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 L'Histoire de Natsua et du Damné

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Natsua-Koji
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MessageSujet: L'Histoire de Natsua et du Damné   Sam 7 Juil - 14:12

"HRP" Voilà donc un RP de ma roublarde, Natsua, et de mon ancien sram, Dagran a droit aussi à sa place dans ce RP mais de manière plus discrète. Il y a actuellement 7 chapitres, mais je poste au fur et à mesure car j'édite mes chapitres qui à mon goût, sont mal écrit, je suis ouvert à toute critique car ceci est mon premier RP, je ne peux donc que m'améliorer! P;S Ajout de titre"/HRP"




Prologue

C'était une nuit, au Port de Bonta, où la mer était déchaînée par une tempête, tous les navires étaient amarrés et tous les marins étaient à la Taverne la plus proche pour passer le temps en attendant que la tempête se lève.

L'ambiance dans la taverne était festive: bras de fer, défis de binouze, lançage de chopine dans la goule (bref, toute la finesse et la délicatesse des marins) les portes d'entrée claquèrent, interrompant les jeux. Tout le monde se retourna pour voir le visage de celui qui avait brisé cette ambiance si parfaite à leur goût. On ne put distinguer qu'une ombre avec deux yeux blanc brillants dans la nuit, ainsi qu'une cape, aux vues de la forme grotesque de la silhouette. Cette dernière marcha lentement jusqu'à une table vide sous les yeux des marins. Quand il marchait, on entendait le plancher grincer ainsi que des "toc" lorsqu'il posait sa jambe droite, laissant penser à une jambe de bois. Une fois arrivé à la table, il s'assit.

??? : Humrpf, quelle maudite tempête, je suis encore loin de Sufokia
L'homme regarda tout les marins qui le fixaient du regard.
Sidayo : Mon nom est Sidayo, roublard , barde et compteur de Légende du monde des 12, voudriez-vous une histoire pour passer la tempête?
3 pièces de kamas tombèrent sur la table, lancées par un marin, comme pour répondre oui.
Sidayo : Avez-vous déjà entendu l'histoire de Natsua, la roublarde dîte "La bombe d'Ebène" et du Damné? L'Ombre Pourpre? De l'erreur du Dieu sram? du...
Un marin balança une chopine vide dans la goule à Sidayo comme pour lui faire délicatement comprendre qu'il fallait un peu abréger.
Sidayo : Aouche! Okey okey j'abrège, c'est pas comme si vous me payiez à l'heure aussi, alors, Hum Hum!


Dernière édition par Dagran le Ven 20 Juil - 14:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Sam 7 Juil - 14:16

Chapitre I Une ombre dans le cimetière

Cette nuit là -hors date, hors saison- était froide, aussi froide que les profondeurs des mines de l'île Sakaï, froide comme les dagues Lassay , froide comme le coeur de Djaul...

Le soleil s'était à peine couché pour laisser place à l'obscurité qu'un certain remue-ménage se faisait sentir aux alentours de la presque-île des Dragoeufs.

Une petite fille, vêtue d'une courte robe noire et violette, et capuchonnée d'un tissu noir ébène dont les coutures d'un jaune doré ressortaient sur ses habits, courrait dans la forêt. Elle courrait vite, la peur au ventre, les larmes aux yeux. Elle était poursuivie par 3 Cras:

Joharno : Ratrappez-la!
Miguedo : Loharno, décoche-moi tes flèches chercheuses!
Loahrno : T'inquiète frero, le boulot sera vite terminé!

La jeune fille voulait hurler, crier à l'aide, mais la peur lui avait complétement paralysé la gorge, elle était presque en état de choc, seules ses jambes et ses larmes continuaient à bouger. Les flèches du Cra Loahrno fraulèrent son visage, ses jambes et ses bras, pour se planter dans les arbres des alentours.

Joharno : Arrête de viser la tête, vise les jambes!
Loharno : Désolé, ça faisait longtemps que j'avais pas poursuivit une jeune fille! HAHAHAHAHAHAHAHA!

La fille sortit de la forêt et arriva à l'entrée du cimetière de Brakmar. Elle n'hésita pas une seule seconde à rentrer en ce lieu maudit pour échapper à ses assaillants, elle escalada une barrière avant de s'enfoncer dans le cimetière quand soudain une douleur vive irradia dans sa jambe droite et elle tomba à terre.

Loharno : Dans le mille! Mais ça aurait été plus drôle avec une flèche d'expiation!
Miguedo : Non, quitte à tuer un quelqu'un, surtout une gamine, je préfère que ça soit dans les yeux et non de dos.

Elle serra les poings fort, se mordit les lèvres jusqu'au sang et elle se mit à ramper sur le sol rendu humide, limite boueux par la nuit, laissant derrière elle une longue lignée de sang.

...Elle sentît une main lui saisir très fort la jambe transpercée par la flèche, mais elle n'hurla pas, tétanisée par la peur.
On lui retourna la tête, et elle vit les 3 Cras.

Miguedo : He bien, tu auras bien couru petite ! Je suis désolé, mais les ordres sont clairs, tout les roublards de la famille des Nat' doivent mourir. Quel dommage, tu as les même yeux que ta mère...Loharno, passe-moi mon épée s'il te plaît!

Le cra tendit la main derrière lui, dans le vide, cherchant a agripper quelque chose. En vain...

Miguedo : Loharno, tu fous quoi!?

Le Cra se retourna, sur sa gauche, Loharno avait disparu. Pris de panique, il regarda sur sa droite, Joharno avait aussi disparu.

...Une odeur de sang se fit sentir, et elle était si forte que la petite en vomit ses tripes sur les bottes du Cra. Une ombre pourpre apparut devant le Cra et la petite.

Miguedo : Qu'est-ce que c'est que ce truc!? C'est un Chaffer ça!!?

L'ombre se rapprocha, il s'agissait d'un squelette noir, calciné, vêtu d'une capuche et d'une tassette plus écarlate que tous les rubis du monde. Sa cape se scindait en 3 parties, marquées d'énormes traits de couture noir.

Les orifices du squelette s'allumèrent d'un rouge sanglant. L'action fut rapide: l'ombre transperça le Cra de sa main, lui arrachant le coeur qu'elle finit par écraser.

...L'ombre se retourna, fixa la jeune fille qui la regardait les yeux grands ouverts, comme celui d'un cadavre lors de son ultime impulsion. L'ombre la saisit par le cou et la souleva. Elle ne résista pas: elle se sentait lasse, prête à mourir.

Les yeux de la petite brillaient au clair de lune, laissant paraître une beauté incroyable. Ils étaient d'une couleur lilas, d'un des plus beaux effets, immaculé de toute distinction dedans: il n'y avait aucun reflet.

Les orifices du squelette s'éteignirent. Il lâcha le cou de la fille, la laissant tomber par terre, pour ensuite lui remonter la tête en la saissant par le menton.

La mâchoire de l'ombre se décrocha comme pour pouvoir parler...

Ombre : Dis-moi jeune fille, tu n'as même pas dépassé ta treizième année, tu es poursuivie par des chasseurs de primes et tu viens souiller mon cimetière. Normalement je devrais te tuer, mais quand je te regarde dans les yeux l'envie me passe. Comment t'appelles-tu?

La jeune fille, figée par la peur, ne sut répondre.

Les yeux de l'ombre se remirent à briller d'un éclat rouge, le squelette s'empara de la jambe blessée de la fillette et la serra fort, faisant souffrir cette dernière.

Ombre : Je t'ai demandé ton NOM!!!

La voix de l'ombre se fit si puissante qu'il y eut un écho dans tout le cimetière.

La fille hurla avant de redevenir lucide sous l'effet de la douleur.

Natsua : Natsua, je m'appelle Natsua! Lâche-moi ça fait horriblement mal!
Ombre : Je n'ai pas d'ordre à recevoir d'une faible!

Natsua ramassa une pierre et la lança sur le crâne de l'ombre. Elle bascula la tête en arrière, et grand silence s'ensuivit. Il fut rompu lorsque l'ombre éclata de rire. Son rire était grave, horriblement grave, et à moitié étranglé, on aurait dit un démon en train de rire alors qu'on lui arrachait la gorge. Le squelette se redressa.

Ombre : BWOUAHAHAHA!!! Cela faisait bien longtemps que quelqu'un ne m'avait pas fait cet affront! Frapper Enokoji, l'ombre pourpre, avec un vulgaire caillou...tout simplement pathétique! Allez, fais moi un beau gros sourire, que je t'achève dans la bonne humeur!

Le sram prit une position appropriée pour donner le coup de grâce à la jeune fille. Cette dernière se tenait debout, le fixant du regard, déterminée à livrer son ultime bataille. Enokoji, sous le regard de la roublarde, baissa son poing.

Enokoji : En fait, ça peut être intéressant...

Enokoji essaya de prendre Natsua sur son dos, mais la petite utilisa ses dernières forces pour se débattre. Il finit par l’assommer, puis la prit sur son épaule avant de se diriger vers la tour de Gisgoul...


Dernière édition par Dagran le Ven 20 Juil - 14:59, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Sam 7 Juil - 18:27

Chapitre II Réflexion

Natsua ouvrit les yeux. Il faisait chaud. Elle se redressa lentement, regardant autour d'elle: elle se trouvait dans une pièce sans fenêtre, meublée d'innombrables armoiries, d'armes, et de statues aux allures inquiétantes. Un feu dans la cheminée réchauffait et illuminait de manière sinistre le reste de la salle.

Natsua regarda sa jambe, elle était belle et lisse, comme si aucune flèche ne lui avait transpercé le tibia. Elle était allongée sur une table en chêne, sur diverses guenilles.

Elle se leva de la table et saisit la première arme qui lui passa sous la main. Il s'agissait d'une dague noire de laque, dont la lame était crantée et la garde sertie d'une pierre d'améthyste.

La voix sourde d'Enokoji retentit aussitôt.

Enokoji : Bwouahhh, cette dague... Je l'ai prise après avoir tué un des bras droit de Vil Smisse... Je ne me souviens plus de son nom, juste de son gémissement qui m'est resté en mémoire lorsque je l'ai écorché.

La jeune roublarde pointa la dague en direction de la voix.

Enokoji : Cette dague est parfaitement accordée à toi: sa pierre... tes yeux, sa lame, ta robe...mais tu n'en es pas digne.
Nastua : Je ne sais pas qui tu es, mais tu ne m'impressionnes pas, moi Natusa, dernière représentante de la famille roublarde Nat' !

Le sram apparut enfin devant la jeune fille, avec des allures fantomatiques, affichant un sourire sournois.

Enokoji : La famille Nat'? Celle qui, par ordre du roi Allister, s'est fait décimée? Une bande de roublards qui tenait plus de la mèche que du vol? Laisse-moi rire, une bande de clowns cagoulés juste bons à nourrir les mulous.

L'améthyste de la dague s'ouvrit, laissant apparaître un œil. Il s'agissait d'une shushette.

Dolch : Tu y vas dur Enokoji, moi j'aime bien comment cette petite tient fermement mon pommeau, elle a les mains très douces. Je la sens très habile!

Natsua, prise d'effroi devant la dague vivante, la lâcha aussitôt par terre et recula.

Dolch : Aïe!!! Mais quelle gourdasse!
Natsua : Mais où suis-je tombée? C'est de la folie? Un rêve?
Enokoji : Rêve? Non! Folie? Oui! Bienvenue chez moi, dans les ruines de la tour de Gisgoul ! Voici ma pièce aménagée, remplie de trésors et de shushettes. D'ailleurs celle que tu viens de laisser tomber est une de mes favorites, prends-en plus soin si tu veux pas que je t'arrache tes magnifiques yeux!

La roublarde fixa la dague, puis le sram.

Nastua : Je te remercie de m'avoir sauvé la vie En...heu
Enokoji : Mon nom est Enokoji, Enogawua, Eno, L'Ombre Pourpre, le sram de la folie, le...
Dolch : L'éternel bavard qui avait plusieurs araknés au plafond...

Enokoji donna un énorme coup de pied pour écraser la dague contre le sol.

Dolch : Aïe...
Natsua : Bref, Eno, me...
Enokoji : Eno c'est que pour les intimes!
Natsua : Enokoji, merci de ton aide, je sais pas si tu attends quelque chose en retour, mais je n'ai rien de valeur sur moi...Maintenant si tu veux bien, je vais partir

La roublarde se dirigea vers la sortie de la salle,mais avant qu'elle n'ait franchi le seuil de la porte, Enokoji lui parla.
Enokoji : Tu n'as nulle part où aller, n'est-ce pas?
Natsua laissa le silence répondre à sa place, tout en acquiesçant avec le regard.

Enokoji : Que dirais-tu...de rester ici? Et en parlant de valeur...tu as de magnifiques yeux.

Natsua regarda Enokoji, l'air un peu surprise.

Natsua : Rester ici?... Ah ah ah, je n'ai peut-être nul par où aller, mais tu...
Enokoji : Tu...?

La roublarde remua les lèvres, essayant de dire quelque chose, mais elle finit par s'effondrer en larmes.
Natsua : Ma mère, mon père, ma famille, tous tués froidement devant moi, les Smisse ne nous ont pas aidés...Tu me fais peur, tu as tué 3 cras et tu allais me réserver le même sort, pourquoi? Pourquoi tu me laisses vivre?

Enokoji regarda longuement Natsua à genoux en train de pleurer.

Enokoji : La peur, le doute et la tristesse...des sentiments négatifs qui n'entachent pas pour autant l'éclat que je peux lire dans tes yeux, petite. Je suis peut-être fou, mais tu as quelque chose en toi. Quelque chose que je n'ai pas et qu'il me manque. Est-ce une de mes nombreuses lubies dûes à ma folie? Mais dans ton cas, ce n'est pas une question de lubie, tu as le choix, tu peux partir, mais sache que dans ton état actuel tu te feras vite tuer par les bworks des environs, et si tu arrives à sortir des ruines de Gisgoul, c'est les Ougignaks et les Scorbutes qui t'aurons dans les Landes de Sidimotes.

Natsua releva la tête en séchant ses larmes puis réfléchit, quand tout à coup son moment de réflexion fut interrompu par un bruit sourd.
Enokoji rigola.

Enokoji : BWAHAHAHAHAHAHAHA ! Ta fin commencera peut être par ta faim!?
Natsua regarda le sram un peu gênée sans pouvoir s'empêcher de rougir.
Natsua : Heu...tu n'aurais pas un truc à manger et...à boire?
Enokoji : Ne bouge pas, tu peux retourner sur la table où je t'ai allongée, je vais chercher de la nourriture et une boisson pour toi.

Le sram quitta la pièce en passant par le couloir sombre, seule issue de cette pièce. Natsua, quant à elle, retourna s'allongé sur la table. Puis regarda la fameuse dague noir.

Dolch : Dolch, shushu majeur, ravi de faire votre connaissance jeune vierge effarouchée!
Natsua rougit encore plus.
Natsua : Heu...par hasard, quand Enokoji a dit que tu étais important ; c'est que tu es son arme de prédilection?
Dolch : Non...il aime bien me prendre car mon ancien maître était un roublard...sans envergure au passage, mais le fait de prendre un objet de valeur à un roublard ça claque! Sans vouloir t'offenser ma mignonne.
Natsua : ...
Dolch : Tire pas cette tête! Dans l'armoire il y a plein de Shushettes vois-tu, mon Maître les collectionne: dagues, épées, faux, cartes, sacs, bottes, peu importe leur forme, il les collectionne! Néanmoins il n'en utilise que très peu voire pas du tout.
Natsua : Ah, et donc c'est quoi sa shushette préférée?
Dolch : Oh! C'est une larme courte, le démon enfermé dedans n'a rien à envier aux serviteurs les plus connus de Rushu son nom est...

Enokoji revint dans la pièce avec une bouteille dans la bouche et un cadavre de croc gland sur le dos.

Enokoji : Sf ' est mwoua! Dit-il en prenant la peine de marcher et de s'arrêter sur Dolch.
Dolch : *Dégage tes pieds de là enfoir...*
Natsua regarda Enokoji déposer la dépouille au sol d'un air sceptique.
Natsua : C'est quoi ça...?
Enokoji : Un croc gland comme repas, je vais lui brûler les poils dans la cheminée et le cuir, vu que les mortels comme vous doivent manger du chaud...
Natsua : Ok, mais la boisson?
Enokoji : Un alcool fort à base de riz acheté de manière douteuse à Pandala, tu verras c'est bon!
Natsua : Mais c'est pas pour les adultes ça!?
Enokoji : ...Je ne connais pas toutes les règles des mortels moi, il n'y a que ça comme boisson, goûte et tu verras.
Le temps passa, Enokoji prépara le croc gland avant de découper une cuisse pour Natsua, et cette dernière demanda pourquoi le sram ne prenait rien. Le sram montra ses côtes en répondant simplement qu'il n'avait pas d'estomac. Tous deux rigolèrent à cette dernière question.

