel on pouvait accéder par un escalier dont la vue devait dominer toutes la plaine.
Natsua : C'est par là!
Les deux adolescents se précipitèrent à l'intérieur de l'édifice. Au moment d'entrée, un ordre distinct fut donné.
Oyadis : Mes Ailes Blanches! Capturé moi ce sram. Je veux un groupe qui me ramène la roublarde. Je la veux vivante, son ami, tuer-le.
Natsua se retourna.
Natsua : Enokoji!!! Il peut battre autant de personnes!
Seyphir : Natsua, va de l'avant!
Natsua : Mais!?
Seyphir : Je vais garder l'entrée!
Le chevalier dégaina son épée.
Seyphir : Mon épée est trop grosse pour que je puisse l'utiliser dans le couloir...je serais plus efficace en te faisant gagner du temps en me battant dehors!
Natsua : Seyphir...
L'homme se positionna et tourna juste son visage, affichant un sourire confiant, pour contempler son amie.
Seyphir : Si jamais ça coince...tu dis trois fois "Seyphir" et je viendrais te sauver, d'accord?
Natsua : D'accord...mais si tu meurs, je te ne le pardonnerais jamais!
La roublarde tira la langue avant de s'enfoncer dans le ténébreux couloir.
Le iop marmonna dans son coin voyant une foule se diriger vers lui.
Seyphir : T'en fait pas princesse...ça ne fait pas partie de mes projets!
Au fur et à mesure que Natsua s'enfonçait dans le couloir, la sortie laissait place à un rectangle de lumière se rétrécissant petit à petit. Après avoir parcouru une centaine de mètres, un coffre se dessina au bout du chemin.
Natsua : Grandiose!
Un bruit de pas avec une respiration d'ogre se fit entendre derrière elle. La jeune fille se retourna. Ses yeux s'écarquillèrent devant la forme qui se dressait devant elle. Une sorte de démon avec deux ailes d'un côté et deux bras de l'autre avait fait son apparition. La peau de ce monstre était noire et les traits d'articulations se distinguaient par des lignes violettes luisantes. Ses yeux étaient petits et ronds, sans avoir de pupille et brillaient d'une lueur blanche. Son visage rappelait celui d'un masque de psychopathe d'un zobal, avec le sourire en moins. Mais à défaut, des dents aiguisées comme des lames de rasoir. Il devait faire dans les deux mètres de haut et présentait de longues jambes fines.


Dolch : Il ne fallait pas briser ma prison...
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Jeu 15 Aoû - 0:21

Chapitre XXVII Adieu :


Natsua : Cette voix...Dolch!?

Le Shushu se frottait le cou d'une main, et de l'autre, pointait la roublarde du doigt.
Dolch : Ah par Rushu, cela fait tellement longtemps que j'attendais de pouvoir bouger mes petites pattes dehors... terriblement longtemps. C'est inconvenant pour un Shushu de ma stature.
Natsua : Dans ce cas, dis-moi pourquoi tu aides un humain plutôt que de diriger ta loyauté vers Rushu, si tu es un Shushu de grand niveau?

Les yeux du monstre s'écarquillèrent, comme par excitation, en laissant paraître une lueur jaunâtre.
Dolch : Pour la même raison que tous ces hommes qui se sont réunis sous le drapeau des Ailes Blanches. Vois-tu petite, Oyadis mise sur un pari risqué. Ce qu'il cherche auprès d'Enokoji est convoité par chaque être vivant de cette planète!
La jeune fille ne comprenait guère ce que lui baratinait le démon.
Natsua : Si encore vous le pourchassiez pour les crimes qu'il a pu commettre, je comprendrais...mais à la fin, qu'est-ce que c'est que ce baratinage? Quelle est cette chose qu'Oyadis doit récupérer?!
Les yeux du démon passèrent de ce jaune en un orange foncé. L'air du couloir tourna et laissa place à une forte  atmosphère encline à la violence.
Dolch : ça...ça ne regarde que les grandes personnes. Les fillettes comme toi devraient déjà être au lit à cauchemarder à cette heure.
Natsua affichait un sourire arrogant et dégaina son cauchemardeur d'une main, la deuxième se plaça au-dessus de son havre-sac, prête à faire usage des bombes.
Natsua : Dois-je en déduire que tu ne vas pas me laisser prendre la caisse? N'a-t-il pas dit "La fille je la veux vivante"?
Le démon disparut une fraction de seconde avant de réapparaître devant elle, par-dessus son épaule, son horrible bouche lui susurrant une chose à l'oreille.
Dolch : Oui, mais j'ai une folle envie de te tuer...
À ces mots, la roublarde utilisa une espingole pour blesser le Shushu à bout portant, ce dernier esquiva l'attaque en reculant tel un spectre. Ses mouvements étaient irréguliers et déstabilisants, voire imprévisibles. Il bougeait comme un fantôme, comme s'il semblait irréel.
Dolch : Viens, fillette, viens affronter Dolch'Not'Halva, maître des esprits et des cauchemars!
La roublarde éclata de rire. Le Shushu montra un certain énervement, ne se sentant pas craint à sa juste valeur.
Dolch : Qu'est-ce qui te fait rire, misérable insecte?
Natsua : HA HAHAHAHAHAHA!!! C'est juste que l'idée de me dire qu'il n'y a pas de plus belle ironie  que si je t'abats avec le cauchemardeur!
Dolch : Pfeu! La différence de force entre nous est trop grande pour que tu puisses gagner...Ton orgueil aveugle ton raisonnement, insecte faible...

Sans prendre la peine de répondre, la roublarde pointa une nouvelle fois son canon en direction de son adversaire avant de desservir une double salve d'Espingole. Le démon orienta son buste de façon à ce que ses ailes soient mises en avant, et déploya ces dernières en guise de bouclier. Les Espingoles éclatèrent sur ses ailes et les lacérèrent sans pour autant les endommager sérieusement.

Dolch : Inutile...

Les blessures se refermèrent sur elles-mêmes.
Natsua : Qu'est-ce que c'est que ça!?
Dolch : Je peux me régénérer à l'infini...
Natsua : Dans ce cas, je n'ai qu'à te réduire en cendres pour te vaincre!
La roublarde sortit une bombe de son sac et leva le bras pour la lancer. Son geste fut interrompu. Dolch s'était téléporté à son corps à corps et l'avait bloquée  avec une de ses mains.
Dolch : Ho non tu n'en feras rien, misérable insecte!
Une aura violette se forma dans sa deuxième main.
Dolch : Il est temps que tu comprennes pourquoi je suis le Shushu des cauchemars! Je t'appelle à moi, INCUBUS!
Un œil s'ouvrit dans sa paume, il plaqua ensuite sa deuxième main sur le visage de sa victime qui tentait tant bien que mal de se débattre.
Natsua : Arrête ça!!!
Dolch : Fais-moi partager ton pire cauchemar!!! Dors, DORS!!!

Natsua rouvrit les yeux. Une ligne verticale de lumière se dressait devant elle. Elle pouvait entendre un léger grincement sous son poids ainsi qu'une odeur de bois. Elle devina tout de suite qu'elle était dans une armoire. Une phrase lui revint en mémoire : "Ne sors surtout pas, peu importe ce que tu entends!"
C'est à ce moment qu'un bruit sourd retentit. Il devait s'agir d'une table renversée sur le sol, faisant chuter à son tour des livres et des vases qui se brisèrent en morceaux. Le tout s'ensuivit d'un hurlement d'agonie d'une femme. Le sang de Natsua ne fit qu'un tour, son instinct s'empara de son corps et elle sortit en claquant les portes de l'armoire!

Natsua : MAMAN!!!

Dans son action, elle manqua de peu de glisser sur une grosse traînée de sang. Elle remonta cette dernière des yeux avant de voir un cadavre...celui de sa mère. Elle avait la gorge entaillée, elle était sûrement morte dans une longue agonie en rampant sur le sol, attendant que son sang se vide pour accueillir l'étreinte de la mort.
Une voix d'homme sortit la jeune fille de son état de choc.
Natoo : Natsua! Je t'avais dit de rester dans cette armoire!
Elle regarda l'homme. Il était dévoré par le désespoir, la tristesse et la rancune. Malgré la cagoule qu'il portait, on pouvait facilement lire l'envie de mourir sur son visage.
Face à lui se dressait le mur de la pièce. Il y avait un Zobal encapuchonné dans une grande cape noire et un roublard, à contre-jour, vêtu de blanc et assis à côté sur un rebord de fenêtre.
Oyadis : Ho ho... Tu ne m’avais pas dit que tu avais une fille… Remarque avec une femme comme la tienne, il y aurait bien longtemps que je l'aurais fait moi aussi...
Natoo : Ne la touche pas!
Oyadis : Mais oui, tiens...Elle a quel âge? Ne dis rien... elle a l'air d'avoir 10 ans? Non, 11 ans?
Natoo : Ferme ta gueule, sale monstre!
Oyadis : Retrouve ta femme...votre fille vous rejoindra plus tard.
Natoo : Non!!! Ne lui faites pas de mal!

Le roublard ivoire sortit une arme à feu, taillée dans du chêne avec des plaques de protection d'or. D'un coup  de pouce, il enleva la sécurité de l'arme avant de sourire d'un air sadique.
Oyadis : ...tromblon.
Le coup de feu provoqua un souffle qui traversa toute la pièce et dont la détonation fut si puissante qu'elle força Natsua à se boucher les oreilles et à fermer les yeux par réflexe.
Quand elle les ouvrit, elle vit le corps de son père tomber au sol...la moitié de la tête arrachée.
Oyadis : Bon...Zamnô, tu veux bien immobiliser la petite?
Zamnô : Avec plaisir hi hi hi !À Zamnô, le masque du Psychopathe !

Le zobal se jeta sur la roublarde avant de la plaquer face contre terre.

Zamnô : Tu es bien silencieuse... gueule un bon coup!!!

Il sortit 5 longs poignards avant de les planter dans les jambes et les bras de la petite pour la clouer au sol. Cette dernière hurla de douleur. Le dernier, il le planta peu profondément au niveau du bas du dos.
Oyadis se leva de son bord de fenêtre avec de récupérer sa faux et de s'avancer directement vers Natsua, tout en traînant sa lame sur le sol.

Zamnô : Je peux m'occuper du cadavre tant que le corps est encore chaud?
Oyadis : hmpf... tu es vraiment une bête.
Zamnô : Woué! Hi hihi hiark HIARK!!!
La jeune fille pleurait au sol.
Oyadis : Hooo pitié!
Le roublard posa le pied sur le poignard planté dans le dos de Natsua, prenant de plus en plus appui dessus. Plus la lame s'enfonçait, plus une flaque de sang se répandait autour de la gamine.
Oyadis : Si ce n’est pas mignon...tu pleures avant de mourir!
Le zobal se mit à arracher les vêtements sur le cadavre de la femme.
Oyadis : Admire...comment ton clan est anéanti, comment il est déshonoré.
Le roublard d'ivoire saisit la tête de sa victime pour la redresser, laforçant à voir Zamnô violer le cadavre de sa mère.
Zamnô : HO c'est bon! J'aime quand ils sont encore chauds!
Oyadis : Tu es la dernière...la dernière personne vivante du clan Nat. Navré, mais je ne peux pas te laisser vivre. Vois-tu, je ne veux absolument pas que tu perpétues la descendance!

Le roublard leva sa faux, prêt à trancher la petite en deux. Un cra fit irruption dans la salle.

Joharno : Stop!!!

Oyadis arrêta son geste.

Oyadis : Que me veux-tu? Tu ne vois pas que je suis occupé?
Le cra regarda le zobal en train de mener sa petite affaire avec dégoût, avant de revenir sur Oyadis.
Joharno : J'ai réuni la garde d'Allister pour t'aider à tuer ce clan de roublards. Cependant, j'exige une récompense immédiate!
Oyadis : Et...? Que ferait ton bonheur en plus de l'énorme récompense que tu vas toucher à la milice plus une promotion accordée par Allister lui-même?
Joharno : En faisant régner la justice, je n'ai pas souvent l'occasion de pouvoir abattre des enfants...cette fille sera donc ma cible.
Oyadis : Ça peut être amusant...
Joharno : ...et je la veux au mieux de sa forme...sinon c'est pas drôle.
Oyadis : D'accord! J'ai compris, je fais venir l'eniripsa...

La roublarde était revenue à elle-même. Elle était figée, traumatisée et des larmes coulaient le long de ses joues. Sa respiration était brusque et saccadée.
Natsua : Maman...Papa...j-je ne voulais pas me rappeler de ce jour.
Complètement déstabilisée, Dolch en profita.
Dolch : Bonjour princesse! Alors? Bien dormi!?
De longuesgriffes aiguisées comme des lames de rasoir poussèrent sur ses deux mains.
Il planta une de ses mains dans son estomac, puis la deuxième dans son dos, au niveau des omoplates. La roublarde hurla de douleur, puis tomba au sol avant de commencer à se vider lentement de son sang.
Dolch : Regarde quel misérable insecte tu es. Être arrogante et gémir, c'est tout ce que tu sais faire!
La jeune femme tentait de s'enfuir en rampant sur le sol. Le Shushu lui attrapa la jambe avant de la traîner vers lui.
Dolch : Enokoji doit déjà être maîtrisé en ce moment...ton ami iop ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'il ne se fasse surpasser par le nombre et toi...tu vas mourir.
Le démon voulut enlever la cagoule de la petite, et dans sa manœuvre une de ses griffes lui entailla le front. Réveillant la vieille blessure de Dekiagaru, le sang se mit à couler si fort que la petite ne pouvait plus ouvrir les yeux.
Dolch : Bien que j'adore le fait que tu aies les mêmes couleurs que moi...sache que le rouge te sied merveilleusement bien.

La roublarde murmura quelque chose, son état mental et physique était à bout.