Enokoji : C'est plaisant de t'entendre rire et de te voir sourire... Ca change des visages habituels des Landes et j'ai horreur de voir une fille pleurer.dit-il en buvant au goulot de la bouteille.
Natsua : Attends, tu ne manges pas mais tu peux boire?!
Enokoji : J'avoue que c'est étrange, après tout je peux parler sans cordes vocales, réfléchir sans cerveau, voir sans yeux et bouger sans muscles... Sram a fait de drôles de disciples. Tu ne veux pas goûter cette bouteille?
Natsua sourit encore une fois. Elle se sentait en confiance avec le sram, elle n'avait pas l'impression d'être avec la même personne quand dans le cimetière.
Natsua : Oki je vais goûter
Elle saisit la bouteille et bu...beaucoup. Elle avait soif, mais petit à petit sa vue se troubla et elle s'évanouit.

Enokoji : ... Oups, j'oubliais que le corps des faibles supporte mal l'alcool.
Dolch : Tu peux retirer ton pied de mon visage maintenant!?


Dernière édition par Dagran-Natsua le Jeu 6 Sep - 19:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Lun 9 Juil - 0:08

Chapitre III La voie du Sram

Natsua ouvrit les yeux une nouvelle fois encore... Avec un goût amer en bouche et la tête qui tourne.

Elle se redressa et inspecta le décor : elle était perchée sur un muret des ruines de Gisgoul qui offrait une vue sur le cimetière de Brakmar. Les alentours des Landes de Sidmote étaient vides, plats, le sol était poussiéreux, le ciel était gris et les quelques arbres des environs étaient démunis de feuilles.

Il y avait un havre-sac à côté d'elle, rempli d'armes, de parchemins et de potions.

Le vent souffla, transportant un air insalubre. L'atmosphère des environs était tout simplement glauque, comme le paysage qui pourrait rester après une fin du monde.

Elle baissa les yeux et vit Enokoji non loin d'elle.

Il affichait un regard tout simplement effrayant. Ses orifices abritaient une lueur rouge tellement vive qu'on avait l'impression qu'elle allait imploser si le sram venait à s'énerver. Sa mâchoire squelettique arborait la forme du plus angoissant des rictus possibles. Il avait l'air d'attendre, mais quoi?

Elle tourna la tête vers l'horizon et vit un sacrieur approcher. Il avait un pantalon blanc, immaculé de toute saleté des Landes, un corps tatoué de signes tribaux blanc, il était musclé et marqué de nombreuses cicatrices témoignant de ses nombreuses batailles. Il portait un énorme bouclier du craqueleur, une hache Arné dans le dos et il avait une solomonk pour coiffe. Le plus marquant, c’était ses grandes ailes d'ange, qui étaient d'une pureté telle, que c’en était une insulte pour la noirceur des Landes.

Le sacrieur s'approcha du sram et s'arrêta à une distance raisonnable de ce dernier. Ils se fixèrent tous les deux dans les yeux, un silence s'installa. Le cœur de Natsua battait vite, très vite: elle sentait la bataille arriver.

Le sacrieur finit par rompre ce silence pesant...

Arkhay : Mon nom est Arkhay, Sacrieur chasseur de Brakmarien et autres ennemis de l'humanité.

Ce dernier dégaina sa hache et la pointa vers le sram, attendant une réponse de sa part, mais ce dernier ne daigna pas répondre.

Arkhay : Enokoji! Enogawua! L'Ombre Pourpre! La Folie de Sram!? Tant de noms pour un vulgaire squelette, tu as tué d'innombrables Bontariens, dévasté des villages au nom de je ne sais quelle folie.. La milice de Bonta m'envoie moi pour t'anéantir une bonne fois pour toutes ! Je suis spécialiste dans l'art de tuer les srams...

La lueur des yeux d'Enokoji devint alors plus intense...

Enokoji : La sens-tu!!?
Arkhay :Quoi donc?
Enokoji : Ma folie, elle veut...ton sang...sur les murs...ta face...sur un pique... et tes ailes...déchirées!!!
Arkhay : Pauvre malade, je ne sais pas d'où tu viens, mais un être comme toi à Brakmar est trop dangereux!
Enokoji : Non...

Arkhay regarda Enokoji d'un air interrogatif.

Enokoji : Je n'ai rien à voir avec Brakmar, brakmarien ou bontarien, je les tue tous, sans exception, je n'ai que faire de vos misérables traques...

L'air se chargea, la pression s'alourdit, la tension était presque palpable.

Enokoji : TU VAS ENTENDRE LA VOIX DE SRAM DÉCHIRER TON CORPS!!!

Le sram disparut dans un rire digne de Rushu.

Arkhay : Une invisibilité? BWAHAHAHAHA trop prévisible!!!

Soudainement, le sol se mit à trembler, remuant la poussière à sa surface ; les pièges du sram tombaient sur le sol tel un impact de boulet de canon. À chaque piège posé, on entendait la voix de Sram lui-même résonner, et sa tonalité changeait suivant les pièges posés.

Arkhay : Des pièges? Tu ne vaux pas mieux que les autres srams, les tiens font trop de bruit, c'est complètement idiot, tu n'as aucune discrétion!

Natsua se demanda ce qu'il allait se passer.

Le sram réapparu soudainement... à une bonne distance du sacrieur.

Arkhay : Imbécile ! Tu es fait , Coopération!

Le sacrieur échangea sa place avec celle du sram...Ils se regardèrent dans les yeux et éclatèrent alors de rire.

Arkhay : Tu es pris à ton propre piège! Je t'ai laissé m'entourer de pièges pour ensuite te mettre à ma place, tous les srams se ressemblent, vous êtes trop prévisible, je n'ai plus qu'à bouger pour t'attirer !

Natsua avala sa salive, il y avait trop de suspens.

Enokoji : Un fou prévisible? Pauvre âme fourvoyée, qui t'a dit que c'est toi que j'ai ciblé?
Arkhay : Comment!?
Enokoji : Je me suis encerclé moi-même de pièges...Je suis un cran au-dessus de toi, faible créature.
Arkhay : Non tu bluff, tu me m...

Le sacrieur fit un pas en avant et ce fut extrêmement violent: les explosions fusèrent de partout dans une fumée noire, les éclats de roches ricochèrent de partout, et le bruit fut assourdissant.

Natsua n'en revenait pas, le sram avait retourné le plan d'attaque du sacrieur contre lui-même.

Le sram s'approcha de la dépouille du sacrieur (ou du moins ce qu'il en restait), observa ses équipements, ramassa quelque chose et fit demi-tour en direction de la roublarde et du havre-sac.

Enokoji : Tiens, tu es réveillée Natsua? J'espère que je n'ai pas trop fait de bruit. Dommage, il n'avait rien de valeur sur lui, néanmoins il avait de l'eau! Prends la vu que tu supportes mal l'alcool!
Natsua resta émue... avant de revenir à ses idées.
Natsua : Tu te bats bien...ton style est vraiment particulier, chez les roublards on m'a appris deux, trois choses, mais toi tu es un grand stratège!
Enokoji : Il s'agissait juste d'un faible avec un esprit trop fermé pour se dire qu'il était possible de voir des adversaires différent des autres...
Natsua : Heu ouais...j'y ai bien réfléchi, je souhaiterais rester avec toi, et devenir forte.
Enokoji : Ha? Intéressant, descends-moi mon havre-sac, on va parler de tout ça dans ma tour.

HRP/ J'y pense, si j'arrêtais d'éditer mon rp à des heures pareils y'aurait pt'être moins de fautes! /HRP


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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 15 Juil - 15:28

Chapitre IV Avec de bons outils...

Dans la tour de Gisgoul...plus précisément la fameuse chambre où Natsua s'était réveillée pour la première fois.
Enokoji se tenait debout, les bras croisés, contemplant la roublarde assise sur la table de chêne, qui n’osait pas croiser son regard.
Il affichait un sourire sournois. Sa bouche s’ouvrit lentement, faisant grincer les os de sa mâchoire.
Enokoji : Alors comme ça tu désires te battre à mes côtés? Fini la pleurnicheuse, la faible et la pleutre ?
Il y eut un silence après la demande du sram. La roublarde fixait le mur, sa tête prenant appui dans la paume de sa main.
Natsua : Je suis une roublarde, je suis une Nat', je suis née pour me battre…
Elle laissa un léger soupir s’échapper en soufflant du nez.
Natsua : … De plus, si je suis assez forte, je pourrai empêcher le meurtre de ceux qui me sont chers. Je n’aurais plus à supporter de voir les miens mourir.
Le sram gloussa.
Enokoji : Bwuhuhu, voir les tiens mourir? C'est clair que tu n’auras plus à le supporter vu qu'ils sont déjà morts BWAHAHAHAHAHAHAHAH!
La roublarde fit mine de n’avoir rien entendu, mais ses larmes trahirent ses émotions.
Dolch : Bravo, blague aussi pourrie que les gencives du Bworker…je t’aurai bien applaudi si j’avais mes mains…
Enokoji : Tssss… pleurnicheuse et faible c’est pas encore ça…
Le sram souleva sa cape et dévoila un coffret, qui était attaché à sa ceinture. Il décrocha la boîte et la posa sur les genoux de la fille en larmes. Cette dernière releva la tête et osa enfin regarder le sram dans les orifices.
Enokoji : Merci, les filles qui pleurent m’insupportent. Si tu veux te battre autant avoir une arme et si possible quelque chose d’utile pour une roublarde.
Natsua essuya ses larmes et hocha la tête en signe de reconnaissance. Elle ouvrit ensuite le coffret.
Dolch : Ah tu lui as donné le cauchemardeur?
Le coffre contenait un pistolet. Natsua l'observa: il était fait en bois d'ébène, la gâchette en un alliage d’ébonite, il y avait deux anneaux d'acier autour du canon pour le stabiliser et une plaque -toujours en alliage d'ébonite- sur le dessus. En guise de détail, il y avait une ficelle accrochée au bout du canon, avec un petit crâne à l'extrémité. On pouvait lire l'inscription "Issering le Bricoleur" sur le manche de l'arme.

Natsua : "Issering"?
Enokoji : Issering est tristement célèbre pour sa dernière invention, le Tourmenteur. C’est d’ailleurs avec ce dernier que son fils adoptif l’a assassiné. Le Cauchemardeur doit être un dérivé ou un prototype, il n’empêche qu’il n’a pas de cartouche à munition et que je ne sais pas du tout comment le faire aller.

Natsua saisit l'arme.
Natsua : Je peux tester?
Enokoji : Ah, ça sèche tout de suite tes larmes princesse, hein? Si tu arrives a le faire fonctionner je te le laisse. Par contre pour les essais je te prierai de bien vouloir faire ça en dehors de ma tour!

Une fois dehors, Natsua prit l’arme en main tandis qu’Enokoji l'observait, adossé à la tour.
Natsua : Tu es sûr que ça ne fonctionne pas?
Enokoji : Oui, je l’ai ramassé sur une bande de pillards qui eux-mêmes n’ont sût l’utiliser contre moi. Étant...
*BAAM*
Enokoji fut interrompu par le bruit de l'arme. Il en était sortit un projectile de couleur vert intense qui tomba sur le sol quelques mètres plus loin, et une fois en contact avec le sol, il y eut une petite explosion en ligne perpendiculaire à la ligne de tir.
Enokoji regarda Natsua d'un air agréablement surpris.
Enokoji : He bien? Tu nous as fait quoi là?
Natsua : Heu...une Espingole, mais normalement elles ne sont pas aussi bien réussies, je pense que le pistolet accroit mes tirs. Ce pistolet fonctionne à l’énergie du porteur…Dieu que j’aurai tué pour avoir ça à Nowel au temple roublard !
Enokoji : Ah...Espingole? Les roublards ont donc des sorts?
Natsua : Bah oui, les roublards supérieurs possèdent des sorts, et les plus forts ont un contrôle surnaturel avec leurs bombes.
Enokoji : Intéressant, je n'ai jamais vu un vrai roublard à l'œuvre si j'en juge tes dires...Montre-moi ce que tu sais faire avec une bombe!
Natsua : Bah j'étais en apprentissage avant que ma famille ne se fasse massacrer...et je n’ai pas de bombe. Néanmoins avant de m'échapper j'ai pris ceci avec moi.

Natsua sortit de sa botte un parchemin qu'elle prit soin de déplier.

Natsua : Une recette pour faire des Tornabombes, celles qui m'étaient le mieux destinées, selon les membres de ma famille.

Enokoji prit le parchemin et en examina le contenu:
Enokoji : J'ai tout ce qu'il te faut, néanmoins les mèches, faudra te débrouiller. Suis-moi dans ma tour.

Natsua suivit Enokoji, et une fois à l'intérieur, Enokoji passa à travers un mur, puis une porte secrète s'ouvrit, révélant le sram.

Enokoji : Tu ne pourras accéder à cette salle que par mon autorisation. Allez, entre.

Natsua entra dans la salle. Il y avait une forge aux allures bizarres, ainsi qu’une table pleine de parchemins concernant la conception de différents alliages et des armes partout. Enokoji donna un coup de pied dans l'ustensile. Son feu s'alluma brusquement, et un œil s'ouvrit à la base de la forge.
Rah'Gnagna'Rok : He ho doucement! Tu ne sais pas me réveiller avec des mots d'amour?

Natsua cru halluciner: un shushu enfermé dans une forge, c'était une première!

Enokoji : Prends ça, tu m'en fais une bonne trentaine, c'est pour la demoiselle!

Enokoji déplia le parchemin devant l'œil du shushu qui scruta le parchemin, avant de regarder Natsua.

Rah'Gnagna'Rok : Mhh...Mademoiselle aime les explosifs? Je suis Rah'Gnagna'Rok, Shushu majeur, je suis un maître en orfèvrerie, ironiquement on m'a enfermé dans une forge... Je peux produire les métaux à volonté et forger presque tout!
Natsua : Combien de shushu as-tu ici, Enokoji?
Enokoji : J'ai arrêté de compter à partir de 50... Néanmoins je dois en avoir une bonne dizaine d'utiles, le reste je m'en balance.
Rah'Gnagna'Rok : Je peux faire vos bombes, par contre la mèche faudra la mettre vous même...
Enokoji : Pas de problème, la Princesse va aller comme une grande dans le nord des Landes, vers les Plaine de Cania, trouver une caravane marchande, voler pas mal de ficelle, corde, lin pour faire ses mèches, puis revenir...Après tout c’est une roublarde, que dis-je…une Nat’¨ !
Natsua : Heu...Si je puis me permettre...
Enokoji : Je t'ai aidé, maintenant montre-moi que tu mérites mon aide... Tu as une arme au pire!
Natsua : Mais...
Enokoji : Pas de mais, tu veux te battre? Tu veux survivre? Je suis pas un roublard, mais je vais te montrer comment devenir forte, crois-moi, alors maintenant va avant que je ne te jette hors de ma tour...et pas par le rez-de-chaussée.
Natsua : Oki j'y vais, à toute alors!
Natsua partit en courant...
Enokoji : Voyons ce qu'elle a dans le ventre la Princesse....
Dolch : Si on m'avait dit qu'un jour Enokoji le fou se prendrait de sympathie pour une enfant...
Enokoji : Un souci Dolch ?
Dolch : Non…non rien du tout !

Natsua courrait à travers les Landes, très rapide, aux aguets d'une caravane des environs. Elle était furtive, évitant Ougignak et Scorbutes des terres dévastées. Lorsqu'elle aperçut un peu de verdure à l'horizon, elle sut que les plaines de Cania se dessinaient devant elle!

Une fois arrivée dans les plaines, elle chercha un chemin emprunté régulièrement par des marchands et attendit la première caravane. Après une courte attente, un chariot tiré par une dragodinde approcha. Un enutrof était aux commandes, et un voile masquait la cargaison.

Natsua se mit au milieu du passage, et le chariot s'arrêta.

Enutrof : Jeune fille, tu es perdue? Je peux te renseigner pour quelques kamas si tu le désires.

Natsua ne dit mot et sortit son pistolet, puis le braqua sur l'enutrof.

Enutrof : Oulà...calmos petite, je n'ai rien de valeur!

Natsua fit le tour de la charrette puis retira le voile: il y avait des lingots d'or à profusion dessous, tenus par des dizaines de cordes.

Enutrof : Ne prenez pas mon Or!!! Je préfère que vous me tuiez !

Natsua ramassa les cordes et repartit en courant.
L’enutrof resta bouche bée, interloqué.
Enutrof : ...Ils sont fous ces gens du Sud, FOUS!