Natsua : Seyphir...Seyphir...
Dolch : Qu'est-ce que tu marmonnes, insecte!?
Elle prit une grande inspiration.
Natsua : SEYPHIR!!!
Dolch : HA HA HA!!! Ça ne sert à rien!
Un vent balaya le sol. Dolch se retourna, le iop se tenait en face de lui, avec son énorme épée orientée d'une manière menaçante.
Seyphir : ... Comme ta vie!!!
Malgré la grandeur de son arme, Seyphir réussit à manier son épée dans le couloir et à l'utiliser comme une batte. Il enfonça Dolch dans un des murs avec un puissant coup,utilisant le plat de la lame. La force de l'attaque fit que le démon lâcha Natsua.
Une main sortit du trou causé par l'attaque.
Dolch : Insecte...tu ne m'auras pas!
La deuxième main du démon toucha la lame qui l'empêchait de se déloger. Elle s'enflamma directement.
Dolch : B-bordel! J'oubliais cette épée!
Seyphir : Epée Destructrice!
Le feu se concentra au sein de la lame avant de se relâcher dans une violente décharge dans le démon. L'attaque enfonça encore plus profondément le Shushu dans le mur. Le trou fumait, démontrant la puissance et la violence de l'impact.
Le chevalier se précipita vers le corps de sa bien-aimée.
Seyphir : Natsua! Répond-moi, comment te sens-tu!
Le iop prit la roublarde dans ses bras en prenant soin de la laisser au sol. Il pouvait sentir la faible respiration de Natsua, son corps se refroidissant et surtout son sang chaud couler sur ses mains.
Ayant l'impossibilité d'ouvrir les yeux, la jeune fille caressa le visage de Seyphir d'une main tremblante pour pouvoir le reconnaître.
Natsua : Seyphir...merci.
Le iop tenta de masquer son inquiétude derrière un visage crédule.
Seyphir : hé hé hé... j'aimerais bien pour une fois ne pas avoir à te sauver.
Il plaça une de ses mains sur la poitrine de la roublarde.
Seyphir : Vitalité!
Une lueur émana du buste de Natsua. Seyphir la saisit avant de la coucher sur ses épaules pour pouvoir la transporter. Il saisit sa lourde épée d'une main et se mit à avancer en la traînant sur le sol, tout en portant Natsua.
Seyphir : Ménage-toi...tu en as assez fait aujourd'hui.
La roublarde tentait de parler. Elle avait beaucoup de peine à s'exprimer à cause de son état.
Natsua : Tu...crois q-qu'Enokoji va bien?
Seyphir : Je ne me fais pas de souci pour lui, s'il est aussi fort que tu me l'as dit, il va les dévaster! Bon, direction cette foutue boîte!

Le iop avançait lentement à cause de l'encombrement qu'il portait.

Natsua : J'entends un drôle de bruit. Il...pleut?
Le iop s'arrêta net. Ce que Natsua prenait pour de la pluie n'était en fait que son sang qui, après s'être écoulé le long du corps de Seyphir, finissait par s'égoutter sur le sol.
Seyphir : Ah ah ah...non c'est toi qui es en train de me repeindre en rouge avec ton sang.
Natsua : D-ésolée...
Seyphir continuait d'avancer, le coffre ne se trouvait plus qu'à quelques mètres, dans un cul-de-sac éclairé par une torche.
Seyphir : Tu vois? On va y arriver...

Une flèche transperça la cuisse du iop.
Seyphir : Argh...putain!

Il se retourna avant de se trouver nez à nez avec deux cras. Il est vrai que sans personne pour les retenir à l'entrée, les mercenaires des Ailes Blanches s'étaient lancés à la poursuite de Natsua.
Seyphir saisit son épée d'une main en la frottant contre le sol, ce qui l'enflamma.

Seyphir : J'ai plus le temps de jouer avec vous...Epée du destin!

Un javelot de flamme traversa le couloir, boutant le feu à tout ce qui se trouvait sur son passage. On pouvait entendre en écho les cris d'agonie de tous ceux qui avaient subi cette attaque.
Le iop arracha la flèche de son genou et reprit sa marche en direction du coffre. Ce dernier était enfin à portée de main. Il s'agissait d'une boîte carrée, tout ce qu'il y a de plus simple, assez grosse pour contenir un bébé dedans.

Seyphir : On y est Nat...
Le iop fut interrompu par un bruit répugnant de chair malmenée.
Natsua : Seyphir...?
La roublarde sentit une odeur de sang, pas le sien, ni celui d'Enokoji, mais celui de Seyphir. Prise de panique, elle glissa sa main sur son visage pour pouvoir ouvrir un œil et voir ce qu'il se passait. Une main était passée à travers le ventre du iop. Il s'agissait de la main de Dolch.

Dolch : Je suis immortel, tu vas payer pour ton affront, misérable insecte!
Seyphir serra les dents, du sang s'écoulait de sa bouche. Il lâcha la roublarde au sol avant de saisir son énorme épée à deux mains.

Seyphir : Rien n'est...

Il fit un pas en avant pour s'extirper, son geste lui valut de se s'ouvrir encore plus au ventre, avant de donner un coup horizontal en se retournant. Il mit tellement de force dans son attaque, que la Seyphir, normalement trop longue pour le couloir, trancha les murs avant de toucher Dolch à la poitrine. La lame émoussée brisa chacun de ses os dans un horrible bruit avant que l'impact sourd retentisse tel un coup de canon. Le Shushu vola sur quelques mètres avant de retomber complètement inerte.
Seyphir : ...immortel!

Natsua : Seyphir...!?
Le iop marcha en titubant sur quelques mètres avant de s'effondrer contre un mur.
Seyphir : Ah ah... je fais une pause, princesse.
Le guerrier sortit une sucette de ses poches avant de la mettre en bouche. La jeune fille se mit à ramper sur le sol en suivant l'odeur de sang pour trouver son bien-aimé.
Seyphir : Ah ah ah...tu saignes tellement que tu n'arrives même plus à ouvrir les yeux.
Natsua attrapa une des jambes du chevalier, avant de continuer à s'avancer et de se redresser. Le guerrier cracha sa sucette et glissa une de ses mains derrière la tête de la roublarde avant de la rapprocher de la sienne. Il en profita pour l'embrasser. La jeune fille, quelque peu surprise, se laissa faire. Après ce langoureux baiser, Seyphir retira finalement ses lèvres pour éclater de rire.
Seyphir : AH AHAHAHAH AH!!! Je le savais que tu craquais pour moi! Je te l'ai enfin volé ce baiser...
Le chevalier glissa un peu contre le mur, à bout de forces.
Seyphir : Voler quelque chose à une roublarde...douce ironie quand tu nous tiens.
Natsua éclata en pleurs.
Natsua : Allez...je crois que ta pause est finie, on va rapporter ce coffre.
Seyphir : Désolé...

Le iop s'effondra au sol.

Natusa : Non, pitié, tout mais pas ça!!!

Elle empoigna le corps et essaya de le redresser contre le mur. Seyphir n'avait plus la force de bouger, ni de parler, il n'avait plus que la pensée. "Merde...abandonner une fille si mignonne." Pensait-il en la regardant désespérer. "Mourir... en te protégeant...ouais, ça me va parfaitement."
Le cœur de Seyphir s'arrêta de battre, en même temps que la vitalité de la roublarde s'estompa.
Elle serra fort le corps dans ses bras, hurlant de douleur de tout son être. Sa voix semblait être portée par l'écho du couloir comme pour montrer au monde extérieur la souffrance qui pesait sur elle et ébranlait son âme.


Enokoji : Natsua...
Le sram revint à lui, le cri l'avait sorti de sa torpeur. Il n'arrivait pas à bouger. Il regarda aux alentours avant de vite comprendre : il était toujours dans la plaine, attaché à un rocher par une foultitude de ronces, de bandes, de chaînes et autres matériaux. Il y avait des cadavres autour de lui.Visiblement, il s'était bien débattu avant que les Ailes Blanches n’arrivent à le capturer.
Oyadis se tenait à côté de lui, appuyésur le même rocher, encerclé par le reste de sa milice.
Oyadis : Tiens... on dirait que ta protégée suit le même parcours que toi.
Il fallut quelques secondes à Enokoji avant de comprendre cette phrase, un autre hurlement de Natsua le fit réagir au quart de tour. Ses yeux brulèrent de haine, une aura de mort se dégagea de lui, il fixa Oyadis.
Enokoji : Si je me libère, il va pleuvoir du sang.
Quelques miliciens éclatèrent de rire tandis qu'Oyadis ne semblait pas surpris.
Oyadis : Le plus triste, c'est que tu avais perdu avant même que cela commence. Le iop est mort, Natsua va me permettre de te faire chanter...et quand j'aurais enfin ce que je veux, il me restera plus qu'à vous tuer tous les deux.
L'ombre pourpre éclata de rire, un rire sinistre et étouffé, entre l'arrogance et la colère.
Oyadis : Je peux savoir pourquoi tu ris?
Enokoji : Tu parles de me connaître, de tout savoir. Mais tu as monté une armée, tu t'occupes minutieusement de tout, pour pas que je récupère ma mémoire seul. Avoue-le... tu as peur de moi.

Le roublard resta passif.

Oyadis : Je n'aime pas quand les choses sont faites à moitié.


Alors que les larmes de Natsua nettoyaient le visage de Seyphir, une ombre s'approcha vers eux.
Dolch : Bien essayé, mais insuffisant.
Le Shushu était debout, intact. Derrière lui se trouvait une dizaine de miliciens de toutes origines confondues.
Dolch : Vous n'êtes qu'une bande de misérables insectes, faibles et inutiles. Il est l'heure pour vous que je vous écrase!

Tout le monde se prépara à se battre contre la roublarde. Une ambiance victorieuse flottait dans les rangs.

Natsua : Un...misérable insecte.
Le démon soutint le regard de la jeune fille.

Natsua : ...Oser le comparer à un insecte!?

Elle déposa le corps lentement puis serra les mains à en faire craqueler le cuir.

Natsua : Je ne vais pas te le pardonner...

Natsua se releva avec maladresse sous les yeux amusés de ses adversaires.
Natsua : Je vais tous vous massacrer.

Elle jeta son sac ouvert contre le mur, une multitude de bombes s'en déversa. Ensuite, elle prit en main son cauchemardeur avant de se le coller sur la tempe.
Natsua : ...TOUS VOUS MASSACRER, KABOOM!

Toutes les bombes explosèrent. Dolch isola sa partie de couloir avec ses ailes pour le protéger lui et ses compagnons du souffle de l'explosion. Quand il débloqua le couloir, la jeune fille se tenait debout, entourée d'une aura rouge, bleue et verte qui semblait danser autour d'elle. Le sang sur elle avait séché et toutes ses blessures semblaient s’être cicatrisées sous l'effet de l'explosion. Elle ouvrit lentement les yeux, du fait que ses paupières étaient collées à cause du sang. Son regard violet faisait contraste sur son visage écarlate. Ses yeux ne témoignaient plus de rien. Ils se mirent à briller, la lueur qu'ils dégageaient semblait disparaître dans l'obscurité de la même manière que de la fumée. Elle saisit froidement son Az'tech à deux mains.
Dolch regarda ses hommes, ils semblaient effrayés par la fille qui se dressait en face d'eux.
"Voir des miliciens qui n'ont pas peur d'affronter Enokoji, qui ont tout plaqué pour arriver à leurs buts, prendre peur devant une petite fille, une simple gamine" Pensa Dolch en tournant la tête vers Natsua. Cette dernière avait enfin une expression dans le regard, une expression simple : tuer.
"Mais de quel enfer sort-elle!!?"
En une fraction de seconde, Natsua traversa le couloir sous la forme d'un arc-en-ciel de lumière. Un énorme fracas métallique retentit durant son passage. Elle glissa sur quelques mètres derrière ses adversaires.
Dolch : Qu-quoi!?
À ses pieds se trouvaient des morceaux de miliciens, d'armures ou d'armes. Elle avait traversé leur rang tel un ouragan tranchant, massacrant la moitié des miliciens, les pourfendant en une foultitude de morceaux, eux et leurs équipements.
Son Az'tech tomba en morceaux, elle n'avait pas supporté la violence de l'attaque.
Dolch : Ton kaboom! J'aurais dû le savoir!
La petite fusilla du regard le Shushu, intimidant ce dernier. Sans un mot elle lança une roublardise. 3 illusions d'elles apparurent côte à côte pour bloquer la sortie.
Milicien : Où est la vraie!?
Dolch : Je sais pas!
Un bruit de frottement métallique interpela le groupe. Ils se tournèrent en direction du cadavre de Seyphir. Elle était là et elle avait une sale idée derrière la tête. Elle tenait entre ses mains la Seyphir. Le kaboom lui donnait la force nécessaire de pouvoir tenir une telle arme.
Natsua : Massacrons-les ensemble!
Elle se projeta en tournant sur elle-même. L'arme dévasta les murs ainsi que ses adversaires. Personne ne fut épargné par l'attaque, sauf Dolch. La roublarde arrêta son attaque une fois derrière le Shushu et lâcha la Seyphir.
Natsua : Il ne va rien rester de toi...
Dolch : Sale garce!!!
Le démon donna un coup retourné pour trancher la roublardeen deux. Cette dernière esquiva l'attaque d'une roulade et se plaça une nouvelle fois dans son dos. Elle plaça sa main contre lui.
Natsua : Aimantation!
Tous les fragments métalliques présents en face de lui vinrent se planter dans sa chair. Il hurla de douleur. La jeune fille sortit son revolver et tira dans ses jambes. La puissance du kaboom rendit l'espingole si violente qu'elles volèrent en éclat, faisant chuter le Shushuau sol,dos à terre. Elle lui grimpa dessus, pointant son arme sur son visage.
Natsua : Je veux voir comment tu te régénères sans ta tête et ton cerveau pour transmettre l'information à ton corps...
Dolch : Salope... INCUBUS!!!
Il plaqua une des mains contre le visage de la roublarde.
Dolch : Sombre, sombre, dors, DORS!!! Revis ton pire cauchemar.
Il écarta ses doigts pour voir les yeux de sa victime. Elle le regardait, avec une envie de le tuer indescriptible dans les yeux. Visiblement, son attaque ne semblait pas fonctionner.
Dolch : Qu'est-ce que c'est que ce délire!? Pourquoi ça ne marche pas!!?

Natsua enfonça son canon dans la bouche du Shushu.

Natsua : C'est simple, à cause de toi...mon pire cauchemar, je le vis maintenant.

Elle appuya sur la détente, et le coup de feu partit. L'attaque explosa le crâne de Dolch, le tuant pour de bon. La jeune fille se redressa, contemplant la dépouille du Shushu, s'assurant que ce dernier ne se régénère pas. Un bruit sourd retentit dans tout le couloir. Les explosions des bombes, ainsi que les parois complètement massacrées par la Seyphir menaçaient maintenant toute la structure, sur le point de s'effondrer.

La roublarde se hâta de récupérer le coffre alors que des bouts de plafonds commençaient déjà à tomber. Elle passa le corps de Seyphir sans s'arrêter. Quelques mètres plus loin, une larme coula le long de sa joue.La gorge nouée, elle se tourna pour regarder une dernière fois Seyphir. Il semblait si paisible.

Natsua : Adieu...mon amour.

Elle se mit à courir, laissant la galerie s'effondrer derrière elle.
Quand elle sortit du couloir, l'entrée qui était en hauteur lui permit d'apercevoir Enokoji qui se trouvait prisonnier à quelques dizaines de mètres de là. Ce dernier l'aperçut à son tour.
Enokoji : Natsua, tu as réussi...
Elle canalisa ses dernières forces pour tirer une puissante Espingole avant que son Kaboom s'épuise.
Oyadis : À couvert!
Tout le monde s'écarta du rocher. L'attaque en fit voler une partie en éclat, brisant les liens retenant le sram. Ce dernier en profita aussitôt pour placer un piège répulsif et se propulser en direction de sa disciple.
Enokoji : Ouvre cette boîte, Natsua!
La petite obéit aussitôt et fit sauter le couvercle. Il y avait un magnifique violon à l'intérieur, avec un chevalet.
Le roublard d'ivoire semblait fou de colère.
Oyadis : NON!!! Ne touche pas à ce putain de violon!
Enokoji : Vas-y Natsua, joues-en! N'importe quelle note!

Natsua attrapa le violon et le chevalet. Elle frotta les cordes d'un mouvement sec et fort. Le son résonna puissamment à travers la vallée. Quand elle releva la tête, Oyadis avait une expression de colère...mais aussi de peur. Il regardait en direction du sram.

Enokoji était immobile, regardant ses mains, comme s'il les découvrait.

Enokoji : C-ce...ce son, c'est celui du violon de Lydia.

Le vent se mit à souffler fort, annonçant l'orage.


Enokoji : Je me souviens de tout...


Dernière édition par Natsua-Koji le Jeu 26 Sep - 21:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Lun 23 Sep - 22:52

Chapitre XXVIII Enokoji, Le Damné :



Au nord de la rive Est de Sufokia, là où les forgerons sombres et les bandits du clan roublard pullulent, une escarmouche entre Bontariens et Brakmariens avait eu lieu dans les bois. Une longue traînée de sang, jonchée de cadavres des deux factions, menait à la pointe du rivage. À la sortie de la forêt, un cerisier en fleurs se dressait fièrement au bord de l'eau. Un individu était assis, appuyé contre cet arbre, couvert de sang et à bout de forces. Il était vêtu d'un pagne et d'une cape à capuche d'un blanc entaché de rouge par le sang. Il portait aussi une combinaison, des bottes, gants, et épaulières en cuir noir en guise de protection. L'homme avait des cheveux noirs mi-longs, un bouc court et des yeux d'un brun foncé. Il était svelte et son visage était fin.
Il contemplait ses mains couvertes de sang avant de regarder autour de lui; les corbacs venaient déjà se repaître des cadavres des alentours, observant l'homme, attendant son agonie.

Enokoji : Alors...c'est comme ça que je vais finir?

L'homme attrapa un pétale qui tombait du cerisier qui, une fois dans le creux de sa main, épongea et prit la teinte du sang.
Enokoji : Mourir simplement comme les autres, comme un chien sans légende, en n’ayant jamais rien vécu d'extraordinaire. Non... je refuse, pas maintenant,  ni comme ça.
Un bruit en direction de la forêt attira l'attention du malheureux. Une feca aux ailes bontariennes sortit des bois et remarqua la présence de l'homme.

??? : Un survivant!

Enokoji sourit en marmonnant.
Enokoji : Mourir par le fer, c'est toujours mieux...
Il utilisa ses dernières forces pour se redresser et faire sortir ses ailes de démons, puis se mit maladroitement en marche en direction de la femme.
Il tendit la main pour lancer un piège, mais à bout d'énergie, il s'effondra à genoux avant de tomber complètement au sol. Il ne lui restait plus qu'à contempler la fecaqui se rapprochait lentement de lui. Elle était vêtue d'une robe d'un blanc immaculé, malgré les litres de sang versés en ces lieux.
Elle était belle, très belle; son corps se dessinait par des formes généreuses et son visage semblait taillé dans des rosiers. Ses yeux bleus d'un ciel d'hiver se démarquaient de ses longs cheveux noirs.
L'homme perdit connaissance alors que la bontarienne n'était plus qu'à quelques mètres.


Quand il rouvrit les yeux, il était face à un plafond étranger. Son corps meurtri par la douleur lui fit vite comprendre qu'il était toujours en vie. Alors qu'il récupérait ses esprits, il observa les alentours pour comprendre où il avait atterri. C'était une simple cabane en bois de frêne avec une cheminée pour chauffer la pièce, et une diversité de plantes réparties sur les nombreuses étagères qui meublaient la salle. Un bruit de tapotement régulier attira son attention de l'autre côté de la pièce. La feca était là, assise à un établi, en train de piler des herbes pour ensuite préparer des potions. Elle avait un alambic et tous les matériaux nécessaires pour l'alchimie.
??? : Mes dernières coquilles dragoeufs...
La fille se releva pour ensuite se diriger vers Enokoji, une potion à la main. Elle semblait distraite. L'homme quant à lui rougissait, ni de fièvre ou de honte, mais à cause de la beauté immuable de la fille qui se tenait à ses côtés.
??? : Ouvre la bouche et avale, c'est une potion d'une de mes recettes personnelles.
Le brakmarien, lui faisant confiance, ouvrit la bouche. La feca déversa le contenu de la fiole.
Une fois la mixture avalée, une légère lumière parcourut le corps de l'homme. Toutes ses douleurs s'en allèrent et il se redressa aussitôt. Il découvrit avec stupeur que la bontarienne avait pris soin de lui. Son corps était couvert de bandes pour arrêter les hémorragies causées par ses blessures. L'homme ne comprenait pas pourquoi il avait été sauvé par l'ennemi.
Enokoji : Heu... merci.

La fille lui sourit.

??? : Lydia.

Enokoji : Plaît-il?

Lydia : Lydia, c'est mon nom.


L'homme semblait plus que gêné par la présence de Lydia.
Enokoji : Hum... Tu ne saurais pas par hasard ce que tu as fait des mes vêtements?
Lydia : Je vais te les chercher, je les faisais sécher dehors, car je les ai nettoyés. J'ai bien cru qu'ils allaient rester rouge pourpre avec tout ce sang!
Enokoji : Ah ... Merci! Au fait moi je m'appelle...

La feca lui coupa la parole.
Lydia : Enokoji, dernière recrue des plus prometteuses, mais turbulentes d'Oto Mustam.
Le visage d'Enokoji passa du rouge au blanc, il avait juste envie d'hurler "Mais c'est quoi ce bordel!?", mais  il préféra se concentrer sur les possibilités du pourquoi et du comment il était là, en vie, sauvé par une bontarienne. Alors qu'il s'adonnait à la réflexion, Lydia avait eu le temps d'aller et revenir avec ses vêtements. L'homme s'habilla sans un mot tout en sondant la fille du regard.
Quant il eut fini, il posa enfin la question qui lui brûlait les lèvres.

Enokoji : Pourquoi m'as-tu aidé? Je suis ton ennemi pourtant. Tu veux me livrer à la milice Bontarienne? Ou que je te donne des informations sur Brâkmar ?
Lydia rigola avant de placer une mèche de ses cheveux derrière une oreille.
Lydia : Un ennemi? As-tu essayé de me tuer ? Vas-tu me torturer pour avoir des informations sur Bonta? Ou encore vas-tu me livrer à la milice Brakmarienne?
L'homme se remit à rougir.
Enokoji : B-bien sûr que non, tu m'as sauvé la vie!
Lydia : Alors tu n'es pas un ennemi.
La fille partit en direction de la cheminée, là où de l'eau était en train de chauffer.
Lydia : Alors Enokoji, tu veux rester prendre le thé?
Enokoji : Heu... oui, pourquoi pas.
Lydia prépara le thé; elle introduisit une infusion à la saveur des fruits des bois et rajouta une cuillère de miel.
Ils allèrent s'asseoir dehors. La cabane se situait dans le Massif de Cania. À chaque fois qu'Enokoji croisait le regard de Lydia, une étrange sensation lui parcourait le corps; son regard était bien particulier.
Enokoji : Alors, tu fais quoi au milieu de nulle part?
Lydia : J'étudie l'alchimie, l'agitation entre les cités de Brâkmar et Bonta me déplaît.
Enokoji : Ah? Pourtant tu es alignée Bontarienne...
Lydia : Le combat, ce n'est pas mon fort. Je préfère aider les gens en créant des potions, comme toi par exemple.
Enokoji : Tu...aides souvent des Brakmariens?
Lydia : Non, tu es le premier. Tu as une drôle de réputation en dehors de Brakmar. "Enokoji, l'ombre du Salut, l'homme qui se battait contre la guerre." C'est ce que tout le monde dit, tu n'affrontes que ceux qui sont armés et ne tues jamais les civils. En plus du fait que tu es vêtu de blanc, tu n’es vraiment pas un démon ordinaire... C’est pour cela que lorsque je t'ai vu, j'ai voulu voir si tu étais vraiment celui qu'on prétend.

Enokoji : Tuer des gens qui ne savent pas se battre je trouve ça déshonorant... C'est tout.
Lydia rigola.
Lydia : Mais oui ! N'essaye pas de te faire passer pour plus méchant que tu l'es! Si tu l'étais vraiment tu ne serais pas en train de prendre un thé avec moi!
Enokoji : J'hallucine, tu sais que je suis quelqu'un de puissant qui peut causer indirectement la mort d'innombrables innocents en aidant Brâkmar à battre Bonta, mais tu me sauves la vie...
Lydia : C'est pour ça que tu vas arrêter de te battre pour Rushu dès aujourd'hui.


L'homme recracha son thé.

Enokoji : Plaît-il!?
Lydia : Je t'ai entendu parler tout seul contre ton arbre. Tu veux vivre des choses extraordinaires? Tu ne veux pas mourir comme un brakmarien, comment as-tu déjà dit...un chien sans légende? Alors aujourd'hui, je t'offre la possibilité de changer ta vie. Accompagne-moi et je te ferais découvrir le monde au-delà de tes murs noirs de Brâkmar.

L'homme regarda attentivement la fille dans les yeux, aucune rancune, pas d'idée derrière la tête, rien. Elle était sincère. Après un moment de silence, il fit son choix.

Enokoji : Bien, j'accepte.

Les jours passèrent, Enokoji découvrit aux côtés de Lydia, l'alchimie et les horizons de Cania. Elle prenait le temps de lui expliquer le fonctionnement de la nature et les effets curatifs des plantes.Après plusieurs semaines en sa compagnie, le disciple sram dût faire comprendre à son amie qu'il fallait qu'il rentre à Brâkmar, juste pour récupérer ses affaires et "annoncer" sa désertion. Après plusieurs promesses rassurantes, l'homme se mit en route en direction de Brâkmar, une potion de rappel dans la main et une légère tristesse au cœur. Une fois arrivé à la ville des démons, plus précisément à la milice; son supérieur lui tomba dessus.

Oto Mustam : Tu te pointes comme ça, sans me dire ce qui est arrivé aux soldats qui t'accompagnaient, ni ce que tu as foutu durant toutes ces semaines d'absence!
Enokoji était en train de préparer ses affaires.
Enokoji : Morts, tous morts. Un coup des Bontariens. Là, je pars en voyage pour voir ce que font nos ennemis.
Le chef de la milice frappa durement du poing contre le mur.
Oto Mustam : Bordel ! Tu as beau être fort, tu es la honte de cette milice!  Jamais foutu de faire un rapport ! Si Brumaire ne te portait pas dans son cœur, je t'aurais déjà étranglé avec tes tripes!
L'homme, sans tenir compte des menaces d'Oto Mustam, s'en alla tranquillement.
Oto Mustam : Et porte autre chose que du blanc! Tu risques d'être confondu par nos hommes! Je sais pas moi, porte du rouge par exemple!
Le milicien retourna une table de colère.
Oto Mustam : Toi ! Tu me le prends en filature et tu me dis ce qu'il fout! Un Brakmarien passant du bon temps avec une bontarienne, ça passe tout sauf inaperçu dans ce monde!
Une ombre noire s'avança.
??? : Bien, tout ce que vous voudrez.

Une fois arrivé au pont à la sortie de la ville, Enokoji se retourna, sentant qu'on le suivait.

Enokoji : Tss... Toutou d'Oto...

L'homme but cul sec sa potion de rappel et disparut.
La potion le téléporta directement devant la cabane de Lydia, qui était entrain d'attendre sur les marches de l’entrée.
La vue de l'homme réjouit la femme.

Lydia : C'est plaisant de voir que tu tiens tes promesses!

L'homme sourit à son tour, d'un air arrogant.
Enokoji : À quoi bon promettre si on n’a pas de parole? C'est comme dire qu'on est ivre alors qu'on ne boit pas...

La feca se releva et ouvrit la porte de sa maison.
Lydia : Bon, montre-moi ton ami, voir ce que je peux faire pour l'aider.
Le sram rentra à l'intérieur avec Lydia, et vida son sac sur une table mise à disposition. Il contenait diverses babioles sans importance, des livres et parchemins sur l'art du Sram et une dague grise reliée à une longue chaîne à laquelle était attaché un pendentif.
Enokoji : Voilà, c'est lui, c'est Dagran.
Lydia : Wooohhhh, qui a été assez malade pour enfermer un sram dans une dague!?
La fille inspecta la lame et la toucha, mais rien ne se passait.
Enokoji : C'était mon mentor à Brâkmar, il était très étrange, pervers et fou, mais il avait bon fond. Un jour, alors qu'on devait piller un manoir, j'ai refusé de tuer une enfant qui était une cible importante, dû au fait que ses parents étaient des personnes influentes à Bonta. Aimant mon geste, sûrement à cause de sa folie, il me couvrit quand il dût faire son rapport au général Oto Mustam. La sanction ne traîna pas et fut infligée par Djaul le pataugeur lui-même...voici le résultat.
La femme prit le pendentif entre les mains et caressa sa surface, comprenant qu'il faisait office de paupière.
Enokoji : À ce que je sais, c'est un peu la même magie qui a été utilisée par Goultard et les autres pour enfermer les shushus dans des objets.
Lydia : Là, ce qui est étonnant c'est qu'il reste inanimé. Comme s'il ne ressentait pas notre présence.

Enokoji : Tss... Tu connais bien plus que l'alchimie, toi!
La feca répondit d'un clin d'œil.
Lydia : Tu n'as pas idée jusqu'où s'étalent mes connaissances...
Après avoir ausculté l'arme sous tous les angles, la femme se dirigea vers ses livres.
Lydia : Il ne me semble pas que ça soit de la magie, c'est tout simplement une malédiction.
Alors que le sram rangeait ses affaires, la feca cherchait dans ses bouquins une solution.
Lydia : Mhh... Malheureusement je n’ai rien. Mais il y doit sûrement y avoir une solution à ce problème quelque part dans le monde. Ça serait d'ailleurs une bonne raison de voyager, qu'en dis-tu?
Enokoji : Heu...oui.