Lorsque Natsua arriva à la tour de Gisgoul, le soleil s'était couché. Elle entra dans la tour. N'ayant jamais pris le temps de bien l'observer, elle vît plusieurs portes dans le hall d'entrée, dont la secrète pour accéder à l'antre de Rah'Gnagna'Rok. Une porte attira spécialement son attention. Elle était en bas de l'escalier central et semblait être scellée. Natsua posa les cordes et s'approcha de l'escalier pour y jeter un coup d'oeil. Elle fût brusquement arrêtée dans son élan.

Enokoji : Mmmmhhh....tu as les cordes c'est bien, cependant je t'interdis d'approcher cette porte en bas de l'escalier et je t'interdis encore plus de l'ouvrir... Suis-je assez clair?
Le sram avait l’air irrité, et Natsua jugea bon de ne pas demander le pourquoi du comment.
Natsua : Oui désolée...
Enokoji : Bon, allons voir ces bombes, veux-tu?

Le sram tenait dans sa main un havre sac noir et violet. Natsua et Enokoji sortirent de la tour pour tester les bombes dans les Landes.
Une fois trouvé un coin vide, Enokoji posa le sac, puis sortit une bombe et la fit rouler en direction de Natsua.

Enokoji : Tiens, montre-moi ce qu'un roublard supérieur sait faire par rapport aux autres.
Natsua : Je vais essayer avec ce que j’ai appris sur le tas...

Natsua se positionna à quelques mètres de la bombe et sortit son fameux parchemin, le lisant minutieusement.

Enokoji se mit en tailleur par terre, et il traçait des dessins dans le sol poussiéreux avec son doigt pour montrer son impatience.

Enokoji : Quand tu veux...

Natsua tendit la main vers la bombe, puis ferma les yeux.

Natsua : Je vais commencer par une aimantation...

Elle ferma le poing, la bombe remua un peu, roulant légèrement vers la roublarde, sur une distance de 30 centimètres.
Enokoji : C'est tout?...
Natsua : Attends, je n'ai pas tout essayé, maintenant une botte`!

Natsua donna un coup de pied dans le vide qui provoqua un courant assez spécial, mais malheureusement la bombe ne bougea pas de beaucoup.

Enokoji : Comme je suis déçu...

Natsua regarda le sram, puis se concentra sur la bombe, elle claqua des doigts et un détonateur orné d'un crâne apparut devant elle. Elle posa son pied dessus avant d'y prendre appui, ce qui enclencha la bombe et la fit exploser.

Natsua : Je maîtrise au moins le sort détonation...
Enokoji : Mouais...c'est pathétique au fond, je comptais te faire un cadeau, mais je vois que tu n'en es pas digne, les bombes sont nulles...
Enokoji piocha dans le havre-sac trois bombes, qu'il fit rouler vers Natsua.
Enokoji : Tiens, trois bombes, c'est tout ce que tu auras tant que tu m'auras pas convaincu...
Natsua : Je...Je n'ai pas fini mon apprentissage et...
Enokoji : SILENCE!!!
La voix du sram fit écho dans toutes les Landes et ses yeux s'allumèrent de leur éclat rouge.
Enokoji : Tu me vantes les prestiges de ta famille roublarde depuis que je t’ai recueillie, je te fais confiance, tu me promets des trucs incroyables si tu mets la main sur tes bombes, et là je ne vois qu'un détonateur invocable à souhait et des sorts aussi utiles que le vent pour placer les bombes! Montre-moi une bonne raison de te faire confiance et je t'aiderai ensuite. Maintenant on rentre à la tour!
Natsua : Je...d'accord.
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 22 Juil - 1:35

Chapitre V Dagran

En rentrant à la tour, Enokoji sentit que quelque chose n’allait pas. Il fit signe à Natsua de rester éloignée de l’entrée.
En effet, une forte odeur de sang (différente de celle d’Enokoji) se faisait sentir. Il entra donc en premier dans la tour en prenant soin de laisser le havre-sac rempli de bombes à l’entrée.

Une fois la porte entrouverte, il remarqua qu'une faible lumière éclairait à moitié le hall, dévoilant une pile de cadavres de Miliciens Bontariens.
Il y avait un Ecaflip assis en tailleur sur les macchabées, en train de nettoyer son sabre souillé du sang de ses victimes. L’Ecaflip était vêtu d’un bandeau et d’un large pantalon noir, tous deux troués. Son pelage gris était en partie recouvert de sang. Ce dernier léchait le sang accroché à ses moustaches et ne daigna pas poser les yeux sur le sram.

Bhaàl : Tous ceux qui veulent ta peau savent que tu es là maintenant, Enokoji… Et pourtant tu t’obstines à rester ici ? Il y avait du monde avant moi.Tu me pardonneras d’avoir fait le ménage à ta place…j’ai horreur de faire la queue.
Le sram se plaça face à l’Ecaflip. Sa capuche, qui plongeait la moitié de son visage dans un voile d’ombre, lui donnait un air inexpressif.
Enokoji : Bhaàl, célèbre traqueur Brakmarien, chasseur de prime sans honneur et illustre guerrier dont le nom suffit à faire pâlir les gardiens des murs de Bonta… Que me vaut l’honneur ?
L’Ecaflip leva enfin les yeux vers le sram. Ils étaient jaunes, d'un jaune d’or.
Bhaàl : Quand j’ai dit « veulent ta peau » c’était très ironique, tu en conviendras…
D'énormes ailes sortirent du dos de l’Ecaflip. Elles étaient rouges - d'un rouge semblable à la couleur de la cape d’Enokoji- et étaient ornées de pointes, témoignant de la force de ce dernier.
Bhaàl : Tu peux tuer autant de Bontariens que tu veux, ça nous est égal à moi et Oto Mustam. Mais tuer nos miliciens et nos élites…
La lueur sanglante dans les yeux du sram réapparut. Cette dernière éclaira le voile d’ombre qui masquait une partie de son visage, lui donnant ainsi une expression de psychopathe.
Enokoji : Tous ceux qui croisent ma route et pointent une arme sur moi sont ceux qui acceptent de périr sous mes coups. Femmes, enfants, animaux, monstres, bontariens, brakmariens, dieux… vous êtes pareils à mes yeux, SEULE VOTRE FORCE COMPTE !
Bhaàl : Normalement je devais attendre mon frère, mais comme je l’ai dit je ne suis pas patient, au fait…
L’Ecaflip disparu une fraction de seconde avant de réapparaître devant le sram.
Bhaàl : …Ils acceptent de périr sous tes coups, mais toi aussi tu acceptes de périr sous les leurs! DESTIN D’ECAFLIP !!!

Le choc fut si violent que le sram n’eut pas le temps de voir à quoi ressemblait l’attaque: il vola à travers la porte d’entrée avant de finir sa course par terre, une dizaine de mètres plus loin. Natsua, qui avait assisté à la scène, courut se cacher derrière un arbre.
L’Ecaflip sortit de la tour avec des cartes en main. Le sram quant à lui se releva avec peine.
Bhaàl : Tuer et se faire tuer, telle est la voie de la guerre…
Enokoji : BATARD, JE VEUX ENTENDRE LA VOIX DE SRAM DECHIRER TON CORPS !!!
La voix grave et haineuse du sram ne semblait pas impressionner Bhaàl.
Bhaàl : Uniquement dans tes rêves, ta folie va prendre fin aujourd’hui ! TOPKAJ !
Les cartes que l’Ecaflip tenait en mains prirent feu et il les lança droit sur le sram. L’impact produisit une explosion et Enokoji fut projeté en l’air avant de retomber au sol comme un vulgaire mannequin d’entraînement.
L’éclat rouge des yeux du sram devenait de plus en plus important. Il se releva encore une fois et sortit une dague noire caché dans sa ceinture.
Dolch : Ah, un costaud !
Enokoji : Tais-toi et serre les dents, je vais le cogner dur !
Le sram courut en direction de l’Ecaflip, et une fois à environ 2 mètres de lui, fit un saut pour le poignarder. Ce dernier esquiva l’attaque et se plaça dans le dos d'Enokoji.
Bhaàl : DESTIN D’ECAFLIP !!!
Le choc fut moins violent que la première fois, mais fut suffisamment fort pour projeter le sram au loin.
Bhaàl : Ta force ne te sert à rien si tu es lent.
Le sram se releva.
Dolch : Mmhh… Pas d’invisibilité, sinon il peut te repérer immédiatement via perception…
Enokoji : Crevure d’Ecaflip… Dommage que je n’aie pas mon arme sous la main… Quoique, j’ai une idée !
Le sram courut vers l’Ecaflip encore une fois.
Bhaàl : Imbécile, je ne vais pas te ménager cette fois ! BOND DE FÉLIN, DESTIN D’ECAFLIP !!!
Le combo fut destructeur: le sram fut repoussé d’une force phénoménale, une force telle qu'il fut soulevé à plusieurs mètres du sol, propulsé en ligne droite, et vint pulvériser le mur de la tour. Dolch tomba à terre, non loin de Natsua, totalement paniquée face à la situation.
Dolch : Tu manques de sang-froid princesse… Quel con cet Eno… Se laisser prendre une pétée juste pour récupérer D….
L’Ecaflip apparut à côté de la roublarde, interrompant Dolch.
Bhaàl : Ma mignonne… Si jeune, et tu vaux déjà tellement cher ! Allister va me payer une fortune pour finir le génocide de la famille Nat` ! Et dire que mon frère voulait venir avec moi, je n’ai pas besoin de son aide !
La voix d’Enokoji retentit dans les Landes.
Enokoji : ARNAQUE !
Des Kamas percutèrent violemment le sol tout en blessant l’Ecaflip, le forçant à prendre du recul. Ce dernier leva la tête en direction de la tour, là où le sram avait été expédié.
Il était là, entouré d'une aura rouge, ses yeux brillant tel un phare dans la nuit. Sa colère était à son apogée: sa soif de sang et sa folie aussi.
Il se laissa tomber et atterrit fermement sur ses pieds, provoquant un choc qui balaya toute la poussière du sol des Landes aux alentours.

Baàh lécha le sang de ses blessures avant de regarder le sram. Quelque chose commençait à effrayer l’Ecaflip.
Le sram avait une dague dans la main droite: elle était grise et blanche, sa lame était recourbée et crantée, comme la garde qui aurait pu servir de mâchoire à un animal féroce. Elle présentait un pendentif relié à une chaîne assez longue pour entourer le sram, raccordé à son pommeau. Un œil s’ouvrit sur le pendentif: il brillait d’un rouge sanglant, pareil à celui des orbites d’Enokoji.
Dolch : Ah … Avec Dagran, ça va partir en sucette.
Dagran : Je suis Dagran, la dague maudite. Ma soif de sang ne sera jamais étanchée.
Le sram prit bon appui sur le sol en le frappant violemment. Il replia ses poings vers lui et respira impulsivement.
Enokoji : Montre-toi digne de ma force. Pulsion, concentration de CHAKRA !!!
Complètement dément, ce dernier éclata de rire.
Bhaàl commença à paniquer face à l’aura que dégageait le sram.
Bhaàl : Ça ne va pas m’empêcher de tuer cette fille ! BOND DE FÉLIN !!!
Le sram lança sa dague tout en gardant en main le pendentif relié à la chaîne. Son lancer fut précis et transperça l'épaule de l’Ecaflip avant qu’il ne lève la main sur la roublarde. Les dents de la lame de la dague se retournèrent pour se planter dans la chair de Bhaàl, le faisant hurler.
Enokoji : Viens par là !
Le sram tira un bon coup sur la chaîne, ce qui amena Bhaàl dans sa direction. Enokoji se prépara à l’accueillir: il se campa dans sa position, décala un pied en arrière, et prit de l’élan pour lui asséner un coup de poing.
Enokoji : Je veux t’entendre hurler comme une porkass! COUP SOURNOIS !!!
Le sram donna son coup dans l’abdomen de Bhaàl. L’impact du poing produisit un bruit sourd, comparable à un coup de tonnerre, et créa une onde de choc qui repoussa le sable et le gravier autour d’Enokoji, forçant Natsua à se protéger les yeux. Bhaàl fut violemment projeté au sol, crachant du sang.
Le sram détendit ses doigts et fit craquer ses os dans un bruit répugnant.

L’Ecalfip essaya de se relever, mais en vain.
Bhaàl : Enfoiré… D'où te vient toute cette force tout à coup !!?
Le sram avança calmement en direction de Bhaàl.
Enokoji : Je l’ai toujours eue, je me limite simplement pour donner espoir à des ordures comme toi.
Bhaàl : Comment… Oses-tu ? Je suis Bhaàl, Bhaàl le tueur, l’effroyable, l’assassin, le…
Enokoji : Tu as raison, en fait tu es en dessous d’une ordure !
Le sram piétina l’Ecaflip en difficulté, puis regarda le pendentif de sa dague.
Enokoji : Voilà le programme: je te brise les doigts un par un, je brise tes genoux en deux à l'aide d’un bon coup de pied pour les retourner, je te crève les yeux en y enfonçant mes doigts, je t’arrache tes oreilles de chats avec les dents, je te brise les côtes en te déclenchant une hémorragie interne, puis je te retourne pour que tu te noies dans ton sang, et pour finir je t’empale sur un pic devant ma tour où tu montreras que je crache sur les pourritures de brakmariens tellement ils sont faibles !
La garde de la dague se décrocha pour former une mâchoire au rictus aussi effrayant que celui du sram.

Dagran : Charmant programme Enokoji… On commence maintenant ?

Bhaàl regarda le sram: il avait peur, son regard était celui d’un être mort.
Le sram lui saisit les deux mains et tordit ses deux poignets avant de s'emparer de ses doigts et de les briser. L’Ecaflip hurlait à s’en déchirer la voix et essaya de se dégager du sram. Enokoji lui saisit la jambe et donna un coup de pied dans le sens contraire de l’articulation: le genou céda dans un bruit horrible et les os sortirent de leur emplacement. L’Ecaflip, qui s’était évanoui sous la douleur, fut réveillé par le sram qui ne manqua pas de lui planter sa dague dans le bassin. Enokoji prit Bhaàl par le cou, le souleva, puis le frappa violemment au ventre. On pouvait entendre les côtes se briser sous chacun de ses coups. Les hurlements de l’Ecaflip prirent fin quand ce dernier eut la gorge remplie de sang. L’excitation du sram était telle qu’il se mit à rire. Il saisit l’Ecaflip par la nuque, puis lui enfonça la tête dans le sol attendant que ce dernier s’étouffe dans son sang.

Il riait, tel un dieu fou, et son rire pétrifia Natsua. On pouvait entendre sa voix rauque et grave habituelle, mais il y avait un écho aigu, comme s'il y avait quelqu’un d’autre qui rigolait. On pouvait aussi entendre la dague d’Enokoji hurler derrière son rire.
Dagran : Noie-toi dans ton sang ! La dévastation est le lot des faibles!

Tout à coup, quelque chose fit siffler l’oreille de Natsua, puis elle réalisa qu’une dague avait transpercé le crâne d’Enokoji, entrant par son œil droite. Le sram tomba à terre et l’œil de Dagran se ferma.
Dolch : Oh ça sent pas bon ! Princesse, c’est l’heure d’agir!!!

Un deuxième Ecaflip arriva. Il était habillé comme Bhaàl, mais avec un pelage beige et une grande cicatrice sur le torse. Il se mit à genou devant Bhaàl avant de saisir son corps sans vie. Des larmes coulaient le long de son visage.
Truh’D : Je t’avais dit frero de ne pas y aller sans moi…
Truh’D se releva les yeux remplis de rage, et se dirigea vers Enokoji qui était resté au sol, son rictus toujours gravé sur son visage.
Natsua était effrayée par la situation, la folie du sram lui avait rappelé cette fameuse nuit.
Dolch : NATSUA !!! FAIS QUELQUE CHOSE ! SINON TU VAS VRAIMENT TE RETROUVER SEULE !
Le hurlement sortit Natsua de ses pensées: elle saisit son arme puis tira dans le dos de l’Ecaflip. L’espingole lui entailla à peine le dos.

Truh’D se retourna vers la roublarde.

Truh’D : Toi… C’est à cause de toi que mon frère est venu, à cause de toi qu’il est mort, maudite Nat’, je vais me faire une joie de finir d’exterminer votre pourriture de famille !
Natsua avala lentement sa salive.

Dolch : Natsua, tu es une Nat’, tu vas passer ta vie à fuir et à pleurer ? Ou tu vas enfin te battre et exploser ceux qui salissent ton nom ? Fais quelque chose, merde !

Natsua regarda le sram qui gisait au le sol, puis elle remarqua que Truh’D se tenait en face d’elle.
Truh’D : Sale crevure de roublard, vous et votre clan ridicule, vos familles de faibles, Smisse, Nat’ et j’en passe. Sans Vil Smisse vous n’êtes rien, je vais me faire une joie de te tuer, tu ne manqueras à personne, comme le reste de ta famille, DISPARAÎS!!!
L’Ecaflip cracha au visage de la roublarde avant de lui donner un coup de pied à la tête, la faisant tomber.
Dolch : Natsua, par la raie du cul de Rushu, fais QUELQUE CHOSE !!!