La femme alla mettre de l'eau à chauffer pour préparer un thé.
Lydia : Ah la la! Tu sembles toujours un peu ailleurs quand je te parle!
L'homme, qui était entrain de bourrer un coffre avec ses documents, se retourna et regarda longuement le visage de Lydia...son sourire, ses yeux, son odeur... Il savait pourquoi il rougissait, pourquoi il se sentait mal à l'aise, pourquoi il s'accrochait à cette fille. Il avait finalement trouvé son aventure...
Enokoji : Partir à l'aventure, pourquoi pas... Je trouve généreux de ta part de m'aider ainsi après tout ce que tu as  déjà fait pour moi.
L'homme restait assis à même le sol, tandis que la fille allait chercher des tasses et un pot de miel.
Lydia : Bah écoute, tu découvres le monde comme ça, car jusqu'à présent on n’est pas allés bien loin excepté tout ce qui est plaines et massifs de Cania.
Enokoji : Oui, mais toi...il n'y a rien que tu souhaites? Je veux dire, tu passes tes journées ici...à faire des potions ou autres, mais tu dois bien avoir un rêve ou un but, non?
Lydia : Je...


La fille détourna le regard et se mit à rougir.

Lydia : J'ai mes potions, ma petite vie tranquille et maintenant je t'ai toi. Ça me suffit...
Enokoji : Plaît-il!?

Lydia : R-rien du tout! Le thé est prêt!
Enokoji : Tu es toute rouge, tu as de la fièvre?
Lydia : Rien je te dis ! Bois ton thé!
Enokoji : Ah, les femmes...



Les liens se resserrèrent dans le duo. Ils partirent en quête du vaste Monde des 12. Les prouesses au combat d'Enokoji et les connaissances de Lydia leur permettaient d'effectuer leur périple comme une promenade de santé. Alors qu'ils cherchaient un moyen de lever la malédiction de Dagran, ils ne purent s'empêcher d'explorer quelques donjons, ils visitèrent des villages et les villes du continent et  aidèrent, dès qu'ils en avaient l'occasion, les personnes lésées par la guerre ravageuse entre Brâkmar et Bonta. Leurs noms se mélangèrent parmi ceux des héros en ces temps troubles. Certains les appelaient "Les héros d'une guerre d'ivoire" à cause de leurs tenues blanches respectives.
Après un long voyage qui dura plusieurs mois, leur quête les mena au célèbre maître des clefs, installé sur un lac, à proximité d'une route pour Bonta et Astrub.

Enokoji : QUOI!?

L'homme énervé soulevait le maître des clefs en le tenant par les épaules.

Lydia : Calme-toi Enokoji, je t'en prie!
Maître des Clefs : Je vous le répète, votre ami Dagran ne sera libéré de cette dague que lorsque vous mourrez!
L'ombre blanche reposa le pauvre homme à terre, dépité, carrément anéanti par la nouvelle.
Enokoji : C-C'est répugnant... Il n'y a qu'un démon pour lancer une malédiction aussi sadique!
Maître des Clefs : Voyez le bon côté des choses... Votre ami est toujours en vie et vous avez une dague bien plus puissante que la norme. Bien sûr, à condition qu'il reconnaisse son porteur!
Enokoji : Ridicule! C'est de ma faute s'il est dans cet état, et la puissance n'est qu'une illusion menant à la folie! Je ne veux pas d'une dague pareille!

La feca observa longuement l'homme après cette phrase.

Lydia : Enokoji...

Enokoji : Viens Lydia, on n’a plus rien à faire ici.

Alors que le duo rentrait par le massif de Cania pour retourner à la maison de Lydia, cette dernière engagea la conversation avec Enokoji pour lui remonter le moral.
Lydia : C'est noble de refuser d'utiliser ton ami comme arme.
Enokoji : Ce n’est pas noble, c'est la moindre des choses.

Lydia : Oui, mais les gens qui refusent de la "puissance" peu importe sa provenance...c'est rare.
Enokoji : Peut être que je suis dans le faux, mais moi, tout ce que je constate avec les gens qui recherchent de la force, c'est qu'ils détruisent inconsciemment ou non tout ce qui les entoure, y compris eux-mêmes. Goultard, Rushu, Vil Smisse...et j'en passe.

Lydia : ... et les Dofus?


Enokoji : Pareil, je ne connais pas bien l'histoire, mais quelque chose provenant d'un dragon déchiré par la honte, la tristesse et la colère n'a pas sa place pour l'humanité. Après ce qu'il s'est passé avec Goultard, je suis bien content que les 6 Dofus aient été éparpillés et soient introuvables. Pourtant les deux nations se livrent encore la guerre et cherchent ces foutus œufs...
Lydia : Intéressant...je ne vois vraiment pas comment tu as fait pour finir à Brakmar...


Enokoji : J'avais mes raisons à l'époque.

Quelques heures de marche plus tard, le duo regagna enfin la cabane de Lydia.
Après avoir rangé leurs affaires et allumé un feu dans la cheminée, Lydia tenta de remonter tant bien que mal le moral de son ami.
Lydia : Je suis vraiment navrée que ça se soit passé ainsi...
L'homme se reposait, assis contre une des parois de la baraque, en train de bouquiner un de ses livres sur l'art de Sram.
Lydia : Je te connais depuis le temps, quand tu ne vas pas bien tu lis tes parchemins. Il y a d'autres moyens de se calmer que le combat tu sais?
L'homme faisait semblant de ne pas écouter.
Lydia se leva en poussant un soupir et alla chercher une caisse en bois, avant d'en sortir un objet inconnu de la part d’Enokoji.
Lydia : Regarde.
Il leva la tête juste par curiosité, avant que l'objet ne l'intrigue réellement.
Enokoji : C'est quoi ce truc en bois avec des cordes?
Lydia : C'est un violon, c'est un instrument rare, tu sais!
Enokoji : Un instrument... de musique? Tu sais en jouer ?
Lydia : Bien sûr, écoute!


La fille s'assit sur une chaise, prit son archet, ferma les yeux et respira un bon coup avant de commencer à jouer.
Le son qui sortit du violon était pur.  La mélodie du morceau était sobre, nostalgique par moments, triste à d'autres. Quoi qu'il en soit, cette mélodie était intense, Enokoji en avait les poils qui se hérissaient sur tout son corps et il était transporté dans un rêve éthéré, dans lequel il ne pensait plus, mais vivait la mélodie. Quand Lydia eut fini son interprétation et rouvrit les yeux, elle vit l'homme en face d'elle en train de cacher des larmes naissantes.
Lydia : C-ça ne va pas?

L'ombre blanche se frotta les yeux avant de répondre.

Enokoji : C'était beau... vraiment beau.
L'homme se leva avec un visage apaisé.
Enokoji : Allez, ce soir c'est moi qui prépare le thé!
Lydia : Ah voilà! Je te préfère avec la banane!

La soirée se déroula comme à son habitude, Lydia et Enokoji discutaient au coin du feu, en buvant leur thé. Quand il fut l'heure d'aller se coucher, Lydia se leva et Enokoji la retint par le bras. Sans un mot,il la tira vers lui avant de la prendre dans ses bras. Il rapprocha son visage près du sien. Leurs  cœurs battaient à l'unisson.
Lydia : Enokoji...
L'homme lui sourit tendrement.
Enokoji : Lydia, je suis tellement bien à tes côtés...j'aimerais que jamais rien ne change.
La fille rougit.
Lydia : Ah ah ah...un démon et un ange...
Puis elle poussa un léger gémissement.

Lydia : Hey! Enlève ton doigt de là, coquin!

L'homme souleva la feca et l'amena dans le lit. Cette nuit fut...très agitée.


L'homme qui cherchait une aventure en avait trouvé une, et une des plus belles : l'amour. Les mois passèrent. Le duo, qui était devenu un couple, vivait paisiblement sa vie dans les étendues de Cania. Leurs journées se ressemblaient, mais leurs convenaient. Chaque matin, ils allaient à la chasse et à la cueillette pour l'alchimie et la nourriture, l'après-midi un bon repas, le soir un tour dans une des grandes villes du continent, Lydia offrait même de temps en temps un concert avec son violon dans les tavernes. Enokoji ne se lassait pas de ce son, mais avec le temps, il remarqua que quelque chose préoccupait Lydia, ça se lisait sur son visage à chaque fois qu'elle en jouait.

Un jour, alors qu'ils étaient tous deux au comptoir après la représentation de la feca à la Taverne d'Astrub, Enokoji posa enfin la question.
Enokoji : Dis...à chaque fois que tu joues du violon, tu as l'air triste, quelque chose ne va pas?
Lydia regarda longuement le sram avant de répondre.
Lydia : C'est que...je ne suis pas honnête avec toi.
Enokoji : Heu...plaît-il?

L'homme semblait angoissé.
Lydia : AH! Non ne tire pas cette tête! Ce n'est pas dans le sens que tu le crois!
Enokoji : Tu me rassures, là.

Lydia : Non ne t'inquiète pas...viens dehors, je ne peux pas t'expliquer ici.

Le couple sortit de la taverne avant de se diriger vers le parc central d'Astrub et de s’asseoir sur un banc, en contemplant les étoiles.

Lydia :Tu sais il y a longtemps, avant qu'on ne parte faire le tour du continent pour aider ton ami Dagran... Tu m'avais demandé si je n'avais pas de but.
Enokoji : Oui, je m'en souviens
.

La fille poussa un soupir avant de sourire avec mélancolie.

Lydia : Tu m'avais aussi demandé pourquoi je ne me battais pas alors que je suis alignée. Par contre, ne t'es-tu jamais demandé pourquoi j'habitais toute seule dans un coin aussi reculé?
L’homme prit une des mains de Lydia avant de la serrer tendrement.
Lydia : Je suis Lydia Eve, fille unique d'une famille de noble de Bonta. La guerre fait rage entre Bonta et Brâkmar, alors on m'a confié une lourde mission...
Enokoji : Et quelle est cette mission?

Lydia : La guerre pour les 6 Dofus originaux a causé beaucoup de tort, mais cela serait encore bien pire si Rushu mettait la main dessus. Après qu'ils aient été éparpillés aux quatre coins du monde, Bonta a réussi à récupérer 2 de ces œufs.
Enokoji : Plaît-il...?


Lydia : Et c'est moi qui les garde dans le plus grand secret...exilée de toute civilisation.

L'homme resta muet suite à cette nouvelle, avant de retrouver la parole.
Enokoji : Tu gardes...2 Dofus? Les vrais Dofus!? Ceux des légendes!?
Lydia : Oui...et quand j'ai entendu parler de toi, je ne sais pas pourquoi, je me suis sentie moins seule. Tu es comme moi au fond, toi aussi, à ta manière, tu es neutre dans cette guerre et essayes de faire le bien.

L'homme resta de nouveau muet.
Lydia : Je me sens en sécurité avec toi, tu ne cherches pas la puissance, je n’aurais pas dû avoir peur de ce que tu pensais des Dofus, c'est vrai, tu m'avais dit que tu n'aimais pas ça. J'aurais dû être franche dès le début...je.
Enokoji coupa la feca.
Enokoji : Lydia, ce n'est pas grave. On les gardera ensemble, je partagerai ton fardeau, d'accord?
Sans un mot Lydia sauta dans les bras d'Enokoji.
Lydia : Tu es vraiment merveilleux, quand j'étais petite, comme la plupart des gamines je rêvais souvent d'un prince charmant. Mais jamais je n'aurais imaginé rencontrer quelqu'un comme toi!
Enokoji : Bah tu sais, c'est réciproque.Si on m'avait dit que l'amour de ma vie serait une gardienne de Dofus... j'y aurais jamais cru!

Le couple éclata de rire. Non loin d'eux, une ombre se tenait dans les buissons.

??? : M'avoir traité de toutou d'Oto...sera ta dernière erreur.

Une fois arrivée à la cabane et la nuit passée, Lydia amena Enokoji dans les Landes de Sidimote.
Enokoji : Je n'ai jamais aimé ces lieux, c'est bien glauque.
Lydia : Suis-moi, je vais te montrer où je les ai cachés.

Après quelques minutes de marche à partir du Zaap, les ruines inquiétantes d'un village s'élevaient à l'horizon. On pouvait surtout distinguer une tour, seul bâtiment entièrement intact, mais à l'air lugubre.
Lydia : En cherchant des plantes, j'ai trouvé cette tour, j'ai pensé que c'était l'endroit parfait pour les cacher.
Le couple entra dans la tour. Elle était encore meublée, mais vide à la fois. Des statues inquiétantes étaient présentes dans chaque pièce, couvertes de toiles d'araknées. La femme entraîna son conjoint au sous-sol. Après avoir descendu les escaliers, elle ouvrit une grosse porte scellée. Ils entrèrent dans la fameuse pièce à l'autel et ses trois statues de démon.
Enokoji : On se croirait à Brakmar...qui a pu construire un truc pareil à Gisgoul?
Lydia : Bonne question, aide-moi à pousser l'autel, veux-tu?

Enokoji aida Lydia à pousser l'autel. Il y avait une cavité en dessous, bouchée par un coffre que Lydia saisit rapidement.
Lydia : Les voici...
Elle ouvrit lentement le coffre, dévoilant un dofus de teinte pourpre et un dofus de teinte turquoise.
Lydia : Le Dofus Pourpre, représentant la puissance du Dragon du Feu Ignemikhal et le Dofus Turquois, représentant la colère d'Aguabrial, le Dragon de l'Eau.
Enokoji : Ils sont...magnifiques… comment de si petites choses peuvent contenir autant de puissance?
Lydia : Je ne sais pas...

Le feca referma le coffre et le remit dans sa cavité.
Lydia : Ca... ça me fait plaisir de partager ce secret avec toi, je me sens moins seule.
Enokoji : Ne t'en fais pas, personne ne saura où sont ces dofus!

Lydia sourit tendrement au sram.
Lydia : Bon, je vais passer ma journée à ramasser des plantes. Tu t'occupes de la maison?
Enokoji : D'accord, on se retrouve dans l'après-midi?
Lydia : Oui!

Après un langoureux baiser, le couple se sépara. Le sram chassa toute la journée jusqu'au soleil couchant. Il rentra à la cabane et attendit le retour de sa bien-aimée.
Les heures s'écoulèrent, mais toujours personne à l'horizon. Soudain, une ombre se distingua parmi les paysages et se rapprocha du sram.

Enokoji : Tss...Encore toi? Toutou d'Oto.
??? : Alors? C'est comme ça que tu accueilles un vieil ami?


Enokoji : Je suis ne suis pas un hypocrite de roublard comme toi, Oyadis...Qu'est-ce que tu deviens à Brâkmar?
Oyadis : On m'a demandé de te traquer. Mais bon, en tant que vieille connaissance et voyant que tu vis une belle vie, j'ai juste amené quelques bouteilles pour te souhaiter tous mes vœux de bonheur pour ta relation amoureuse, et je souhaitais te prévenir que je vais te laisser en paix.
Enokoji : Tu as vu ce qui est arrivé à Dagran? Tu ne vas pas raconter des bobards?

Le roublard sortit une bouteille.
Oyadis : Je vais moi aussi déserter, le temps que je ramasse mes affaires à la milice... et je serais loin, en direction du temple roublard. Allez trinquons!

Les hommes burent chacun au goulot de la bouteille.

Enokoji : Il a un goût bizarre ton truc...
Oyadis : J'avoue, mais c'est une liqueur qui te fait voir des ailes blanches paraît-il, hé héhé.

Le temps passa, les deux hommes finirent la bouteille.
Oyadis : À part ça...elle n'est pas avec toi?
Enokoji : Elle tarde un peu...ça commence à m'inquiéter.

Le roublard se redressa et rangea la bouteille vide dans son sac.
Oydais : Tu devrais voir si elle va bien. Moi je vais chercher mes affaires à Brâkmar, bonne continuation à toi.
Enokoji : Ouais, bonne désertion, ancien toutou d'Oto.
Le sram finit sa phrase avec un clin d'œil et s'empressa de rejoindre le zaap.


Une fois arrivé dans les Landes de Sidimote, il continua sa course jusqu'au village de Gisgoul. Il la cherchait à travers les ruines, criant son nom et maintenant sa course. Alors que l'inquiétude commençait à le gagner, la belle répondit présent et vint à sa rencontre.
Enokoji : Je commençais à m'inquiéter!
Lydia : Ah! Désolée je n'ai pas vu le temps passer...mais ne t'en fais pas, je vais bien.
La fille sourit à l'homme. Après un court moment de silence, Lydia remarqua le regard étrangement vide du sram. Les ailes de démon surgirent d'Enokoji.
Lydia : Pourquoi sors-tu tes ailes, Eno?
L'ombre blanche se rapprocha de Lydia sans dire un mot.
Lydia : Eno, pourquoi tu me regardes comme ça? Je t'ai dit que j'allais bien! Je...
Quelque chose interrompit la feca. Une désagréable sensation, une brûlure au niveau du ventre, une brûlure, mais quelque chose de froid en même temps. Elle baissa les yeux et vit un poignard planté dans son ventre. Celui qui le tenait...n’était personne d'autre qu'Enokoji.

Lydia : Libération!

Elle repoussa le sram et sa dague. L'incompréhension se lisait dans son regard. Elle regarda ses mains pleines de sang, puis sa blessure, avant de regarder son agresseur les larmes aux yeux.

Lydia : ...Pourquoi?

Enokoji agita sa dague couverte de sang dans le vide pour l'égoutter et marcha en direction de la feca.
Lydia : Arrête, je t'en prie!
Lydia fit sortir ses ailes d'ange.
Lydia : Glyphe d'immobilisation!
La fille prit la fuite en direction de la tour. Une fois a l'entrée, elle se retourna, le sram la suivait en marchant. Elle pleurait, elle se sentait trahie et nulle à la fois, elle ne comprenait pas ce qui ce passait. Elle se mit à hurler nerveusement.
Lydia : Arrête, ne m'oblige pas à te faire du mal! Je t'aime Eno, je t'aime!!!
Voyant la marche persistante de l'homme, elle referma la lourde porte de la tour et la barricada. Enokoji l'enfonça sans aucune difficulté. Lydia poursuivit sa fuite au sous-sol, prenant soin de fermer les portes derrière elle. Puis elle alla se recroqueviller sur elle-même dans un coin de la pièce de l'autel.Elle entendit les portes se faire défoncer les unes après les autres, ainsi que le sram descendre lentement les escaliers. Puis elle le vit, avançant calmement dans sa direction.
Lydia : Pourquoi fais-tu ça? Qu'est-ce qui t'arrive? Ai-je fait quelque chose de mal?
L'homme se pencha en avant, regardant la feca droit dans les yeux. Cette dernière fondit encore plus en larmes.
Lydia : Dis-moi...pourquoi. Est-ce que tu me détestes?
Enokoji attrapa Lydia par le cou avec ses 2 mains avant de la soulever et de l'étrangler.
Les larmes de la fille coulaient sur ses mains, comme une ultime caresse, avant de tomber au sol dans un bruit qui se mélangeait à l'égouttement du sang  qui s'écoulait de sa blessure.
Respirant avec peine,elle articula ses derniers mots.
Lydia : Je...suis...désolée si...je t'ai...fait mal...sois heureux...je...t'aime...
Ses larmes cessèrent en même temps que sa vie. Enokoji lâcha son corps inanimé au sol.
L'homme se pencha au-dessus du cadavre, regardant ses mains, puis le corps sans vie de Lydia. Il hurla, comme si son cœur brûlait, le genre de cri qui sort impulsivement et qui déchire la voix.
Enokoji : Qu'ai-je fait!? C’est un CAUCHEMAR!!!
L'homme pleurait toutes les larmes de son corps, frappant désespérément le sol de ses mains.
Enokoji : Lydia, ma douce Lydia...pardonne-moi, je...je suis un monstre!
Il pleura des heures et des heures...avant de se redresser dans un silence morbide.

Enokoji : Oyadis...
L’homme se mordit les lèvres jusqu'au sang.

Enokoji : C'est cette CREVURE!
Il se dirigea vers l'autel et le poussa d'un coup sournois.
Enokoji : Il n'aura jamais ces Dofus! Je vais les cacher là où personne ne les trouvera!



Après avoir fait ce qu'il avait à faire et avoir été chercher Dagran. Enokoji se dirigea en direction de Brâkmar en courant, comme une créature animée par la plus folle des pulsions meurtrières. Dès qu'il eut franchi le pont et qu'il eut traversé quelques rues étonnamment calmes, il put distinguer Oyadis qui l'attendait au bout de l'avenue de la milice. Le sram laissa éclater sa colère.

Enokoji : Je vais te briser! Qu'est-ce que tu m'as fait boire, enfoiré?!

Le roublard saisit le flacon à pleine main.
Oyadis : Une grande potion d'agression...ne t'avais-je pas dit que tu allais voir des ailes blanches?

Les mains du sram tremblaient.
Enokoji : Tu...tu m'as fait boire cette saloperie!!? Tu voulais que je tue Lydia? RÉPONDS!!!
Plus Enokoji hurlait et s'énervait, plus Oyadis prenait un malin plaisir à faire traîner les choses et a sourire d'un air moqueur.
Oyadis : Le monde se déchire pour ces précieux Dofus, je me suis allié à Brâkmar en quête d'en obtenir n'en serait-ce qu'un seul... Quand Oto Mustam m'a demandé de t'espionner, je ne pensais pas faire une aussi belle découverte... Dès lors, tout ce que j'ai eu à faire c'est de me débarrasser de la gardienne à travers tes mains. Et maintenant, tu viens à moi avec l'envie de te venger et pour ça tu as pris tout ce tu pouvais pour gagner en puissance, y compris les Dofus...

Le sram s'assit par terre, serrant sa tête entre ses mains.

Enokoji : Je crois que je vais devenir fou...

Oyadis : Bien sûr pour être quitte de mourir, j'ai pris mes précautions.
Le roublard claqua des doigts, et une petite armée embusquée pointa le bout de son nez. Il y avait des cras sur les bâtiments, des iops et des sacrieurs dans la rue, des fecas derrière le roublard, etc.

Oyadis : Nombreux sont ceux prêts à me suivre, JE changerai la face du monde! JE vais détrôner les dieux! Que Rushu et Jiva, que Vil Smisse et Raval, que cette guerre et ses victimes aillent en enfer! Je vais surpasser tous les êtres vivants de cette planète!
Enokoji : Je n'ai pas tes Dofus...


Un lourd silence fit place dans la rue.

Oyadis : Pardon!?
Le sram se releva.
Enokoji : Tes putains de Dofus, je les ai c-a-c-h-é-s, la masturbation rend sourd, toutou d'Oto!!!
Oyadis : ASSEZ! C'était ton insulte de trop pauvre fou, je vais disperser tes cendres aux quatre coins de Brâkmar!

Le sram s'élança, une fureur indescriptible se lisait dans ses yeux.
Un déluge d'attaque s'abattit sur lui. Des flèches enflammées ou explosives, des glyphes enflammés ou attaques naturelles, des épées de iop, des épées du destin, des furies etc...
Il continuait d'avancer, la moitié de son corps était en lambeaux, dévorée par les flammes, dont la chaleur évaporait son sang répandant une odeur macabre dans l'air.

Enokoji : Je vais te briser....

La douleur parcourait tout son corps, mais ce n'était rien par apport à la brûlure qu'il ressentait dans son cœur, une douleur infinie...
Il finit par tomber à terre, sous les rires moqueurs des hommes d'Oyadis, continuant son chemin en rampant, traînant sa masse corporelle sanguinolente et carbonisée.
Il attrapa finalement la jambe d'Oyadis, à bout de forces, face contre terre.

Oyadis : Regarde-moi ça, tu fais pitié... Dis-moi où tu les as mis.

Le roublard claqua une nouvelle fois du doigt, un de ses hommes vint lui apporter sa fameuse faux blanche.
Enokoji : Tu ne les trouveras jamais... je les emporterai dans ma tombe.
Oyadis : Tsss... De toute façon, je les trouverais tôt ou tard.
Le sram redressa sa tête, la moitié de son visage avait brûlé, laissant paraître un crâne noir, calciné, et dans son orbite une vive lueur rouge brillait de mille feux.

Enokoji : Je reviendrai, ce jour-là, je massacrerai tous tes hommes un par un et toi...oui, toi je te TRAÎNERAI DEVANT LES PORTES DE L'ENFER!!! Je te mutilerai jusqu'à que tu t'excuses auprès de Lydia!!! Ce n'est pas une promesse, mais une mise à mort! BWOUAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!!!

Oyadis semblait perturbé par l'annonce du sram,  puis décida d'en finir.
Enokoji se remit à hurler de manière hystérique.

Enokoji : Je laverai mon honneur dans votre sang, toi et tes lâches qui m'avez traîné dans la boue, je vous arracherai ce que vous avez de plus précieux avant de vous plonger dans votre pire cauchemar!!!

Oyadis : Va donc brûler en enfer, et laisse-toi ronger par ta folie!

Le roublard leva sa faux, prêt à donner le coup de grâce. Le sram se calma et prit un air sérieux.


Enokoji : Es-tu un homme, un chien, ou un monstre?


La fameuse faux s'abattit et sa lame transperça le crâne de sa victime.



L'attaque se termina comme pour un nouveau réveil pour Enokoji. Ses yeux s'ouvrirent, un nouveau décor était visible. Il n'était plus dans une ville, mais flottait sur un fleuve de sang, dans lequel se trouvaient d'innombrables cadavres. Ce dernier était bordé par des montagnes de macchabées dont on ne pouvait jauger la hauteur : elles s'enfonçaient dans un ciel de ténèbres.
L'homme se redressa. Il avait pied.
Enokoji : Alors...je suis en enfer, ça y est?
L'homme observa les horizons, tout n'était que mort ou agonie.
Enokoji : C'est comme ça que je vais finir...
Une larme coula sur ses joues avant de s'écouler dans le fleuve du sang, comme pour y faire tache.
Il se remémorait tout son passé. Sa naissance, sa survie sur Alkatraz, sa fuite, son rôle à Brâkmar...Lydia.
Enokoji : J'ai...j'ai tout donné.
Sa voix tremblait, entrelacée entre amour, haine et colère.
Enokoji : Depuis que je suis né, je suis toujours allé de l'avant. Je n’ai toujours dû compter que sur moi-même.
Plusieurs larmes se mirent à tomber.
Enokoji : La vie ne m'a jamais aidé, je suis né dans un endroit de merde, j'ai dû apprendre à tuer, à devenir le plus fort pour survivre, la chance ne m'a jamais souri. Tout ce que j'ai eu, je l'ai obtenu par moi même.
Un bruit sourd se fit entendre au loin.
Enokoji : J'ai toujours continué à avancer sans jamais regarder en arrière...et pour la seule fois ou la vie m'a offert quelque chose...Lydia, j'étais heureux, elle m'a comblé.
Sa gorge se noua. Il avala avec peine sa salive, avant que ses yeux ne tournent en couleur écarlate.
Enokoji : Pourquoi...dois-je perdre mes rêves? Pourquoi dois-je perdre mon amour?
Il tendit sa main vers le ciel sombre.
Enokoji : Je refuse de mourir ici, je vais tous les exterminer, tous... Si le monde entier me déteste, je le dévasterai. Les hommes, les femmes, les enfants, les vieillards, les plantes, les animaux, les monstres, les rois, les bouffons, les paysans, les soldats, les disciples et leurs dieux... tous périront.

Le bruit sourd se fit de plus en plus fort. Une monstrueuse silhouette se posa sur un tas de cadavres. Elle avait de longues ailes de chauve-souris métallique. Son corps était maigre, mais musclé. Un pagne en tissu déchiré tenu par une ceinture faite de crânes était son seul habit. Son crâne était couvert de pointe et lui donnait un regard sournois.

Sram : ...
Etre voué à la folie,
N'ayant peur de rien,
Origine des malheurs,
Kyrielle des requiem,
Obsédé par les massacres,
Juge de la fin,
Ignoble assassin...

La voix du dieu résonnait sans fin dans cette espace.

Sram : Si tu souhaites vivre, revenir en tant que Maître sram, sache que tu perdras la mémoire. Le coup fatal t’a été porté à la tête...
Le disciple semblait parti dans une euphorie malsaine, là où nombreux se seraient enfuis face à la peur. Lui ne craignait nullement la divinité de la folie qui se dressait face à lui.
Enokoji : Peu m'importe, je n'oublierais jamais son regard... son nom... et mon ennemi.
Sram : Si tel est ton souhait. Représente-moi dignement.
Tout tourna au rouge...


Enokoji se tenait là. Avec Dagran dans les mains. Avant de redresser la tête, il était à nouveau dans le Massif de Cania.

Natsua : Maître...vous allez bien?


L'air tourna en une odeur de sang, une aura monstrueuse se dégageait du sram. Il se souvenait de tout...de son ennemi et de sa vengeance, sa colère allait s'abattre avec la fureur de l'épée de Damoclès.
Enokoji : Natsua...