Natsua, dos au sol, contempla les nuages. Elle pensa à tout ce qu’elle avait vécu depuis sa naissance. Elle revit sa mère la tenant dans ses bras lorsqu’elle était bébé, son entraînement avec son père… Elle n’était pas spécialement timide, mais solitaire: jamais on ne la voyait avec d'autres enfants de la famille. Elle préférait toujours perfectionner ses attaques et ses connaissances.
Puis ce maudit jour où toute sa famille fut massacrée arriva. Ce ne fut pas un massacre ordinaire.Les pires facettes d’un être humain ressortirent cette nuit là. Son père avait été battu à mort, sa mère lapidée, violée puis égorgée... Destin réservé à tous les autres membres de la famille. Puis elle avait réussi à s’échapper avant d’être poursuivie par les 3 cras. Venait ensuite Enokoji, le seul qui lui tendit la main en dehors du cocon qu’était sa famille.
Natsua sentit quelque chose de nouveau en elle, un déchirement au cœur. Ce n’était plus de la lassitude qu’elle éprouvait, mais de la haine. Un sentiment d’injustice, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi tout ça m’arrive ? Cette question passait en boucle dans sa tête. Elle fit le vide dans sa tête un court instant. Elle avait trouvé sa réponse.
Elle se releva, animée d’un regard plein de mépris, et fixa Truh’D.

Natsua : Je suis Natsua, dernière représentante de la famille Nat’ du clan Roublard, disciple de Raval, je ne permettrai plus jamais à quelqu’un de me pourrir la vie !
Sa réponse était : le passé c’est le passé, devient forte et impose ta justice.
Elle releva sa cape, laissant apparaître ses trois bombes, avant d’en saisir une et de la lancer derrière elle.
Truh’D, qui semblait bien plus énervé, s’arma de sa deuxième dague puis fonça sur Natsua.
Natsua : Rémission !
Une sphère faite de crânes noirs apparut un court instant autour de la roublarde. Truh’D arriva, puis voulut donner son coup de dague qui effleura à peine la roublarde avant d’être violemment repoussé.

Truh’D : C’est quoi ce délire ?!

Natsua décrocha une deuxième bombe, puis la lâcha en l’air avant l’envoyer dans la face de Truh’D à l'aide d'un bon coup de pied. L’Ecaflip cracha une dent après le choc de la bombe.

Truh’D : SALOPE TU JOUES AVEC MES NERFS !!!

L’Ecaflip saisit une multitude de cartes dans et les lança. Les cartes s’électrifièrent.
Truh’D : GRIFFE JOUEUSE !!!
Les cartes passèrent à travers Natsua l’entaillant à de multiples endroits. Elle hurla de douleur.
Dolch : Saisis-moi et libère-moi !!!
Natsua : Non, je vais me battre jusqu’au bout….

L’Ecaflip courut vers la roublarde. Cette dernière lança sa dernière bombe de manière à ce qu'elle s'aligne à la première bombe posée. Une sorte de glyphe vert apparut, reliant les deux bombes. Cela créa un genre de mur de feu: l’Ecaflip se trouva dessus au moment où il se déclencha, et le feu lui brûla les jambes, le forçant à s’arrêter devant la roublarde. Il lui donna un coup de dague qui lui transperça l’épaule gauche.
Truh’D : Cette fois je vais mettre fin à ta lignée !
Natsua : Non…
Natsua posa sa main droite sur la tête de l’Ecalfip, un sourire moqueur au coin des lèvres.
Natsua : Aimantation…
Les trois bombes roulèrent rapidement vers l’Ecaflip alors que la roublarde semblait être à bout de forces.
Natsua : Plus jamais je ne pleurerai, plus jamais je ne laisserai des gens me faire du mal, je me battrai jusqu’à mon DERNIER SOUFFLE !!!
La roublarde frappa le sol de son pied, déclenchant une explosion dont le souffle ramena Dolch vers Enokoji. On pouvait voir un crâne noir tourner autour de la roublarde, avant de disparaître dans le souffle. Les bombes semblaient sous l'emprise d'un sortilège.

La roublarde sortit son détonateur, et avant de l’enclencher, remarqua qu'Enokoji s'était relevé. Il retira la dague de son œil et regarda dans sa direction d’un air surpris. Elle sourit, puis enclencha ses bombes.
Tout alla très vite: elle se retrouva projetée au sol, les oreilles sifflantes, sentant le sang couler autour d’elle. Sa vue se troublait lentement et elle crut voir Enokoji venir vers elle.

Natsua s’évanouit…


Dernière édition par Dagran-Natsua le Sam 18 Aoû - 1:43, édité 1 fois (Raison : Y'en a des qui doivent rire quand ils voient "édition" et que c'est encore bourré de fautes! T_T)
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Lun 6 Aoû - 3:07

Chapitre VI Agression au percepteur


Lorsque Natsua ouvrit les yeux, elle reconnut immédiatement le plafond de la chambre de la tour Gisgoul, qui lui était maintenant des plus familiers.

Elle sentait une douce chaleur sur elle: elle était enveloppée dans une couverture faite de bouftou, et un feu crépitait dans la cheminée. La roublarde jeta un rapide coup d’œil circulaire sur la pièce. Les armoiries, les shushettes, les statues, avaient laissé place à un lit et des étagères vides. La salle ne dégageait plus une ambiance glauque comme autrefois, mais plutôt une ambiance chaleureuse. Enokoji avait aménagé la pièce pour en faire une chambre dédiée à Natsua.

La jeune fille remarqua que, malgré le lit présent dans la salle, Enokoji l’avait allongée sur la fameuse table de chêne. Elle voulut se lever, mais son corps, douloureux, lui fit vite comprendre que ça n’allait pas être possible. De sa main gauche, elle retira la couverture pour voir ce qu’il en était. Son bras droit était bandé et attelé à son corps: il était sûrement cassé, vu le choc des bombes. Son épaule gauche était elle aussi bien bandée, à cause des multiples coups de dague de Truh’D. Ses jambes, quant à elles, souffraient de multiples éclats de roche, dûs au souffle de l’explosion. Natsua fixa le lit et réessaya de se lever, ayant pour objectif de l’atteindre.

Natsua : Un bon lit... Ça faisait longtemps que j’en rêvais !

Elle réussit à se redresser et à s’asseoir au bord de la table, puis elle posa un pied à terre, ainsi que le deuxième. Elle essaya de faire un pas en avant, mais malheureusement toutes ses plaies se rouvrirent et la roublarde tomba à terre, tout en saignant.
Face contre terre, la roublarde redressa la tête tout en fixant le lit et se mit à rire.

Natsua : Note a bene, prochain sort que j’essaye de maîtriser ; Kaboom. Se faire exploser avec ses bombes, c’était vraiment une idée à la con…
Elle entendit des bruits de pas derrière elle.
Dolch : Regarde ça ! La xelor a bougé !
Enokoji : Bonjour Natsua, il était temps, 3 jours que tu as dormi sur cette table… ? Qu’est-ce tu as fait à tes pansements !?

Le sram prit la roublarde dans ses bras.

Natsua : Désolée, je voulais juste être plus confortable…
Enokoji tritura un peu les bandes de la jeune fille avant de faire un nouveau nœud qu'il serra fort. Les bandes se resserrèrent, arrêtant ainsi l'hémorragie.
La roublarde rougit dans les bras du sram, puis examina son orbite droite.
Natsua : Ton œil…
L’œil droit du sram avait la forme d’une d’étoile. En effet, une énorme cicatrice verticale traversait son orbite, résultat de la dague qu'il avait reçue lors de son combat avec Truh’D.
Enokoji : C’est superficiel.
Le sram déposa la jeune roublarde dans le lit.
Enokoji : J’adore tes yeux, quelle agréable sensation quand j’ai pu lire la colère dans ton regard avant que tu te fasses sauter avec l’ecaflip, c’était vraiment impressionnant !
La roublarde poussa un léger un rire.
Natsua : Merci, j’avoue que c’était agréable de se battre... Par contre je suis moins fan de la partie "bobo".
Enokoji : Bon, je vais aller chercher quelques ressources pour la tour et de l’eau pour toi. Il y a un havre-sac dans l’armoire, ainsi que des cagoules. Je pense qu’il est temps que tu ne t’habilles plus en capuche, ça fait plus sram que roublard… Pas que ça me déplaise ! Les cagoules sont d’authentiques du clan roublard et le havre-sac est bourré de bombes, fais-toi plaisir ! Une dernière chose, tu peux te promener où tu veux dans la tour, je te laisse aussi libre accès à Rah'Gnagna'Rok pour créer des bombes ou autres choses utiles. Par contre, interdiction de visiter le sous-sol de la tour, et encore moins d’ouvrir la porte scellée…

La roublarde se retourna dans le lit.

Natsua : Merci pour tout, mais je pense que je ne suis pas prête d’être en pleine forme !
Le sram lâcha un ricanement arrogant avant de disparaître dans l’ombre du couloir permettant de sortir de la pièce.
Dolch : Tu ne veux pas lui offrir les clefs de la tour pendant qu’on y est ?
Dagran : Tais-toi le râleur…
Dolch : Ah, il est là lui aussi ?
Enokoji : Dolch, elle fait des efforts et ça me fait plaisir, je lui donne des outils, c’est tout !
Dolch : Mouais… Tout ça parce qu’elle a les yeux a…
Dagran : LA FERME DÉBILE, CE N’EST PAS LE TRUC A DIRE QUAND ENOKOJI EST LÀ !
Enokoji : Plaît-il vous deux ?
Dagran et Dolch : Rien, rien du tout !!!

Pendant ce temps Natsua, se reposait tout en réfléchissant.

Natsua : Bien qu’il soit des plus inquiétants comme personnage, je crois qu’il a vraiment bon fond…et qu’il m’apprécie bien…Enokoji… Pourquoi autant de monde lui veut du mal ? Je ne le vois que se défendre. Qu’a-t-il fait ?

Le sram partit donc en quête de ressources. Il avait traversé le cimetière de Brakmar, et rejoint la presque-île des dragoeufs.

Dagran : Dolch, tu es nerveux depuis tout à l’heure…Quelque chose te tracasse ?
Dolch : Vous avez entendu ce qui est arrivé à Ogivol Scarlacin ?
Enokoji : Non…et je me fous complètement de ce qui peut arriver à ce voleur…
Dagran : Dis toujours !
Dolch : Paraît-il que le dieu Xelor l’a châtié, en lui infligeant une terrible malédiction. Depuis, chaque jour ses os vont s’écarter de plus en plus les uns des autres… Paraît-il que c’est plus qu’un vieux débris sur un trône flottant. Il va se faire coincer par des mercenaires en quête de kamas dans pas longtemps à mon avis…
Enokoji : Va dire ça à un unijambiste, ça lui fera une belle jambe pour courir.
Dagran éclata de rire avant de reprendre, sérieusement.
Dagran : Et en quoi ça t’inquiète Dolch ?
Dolch : Bah…si Xelor s’est occupé d’Ogivol, tu crois qu’il pourrait s’en prendre à Enokoji ?
Dagran : Je ne pense pas que Sram laisserait tous ses disciples se faire punir par du papier toilette divin…
Enokoji : Tsss...De toute façon c’est un connard ce truc, soit-disant que parce qu’il a créé la vie et qu’il est le premier dieu, il aurait droit de modifier les choses qui lui déplaisent. Qu'il vienne... .
Dagran : D’ailleurs, qu’est-ce qu’on fout ici ?
Enokoji : Il me faut des coquilles de divers Dragoeufs: réduites en poudre ça permet de faire d’excellentes potions de régénération…ou de laxatifs.
Dolch : Qu’est-ce tu veux faire avec des laxatifs ? Tu n'as plus d’anus !
Enokoji : Mais non, c’est pour la petite !
Dagran : Elle est constipée ? Dur…

Enokoji balança violemment ses deux dagues par terre, avant de sauter à pieds joints dessus.

Enokoji : Abrutits, c’est pour le soin, LE SOIN !!!
À ce moment là, un percepteur qui passait dans le coin remarqua le sram et s’approcha de lui.
Percepteur : Bonjour, vous comptez faire des combats dans le coin ?
Enokoji lâcha son fameux rictus de psychopathe.
Enokoji : Tu es ?
Percepteur : Je suis un des 5 percepteurs de la guilde « Minuit » ma prospection me permet d’attraper plein de coquilles de drago…
Enokoji : COUP SOURNOIS !
Le sram frappa violemment le Percepteur, le projetant à terre.
Enokoji : Désolé, mais je vais devoir te tuer, j'ai besoin de ces coquilles...les temps sont durs...comme les œufs!!! BWOUAHAHAAHAHAHA!!!
Percepteur : Oh mon dieu, ce n'est pas une blague!
Dolch : Bah non, on rigole pas...on va vraiment te tuer!
Percepteur : Non, mais ce que le sram a dit avec les œufs...c'était nul !
Il eut un silence suite à la dernière remarque du Percepteur...
Plusieurs aventuriers apparurent autour de ce dernier.
Percepteur : He ben, ça fait plaisir, car Astaroth’Do’Dalidadaou vous ne l’avez pas défendu…

Un feca noir, vêtu d’une panoplie Glours et d’un bâton Bragueut, se tenait en tailleur.
Alkaz : Bonjour, je suis Alkaz, meneur de la guilde « Minuit », et tu as choisis un mauvais moment…
Un iop, muni d’une épée Kari et vêtu d’une Fuji s’avança à côté du Feca.
Rokzy : Bras droit…et le tien je vais te le briser.
Une osamodette assez timide resta en arrière, derrière le iop. Elle était en Chêne mou.
Julietta : Moi c’est… Julietta, recrue fraîche.
Un cra, en royalmouth, s’avança fièrement.
Joky : Je suis le gouverneur Joky, tu vas…
Les yeux du sram s’illuminèrent: il sortit ses deux dagues et se déplaça tellement vite en direction du cra qu’on crût le voir passer à travers.
La tête du cra roula à terre.
Enokoji : J’allais pas tous vous écouter, vous me faîtes pensez à Hirr…
Percepteur : Mazette…
Alkaz : Oh putain, normalement on ne tue pas en agression perco, ce sram est fou! Restez vers moi ! Julietta, laisse spirituelle et viens vers moi !
Le sram courut droit sur l’osamodette.
Rokzy : Touche-la pas !
Le iop fit un bond devant le sram.
Enokoji : Hors de ma route, je sens ta PEUR !
Une force étrange poussa violemment le iop loin du sram.

Le sram sauta à deux mètres de Julietta. Dans sa main, il y avait une sphère violette. Il fit un mouvement de lancer avec le bras.
Enokoji : ATTAQUE…MORTELLE !!!
Les nuages dans les cieux se séparèrent et laissèrent tomber une colonne de lumière violette qui frappa le sol d’une violence inouïe, projetant Alkaz et Rokzy au sol. Quand la fumée causée par l’attaque fut emportée par le vent, on put y découvrir un cratère avec le bras de Julietta à côté.
Enokoji : Oups…il reste un morceau, j’ai mal visé !
Rokzy : C’est quoi ce délire !? Un sram ça ne tape jamais aussi fort !?
Le sram se redressa, cape au vent, ses yeux brillant d’un rouge vif.
Enokoji : …Et à la fin, il ne restera que vos yeux pour pleurer…
Rokzy : Bâtard !!! BOND !
Le iop arriva au corps à corps du sram, et la puissance du bond repoussa Enokoji.
Alors que le sram était en l’air, le iop sorti sa Kari et abattu son coup avec une grande rage.
Le sram fit vite un mouvement avec les mains, puis sourit.
Enokoji : Poisse.
Enokoji se prit le coup d’épée de plein fouet, se fracassant violemment au sol.

Rokzy : C’était qui ce type ?
Alkaz se rapprocha du iop pour admirer le sram encastré dans le sol.
Alkaz : Aucune idée…mais il était vraiment flippant !
Soudainement, la Kari du iop tomba en morceau.
Rokyz : Que… !?
Enokoji se redressa sur ses deux pieds dans un horrible bruit de craquement d’os, en balançant le haut de son corps. Une fois debout, il se pencha en avant, affublé de son terrible rictus.
Enokoji :Quel manque de chance. ATTAQUE MORTELLE !!!
Un autre rayon de lumière cibla le iop, le faisant disparaître.
Enokoji : Et maintenant…
Le feca claquait des dents, effrayé par la force du sram qui se tournait vers lui.
Alkaz : Armure venteuse ! Armure terrestre, bouclier Feca ! Glyphe d’immobilisation, Glyphe enflammé !
Le feca, terrifié, avait perdu son sang froid et donnait tout ce qu'il pouvait contre son adversaire. Le puissant glyphe enflammé brûlait tout dans une large zone, on pouvait croire que l’enfer était sur terre. Enokoji, ralenti par le glyphe, mais pas arrêté, marchait tranquillement en direction d'Alkaz. Il brûlait, mais ça n’avait pas l’air de lui faire grand-chose.