Tout le monde observait le sram.
Enokoji : Fuis...
La jeune fille utilisa une roublardise pour se retrouver au côté de son maître.
Natsua : Ne vous en faites pas, je n'ai pas peur. Il me reste le cauchemardeur.

L'ombre pourpre poussa un gloussement malsain.

Enokoji : Ce n’est pas eux que tu dois fuir...c'est moi.

Natsua : Quoi!?

Il empoigna sa disciple.
Enokoji : J-je vais perdre mon humanité...non je l'ai perdue depuis bien longtemps. Tous ceux que tu vois là, je vais les tuer, tous sans exception. PEUR!!!
Un violent souffle renvoya la roublarde à l'entrée de la grotte, en hauteur.
Le sram se retourna en direction des Ailes Blanches, ses yeux brulaient de son énergie écarlate.
Enokoji : Oyadis... viens les chercher...
Des ailes de démons sortirent lentement du dos d'Enokoji.

Enokoji : Moi, Enokoji L'Ombre Pourpre...

Elles étaient grandes et déchirées. Elles témoignaient du prestige du Brakmarien de par tous les Bontariens qu'il avait massacré, ainsi que son déshonneur pour tous les démons qu’il avait exterminé.

Enokoji : Je suis le gardien des Dofus originels Pourpre et Turquois!
Deux longues chaînes de métal pendaient à ses ailes : sur chacune d'elles était attaché un Dofus.
Oyadis : Tu les avais cachés dans tes ailes... Et tant que tu ne les sortais pas, impossible de les trouver...
La voix du roublard ivoire tremblait. Il avait compris que le combat allait complètement dégénérer.
Les Dofus se mirent à briller, ils enveloppaient le sram d'une aura bleuté et rougeâtre.
Il renforça sa puissance avec une concentration de Chakra et une Pulsation de Chakra.
Enokoji : Je me rappelle de tout...
L'aura du monstre se fit si puissante que les petits bouts de roche à ses pieds se mirent à graviter autour de lui. Chacun de ses pas érodait la terre. La lueur de ses orbites était si vive qu'elle cachait en grande partie son corps.



Enokoji : Aujourd'hui... il va pleuvoir du sang.


Dernière édition par Natsua-Koji le Jeu 19 Déc - 14:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 10 Nov - 16:04

Chapitre XXVIV - Natsua et le Damné

Les mots résonnèrent à travers la vallée.

Oyadis ne semblait plus sûr de lui. Le fait que son adversaire avait repoussé Natsua pour la mettre en sécurité ne présageait rien de bon. Il n'aurait jamais pu prévoir que le sram avait depuis le début les Dofus sur lui. Cependant, était-cela qui faisait sa force depuis tout ce temps? Non, Oyadis écarta tout de suite cette possibilité, l'aura que dégageait dès à présent l'ombre pourpre ne mentait pas, puissante et lourde dans l'espace, le sol lui-même cédait sous la pression de cette dernière.

Non... les Dofus étaient parfaitement choisis, la puissance du Dofus pourpre s'alliant avec la force de caractère de base d'Enokoji ainsi que sa grande maîtrise naturelle du combat et le Dofus turquois se couplant avec la colère de son porteur.

Le sram se redressa lentement, fixant le sol des yeux.

Enokoji : Toutes ces années...j'étais en colère, sans savoir pourquoi. Cette colère m'a poussé à tuer d'innombrables innocents, rien ne pouvait assouvir le flot de destruction que réclamait mon âme. À la fin, j'ai fini par perdre la raison.

Le squelette se retourna pour contempler au loin sa disciple.

Enokoji : Puis, par une coïncidence que je clarifierais divine, j'ai rencontré une gamine qui avait tes yeux, Lydia...elle a su apaisé mon être.
Le sram se replaça face à la milice des Ailes Blanches.
Enokoji : Mais maintenant je sais pourquoi j'étais en colère...Il a fait en sorte que je te tue. Pour tout ce qu'il a fait, oui, tout ce qu'il a fait...
Le damné se mit en marche.
Enokoji : Je ne pourrais jamais lui pardonner d'avoir fait pleurer ma disciple...
Un des miliciens s'élança en dehors des rangs, l'arme au poing.
Milicien : Bientôt finit ce monologue!?
Une fois à bonne distance, le guerrier tenta de faucher son adversaire avec son arme. Le sram se baissa pour esquiver l'attaque puis prit de l'élan avec sa main droite.
Enokoji : Mais surtout...
Il se redressa en balançant un coup sournois, l'attaque n'eut pas l'effet habituel : Enokoji débordait tellement de puissance que l'attaque arracha la tête à sa cible la faisant voler sur quelques mètres.
Enokoji : JE NE VAIS PAS TE PARDONNER D'AVOIR FAIT PLEURER LYDIA!!!
La tête retomba aux pieds d'Oyadis.

Enokoji : Je vais tous vous tuer un par un!
Le sram commença à se tenir le crâne, comme s'il avait mal.
Enokoji : Vous étripez... et vous massacrez jusqu'au dernier.
Il se mit à tituber. Sa rage menait sa folie à son paroxysme.
Enokoji : Et à la fin, je vais tous VOUS BOUFFER!!!

Le fou s'élança telle une bête sauvage contre ses adversaires. L'énergie qui l'enveloppait le transformait en un véritable revenant de l'enfer.
Le roublard tira une grimace, se sentant insulter par l'imprudence de son adversaire.
Oyadis : Tu oses négliger mes Ailes Blanches!? Mes miliciens, en formation de combats!
Les 70 miliciens restants s'organisèrent. Une lignée d'expert en corps à corps comprenant iop, sacrieur, ecaflip, pandawa et divers mercenaires s'élancèrent contre Enokoji.
Enokoji : Hors de ma route!!!
Le sram sortit Dagran avant de le saisir par sa chaîne.
Enokoji : Je veux entendre la voix de Sram...déchirer vos corps!
Il accéléra sa course avant de planter un pied dans le sol. Dans sa charge, il balança son épaule en avant pour tourner sur lui même. L'élan déplia complètement la chaîne de sa dague, transformant son attaque en un halo mortel. La dague fit 3 fois le tour du sram, fauchant la première vague de ses assaillants. Ils furent toucher à la trachée, ventre, front ou autres parties du corps. Ils tombèrent tous au sol dans une fontaine de sang.
L'attaque enchaîna le sram par sa propre dague.
Enokoji : J'ai tellement faim...
L'ombre pourpre reprit sa course en courant comme un possédé. Le spectacle était perturbant pour les Ailes Blanches ainsi que Natsua.
Oyadis : Les défenseurs, à vous de jouer!
Un groupe feca se plaça devant le reste des troupes. Ils lancèrent à tour de rôle leurs armures, se combinant les uns avec les autres.
Une fois à bonne distance le sram fit un saut et retourna sur lui-même pour se libérer de sa dague. La lame de cette dernière frappa durement les défenseurs sans les blesser : leurs armures combinées étaient trop fortes.

Le fou retomba sur ses pieds en ramenant Dagran à lui.

Dagran : Il y a trop d'armures, je ne peux pas les percer...Eno? Tu m'écoutes?
Enokoji : Je ne le redirais pas 3 fois....HORS DE MA ROUTE!

Il utilisa des poisons insidieux pour passer les armures de ses adversaires et ainsi neutraliser les fecas. Cependant, son effort était vain. Une bonne dizaine d'eniripsa s'assurait de soigner leurs alliés, impossible que le poison fasse effet.
Le roublard d'ivoire éclata de rire, à l'abri derrière ses hommes.
Oyadis : Ha ha ha ha ha!!! C'est tout? Tu es vraiment fou...penser que tu peux vaincre autant de personnes à la fois.

Le sram fit un mouvement ample écartant les bras et les jambes. Ses yeux se mirent à briller dans un souffle infernal. Comme s'ils aspiraient la vie alentour. Le ciel menaçant éclata enfin dans un orage d'été. Une lourde pluie s'abattit sur Cania.
Enokoji : Une pluie de sang... qui tombera d'un ciel lacéré.
Un bruit sourd provint du ciel, ce n'était pas le tonnerre. Un cercle de lumière perça les nuages créant une éclaircie au-dessus d'un groupe d'homme d'Oyadis.
Enokoji : DOFUS!!! Donnez-moi la force!
Les deux dofus se mirent à briller de leurs éclats respectifs. Le fou drainait l'énergie des œufs de dragon.
Enokoji : Je vais repeindre les murs de cette vallée avec votre sang...

Il claqua des doigts. À ce moment précis, des colonnes de lumières tombèrent du ciel pour s'écraser sur terre ravageant tout aux alentours. Les attaques mortelles du sram n'avaient plus rien de comparable. Le Dofus turquois permettait à Enokoji d'atteindre un seuil de violence dont le dieu Sram avait essayé de rendre hasardeux en créant ce sort. Le sol tremblait sous chaque impact des attaques du fou, créant la confusion. On pouvait entendre des bruits de verres se briser, signifiant que les armures des fecas éclataient en morceaux sous les attaques mortelles. Ces dernières pulvérisaient la terre à un tel point que le sol se transformait en poussière et aveuglait tout le monde. C'était le chaos total. Le voile de nuage couvrant le ciel était troué à de nombreux endroits, laissant échapper les rayons du soleil, la pluie ne s'abattait donc pas complètement sur la plaine. Au sol, on pouvait entendre les Ailes Blanches hurler de terreur, perdu dans un nuage de poussière et entendant leurs alliés mourir les uns après les autres.

Quand la série d'attaque s'estompa, nombreux furent ceux à se relever avec les oreilles sifflantes, découvrant avec terreur le massacre. Le nuage de poussière s'estompa peu à peu, se déplaçant vers Enokoji.

Mercenaire : Nom de dieu... Il n'a pas de limite!?
Facilement, une bonne moitié de la milice venait de succomber.
Les survivants remarquèrent que le sram se trouvait dans le nuage de poussière.
Chef mercenaire : Mh...c'est peut être notre chance pour lui tendre une attaque-surprise, Ailes Blanches! Avec moi!
Le reste des Ailes Blanches entourèrent la zone où le sram était sensé s'y trouver.
Chef mercenaire : À mon commandement! un, deux, tro...
Enokoji : REPERAGE!!!
La voix sourde du fou coupa l'élan de ses adversaires. Un éclat écarlate transperça le nuage, dévoilant un œil du sram. La poussière était tellement danse que le nuage se referma rapidement sur lui-même.
Mercernaire : Il nous a vu, chef!
Chef Mercenaire : Nous aussi on l'a vu, il est au centre! Allons-y!
Tous rentrèrent dans le nuage se rapprochant du centre.

Enokoji : Pauvres âmes...fourvoyées.

Une lueur apparut dans la cage thoracique du squelette.

Enokoji : FOURVOIEMENT!!!

Un vent violent se mit à tournoyer autour du sram, fauchant tout sur son passage, il arracha tous les mercenaires autour de lui du sol les entaillant d'un millier de fois. Ceux qui étaient en dehors de la zone d'attaque, prirent peur et tentèrent de s'enfuir.
Enokoji : FOURVOIEMENT!!!
Le sram attaqua une nouvelle fois, mais la taille de son attaque avait augmenté : elle touchait tout le monde cette fois-ci. Son fourvoiement était si violent, que tout tournoyait autour de lui. Les cadavres s'envolaient se vidant de leur sang. Quand le sram eut fini, il était essoufflé. Les macchabées tombèrent non loin de lui, les uns après les autres. Dans une pluie de sang.
Sur la septantaine de milicien, ils devaient plus qu'en rester une dizaine en vie...terroriser devant ce spectacle.
Le sram se tenait debout, incliner en avant pour preuve de fatigue, les pieds dans une large flaque de sang, sous une pluie de sang, couvert de sang dont se dernier ruisselait sur son squelette.
Enokoji : aha... Ahaha...BWOUAHAHAHAHAHAHAHA!!! Une pluie de sang!? Je l'avais bien dit! Provenant d'un ciel lacéré!
Ceux qui n'étaient pas entrés dans le nuage n'osaient rien faire : ils étaient pétrifiés de peur.
Enokoji : Il est temps d'assouvir ma faim...

Quant il se mit en marche, des lueurs bleuâtres sortirent du corps de ses victimes et se mirent à le suivre : ses fourvoiements avaient drainé la puissance de ses adversaires vaincus.
Il se rapprocha d'un cadavre qui semblait être celui d'un jeune iop avant de le redresser avec ses mains. Il lui arracha un morceau de chair au cou avec ses dents avant d'essayer de l'avaler.
Le bout de chaire glissa lentement entre ses côtes avant de tomber au sol. Enokoji se figea d'un air furieux.

Enokoji : Pourquoi...ai-je encore faim!?
Il se tourna vers les survivants. Ses yeux se remirent à briller d'un éclat malsain, agrémenter d'un rictus effroyable : le sram avait la bouche entrouverte et relié par des filets de sang.
Enokoji : Peut-être...me faut-il des proies plus vivantes pour me rassasier?
Le groupe miraculé tenta de s'enfuir à la vue du fou. Ce dernier tendit la main avant de poser un piège d'immobilisation. Le piège s'enclencha immédiatement, faisant jaillir du sol des liens lumineux qui immobilisèrent les fuyards. Seul un osamodas pris en étau entre ce piège et son lanceur n'était pas dans la zone.
Entendant le sram arriver derrière lui, l'invocateur se retourna lentement, les larmes aux yeux et invoquant des prières envers son dieu.
Enokoji : RAAAHHHHH! J'ai un de ces mal de crâne depuis tout à l'heure! J'entends comme un millier de violons désaccordé sonné dans ma tête.
Le fou attrapa par le col son adversaire avant de le soulever du sol.
Enokoji : ...je dois avouer que ce bruit va me rendre dingue.
L'osamodas hurla de peur. Sur le coup, le sram lâcha sa victime avant de se tenir la tête entre les mains.
Enokoji : PUTAIN! Je t'ai dit que j'ai mal à la tête. Tu vas arrêter de gueuler, oui!?
L'ombre pourpre poussa l'osamodas qui tomba au sol ventre à terre.
Sans une seconde de répit, le fou se jeta sur sa proie munie de sa dague en main.
Enokoji : j'ai dit FERME TA GUEUL!!!
Il se mit à la poignardé avec une frénésie malsaine. Chacun de ses coups transperçait le malheureux de sa chaire jusqu'au sol. Prenant soin de ne pas le tuer histoire de pouvoir le dévorer encore en vie.
Bien évidemment, il obtint l'effet inverse de ce qu'il souhaitait, sa proie hurlait maintenant de douleur au lieu de peur.

Enokoji : WWRRRAAAAAAHHHHH!!!

Le sram poussa un hurlement de colère qui fit vibrer le sol. Il retourna sa cible avant d'y glisser sa main dans la bouche et de se cramponner à sa mâchoire inférieure. Il tira d'un coup sec lui arrachant, dans un bruit immonde de peau et de chaire malmenée, sa mâchoire. De son autre main, il trancha la langue de son adversaire avant de planter sa dague dans la gorge.
N'ayant cette fois-ci plus vraiment la possibilité de hurler, l'osamodas convulsa avant de mourir, vider de son sang et ne pouvant plus respirer.

Enokoji : Mhhh...  décidément, vous êtes trop fragile...bah! Qu'importe!
Enokoji se redressa en direction des survivants coincés dans son piège.
Enokoji : J'attaque le plat de résistance!
Milicien : Pitié! Laissez-nous partir! J'ai une femme et des enfants!

La déclaration amusa le sram.
Enokoji : Une femme et des enfants? Huuu! Vas-tu donc pouvoir ressentir ma douleur lorsqu'on a assassiné ma Lydia avant de me tuer!?
Alors qu'il se mit en marche, quelque chose le retint par le bras.
Natsua : Maître... ils en valent plus la peine. Sa ne servira à rien de les tuer. Revenez à la raison s'il vous plaît.
L'ombre pourpre ne se retourna pas. La voix de sa disciple était calme et posée.
Enokoji : Natsua...pense ceci : ont-ils eu de la pitié pour Seyphir? Auraient-ils eu de la pitié pour nous?
Natsua : Je...

La roublarde n'avait pas d'argument sous la main. Le sram en profita pour retirer son bras et reprendre sa marche.

Enokoji : Tu as ton code d'honneur...mais moi je suis un monstre.

Alors que le fou s'approchait de ses adversaires pour les dévorer. Une question traversa l'esprit de Natsua : où était passé Oyadis? Elle se retourna. Le lâche avait profité du chaos pour s'enfuir et était retourné vers l'entrée de la grotte.
Natsua : Oooh alors toi on a des choses à se dire.
Le roublard ivoire s'approcha de la caisse contenant le violon de Lydia avant de ramasser quelque chose dedans.
Oyadis : Tsss... mon ticket de sortie.
Il tenait une potion de rappel.
Oyadis : Comme on dit chez les roublards, c'est l'heure de prendre la poudre d'escampette!
Au moment d'ingérer le contenu de la potion, le flocon vola en éclat suite à une détonation.
Natsua : C'est fini Oyadis, cette fois tu ne t'enfuiras pas!
La jeune fille avança en direction du roublard, son arme à feu encore fumante et braquée sur lui.
Oyadis : Oh...ce n'est que toi. Tu es bien présomptueuse de t'attaquer à moi. Certes, je ne suis pas du niveau d'Enokoji mais je reste néanmoins un excellent adversaire.
L'homme saisit sa faux d'une main avant de se tourner en direction de la roublarde.
Natsua : "Présomptueuse"? Quand tu dis ça, est-ce que tu englobes le fait que tu viens de te faire poutrer une centaine d'hommes, un shushu de haut niveau et qu'il reste plus que toi, qui est aveugle au passage, pour se battre? Là, c'est toi qui es arrogant...

L'homme montra un air énervé.

Oyadis : sale gamine, j'aurais mieux fait de laisser Zamno finir son travail au lieu d'écouter ce cra incompétent. Tu es la cause de mon échec, j'ai une sacrée poisse avec toi. Tu t'es enfui avant de trouver refuge chez mon ancien ennemi. Tu as tout compliqué et brisé mon assaut final en ramenant ce maudit iop avec toi. Même Dolch n'a rien su faire!
La roublarde se mit à sourire d'un air moqueur, comme si les rôles s'inversaient entre elle et Oyadis.
Natsua : Pfeu! Pour un mec qui s'estime digne de surpasser Vil Smisse et gouverner les roublards, tu es pitoyable, sais-tu au moins faire une chose par toi même ou tu délègues toujours tout aux autres?
Sans un mot, Oyadis fit un bond rapide en direction de Natsua avant de s'arrêter juste en face d'elle, la faux planter dans le sol.
Oyadis : RESQUILLE!!!
Le roublard d'ivoire tourna sur lui même en moulinant avec sa faux. L'air tranché par son attaque se transformait en eau. La jeune fille réussit à éviter de justesse l'attaque, cependant, une plaie s'ouvra sur sa joue avant de laisser échapper une goutte de sang.
Oyadis : De justesse...
Natsua lécha la goutte de sang.
Natsua : Hé hé hé hé...pour un aveugle tu es plus tôt précis.
Oyadis : Nombreux sont ceux à savoir se battre sans avoir besoin de voir.

L'homme sortit son canon doré.
Oyadis : Je vais te souffler de ce monde...
La roublarde sortit son cauchemardeur.
Natsua : Fais-moi peur!
Oyadis : Ton arrogance commence sérieusement à m'énerver!

Les roublards tirèrent en même temps.
Natsua : ESPINGOLE! / Oyadis : TROMBLON!
Le tir croisé s'entrechoqua un court instant avant d'exploser en direction de Natsua : le tromblon d'Oyadis était plus puissant. La jeune fille fut soufflée par la force de l'explosion et retomba au sol.
Oyadis : Tu es exténuée par ton précédent combat, tu n'as plus d'épée et ton maître a cédé à la démence. Pourtant, oui pourtant, tu continues à te battre et à sourire. Lorsque le monde t'a abandonné, tu as continué d'avancer. Je ne comprendrais jamais les êtres de ton espèce!
La jeune fille se releva doucement.
Natsua : En parlant de démence, ça va la mégalomanie? Non, mais c'est parce que tu es sacrément atteint mon coco. Réunir les Dofus et soumettre le monde. Pffffff... Si c'était possible, ça se saurait déjà.
Oyadis : Et alors? Il faut un dieu pour régir ce monde! Admire ces dieux laxistes! Ces protecteurs de mois invisibles et ces généraux de guerres avides semant le chaos pour une providence illusoire!
L'expression de la roublarde changea, son sourire moqueur laissa place à un sourire provocateur. Son regard était sournois, digne d'une roublarde.
Natsua : Je vois... C'est pour ça que tu ne comprendras jamais.
La roublarde sortit ses dagues boomerang.
Natsua : Que tu ne comprendras jamais pourquoi des gens se dressent sur ta route!
Natsua lança avec violence ses projectiles qui sifflèrent en traversant la plaine.
Le roublard utilisa une roublardise pour esquiver l'attaque. Les doubles d'Oyadis encerclaient Natsua. À réception de ses dagues boomerang, la petite fit de même. Sa roublardise porta plus loin et encercla les doubles d'Oyadis. C'était une bonne ruse forçant son ennemi à se montrer. Les doubles étant tellement éloignés les uns des autres, le roublard d'ivoire avait réellement une chance sur quatre de trouver la bonne roublarde.
Oyadis : Grrhhhh, sale catin!
Le roublard vêtu de blanc invoqua une bombe à eau devant lui, créant une ouverture. Les doubles de Natsua s'effacèrent en même temps laissant place à la véritable Natsua. Cette dernière était juste derrière Oyadis.
Natsua : Comme je le pensais...
Elle saisit son revolver pour lancer une espingole sur son adversaire. Celui-ci esquiva l'attaque de justesse ayant un peu senti le coup venir.
Oyadis : Resquille!
Il moulina avec sa faux, forçant Natsua à effectuer une roulade arrière. Lorsque le cape d'Oyadis se leva pendant son mouvement, elle dévoila sa deuxième main munie de son canon d'or.
Oyadis : Tromblon!
La jeune fille n'ayant pas fini d'exécuter sa roulade fut prise de vitesse : le souffle du canon la frappa de plein fouet. Elle vola sur quelques mètres avant de retomber brutalement au sol, inerte.
Oyadis : Je vais finir ce travail inachevé depuis bien trop longtemps! La lignée des Nat' disparait aujourd'hui, avec toi!
L'homme invoqua deux bombes à la fois avant de les aimanter vers le corps inanimé de la fille.
Oyadis : Dernier souffle!
Un puissant souffle implosa d'Oyadis, démontrant sa grande puissance et accroissant la capacité destructive de ses bombes à eau. Pou finir, il invoqua le détonateur.
Oyadis : Bienvenu dans mon monde Natsua...un monde où tu n'as pas ta place.
Les bombes explosèrent dans un terrible souffle et provoquèrent un écho strident dans toute la vallée.
Quand la brume provoquée par l'explosion se dissipa, Oyadis distingua une masse rougeâtre au centre de l'explosion.
Deux points rouges se mirent à luire.
Enokoji : Bienvenu dans mon monde Oyadis...un monde de folie...
Enokoji était recroqueviller sur lui-même, caché derrière ses ailes. Il les ouvrit dans un bruit d'os craquelant dévoilant le corps de Natsua : Le sram l'avait protégé de l'explosion.
Oyadis : Comment!?
Le roublard prit peur en regardant le sram : Il était couvert de lambeaux de chairs, dégoulinait de sang et avait un bout d'intestin accroché sur son épaule. Il regarda en direction de ses hommes qui étaient coincés dans le piège d'immobilisation de l'Ombre Pourpre... Il n'en restait que des cadavres déchiquetés, les cottes à l'aire libre.
Oyadis : Qu'as-tu fait à mes hommes!?
Enokoji : Je les ai dévorés...

Le fou déposa sa disciple au sol avant de se lever et de marcher en direction d'Oyadis. Il marchait lentement vers son adversaire, son rictus effrayant sur son visage, ses dofus brillants au bout de ses ailes et accompagnés par l'énergie de ses victimes au fourvoiement.

Enokoji : Ta folie brille comme un flambeau.

Oyadis, effrayé par la scène, s'encourra envers Enokoji voulant le trancher de sa faux.
Oyadis : D-disparais, monstre!

Le squelette bloqua sans difficulté l'attaque en arrêtant la lame avec sa mâchoire. D'un puissant coup de pied, il poussa au sol son adversaire avant de prendre sa faux en main.
Enokoji : Moi? Un monstre? BWOUAHAHAHAHAHAHA!!! T'entends ça Lydia? Il me traite de monstre!
L'homme s'avança tranquillement, tout en trainant la faux au sol, vers son adversaire qui lui rampait de terreur au sol.
Enokoji : Tu te souviens de ma question? Es-tu un homme, un monstre ou chien? Nous sommes pareils les deux... Nous sommes des monstres : nous prenons la vie d'autrui sans aucune considération et nous avons peur d'être faible donc nous exterminons la moindre menace. Mais... quelque chose nous différencie entre toi et moi.
Le sram planta la faux dans la jambe droite du roublard, à la hauteur du tibias, clouant ce dernier au sol et le faisant hurler de douleur.

Enokoji : Quand la folie nous a regardés dans les yeux, toi, tu as tremblé...

L'homme s'agrippa fermement au sol décidant de s'extirper de la faux. Il serra les dents en continuant d'avancer, se tranchant en deux la jambe dans le sens de la longueur.
Enokoji : Bwouahahah! Tu croyais réellement pouvoir vaincre le monstre d'Alkatraz!? Décidément, je ne sais pas qui est le plus fou d'entre nous deux!
L'Ombre Pourpre se jeta sur son adversaire avant de le retourner et de l'étrangler de ses deux mains et de lui bloquer un bras avec sa jambe.
Oyadis : Gnh...fous-moi...la...paix!
L'homme frappa frénétiquement, de sa main libre, le crâne du sram. Au troisième coup de poing, Enokoji mordit la main du roublard lui arrachant tous les doigts. Il les recracha et changea d'expression du visage.

Oyadis : Arrrggghhh!!!

Enokoji : Je ne vais riens dévorer d'un insecte comme toi, rien du tout.


La voix du sram faisait vibrer le sol. Il arrêta d'étrangler sa victime avant d'écraser lentement sa tête dans le sol.

Enokoji : NI UN BOUT DE CHAIRE, NI UNE GOUTE DE TON SANG, RIEN!!!
La tête d'Oyadis commençait à craqueler et à saigner.

??? : Arrête!!!
Le sram se tourna en direction du cri, sans pour autant lâcher son ennemi. Il s'agissait d'un xelor. Cependant ce dernier lui était familier.
Kyldo'Peul : Ne touche pas au maître des Ailes Blanches!
Le xelor figea le temps du sram un court instant, suffisamment longtemps pour permettre à Oyadis de s'extirper.
Kyldo'Peul : Prenez ça maître!
Il lança une potion de rappel en direction d'Oyadis.
Oyadis : M-merci!
L'homme ouvrit la potion.
Enokoji : Pas si vite!
L'ombre pourpre brisa le sortilège du xelor avant de se munir de quelques kamas dans les mains.
Le roublard d'ivoire vida la potion cul sec avant que le sram l'attrape de nouveau.

Enokoji : Va en enfer!

Il utilisa une arnaque, les kamas transpercèrent Oyadis au moment de sa téléportation. Son corps disparu laissant place à une flaque de sang dans le vide qui tomba au sol.

Enokoji : Et un cadavre expédier!
Le sram se leva et marcha contre le xelor apeuré.
Enokoji : Tu as donné ta vie pour rien jeune maître du temps...
Le fou l'observa un bref moment.
Enokoji : Mais tu es le xelor de Frigost? Je me disais bien que j'avais tué un seul xelor sur deux...
l'ombre pourpre s'avança contre lui. Le dernier recula d'un air déterminer.
Kyldo'Peul: Je suis le maître du temple du Xelor, je ne peux pas mourir, ne commet pas de sacrilège en me tuant.
À la fin de sa phrase, le malheureux se retrouva empaler par le sram, il le transperça avec sa dague jusqu'à l'enfoncer à son épaule.
Enokoji : Je me moque de ton dieu...
Il extirpa son bras du cadavre avant de se diriger vers Natsua.

L'ombre pourpre tomba à genoux au corps de sa disciple, épuisé.

La jeune femme ouvrit les yeux.
Enokoji : C'est finit Natsua...rentrons à la maison.

Le squelette tendit la main pour l'aider à se relever. Sans un mot, juste une larme aux yeux, Natsua attrapa cette main et se redressa.
Son maître suffoquait, toute la puissance qu'il avait accumulée le faisait terriblement souffrir. ça tenait du miracle que son corps ait réussi à tenir jusqu'à présent. Il relâcha toutes les âmes capturées par son fourvoiement, créant ainsi un spectacle colorant de lueur bleu se répandant dans les cieux. Il rentra lentement ses géantes ailes, les réintégrant elles et ses Dofus dans son corps.

Enokoji : Hé hé hé, tu permets que je prenne appuie sur toi? Je suis vraiment à bout de force.