Alkaz : Mais de quel enfer sors-tu, espèce de monstre !?
Le feca lança plusieurs attaques naturelles sur le sram. A chaque impact, Enokoji titubait un peu, mais continuait sa marche.

Le sram commença à faire des mouvements avec ses mains et on pouvait l’entendre rigoler. Alkaz, complètement paniqué, commença à lancer frénétiquement ses attaques tout en reculant.
On put entendre des pièges se poser, et le feca les activa en marchant dessus.
Il tomba à terre en vomissant du sang.
Enokoji : Les armures c’est bien… mais ça ne te couvre pas des poisons insidieux et des pièges empoisonnés, seul bouclier du Feca peut te sauver…enfin contre d’autres srams BWOUAHAHAHAHAHAHAH !
Dagran : Tu oublies le principal…
Enokoji : Ah oui, tu as raison, REPÉRAGE !

Le sram se tourna et lança une arnaque en direction d’un arbre. Les kamas lancés passèrent à travers le bois et l'on pu entendre le perco qui s’était caché derrière tomber à terre.

Dolch : Ouh…ça sent la coquille !
Dagran : Tu as ce qu'il te faut là ?
Enokoji : Parfait, je vais donner le tout à une connaissance et rapporter les potions à la tour.
Dolch : ça n’empêche pas que j’ai un mauvais pressentiment…
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Lun 6 Aoû - 4:15

Chapitre VII Une nuit en Amakna

Natsua ouvrit les yeux. Sa première vision fut celle du sram qui était en train de ramasser des bouteilles vides.

Elle se redressa rapidement, remarquant que tous ses pansements avaient disparu, et par la même occasion ses blessures.
Enokoji : He ben, vraiment efficace ces potions, je me demande si le laxatif est aussi violent…
Natsua : Pardon ?
Enokoji : Rien, pendant que tu dormais, princesse, j’ai été créer quelques potions pour que tu te remettes sur pied…Il serait dommage de perdre du temps que tu pourrais consacrer à ton entraînement non ?
Natsua : Heu oui…merci. Dolch et Dagran ne sont pas sur toi ?
Enokoji : Non je les ai rangés, ils me cassaient les c…

Natsua fixa le sram les yeux grands ouverts, d’un air interrogatif.

Enokoji : …les côtes. Bref, si tu veux t’entraîner vas-y, il fait beau sur les Landes aujourd’hui, c’est rare. Moi j’ai fait mon bordel toute la journée, le soleil se couche gentiment, je vais aller piquer un somme.

Le sram se leva et quitta la pièce, et alors qu’il allait passer le pas de la porte, la roublarde, hésitante, posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis un moment.

Natsua : Enokoji…pourquoi il y a autant de gens qui te traquent ?

Le sram s’arrêta un court instant et poussa un léger soupir, avant de faire demi-tour et de venir s’asseoir près de la roublarde. Le sram sourit.

Enokoji : Vois-tu, princesse, mon passé je ne le garde que pour moi...malheureusement je ne me souviens pas de ce qui s'est passé ces dernières années, et une bonne raison qui fait qu'on me traque est que je suis considéré comme fou et dangereux.
Natsua : Ah, mais tu ne l’es pas vraiment ?
Enokoji : Aux yeux du monde, oui, à mes yeux non et aux tiens…le suis-je ?

La roublarde hésita un instant avant de répondre.

Natsua : N…non, tu ne l’es pas.
Enokoji : Bah alors tu as ta réponse !
Le sram frotta la tête de la roublarde en rigolant, puis quitta la pièce.
Natsua : Mouais…je n’appelle pas ça une réponse…

La roublarde sortit du lit et se dirigea vers les armoires.
Natsua : Vraiment efficace ces potions…
Elle ouvrit les portes d’une armoire, contemplant plusieurs tenues de roublard.
Natsua : Ouha, bleu et blanc, vert et blanc, rouge… Y a tout sauf noir tout court…il a été les chercher où ? Je n’ai jamais vu de roublard avec des fringues pareilles…
Elle ouvrit une deuxième porte : il y avait sa robe courte à capuchon qui ne ressemblait plus qu’à des guenilles. A côté, une tenue de la même couleur. Les bottes étaient violettes avec une boucle sur le pied, agrémentées d’un crâne blanc sur fond noir. Il y avait une jupe courte noire à bordure jaune, et un grand foulard noir pour le torse doté un crâne blanc, une paire de gants très longs (eux aussi noirs), une cagoule noire, et pour finir un bandana et une cape à capuche ; tout deux noirs avec des bordures violettes. En voyant cela, Natsua fit un grand sourire.
Natsua : Finalement, il a bon goût…
La roublarde se changea avec cette nouvelle tenue, et plus que satisfaite, ouvrit les portes de la dernière armoire.
Il y avait un présentoir d’armes à l’intérieur. Il était à moitié rempli : Il y avait une fausse griffe du Ceangal qui brillait d’une drôle de lueur, preuve qu’elle avait été adaptée pour les gens maniant l’air. Il y avait aussi un arc à Chon, et deux paires de dagues. La première était des dagues Rat Noir, des dagues communes, mais de très bonne manufacture, souvent appréciées par les aventuriers ayant aguerri pas mal d’expérience. La deuxième paire attira fortement l’attention de Natsua: elles étaient rangées dans un fourreau en forme de boomerang. Natsua les dégaina: l’acier était bien travaillé mais pas exceptionnel. La roublarde fit encore une fois un grand sourire et les attacha à sa ceinture, dans le dos.
Natsua : Des dagues boomerang…mon œil que tu ne connais pas les roublards Enokoji…
Elle se retourna et tomba nez à nez avec l’havresac offert spécialement par Enokoji.
Natsua : Ça aurait été mon meilleur Nowel si c’était le mois de Descendre !
Elle enfila le havre sac, qui tenait par une bandoulière pour plus de liberté, et ne put s’empêcher de plonger la main dedans pour sentir son contenu: plein de bombes et de potions.
Natsua : J’hallucine, c’est vraiment le plus beau jour de ma vie, il y a tout le matériel nécessaire pour voyager ! Bah tiens, j’irais bien tester mes talents et entraîner mon art à la bombe !
Natsua quitta la pièce et descendit dans le hall de la tour. Une fois arrivée, elle regarda les fameux escaliers descendant au sous-sol.

Natsua : Faudra que tu m’expliques aussi pourquoi tu ne veux pas que je descende…car ça me titille d’aller jeter un coup d’œil.

La roublarde ne céda pas à la tentation et quitta la tour pour traverser le village de Gisgoul.
L’air était doux et agréable, il n’y avait pas de vent et le paysage désolé des Landes ne semblait pas inquiéter Natsua.
Malheureusement, la petite qui rêvassait en imaginant toutes les possibilités lui étaient offertes grâce au soutien matériel d'Enokoji, remarqua tardivement qu’elle était encerclée par trois bworks.

Natsua : Ah oui, j’avais oublié les bworks de la région…je ne fais que passer, ne vous occupez pas de moi.

La roublarde affichait un sourire…forcé.

Soldat Bwork : Eynou onva tpacé dsus.
Bwork Archer : Ixxdéheu !
Bwork Mage : Laul, toa avoar kamas pour nou ?
Natsua : Je ne comprends rien à ce que vous racontez, vous parlez Astrubien ? Car je ne comprends pas cette langue…
Le Bwork soldat planta son épée devant la roublarde.
Soldat Bwork : Ey sa tukompren ?
Natsua : C’est assez explicite…
La roublarde sortit son arme à feu et la braqua sur le front du bwork soldat. Natsua sourit avant d’appuyer la détente.
Le Bwork tomba à terre, mort.
Bwork Mage : Aifd’épée !
Le Bwork Mage sortit son grimoire et invoqua des Tofus, tandis que le bwork archer tirait des flèches en allant se réfugier derrière un arbre.
Natsua esquiva les flèches et courut en direction du bwork mage, taclant les tofus sans aucune difficulté. Elle saisit une bombe de son havre sac et la lança directement sur le Bwork Mage. L’explosion tua ce dernier.
Bwork Archer : Auu’vnèd par une phille…une ptit phille…èmdéair.
Natsua saisit ses deux dagues boomerang et les lança: leur trajectoire en forme de « u » passèrent derrière l’arbre où le bwork archer s’était caché, et l'on pu entendre sa tête tomber. La roublarde attrapa les dagues qui vinrent en retour.
Natsua : J’aime…

La roublarde se mit à sautiller en rigolant comme une enfant.

Natsua : C’est trop cool les combats! Ah, avec quelle classe j’ai géré, j’adore !
Soudain, un faible éclat de lumière attira son attention; il s’agissait d’une bourse, qui était tombée d’un cadavre de bwork.
La jeune fille saisit immédiatement la bourse pour en inspecter son contenu. A première vue, les Bworks avaient fait une belle collecte: il y avait facilement plus de 1000 kamas !

Natsua : Ooohh ça c’est plus que chouette ! Je vais aller faire un tour en ville !

La roublarde courut en direction du coucher du soleil, pour atteindre le zaap des Landes.

Une fois arrivée au zaap, la roublarde se tint le menton en réfléchissant à quelle citée visiter. Son choix se porta sur Amakna: elle redressa la capuche de sa cape et retira sa cagoule pour ne pas avoir d’ennui en tant que roublard, et franchit le zaap.

Quand elle sortit du zaap, ce fut un tout autre monde que le paysage désolé des Landes. Il faisait nuit à Amakna, et pourtant tout le monde était dehors. Il y avait plein de marchands, de roulottes, de stands ouverts, une fête était organisée. L’ambiance de la place du zaap était magique, il n'y avait que des personnes souriantes, des marchands aux airs sympathiques, les lumières des lanternes étaient un doux spectacle pour les yeux, il y en avait de toutes les couleurs ; vert, bleu, rouge, jaune, etc… le tout se mêlant aux résidus magiques du zaap qui laissait une teinte bleutée. Natsua avança de quelque pas, et là ce fut un festival d’odeur: elle put sentir différentes épices importées par les commerçants, des plats en préparation tel que la Planquette de bouftou, spécialité de la région.

Elle n’avait jamais connu un tel spectacle: elle avait entendu parler des cités, au temple roublard, mais elle n’avait jamais eu encore l’occasion de visiter Bonta, Brakmar, Sufokia ou encore Amakna. Elle savourait cet instant, l’air pur, un environnement chatoyant, cela faisait si longtemps qu’elle ne s’était pas sentie si bien, si tranquille, si apaisée…
Elle courait dans les rues, dévorant des yeux les étals qui étaient remplis de tout comme de rien; allant de pièces d’équipements inestimables ou de ressources rares, à de vulgaires babioles. Un marchand l’interpella.

Marchand : Hey, jeune demoiselle, tu as de très jolis yeux…tu es toute seule dehors à cette heure ? Tu ne voudrais pas une petite douceur ?
Le bonhomme tenait un stand de confiserie, rempli, voire plein à craquer, de divers bonbons en provenance des quatre coins du Monde des 12.
Natsua : C’est joli…c’est des bijoux ?
Marchand : Ahahaha c’est flatteur ! Mais non, ce sont des sucreries, et je te rassure elles sont aussi bonnes qu’elles en ont l’air.
Natsua : …Des sucreries ?

Le marchand regarda la jeune fille d’un air surpris, cherchant dans son regard s’il s’agissait d’une blague, et il ne trouva que l’innocence la plus totale dans ses yeux violets.

Marchand : Oui, les sucreries sont des choses mangeables, très douces en bouche et généralement sucrées, les enfants et les jeunes comme toi en raffolent !
Natsua : Ah !...bah il n’est pas trop tard pour essayer, je prends une sacoche de…
Marchand : C’est des dragées
Natsua : oki et ce truc sur un bâton ?
Marchand : C’est une sucette.
Natsua : Je prends aussi !
Natsua sortit sa bourse.
Marchand : Ouha, une belle bourse bien remplie que tu as là, un conseil, ne la montre pas trop en public, les voleurs ce n’est pas ce qui manque.

La roublarde sourit au marchand.

Natsua : Ne vous inquiétez pas je sais me défendre.
Marchand : Ahahaha j’en suis persuadé, mais prudence d’accord ? Et vu que tu n’as jamais goûté de sucrerie, je te les offre ! De toute façon, tu reviendras, une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer.
Natsua : Ça me semble une bonne affaire, bonne fin de soirée !

La roublarde tourna le dos au marchand, et partit ravie. Elle commença à manger sa sucette, et attacha la sacoche de dragées à sa ceinture. Elle appréciait le goût de la sucette, un grand moment de douceur dans sa bouche, qui la confortait plus dans ses rêves perdus parmi les innombrables étoiles desquelles elle ne pouvait décrocher le regard. Elle rêvait de devenir une grande roublarde: le goût du combat, malgré le peu qu’elle en avait fait, l’avait motivée, surtout qu’Enokoji, la seule personne qu’elle avait maintenant au monde, l’aidait pour s’améliorer. Une grande roublarde…et vivre comme une princesse…pourquoi pas en attendant un prince charmant ? À condition que ce dernier soit beau, intelligent et fort !

Perdue dans ses pensées et la tête en l’air, elle ne vit pas la personne qui marchait vers elle et qui avait l’air aussi absorbée par les étoiles. Les deux se rentrèrent dedans, mais il n’y eut que la roublarde qui tomba par terre et, dans sa chute, la capuche tomba de sa tête, exposant son visage.

La roublarde se frotta la tête en poussant un léger gémissement de douleur, avant de relever son regard et de voir une main tendue vers elle. Il s’agissait d’un jeune iop. Il devait avoir son âge, il avait les cheveux rouges -d’un rouge à en rappeler la cape d’Enokoji- qui étaient contrastés par des yeux bleus, bleu azur. Il était vêtu d’une tenue classique des disciples des iops, mais elle n’était pas blanche avec une croix rouge, elle était bleu ciel avec une croix blanche.

??? : Wouahw…tu es mignonne ! Toi aussi tu cherches le trésor caché dans la ville ? C’est une trop bonne idée pour animer cette fête !

La roublarde fixa le iop sans dire un mot, elle rougissait… car elle le trouvait mignon elle aussi !
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Mer 8 Aoû - 20:39

Chapitre VIII Course sous la lune

La roublarde saisit sans dire un mot la main du iop et se releva.

??? : D’ailleurs, ils ont même rajouté des adversaires, ils m’ont pris le coffre pour que je leur courre après !

Deux individus cachés par l'ombre arrivèrent en courant, tenant une malle dans la main et arrachèrent la bourse de Natsua.

Natsua : Ma…ma bourse !?
??? : Ah c’est eux d’ailleurs !
Natsua : Mais, mais…ce ne sont pas des organisateurs, mais des bandits cervelle de iop !

Les bandits grimpèrent sur le toit d’une maison et partirent en sautant de toit en toit.

Natsua : Voler un roublard, ils vont voir de quelle mèche j’explose !
La roublarde fit un saut pour s’accrocher à un rebord de fenêtre, puis fit quelques acrobaties pour finir sur le toit. Elle se propulsa violemment pour rattraper les bandits, si fort que des tuiles s’arrachèrent du toit avant de se briser sur le sol.

??? : Wowowowo, mignonne et agile !
Le jeune iop, lui, ne fit qu’un puissant bond pour atteindre le toit et rattrapa sans mal la roublarde. Les deux courraient de manière différente ; Natsua courrait avec le haut du corps penché en avant, son bras gauche tenant le havre sac plaqué contre son bassin pour ne pas la déranger dans sa course, et son bras droit en arrière pour donner un certain équilibre. Le iop lui, faisait de grandes enjambées en balançant les bras. Natsua était surprise de voir que ce dernier tenait aisément son rythme.
Natsua : Dis voir, c’est quoi ton nom ?
Seyphir : Seyphir.
Natsua : Zephyr ? Ah tu es un iop air ?

Le iop fit une grimace, comme pour signaler son incompréhension à la réponse de la roublarde.

Seyphir : Meuh non, je m’appelle Seyphir, je suis feu pas air…
Les adolescents sautaient de toit en toit, avec comme paysage la lune, qui brillait de mille feux, et quelques feux d’artifice dus à la fête venaient compléter ce décor.
Ils finirent par rattraper les bandits qui les attendaient en observant la lune.
Les deux étaient vêtus d’une tunique brune, d’un pantalon large avec un bandana blanc sur la tête. Il y avait un dessin de crâne tenant une dague dans sa mâchoire.
Dohnryian: Tiens tiens, qu’est-ce qu’on a là ?
Dohntu : C’est ça que vous cherchez les enfants ?

Le bandit tenait dans chaque main les biens volés.

La roublarde sortit impulsivement son canon et tira une espingole qui frôla la joue du bandit en question, à tel point qu’on put voir une entaille sur sa joue, laissant couler une goutte de sang.

Seyphir : Wowowowo et avec du caractère…Je peux avoir mon coffre maintenant ?
Les deux bandits restèrent étonnamment calmes.
Dohnryian : Tiens tiens, ne serait-ce pas le crâne à deux dents que je vois sur le foulard qui te sert de haut, jeune fille ? Une roublarde…
Seyphir : Jamais croisé de roublard…et sinon je peux avoir mon coffre ?
Dohntu : Les maîtres voleurs…mon cul, que des clebs qui n’aboient plus lorsqu’ils sont loin de la meute…
Natsua : [i]Dirent deux glorieux pickpockets qui s’en prirent à deux ados…
Seyphir : Sérieusement cool votre vie…mais je veux vraiment mon coffre.[/i]

Le iop croisait les bras et commençait à s’impatienter.

Les deux bandits brandirent une arme à feu semblable à des canons taillés dans du chêne, utilisés en général par les roublards .
Dohnryian : J’adore tuer des roublards…

Seyphir : Épée du Destin !
Une lance de flamme illumina alors l’obscurité et mit le feu aux armes des bandits. L’action fut rapide et précise.
Seyphir : Le bois ça brûle bien bande de pichons, si vous voulez la bagarre vous allez tomber de haut…et je ne parle pas du toit.
Les deux bandits observèrent le iop hésitant…puis décidèrent que le jeu n’en valait pas la chandelle. Ils déposèrent leurs butins volés sur place et prirent la poudre d’escampette.

Seyphir : Un roublard hein ? Première fois que j’en vois un…je m’attendais à quelque chose de plus menaçant et de plus…moche
La roublarde rigola.

Natsua : Moi je m’attendais à un iop plus con, pas mal l’idée de mettre le feu aux armes, Zephyr !
Seyphir : Mon nom c’est Seyphir…
Natsua : Ah Seyphir ? C’est original comme nom, ça vient de quoi ?
Le iop s’assit au bord du toit et prit son coffre sur les genoux. La roublarde fit de même.
Seyphir : C’est le nom de l’une des nombreuses épées que Goultard aurait brandies. Cette épée est, pour une raison inconnue, détestée de tous les iops qui l’ont brandie…enfin, on verra si je mets la main dessus un jour.
Le iop regarda à l’horizon avant de tirer une grimace.
Seyphir : Ahhh demain j’ai un entraînement dans les plaines de Cania avec mon maître, il veut que je rentre dans sa guilde…
Natsua : Guilde ? C’est quoi ça ?
Seyphir : On peut appeler ça une famille, ce sont des compagnons d’armes sur qui on peut compter en cas de besoin… et moi je vais me faire tuer par mon maître si je ne suis pas à l’heure demain !

Le iop se leva, mais la roublarde le retenu par le bras.

Natsua : J’ai…j’ai bien aimé courir sur les toits avec toi, on essaye de se revoir ?
Seyphir : Heu…Disons que je vais passer un bon moment dans les plaines de Cania, faudra que tu passes par là si tu veux me voir.
La roublarde fit un doux sourire au iop.
Natsua : Tâche de rester en vie alors !

Natsua sauta du toit pour atterrir dans un tas de foin, un peu à la manière du célèbre assassin armé de la hache Achinecride.

Seyphir : Wowowowo… C’est la première fois qu’on me fait autant tourner la tête.
Elle partit au pas de course pour prendre le zaap du village d’Amakna, mais à peine avait-elle passé la porte d’entrée de la ville qu’elle sentit des gens sur ses talons dans la forêt. Natsua s’arrêta net pour voir ceux qui la poursuivaient, et elle reconnut les deux bandits de tout à l’heure qui avaient amené un copain en plus, cette fois.

Dohnryian : On a dit qu’on aimait tuer du roublard…Aurais-je dû aussi préciser qu’on n’aime pas faire d’exceptions ?
Dohntu : Te séparer de ton petit copain ? Grave erreur.
Le troisième bandit s’avança: il était habillé comme les deux autres à l’exception que son bandana était autour de son cou et qu’il avait une cape en fourrure. C’était un pandawa. Il n’avait pas d’arme sur lui, mais deux boucliers venant de Pandala.
Dekiagaru: Crois-moi, on va te faire hurler ma mignonne ! Nous sommes les bandits du clan des DagBukal et nous ne tolérons aucun roublard sur ce territoire.

Natsua rigola et sortit sa cagoule pour la mettre sur sa tête.

Natsua : Des bandits qui s’en prennent à un roublard ? Ridicule. Vous n’êtes même pas habillés en noir, contrairement à vous je vais pouvoir profiter de l’obscurité de la forêt.

Elle souriait, c’était l’excitation. L’adrénaline du combat décuplait sa motivation.
Les bandits dégainèrent leurs épées, Dekiagaru ses boucliers, et puis on put entendre le bruit d’un sac qui s’ouvre.

Natsua : Je suis Natsua, dernière représentante de la famille Nat’ et vous, vous êtes morts !
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Sam 18 Aoû - 2:57

HRP/ Et voilà! Il y avait bien longtemps que j'avais pas écris un chapitre! Comme j'ai pu le dire en canal guilde, les 8 autres chapitres étaient déjà écrit avant ma venue en guilde. On peut donc dire qu'il est inédit!
Donc en espérant ne pas avoir perdu le peu de talent que j'avais acquis...ah et d'ailleurs ce chapitre est exceptionnellement long, je veillerais à ne pas en refaire des trop longs. trop long sa tue le long! °_° /HRP


Chapitre IX L'art d'une roublarde

Le vent se leva, entraînant avec lui des feuilles mortes et soulevant la cape de la roublarde.

Dekiagaru fronça les sourcils.
Dekiagaru : He bien, même les gamines se paient notre tête...
Le panda regarda ses deux alliés.
Dekiagaru : Et vos armes?
Dohntu : Brûlées...par le iop.

Le panda poussa un long soupir.

Dekiagaru : Bande de bons à rien...Vous me l'attrapez le temps que je me prépare, ok?
Les deux bandits acquiescèrent d'un mouvement de tête et avancèrent en direction de la roublarde.
Natsua : La lune est belle ce soir.
Dohnryian s'arrêta, restant prudent.
La roublarde avait un doigt posé sur ses lèvres et souriait doucement, avec un regard charmeur qu'une fille de son âge ne devrait pas être capable de faire.
Natsua : Voyez-vous...depuis une semaine je vis un cauchemar, tout le monde essaie d'avoir ma peau même quand il n'est pas question de la prime sur ma tête.
Elle sortit son canon en le caressant gentiment.
Natsua : Dans chaque cauchemar, il y a une chose nous effraie et qui finit par nous réveiller lorsqu’elle nous attrape.
Dohryian tendit le bras pour bloquer le passage à Donhtu, faisant comprendre à ce dernier qu'il voulait écouter ce que la roublarde avait à dire.
Natsua : ... Et il se trouve que dans mon cauchemar la "chose" qui effraie est de mon côté. Elle pulvérise ses adversaires avec un sadisme que je n'ai jamais pu voir ailleurs...
Le pandawa qui était en train de sortir une bouteille de lait de bambou et une autre d'alcool s'énerva du fait que ses sbires écoutaient la roublarde au lieu de l'attraper.
Dekiagaru : Sérieusement, génial ta vie, tu n'as pas envie de coucher ton histoire sur papier et le raconter à ta guilde?
La roublarde eut un regard méprisant et tira des espingoles avec son cauchmardeur sur les deux bandits. Dekiagaru s'interposa en les protégeant avec ses deux boucliers. Il se tenait sur un pied, l'autre retenant sa bouteille de lait de bambou, dans une position digne d'un guerrier Pandawushu.

Dekiagaru : L'art du pandawushu, l'art du bouclier tout en étant bourré, a été créé pour contrer tous les autres styles de combats.
Les deux bandits sautèrent par dessus le pandawa et ce dernier les propulsa avec ses boucliers. L'action prit la roublarde de vitesse. Dohntu et Dohnryian immobilisèrent Natsua.
Natsua : bâtards...
Dekiagaru : Pandanlku!
Le pandawa se propulsa en direction de la roublarde grâce à une force inconnue.
Dekiagrau : Poing enflammé!
Des flammes apparurent autour de ses mains. Arrivé en face de Natsua, il se mit à la frapper de manière continue. D'une gauche, d'une droite, et ainsi de suite. Il visait le visage de la roublarde alors que cette dernière se débattait contre les deux autres bandits. Ses cris de douleurs retentissaient à chacun des coups qu'elle se prenait.
Le pandawa continuait, et ce même malgré le visage de Natsua qui commençait à être couvert de sang.

La roublarde finit par sombrer dans les vapes.

Dohntu : Tu n'as pas été trop loin là? Genre t'aurais pu l'assommer dès le début, ce n'est qu'une gamine!
Dekiagaru : je lui fais juste fermer sa putain de gueule d'arrogante, ça commence tôt chez les roublards... et c'était quoi ces conneries avec les cauchemars!?
Dohnryian : Aucune idée, mais elle a dit qu'elle avait une prime sur sa tête toute à l'heure. On la ramène à la Milice pour empocher les kamas?
Dohntu : Joindre l'utile à l'agréable, ça me plaît!

Dohnryian saisit le pied de la roublarde.

Dohnryian : Je me la trimballe alors.
Dekiagaru et Dohntu passèrent devant. Dohntu estimant la forêt trop obscure alluma une torche. Le dernier bandit les suivit, traînant la roublarde par le pied.
Dohnryian : Ahahahahaha! Oh putain Deki tu as trop abusé! Si tu voyais la traînée de sang qu'elle laisse derrière elle! On va ameuter tous les mulous des environs!
Le pandawa ne daigna pas se retourner.

Dekiagaru : Je suis déjà étonné qu'elle respire encore. Elle a raté sa vocation de sacrieuse, avec tout ce que je lui ai mis dans la tempe.

Il fut obligé de se retourner quand Dohnryian hurla de douleur.

Dohnryian : Ah bordel ! Elle m'a planté un truc dans la main!
Dekiagaru : Dohntu éclaire par là avec ta torche !
Le pandawa lança son poing enflammé, ses mains se remirent à bruler. Il prit et serra la main de Dohnryian pour cicatriser sa blessure. Dohntu éclaira dans leur direction, dévoilant la roublarde.
Elle essayait de fuir. Malheureusement, elle n'arrivait qu'à marcher et encore ; complètement sonnée, elle titubait en râpant le sol couvert de son sang, et gémissait en secouant la tête. Elle tenait dans sa main la dague boomerang avec laquelle elle avait transpercé la main de Dohnryian pour pouvoir s'échapper.
Dekiagaru : Je n’ai décidément pas assez cogné ou pas assez fort...
Dohnryian : ...ou les deux.
Le pandawa sortit ses deux boucliers.
Dekiagaru : Dis-moi Natsua, tu sais que tu n'as aucune chance et pourtant tu luttes. Exceptionnellement je t'accorde la vie vu que tu n'es qu'une enfant. Suis-nous à la milice d'Amakna!

La roublarde, essayant de se retourner, tomba à terre. Elle tenta de se relever et s'assit au final en prenant appui contre un arbre. Ses pupilles se détractaient - rétractaient alors qu'elle essayait de reprendre son souffle.

Natsua : I...Ils me tueront.
Dekiagaru : Comment ça?
La roublarde redressa la tête, admirant la lune.
Natsua : Vous ne...pouvez pas comprendre cette douleur qui me dévore le cœur. Tous...tous contre ma famille. Ce fut un massacre soutenu par Allister!
Dekiagaru : Donc je présume que tu vas tenter ta chance avec nous ?

La roublarde se redressa avec peine, tout en gardant appui contre l'arbre et inclina la tête en avant, masquant son regard dans l'obscurité.

Natsua : C'est un cauchemar qui ne s'arrêtera pas...
Dekiagaru : Tu trouveras la paix quand tu seras morte, je te promets de t'achever rapidement.
la roublarde prit son revolver en main avec peine et le pointa en direction du pandawa. Sa main tremblait.
Dekiagaru : [iLles gars derrière moi, je vous protège des coups de feu. [/i]
Natsua : ...cette fois, dans ce cauchemar, c'est moi qui vais être la chose...

La roublarde mit son arme dans sa bouche, prenant en main ses dagues boomerang, avant de les lancer sur ses ennemis. Elles contournèrent Dekiagaru, tranchant le cou de Dohntu et Dohnryian, avant de revenir dans les mains de la roublarde. Les deux bandits s'effondrèrent au sol en se vidant de leur sang.

Dekiagaru : Tu imagines bien qu'après ce que tu viens de faire ça va être dur de faire preuve de compassion?

La roublarde s'essuya le visage avec son bras pour enlever un peu de sang qui ne cessait de couler. Le pandawa quant à lui, rangea un bouclier dans son dos pour avoir une main de libre.
Ce dernier saisit une bouteille d'alcool et la but cul sec avant de tourner sa ceinture dévoilant 4 tubes de bambou.
La roublarde prit son havre-sac et la plaça autour de sa taille, tout en gardant une main dedans.

Dekiagaru arracha un tube de sa ceinture avant de cracher dedans et de l'enflammer avec son poing.
Dekiagaru : Flasque explosive!
Il lança son tube qui explosa au contact du sol, enflammant la zone. La roublarde esquiva le projectile de justesse avec une roulade. Rapidement, elle sortit une bombe de son havre-sac en allumant la mèche grâce au feu créé par la flasque et la lança sur le pandawa. Ce dernier balaya la bombe qui explosa au contact du bouclier: le pandawa n'avait rien subi.
Dekiagaru : He bien? Je vois que tu arrives à te concentrer! Tu récupères vite!
La roublarde eut une légère perte d'équilibre, mais réussit à se maintenir debout.
Dekiagaru : Ai-je parlé trop vite? Même si tu étais en pleine forme tu ne serais pas à la hauteur!
Natsua : Je vais te le faire lâcher, ton putain de bouclier...
La roublarde tendit la main en avant.
Natsua : Aimantation!
le panda fut attiré en avant.
La roublarde donna un coup de pied ascendant.
Natsua : Botte!
Une trombe d'air repoussa le pandawa en arrière lui faisant perdre l'équilibre.
Dekiagaru : Elle en a la petite, mais ça ne suffira pas, Stabilisation!
Le pandawa fit un geste avec les mains et ses pieds s'enfoncèrent dans le sol, à chacun de ses pas, lui donnant un solide encrage.
Dekiagaru prit deux autres tubes dans sa main avant de refaire la même action.
Dekiagaru : Flasque explosive !

Il balança les deux tubes de bambou de la même main. La roublarde fit un bond en arrière pour les esquiver et se protégea avec sa cape du souffle et de la lumière de l'explosion.
La fumée cacha la roublarde aux yeux du pandawa. Quand elle fut dissipée par le vent, elle laissa place à Natsua qui était derrière les flammes, les bras croisés, une Tornabombe allumée dans chaque main.
Elle les lança sur la gauche et sur la droite du pandawa, créant ainsi un mur qui lui brûla les jambes.

Natsua : Si tu veux jouer à celui qui ne bouge pas, c'est toi qui vas servir d'aimant, Aimantation!
Les deux bombes se mirent à rouler en direction du Pandawa. Dekiagaru reprit son deuxième bouclier en main et se défendit sur les deux côtés. Les bombes firent une explosion impressionnante dès qu'elles touchèrent les boucliers.
Dekiagaru : Si tu n'as rien d'autre à me proposer, je crains que malheureusement tu n'aies rien pour me faire lâcher ma garde.
Le pandawa saisit son dernier tube de bambou.
Natsua : Tu as raison je ne peux pas l'emporter, mais je n'ai pas l'intention de mourir aujourd'hui!
Dekiagaru : Tsss...Tu dois être encore sonnée pour dire de pareilles sottises, Flasque explosive!
La roublarde esquiva le 4ème et dernier projectile de Dekiagaru en lui fonçant dessus. Elle dégaina une dague boormang, ainsi qu'une bombe et le pandawa par réflexe reprit son deuxième bouclier.
Natsua : Il me reste encore une feinte! Rémission!
Dekiagaru : Qu'est-ce que...?
La sphère faite de crâne noir apparut autour du pandawa. La roublarde donna un coup avec la dague, que le pandawa bloqua avec ses boucliers, et elle se fit refouler par Rémission. Quand elle fut repoussée, la roublarde lança sa bombe sur le pandawa qui explosa immédiatement, lui créant une grande ouverture pour fuir. Elle rassembla toutes ses forces restantes pour courir en direction du Zaap du village d'Amakna. Le pandawa dispersa la fumée causée par la bombe à l'aide ses boucliers et découvrit avec une grande colère que la roublarde lui avait échappé dans l'obscurité de la forêt.
Il se mit à hurler:
Dekiagaru : MAUDITE ROUBLARDE! Fuir, vous n'êtes bon qu'à ça, si tu reviens en Amakna je te tuerai cette fois!