D'un signe de la tête et d'un grand sourire, Natsua tendit son épaule. Enokoji passa son bras au tour et le duo put se mettre en route pour les Landes de Sidimote.
Ils marchèrent lentement, sous la lourde pluie salvatrice qui nettoyait le sram de tout son sang, au travers des plaines de Cania.
Enokoji : Pourquoi pleures-tu, Natsua?
La jeune fille répondit d'une voix un peu bloquée.
Natsua : Je ne saurais le dire... je suis triste et heureuse à la fois. Triste comment tout ceci c'est finis...pour Seyphir, pour tous ces morts et heureuse, car nous allons enfin pouvoir vivre en paix.
Enokoji : Oui, tu as raison princesse. Nous allons pouvoir être heureux. Tout ceci n'aurait jamais été possible sans toi.

La jeune fille écarquilla grand ses yeux tournant la tête en direction d'Enokoji qui lui, regardait droit devant.
Enokoji : Ma force et ma violence sont inutiles s'il n'y a pas une chose pour les diriger derrière tout ça. Quand la folie nous a regardés, j'y ai succombé...toi tu l'as dominée.
Natsua : Maître...

Enokoji : Je savais que tu m'apporterais quelque chose. Grâce à toi maintenant, je vais pouvoir vivre sans les tourments de mon passé. J'ai vengé Lydia.



À ce moment précis, une gigantesque forme descendit des cieux, traversant les nuages avant de se stationner à quelques mètres du sol. Droit comme une horloge, tenant fermement le célèbre Martlheure dans ses mains, enveloppé dans son manteau masquant son corps et de ses grandes cornes courbées : Xélor lui-même était parmi les mortels.

Natsua : Est-ce...Xélor?
Le Dieu du temps inspecta les alentours, découvrant le champ de bataille, avant de voir au loin le cadavre du gardien de son temple.
Xélor : Sram!
Sa voix tonna à travers la vallée.

Xélor : J'en ai vraiment plus qu'assez de vos simagrées. Je pensais qu'après la malédiction que j'ai infligée à Ogivol Scarlacin , les disciples de Sram se tiendraient à carreau envers moi! Ma sanction sera directe et irrévocable.

Xélor invoqua son horloge et figea le temps. Les plaines de Cania et tout ce qui se trouvait dedans se figèrent.

Xélor : Mh...?
Le sram vibrait, il sortit ses ailes avec les Dofus et réussit à rompre le charme du dieu. Lui seul n'était plus soumis aux lois du temps.
Enokoji : Tu tombes bien Xélor! Nous les srams ont commencent à en avoir ras le cul que tu fasses justice toi-même!
Xélor : Je te conseille de me parler avec moins de dissidence simple...

Le dieu se stoppa.
Enokoji : Mortel? Il est là le problème n'est-ce pas? Nous les maîtres srams ne faisons plus partie de ta grande horloge, nous vivons en tant qu'immortels.
Le dieu du temps semblait s'énerver.
Xélor : Assez! Le problème n'est pas là. Tu es trop dangereux et instable pour que nous les Douzes puissions te laisser continuer.
Enokoji : Peux-tu seulement m'arrêter?

Xélor tendit son Martlheure au-dessus de Natsua qui ne pouvait pas bouger.

Xélor : Enfuis-toi, bats-toi contre moi et je raye cette roublarde du temps.
Enokoji serra ses poings.
Enokoji : Laisse Natsua en dehors de ça!
Le dieu restait impassible.
Xélor : Rends-toi, c'est la seule solution.
Enokoji : Crois-tu que Sram va laisser passer le fait que tu punis ses disciples!?

Un moment de silence tomba sur la plaine avant que Xélor réponde.

Xélor : J'ai une solution, sans malédiction ou mort; une exiel.
Enokoji : Une exile?


Le dieu du temps frappa le sol créant un portail comparable à un zaap.

Deux démons en sortirent. L'un était grand et muscler, ses cicatrices brillaient d'une teinte orange sur sa peau couleur lave. Il avait de grandes cornes torsadées et ses jambes étaient masquées par un tourbillon de flamme. L'autre n'était pas un démon, mais plus tôt une démone. Elle ressemblait étonnamment à une feca avec des cheveux longs, soyeux et roux.

X : Alors Xélor, pourquoi fais-tu appel à nous? Dépêche-toi parce que j'ai un Arena en cours et je ne veux pas que mes gladiateurs se la coulent douce.
La démone elle, semblait furieuse.
XIV : J'étais en pleines affaires importantes avec XIV, que me vaut ce dérangement!?
X : Du calme Shupette, tout le monde sait que toi et XIV, c'est bien obscur HA HA HA HA!!!
Xélor : Silence!


Le sram admira les démons et comprit vite où Xélor voulait l'envoyer : l'Hormonde. Cette espace parallèle hors temps dans laquelle 24 démons y sont enfermés pour garder le temps des humains. Cependant, les démons s'ennuyant dans cette dimension se sont mis à enlever des gens et y ont fondé ce qui s'appelle le "Arena".
Enokoji : L'Hormonde hein? Mon exil ressemble plus à une mort déguisée...

Le démon de flamme observa Enokoji avant de s'écrier avant joie.

X : Ho ho ho ho ho! Il m'a l'air bien puissant ce sram! Je cherche justement un boss pour mon dernier donjon. J'ai une revanche à prendre sur les gladiateurs de VIII !
Xélor : Bien sûr, tu me rends les Dofus avant que je t'expédie là-bas. Ne t'en fais pas, je les cacherais dans un endroit ou seuls de dignes aventuriers arriveront à mettre la main dessus.

Le sram se tourna vers sa disciple. Il l'observa dans un long silence.
Enokoji : Très bien j'accepte, laisse-moi juste lui dire au revoir.

Xélor remit le cours du temps, permettant à la roublarde de revenir à elles.

Enokoji la prit directement dans ses bras.

Enokoji : Natsua, écoute-moi attentivement.
La roublarde voyait derrière le sram le portail, les deux démons et Xélor. Elle comprit immédiatement que quelque chose n'allait pas.
Enokoji : Je dois les suivre je n'ai pas le choix.
Des larmes commencèrent à tomber.
Enokoji : Prends Dagran avec toi...
Natsua : Non!!!

La jeune fille éclata en sanglots.
Natsua : Je ne veux pas! Reste avec moi, ou laisse-moi venir avec toi! Tu es la dernière chose qui me reste!!!
Enokoji : C'est impossible. Là où je vais, tu ne survivrais pas.

Natsua : Mais...
Enokoji : Tu es une chouette fille Natsua. Tu es belle, forte et tu as de l'humour. Il te manque un peu de confiance en toi, mais bref, tu t'adapteras facilement au monde des Douzes.
Natsua : Non, non non non non non...
Enokoji : Alors s'il te plaît, prends Dagran avec toi.

L'ombre pourpre glissa la dague dans le sac de la jeune fille.
Enokoji : S'il venait à m'arriver quelque chose, sa malédiction se romprait et il sera libre. Il risque de perdre la mémoire, mais je tiens à ce qu'il veille sur toi...
Natsua : Ne parle pas comme ça...tu vas revenir un jour, n'est-ce pas?

Les yeux remplis de larme de Natsua manquèrent de peu de faire craquer aussi le sram. Il se voulait absolument rassurant malgré qu'il savait ce qui allait l'attendre dans l'Hormonde.
D'un grand sourire, il répondit.
Enokoji : Bien sûr, alors d'ici là, fais-toi plein d'amis, trouve-toi une guilde et surtout reste en vie!
Il essuya les larmes de sa disciple.
Enokoji : Ne pleure plus... souris. D'ailleurs j'ai une faveur à te demander. Si je venais à mourir. Pourrais-tu m'ériger une sépulture vers le cerisier le plus au nord de Sufokia? C'est là que j'ai rencontré Lydia la première fois.

La fille respira fortement avant de sourire maladroitement.

Enokoji : Voilà...merci princesse je suis comblé.

Il poussa Natsua qui activa un piège d'immobilisation.
Natsua : Enokoji!!! Noon!!!

Le sram se mit en marche en direction du portail, accompagné des deux démons gardiens des heures. L'instant sembla s'écouler pour une éternité. Natsua avait l'impression de ne plus rien entendre. Avant de rentrer dans le portail, le sram se retourna une dernière fois avec un grand sourire.

Enokoji : Au revoir Natsua, Natsua...Koji.

Il disparut dans le portail en même temps que les démons. Xélor disparut peu après sans aucun mot, il avait effacé le carnage du sram en remontant le temps de la zone.
Natsua se retrouva seul, au milieu des plaines de Cania avec une lourde pluie qui lui semblait qu'elle agressait ses épaules. Elle se releva en sanglot et marcha en direction de la tour de Gisgoul. Une fois arriver là-bas, elle remarqua avec stupeur que tout avait disparu. Il ne restait plus une seule trace d'Enokoji...excepté sa dague, Dagran.



La roublarde erra longtemps à travers le monde des Douzes. Elle tissa quelques amitiés, mais sans plus. Un jour, après une longue nuit de combats. Elle se dirigea au zaap du village d'Amakna. Où avant de tomber dans les pommes, elle fit la rencontre d'un mystérieux iop qui avait créé une guilde dont le but était de sauver Goultard. Elle fera un bout de chemin avec lui avant que ce dernier dissout la guilde et disparaisse à son tour sans laisser de trace. Chaque jour passait, la roublarde vérifiait souvent si Dagran ne se réveillait pas. Depuis l'exile d'Enokoji, l'œil de la dague ne voulait plus s'ouvrir.



Un beau matin, deux ans plus tard, à l'aurore du jours. Natsua s'était endormie adosser contre un arbre. Sa cape comme couverture. Le soleil levant l'éblouissait jusqu'à une forme se dresse devant elle la protégeant des rayons.
Elle se frotta les yeux pour se réveiller.
Dagran : Bonjour, Maîtresse.
Un sram vêtu de blanc se tenait en face d'elle, dans une posture solennelle.
Elle chercha dans son sac la dague, elle ne la trouva pas. Elle regarda une nouvelle fois le sram dans un long silence, les larmes aux yeux, sachant ce que ça voulait signifier.
Natsua-Koji : Bonjour...Dagran.

Dagran avait effectivement perdu la mémoire. Natsua décida bon de ne rien lui dire au sujet d'Enokoji. Ils errèrent les deux. Dagran fit la rencontre par hasard d'un voleur qui lui parla de sa guilde. Il réussit à convaincre de Natsua de rentrer dedans.

Depuis, la légende d'une bombe d'Ébène naquit. Elle parlait d'une roublarde au regard mélancolique, couleur lilas, dans une prestigieuse guilde : Thief of Hearts.


Ci-gît, une ombre pourpre. damné pour sa folie et pour sa force, je ne t’oublirais jamais, Enokoji.
Natsua-Koji.


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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 10 Nov - 17:25

Epilogue


Sidayo : Bref, fin de l'histoire!

Les réactions des marins de la taverne étaient partagées. Certains s'en battaient le sac, d'autres pleuraient, certains y voyaient comme une leçon de le vie.
Une main se leva.

Sidayo : Oui?
Jeune enfant : Hum...c'est quoi l'Hormonde?

Le roublard se caressait le bouc tout en buvant une gorgée de sa bière.

Sidayo : Hum... l'Hormonde est une dimension parallèle créée par Xélor. Au début du monde, Xélor gardait les 24 heures du temps des humains. Cependant il n'avait pas le temps de faire ce qu'il souhaitait. Il recruta alors 24 démons leur proposant des meilleures conditions que Rushu. Dès lors chaque démon gardait une heure du temps des mortels. Au bout d'un moment ils s'ennuyèrent dans l'Hormonde et l'un deux eu une idée pour les divertir : des combats de gladiateurs! Ils arrachèrent des parcelles de terrain et des êtres vivants à toutes époques pour façonner des arènes et bientôt des régions. Au plus fort des gladiateurs, ils lui promettaient la liberté. Xélor n'a jamais été pour ou contre cette pratique. C'est ce qu'on appelle "L'Arena".

Jeune enfant : Mais c'est horrible!

Sidayo : Que veux-tu, se sont des démons. En parlant de Xélor, j'ai un récit à vous conter, c'est celle d'un enfant d'une civilisation disparu qui bat un xelor fou qui souhaitait remonter le temps grâce à un artefact nommé "L'Eliacube". Sa devrait vous changer de l'histoire de Natsua qui date de 1000 ans?

La plupart des marins éclatèrent de rire.

Marin : Non merci, d'ailleurs cette histoire comme tu dis c'est produite la semaine passée. Tous les bardes la content dans toutes les tavernes...
Deuxième marin : C'est vrai, je l'ai déjà entendu 4 fois.

Le tenancier de la taverne regarda à travers la fenêtre. La tempête s'était calmée.

Tenancier : On dirait qu'Ogrest s'est calmé. Vous allez pouvoir reprendre la pêche mes amis.
Marin : Pfff! Ogrest n'a jamais existé.

Tout le monde sortit de la taverne et retourna à ses occupations.

Sidayo se leva et marcha à son tour en direction de la sortie, faisant grincer le sol de sa jambe de bois.
Une fois dehors il s'accoude à une barrière proche de la jetée. Contemplant le soleil se couchant.

??? : Il est beau ce couché de soleil n'est-ce pas?

Le roublard tourna la tête, il n'avait pas remarqué la présence de l'individu.
Sidayo : Oui, magnifique même.
L'homme cagoulé contempla son interlocuteur. Il portait des bottes en cuirs, une tunique rouge avec des épaulières légères en métal, des gants de cuir et des bandages masquant son visage.
Homme masqué : Je voulais vous demander. Vous avez dit tout à l'heure que les démons se servaient dans notre dimension pour façonner l'Hormonde. Est-ce qu'il serait donc possible pour un gladiateur de s'échapper à ce moment-là et d'atterrir à une époque différente?
Sidayo : Honnêtement, impossibles, les démons sont de bien trop bon gardien.
Homme masqué : Je vois...et je trouve bizarre dont la manière est morte Oyadis, on est pas sûr qu'il soit mort. Après tout il a bien été téléporté par sa potion, non?
Sidayo : Ha ha ha ha. Pas possible personne peut survivre à une arnaque d'Enokoji dans la cage thoracique.
L'individu poussa, un soupire.
Homme masqué : Décidément, tu es un piètre menteur Oyadis...
Le roublard se tourna une nouvelle fois vers son interlocuteur.
Homme masqué : Une jambe en moins, aveugle et ton nom à l'envers, tellement discret.
Sidayo : C-ce n'est pas possible!?

L'homme arracha son bandage dévoilant son visage.

Homme masqué : Bienvenu dans mon monde Oyadis...un monde de folie!
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