La roublarde traversa les bois d'une traite, rentrant dans le zaap du village d'Amakna sans s'arrêter, attirant les regards de la foule des alentours.
Elle sortit du zaap des Landes de Sidimotes et continua de courir en direction de la tour de Gisgoul.
À quelques mètres de l'entrée, Natsua s'écroula avant de se relever avec beaucoup de peine. Elle voyait trouble et sentait des fourmis parcourir son corps, elle avait perdu du trop de sang. Elle vomit à cause de tous les coups qu'elle s'était prise à la tête. Elle rentra dans la tour en essayant de récupérer son souffle. Préférant économiser ses forces, elle se refusa le luxe de crier à l'aide et se mit à monter les escaliers à quatre pattes. Une fois arrivée à l'étage de sa chambre, elle se précipita en direction des seaux d'eau, mis normalement à sa disposition pour boire, avant d'en saisir un, de retirer sa cagoule et de se le verser sur la tête pour nettoyer le sang. Natsua s'empressa ensuite de chercher des bandelettes dans ses armoires. Une fois un rouleau trouvé, elle se fit un bandage sur le front, les tempes et l'arrière de la tête. Elle s'approcha de son lit dans un ultime effort avant de se laisser tomber dedans et de fermer les yeux.

Plusieurs jours passèrent...

La roublarde finit par ouvrir ses yeux. Enokoji se tenait sur un tabouret, s'amusant à rentrer et sortir une dague dans la fente de son orbite droite.
Enokoji : He bien alors? On a fait une mauvaise rencontre? Tu étais bien mouvementée durant ton sommeil!
Natsua : ...Un clan...les DagBukal...
Natsua était encore loin d'être en forme.
Enokoji : J'ai jeté un coup d'œil en dessous de ton bandage, on t'a frappé là où le sang coule le plus facilement. Ça explique l'état des escaliers et de l'entrée... Néanmoins je suis étonné que tu aies réussi à encaisser ça!
Natsua : Faut...que j'apprenne à maîtriser tous les sorts des roublards. Je manque sérieusement de variété. Espingole, Dague Boomerang, Détonation, Botte, Aimantation et Dernier Souffle c'est pas suffisant.
La roublarde se tourna dans son lit.
Natsua : J'en ai marre, peu importe où je vais, il y a toujours des gens pour me tuer.
Le sram se leva de son tabouret.
Enokoji : Bienvenue dans ma vie! À la différence que toi tu es recherchée uniquement à Amakna, qu'elle idée à la mords-moi le coccyx tu as eu d'aller là-bas! Tu peux aller à Bonta, Brakmar, ou Sufokia tu n'auras pas de problème!

La roublarde sortit du lit et se dirigea vers la sortie de la pièce avec une légère maladresse.

Natsua : ... Ça n'empêche pas qu'il me faut encore beaucoup d'entraînement.

Les jours passèrent, la roublarde récupéra entièrement sa forme et tentait de maîtriser sans relâche des nouveaux sorts. Natsua broyait du noir, un peu triste sur ses dernières rencontres qui étaient tout sauf amicales. Enokoji, sentant le vent tourner l'interrompit alors qu'elle s'entraînait.

Enokoji : Le monde n'est pas rempli que de gens mauvais, tu sais?
Natsua : Malheureusement je n'ai pas eu preuve du contraire depuis ma naissance...

Le sram laissa échapper un léger ricanement moqueur. Il lança au pied de la roublarde un trousseau auquel était accrochée une seule clef.

Natsua : Qu'est-ce que...?
Enokoji : Les faibles se lamentent et ça devient répugnant si c'est parce qu'ils s'enferment dans leurs visions faussées du monde. Il me faut du cuir de Dragon Cochon.
Natsua : Je ne suis pas de taille contre ce monstre!
Enokoji : Toute seule non. C'est pour ça que tu vas devoir trouver du monde pour faire ce donjon. C'est un excellent entraînement! Tu vas pouvoir ouvrir les yeux et user de tes deux nouveaux sorts que tu as acquis dernièrement !

La roublarde ramassa le trousseau et soupira.

Natsua : Sérieusement, tu vas avoir ma mort sur la conscience...
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 2 Sep - 22:15

HRP/ Ok...j'avais dit plus de chapitre long...mais là c'est une exception! Vous allez comprendre Pourquoi! ;D /HRP

Chapitre X L'enfant perdu

Le monde n'est pas rempli que de gens mauvais, tu sais?

Cette phrase hantait l'esprit de Natsua. Effectivement, sa rencontre avec Seyphir confirmait le véridique de cette phrase et pourtant…il restait le seul à ne pas avoir pointé une arme contre elle.
Elle emprunta le zaap des Landes pour déboucher à celui de la plaine des Scarafeuilles. À la sortie du zaap elle fut éblouie par la lumière du soleil. Elle redressa sa capuche pour en protéger ses yeux qui s'étaient, depuis le temps, habitués à l'obscurité des Landes. Elle marchait en direction du pont pour atteindre l'île des cochons de lait, soit : le territoire des Porcos.
Il faisait beau, il n'y avait pas un nuage dans le ciel. Le soleil cognait fort et la chaleur (accentuée par l'accoutrement en noir de la roublarde) lui donnait des nausées à cause de ses nombreux traumatismes crâniens. Natsua accentua sa marcha et se précipita pour traverser le pont de l'île et trouver un coin d'ombre non loin du donjon. Son choix se porta sur un arbre près de l'entrée du donjon et du rivage. Accablée par la chaleur, Natsua enleva sa capuche ainsi que sa cagoule. Elle avait encore gardé le bandage qui lui traversait le haut de la tête. Il lui restait quelques séquelles de son dernier combat. Elle n'hésita pas à plonger la tête dans l'eau pour se rafraîchir. Elle sortit la tête de l'eau quelques minutes après puis pris appui en s'asseyant contre l'arbre, admirant le grand large, tout en laissant ses cheveux sécher.

Natsua : Dois-je faire confiance au jugement d'Enokoji? Lui-même est toujours traqué… et pourtant il me dit de faire confiance aux autres.

La roublarde soupira.

Natsua : Juste une dernière fois… pour le donjon. Mais cette fois je vais éviter de faire remarquer mes origines…

Un bruit la fit paniquer, deux individus s'approchaient du donjon. Elle se hâta de remettre sa cagoule pour ne pas dévoiler son visage et redressa sa capuche. Elle les observa en restant à l'ombre de l'arbre. Elle hésitait, « ils m'ont l'air pas trop mal »pensait-elle. Voyant que les deux personnes se retournaient pour entrer dans le donjon, elle s'approcha lentement d'eux pour les aborder.
Les deux individus semblaient à peine plus âgés et l'un d'eux était à peine plus grand que Natsua. L'un était un iop vêtu de blanc et d'une croix noire sur sa tunique, équipé d'une panoplie du Chêne Mou. L'autre était une iop à la beauté incomparable. Vêtue elle aussi de blanc, contrasté par le noir de la panoplie rat noir ainsi que ses cheveux dont la couleur était comparable à la noirceur de la cape de Natsua.
La roublarde quelque peu intimidée, détourna le regard.

Natsua : Bonjour, vous… vous voulez faire le donjon?
Ekron : Euh, oui, nous sommes venus jusqu’ici pour libérer un petit garçon prisonnier du boss de ce donjon. Pourquoi cette question ?
Natsua : Eh bien… Justement il me faudrait du cuir de dragon cochon, mais je ne suis pas sûre de… enfin…
Eryna : Tu n’es pas persuadée de parvenir à le vaincre seule et tu voudrais nous accompagner, est-ce bien ça ?
Natsua : Heu oui… Si ça ne vous embête pas bien sûr.

Le iop échangea un regard avec son amie. Leur choix fut vite fait.

Ekron : Très bien, tu peux te joindre à nous si tu le souhaites ; je dois avouer que je suis très curieux de voir une roublarde à l’œuvre.

Natsua se sentit un peu plus à l'aise et finit par tendre la main.

Natsua : Hi hi, si cela peut te rassurer, je me défends bien! Je m'appelle Natsua, et vous?
Eryna fut plus entreprenante qu'Ekron et serra la main de la roublarde.
Eryna : Je m'appelle Eryna, Natsua, c'est un joli prénom!
Le deuxième iop serra la main de la roublarde avec un sourire confiant au coin des lèvres.
Ekron : Moi c'est Ekron et tu sais, Natsua, moi le monde me surprend en bien ces derniers jours! Et sans vouloir faire court, il faudrait que nous rentrions on a un enfant à sauver!
Ekron passa devant, marquant la figure dynamique du groupe. Natsua et Eryna marchaient derrière cherchant à faire connaissance plus détaillée de leur quête.
Arrivé devant le gardien du donjon,le groupe montra les clefs. Natsua et Ekron montraient leur trousseau tandis qu’Eryna montrait une clef.
Le gardien soupira.
Gardien : Sérieusement… C'est à ce point la crise pour que vous utilisiez tous des trousseaux !? Allez-y, passez…
Le groupe déboucha sur une salle remplie de dalle.
Ekron : Hum, intéressant, ça doit servir d'entrée.
Eryna : On devrait tous prendre la même dalle alors, non?
Natsua : Allons-y, vous avez un enfant à sauver!

Les trois aventuriers prirent la dalle la plus proche.

Natsua ouvrit les yeux, elle avait mal à la tête, comme lors d'une gueule de bois et remarqua très rapidement que quelque chose n'allait pas.
Natsua : Heu… dites-moi que je suis en plein délire à cause d'un coup de chaud dehors, car là je suis une… cochonne.
Elle se retourna et vit Ekron, ainsi qu'Eryna, qui avaientsubi le même sort.
Ekron : Non, il s’agit simplement d’une malédiction passagère, et je gage qu’elle nous quittera dès le labyrinthe derrière nous.
Les prédictions du iopse révélèrent exactes et les membres du groupe purent reprendre leur apparence habituelle lorsqu'ils sortirent du labyrinthe. Il n’était pas très complexe, il suffisait d’aller au centre tous ensemble et de parler à nouveau au gardien du donjon pour en avoir terminé avec cette épreuve.
Ils descendirent dans la fosse qui débouchait dans le donjon. À première vu, il se présentait comme une succession de couloirs, avec diverses fentes, des tire-bouchons sortaient d'endroits improbables. Ekron fit le premier pas. Son pied enfonça une dalle qui activa un piège. Du gaz se mit à sortirdes fentes.
Ekron : On trace!

Le iop saisit un bout de la cape pour se protéger le nez avec, et fonça droit devant. Eryna fit de même.
Ils coururent sur une distance, traversant plusieurs salles jusqu'à voir la dernière qui semblait ne pas être atteinte par le gaz. Les deux iops se propulsèrent d'un bond pour rejoindre rapidement la salle en question. Une fois dedans, ils lâchèrent leurs capes, en toussant pour cause d'une légère intoxication qui heureusement, était bénigne.
En reprenant son souffle,Eryna regarda Ekron inquiète, Ekron compris tout de suite ce qui clochait.

Eryna : Natsua? Où est-elle!?
Ekron : Je sais pas, je ne l'ai pas vue !
Les deux iops se tournèrent en direction du couloir rempli de gaz.
Eryna prit peur quand elle sentit une main se poser sur son épaule.
Natsua : Hé héhé, je vous attendais!
La roublarde sourit à Ekron et Eryna avant de se tourner et de continuer l'avancée dans le donjon.
Eryna : Elle a fait comment?
Ekron : Je sais pas, mais je pense qu'elle ne doit pas être aussi faible qu'elle en a l'air… continuons.
Le groupe se remit en marche atteignant dans la première salle du donjon.

La salle contenait deux cochons de lait, un Don Dorgan ainsi qu’un cochon de Farle. Le groupe se lança à l'attaque des monstres. Ekron fit un saut périlleux qui l'amena près des deux cochons de lait qu'il tua d’une épée destructrice. Eryna bondit simplement au-devant du cochon de Farle et lui ouvrit le dos avec ses dagues, le laissant se vider de son sang dans d’horribles hurlements d’agonie. Natsua lança une bombe derrière le Don Dorgan et celui-ci se retourna vivement pour tenter de comprendre ce qui se passait ; malheureusement pour lui, la jeune roublarde avait déjà pris la place de l’explosif à l’aide de son entourloupe et, d’un sourire, elle lui trancha la gorge avec ses dagues boomerangs.
Cette salle avait été un véritable jeu d’enfant. Le groupe reprit sa marche en direction de la salle principale. Ils parvinrent à une salle où il y avait un emplacement au centre. Un mécanisme s'enclencha et activa la statue au centre de la pièce.

La chose parvint à s’extraire de son emplacement et se redressa, prête au combat. La fameuse gorgouille, un monstre dont on disait qu’il était presque aussi redoutable que le dragon cochon lui-même. Il était temps de vérifier si la légende était vraie…

Natsua : Wouha… si tu fais du jambon avec ce truc, je ne veux pas imaginer la digestion…
La remarque de la roublarde laissa place à un long silence. Ekron prit une position offensive, concentré, sachant que ce combat-là n'allait pas être aussi simple. Eryna prit exemple sur Ekron.
La gorgouille frappa violemment le sol avec son pied à la manière des lutteurs.
Un glyphe blanc apparut dans les coins de la salle, laissant un espace réduit au centre de la pièce pour combattre. La lourde mâchoire de la gorgouille s'ouvrit pour en laisser échapper une voix digne des plus gros bourrins.
Gorgouille : Approchez, aventuriers!
Eryna : Ce… cette chose parle!?
Ekron : Ça m'en a tout l'air… Attention à vous, on la dit extrêmement forte.
Natsua : Pas de souci !

La roublarde s'élança la première. Elle fit un saut avant de lancer ses dagues boomerangs et de coupler son attaque avec un tire d'espingole. Les dagues ricochèrent contre la pierre qui composait la créature et le tir du cauchemardeur ne fit aucun dégât. La roublarde admirait la bête qui se tenait devant elle, avec un léger effroi qui lui drainait sa témérité.

Gorgouille : Le vent ne déplace pas les montagnes.

Erynafit un bond dans le dos de la gorgouille pour l'affaiblir. Cette dernière se retourna avec une lueur rouge dans les yeux. Eryna la repoussa d'une intimidation, préférant jouer la sécurité.
Gorgouille : À mon tour…!

Le monstre frappa ses deux mains l’une contre l’autre,provoquant un bruit sourd.

Gorgouille : Lourde coopération…!

Il changea sa place avec celle d'Eryna qui ne se trouvait pas loin de Natsua avant de courir dans sa direction.
Ekron : Attention!
Le iop fit un bond pour barrer la route à la gorgouille.
Ekron : Épée destructrice!
Ekronabattit un puissant glaive de feu sur l'ennemi. L'attaque fut efficace et enfonça une des épaules de la bête.
La riposte fut violente.
Gorgouille : Yostu-Zumô…!
La créature cracha du feu au visage d'Ekron. Ce dernier eut le réflexe d'incliner la tête pour se protéger avec la coiffe du Chêne Mou.
Gorgouille : Oishi-Zumô…!
La créature leva le poing avant de fracasser le sol avec. Le choc fut impressionnant et propulsa Ekron dans le glyphe. Il heurta le mur de la salle de plein fouet avant de s'effondrer au sol.
Eryna : EKRON!
Gorgouille: Le feu fait fondre le métal…
Ekron se releva avec peine. Il n'y avait que lui pour résister à un coup aussi puissant. Alors qu'il avançait dans le glyphe,il ne sentait plus ses mains.
Ekron : Ça va aller, mais ce glyphe m'empêche d'utiliser mes sorts!
Le iop courut pour rejoindre le centre de la pièce et récupérer ses capacités.
La gorgouille se retourna pour finalement attaquer la roublarde.
Natsua : Enlève-toi cette idée de la tête.
Gorgouille : Oishi-Zumô…!
Natsua : Roublardise!
Il y eut une explosion de fumée qui fut dissipée quand la gorgouille abattit son poing sur le sol.
Ekron : Bordel, j'espère qu'elle ne s'est pas fait toucher…
La fumée laissa place à quatre Natsua, toutes éloignées les unes des autres… tirant des doigts d'honneur à la gorgouille.
Eryna : C'est… noble.
La bête, ne comprenant pas ce qu’il se passait, laissa une ouverture. Eryna en profita.
Eryna : Épée du jugement!
Elle fit un geste ascendant avec les mains. Une épée sortit du sol et frappa la gorgouille laissant une blessure verticale sur tout son corps.
La gorgouille poussa un hurlement de douleur et chargea sur Eryna.
Gorgouille : Oishi-Zumô…!
Alors que la gorgouille allait cracher du feu,les illusions de Natsua disparurent pour laisser place à la vraie. Elle tenait son révolver dans la bouche ouverte de la gorgouille.
Natsua : Je vais te faire chier du gravier!
Elle appuya sur la détente. L'espingole fit tituber la Gorgouille.
Gorgouille : La montagne est en colère…!
Ekron : Épée destructrice!
Ekron qui fonçait droit sur la gorgouille fit apparaître un glaive de feu avec lequel il arriva à transpercer le monstre. Ce dernier succomba à l'attaque et s'effondra au sol.
Les trois aventuriers se retrouvèrent au centre de la pièce.
Ekron et Eryna : C'était quoi ces doubles!?
Natsua : Ah ça…? de la roublardise… j'ai appris à maîtriser ce sort il n'y a pas longtemps … comme pour entourloupe. Mais dis-moi Ekron, tu es vachement fort! Tu l'as pulvérisé!
Eryna : Tu n'as pas mal…? Je veux dire tu as pris un sale coup…
Ekron : Dire que je n'ai pas eu mal serait mentir… Mais ça va. Natsua, je pense qu'il était sensible au feu, c'est pour cela que je lui ai fait très mal! Bon, prochaine salle, le boss! Allons sauver cet enfant!
Eryna et Natsua acquiescèrent toutes les deux de la tête. Ekron passa devant avec Eryna et Natsua quant à elle, les suivait.
Natsua : Ah non!
Les deux iops se retournèrent se préparant pour le combat.
Ekron : Quoi? Un monstre?!
Natsua : Non… j'ai marché dans une bouse…
Le groupe se remit en marche, avec Natsua qui traînait du pied pour nettoyer sa botte.
Ils franchirent une salle remplie de bassins thermiques et arrivèrent finalement à la salle du boss.

Une fois dedans, ils purent distinguer un petit groupe de monstres.
Il était composé d'un cochon de Farle, d'un Don'Duss Ang et d’un Don Dorgan. Derrière ces trois monstres, onpouvait le puissant Dragon Cochon qui dormait.
Ekron : Regardez !
Le iop pointa un angle de la salle. Il y avait un enfant coincé derrière les rochers.
Eryna : Ce doit être l'enfant que nous devons sauver!

Le Dragon Cochon ouvrit un œil et, ne pas jugeant le combat à sa hauteur, il envoya ses cochons en leur donnant un signal avec le groin.
Natsua : Avec Eryna on s'occupe du menu fretin, Ekron, mets l'enfant à l'abri!
Ekron ne se fit pas prier et utilisa un bond pour se rapprocher de l'enfant, voulant dégager les rochers pour qu'il puisse sortir du piège naturel dans lequel il s'était coincé.
Alors que Natsua s'avançait en jonglant avec son revolver pour descendre du cochon, Eryna lui fit signe de s'arrêter avec la main. Une fois les cochons à une bonne distance, la iopette fit un mouvement des bras.

Eryna : Épée céleste!

De multiples coups de foudre frappèrent une large zone tuant tous les monstres dedans, le coup était très puissant et efficace.
Natsua : Wowoh… « GherlPauwoua » comme disent les Bworks…
Eryna rigola d'un air innocent. Mais son rire fut interrompu par le rugissement du Dragon Cochon.
Ekron : Bordel! J'arrive pas à enlever ces foutues pierres. Tiens bon petit! Ta mère-grand nous envoie pour te sauver!

Au même moment le Dragon Cochon se mit sur ses deux pattes avant de lâcher une énorme déjection de gaz, il s'agissait de son terrible sort : étourderie mortelle!

Natsua : Putain mais quel gros dégueulasse…
Eryna : Tellement… élégant.
La roublarde impatiente d'en découdre s'élança en se munissant de ses dagues boomerangs. Alors qu'elle s'apprêtait d'attaquer, son geste fut interrompu par le cri de l'enfant.
Enfant : NON!!! Surtout pas! Tant que le gaz ne s'est pas dissipé, il ne faut pas attaquer. Avant un groupe d'aventurier est mort comme ça.
Ekron : Natsua,ARRÊTE!!!
La roublarde stoppa son mouvement.
Natsua : On peut au moins courir?!
Enfant : Oui, mais surtout ne pas taper tant que le gaz est présent!
Ekron restait au fond vers l'enfant, Eryna était complètement à l'opposé de la salle. Natsua qui s'était trop rapprochée du Dragon Cochon essaya de prendre de la distance. Ce dernier frappa le sol avec une patte arrière, signe de son sort Immobilisation.
Natsua : Mes… mes jambes, elles sont engourdies!

Le Dragon Cochon s'approcha de la roublarde et reprit appui sur ses deux pattes arrière avant de laisser tomber sa masse corporelle sur la roublarde. Sous l'impact du coup, la roublarde s'envola en l'air telle une vulgaire poupée de chiffon. Le Dragon Cochon poussa un effroyable hurlement avant de lancer sa plus terrible attaque : le croutage. Il s'élança et donna un violent coup avec son crâne massif à la roublarde avant qu'elle ne touche le sol. La puissance du coup propulsa Natsua dans un pilier de la salle, la faisant passer à travers. Le corps de la roublarde finit sa course sur le sol, remuant la poussière du sol et semblait inanimé.

Ekron et Eryna : NATSUA!!!

Le gaz se dissipa. Le Dragon Cochon se tourna face à Eryna, d'un renâclement de groin qui semblait arrogant. Détail sanglant, la cagoule de la roublarde était restée accrochée à l'une de ses défenses, laissant penser que le coup avait été porté à la tête.
Alors qu'il se rapprochait d'Eryna, Ekron lui barra la route en arrivant avec un bond.

Ekron : Eryna, je t'en prie, va aider Natsua!
La iopette acquiesça de la tête et courra en direction du corps de la roublarde.
Ekron : Viens Dragon Cochon! Tu m'as mis en colère!

La créature chargea le iop, mais ce dernier freina son attaque en le retenant par les défenses. Ekron, dans un hurlement d'effort, tourna sur lui même avant de lancer le boss en l'air.
Ekron : Prends ça! Tempête de puissance!
Le iop abattit son poing et un puissant éclair fit de même sur le Dragon Cochon. Ce dernier fut violemment ramené au sol.
Ekron : Couper !

Une série de lames en feu sortirent du sol et foncèrent droit sur le monstre. Ce dernier esquiva maladroitement l'attaque en roulant sur le côté, cependant, le coup atteignit quand même ses jambes. Il poussa un cri de douleur et eu beaucoup de peine à se remettre sur ses quatre pattes.

Erynaarriva vers le corps de Natsua. Elle respirait faiblement. Son visage qui était découvert baignait dans une flaque de sang, ses blessures à la tête s'étaient rouvertes.
Eryna : Natsua! Réponds-moi!

Un léger éclat couleur lilas se détacha du visage ensanglanté de la roublarde, elle avait ouvert les yeux.

Natsua : Ah merde ma tête… ma cagoule… désolée pour le sang.
Eryna : Ne bouge pas, Vitalité!
Une lueur vive se mit à briller vers la poitrine de la roublarde. Cette dernière se redressa aussitôt.
Eryna : Ménage-toi! Ce n'est pas un soin, tu es toujours blessée!
La roublarde ramassa le bandage qu'elle avait à la tête pour se l'enrouler autour de la main. Le sang ne cessait de couler de sa tête. Ses yeux se démarquaient malgré tout, de leur teinte violette, affichant sa détermination.
Natsua : Le contrecoup viendra après, pour le moment je vais faire ce que j'ai à faire, je ne dois pas décevoir maître Enokoji!
La roublarde souleva sa cape laissant apparaître son havre-sac.
Natsua : Hé héhé, je vais lui rendre la monnaie de sa pièce!
Eryna : Je t'en prie, fais attention…

La iopette se lança sur le Dragon Cochon, essayant de le blesser avec ses dagues. Ekron quant à lui, le frappait à coup de tempêtes de puissance. La créature tentait de se débattre, mais avait beaucoup de peine à se mouvoir à cause du couper. La roublarde elle, posait des bombes à l'autre bout de la salle.

Ekron : Il ne veut pas passer de vie à trépas!
Le Dragon Cochon finit par récupérer sa vigueur et fit tomber Eryna de son dos.
Une bombe tomba devant son nez.
Natsua : Entourloupe!
La roublarde échangea sa place avec sa bombe et finit par se retrouver devant le monstre.
Ekron : Natsua, mais qu'est-ce que tu fous!?
Natsua : Merci pour la diversion… Libération!

La roublarde dégagea une puissante force qui repoussa le Dragon Cochon au centre de ses bombes. Natsua fit apparaître son détonateur.
Natsua: Par contre j'ai plus de jus…
La lueur au cœur de la roublarde, due à la vitalité, s'estompa. Natsua s'évanouit sur son détonateur, qui activa les bombes et terrassa le Dragon Cochon.

Quand elle rouvrit les yeux,elle se trouvait à l'extérieur du donjon. Eryna discutait avec l'enfant qu'Ekron avait enfin pu extirper de la roche. Ekron lui, se tenait penché en avant, au-dessus de la roublarde.
Ekron : Eh bien ! Tu es vraiment bien plus forte que les enfants de ton âge!
La roublarde tâta son visage, l'hémorragie s'était arrêtée, mais elle n'avait pas récupéré sa cagoule.
Natsua : Mon… mon masque!
Elle se redressa se masquant le visage. Ekron rigola et lui tendit sa cagoule.
Ekron : Je ne sais pas pourquoi tu tiens tant à te cacher, tu es très belle! Un truc de roublard je présume.
Natsua arracha des mains d'Ekron sa cagoule et l'enfila rapidement.
Natsua : Parfaitement, j'ai généralement des emmerdes quand les gens comprennent qui je suis.
Ekron : Ah, cela explique ta blessure à la tête qui n'a pas été faite par le gros porc?
Natsua préféra détourner le regard que de répondre.
Ekron : D'accord je n'insiste pas, au fait, j'ai découpé un bout de cuir… J'ai essayé de prendre le meilleur que j'ai pu trouver car tu l'as laissé dans un sale état après ton explosion.
Natsua : Je… Merci. Tout simplement merci, je n'y serais jamais parvenu sans vous.
La roublarde mit le bout de cuir dans son sac.
Natsua : Vous êtes vraiment sympas, j'espère vous revoir un jour.
Ekron : Ah ahahah, c'était vraiment intéressant de voir une jeune roublarde à l'œuvre! Mais nous aussi nous te remercions pour ton aide!
Natsua laissa échapper un léger sourire apaisé.
Natsua : Bon, je vais revenir de là d'où je viens, je te souhaite une bonne continuation à toi et à Eryna.
Ekron : Tu ne vas pas rester et dire au revoir aux autres ?
Natsua : Non ça va aller, je n'aime pas les adieux.

La roublarde se tourna et partit en courant.
Ekron : Natsua !

La roublarde se retourna pour écouter ce que le iop voulait lui dire.

Ekron : Je ne sais pas si tu as des rêves… mais crois-y, ils se réaliseront!
Natsua acquiesça d'un doux sourire et reprit sa course.

Après quelques heures de marche et de zaap,Natsua regagna enfin la tour de Gisgoul.

Elle entra dans le hall,exténuée, et gravit avec lourdeur les marches des escaliers. Enokoji l'attendait à l'entrée de sa chambre.
Enokoji : Alors ?
Natsua : Faillit mourir, sauvée de justesse, usage de mes nouveaux sorts… et j'ai compris pourquoi tu voulais que je rencontre d'autres gens… j'avoue, il n'y a pas que des gens mauvais.
Enokoji : Bwouahahaha! Et le cuir?
Natsua sortit le cuir de son sac et le donna à Enokoji, puis rentra dans sa chambre en se dirigeant vers le lit.
Enokoji : Mhh…
Natsua : Quoi?
Enokoji : Je vois que tu as carbonisé le Dragon Cochon…
Natsua : …Et ?
Enokoji : Bah le cuir est dans un sale état… je vais aller en acheter un chez un marchand, je reviens!
Enokoji balança le bout de cuir par une fenêtre.
Natsua : Mais… mais…
Enokoji : Bah quoi?
Natsua : Rien… je vais aller me coucher…
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 9 Sep - 19:27

Chapitre XI Le sens du combat

Les semaines se succédaient, mais aucun jour ne se ressemblait. La roublarde s'entraînait durement pour maîtriser ses sorts. Son index droit était râpé jusqu'au sang à force d'enclencher la gâchette du cauchemardeur. Elle s'entraînait à l'espingole sur des cibles de plus en plus petites et de plus en plus éloignées.Elle déplaçait ses bombes plus facilement et avait réussi à développer une synergie avec elles.
Elle entraînait aussi sa condition physique, en faisant des parcours du combattant dans les Landes ou en se laissant volontairement empoisonner par des monstres pour apprendre à lutter contre la douleur.Elle avait développé une agilité hors norme qui lui permettait d'appliquer des esquives et des mouvements improbables avec son corps.

Enokoji quant à lui passait le plus clair de son temps dans la tour tel un fantôme. Il y a bien longtemps qu'on ne l'avait pas défié.
Après une longue et intensive journée d'entraînement, Natsua rentra à la tour pour se coucher comme à son habitude. Mais cette fois-ci, les escaliers qui menaient à sa chambre s'étendaient au-delà, comme si Enokoji avait laissé expressément ouvert en guise d'invitation.
Elle gravit les marches et atteignit finalement la chambre de l'ombre pourpre.

La pièce était vide, il n'y avait qu'une simple table en ébène et un trône avec un grand dossier sculpté en pierre comparable à celui d'Ogivol. Il était là, affalé sur son trône, d'une position blasée, à attendre la roublarde.
La roublarde un peu gênée se permit de rompre le silence d'une remarque.

Natsua : Je crois… que vous avez oublié de fermer votre porte maître.
La mâchoire du sram s'ouvrit pour régurgiter son ignoble voix grave.
Enokoji : Natsua… tu as fait de merveilleux progrès.
La roublarde mal à l'aise répondit.
Natsua : Ah merc…
Enokoji lui coupa la parole.
Enokoji : Tellement de progrès que c'en est du gâchis de t'entraîner dans ces Landes. Ta place est au-delàde ces terres et ces montagnes!
L'ombre pourpre se redressa remuant la poussière du sol avec sa cape. La vive lueur écarlate qui apparut subitement dans ses yeux éclaira son visage.
Enokoji : Je veux un défi, amuse-moi Natsua !
Le visage de la roublarde prit la teinte d'une pierre albâtre.
Natsua : Maître… êtes-vous sérieux ?!
Enokoji : Devant la tour… maintenant.
Les deux combattants se mirent en position,avec les ruines et la tour de Gisgoul comme paysage de fond. Le sram était comme d'habitude, inexpressif avec seulement son regard qui brillait tel l'éclat d'un rubis. La roublarde quant à elle, semblait tendue, mal à l'aise et peu sûre d'elle. Enokoji jeta ses dagues au sol.
Enokoji : Bats-toi comme si je voulais te tuer… Car entre nous deux, il n'y en a qu'un seul qui se relèvera.
La roublarde gardait une main tremblante dans son havre-sac.
Enokoji : Allez, je veux entendre la voix de Sram déchirer ton corps…
Le sram se mit en marche tranquillement en direction de la roublarde.
Elle dégaina son arme et tira une espingole d'une rapidité fulgurante. Le sram ne fit qu'un bête pas de côté pour esquiver l'attaque.
Enokoji : Tu dis prendre du plaisir quand tu te bats, mais tu pues la peur en ce moment, est-ce moi qui t'effraie où es-tu une menteuse?
La roublarde ne répondit pas en préférant se forcer à se concentrer. Enokoji donna un coup avec sa main comme pour baffer quelqu'un, mais dans le vide…
La roublarde sortit une bombe de son sac avant de la lancer un peu devant le sram. À sa grande stupeur, la bombe explosa sur un piège.
Natsua : Je vois… tu as piégé la zone en gesticulant.
L'ombre prit son légendaire rictus dans un bruit d'articulation répugnant.
Enokoji : Combien d'adversaires as-tu affrontés? Combien en as-tu tué? Combien de combats as-tu remportés avec satisfaction?
La roublarde, encore une fois, ne répondit pas aux questions. Elle tenta d'aimanter son adversaire pour déminer le terrain avec.
Enokoji : Excellent…
Le sram se mit à bouger comme de douleur tandis qu'il était aspiré par la roublarde. Son ombre se décrocha de ses pieds avant de se redresser et de prendre forme derrière lui.
Enokoji : Mais pas parfait…
Le double du sram activa quelques pièges sournois avant d'activer un piège de masse dont la zone touchait Natsua. Enokoji avait retourné le plan d'attaque de la fille contre elle. Cette dernière, sous le souffle de l'explosion, fut éjectée au sol.
Enokoji : À chaque fois tu es revenue à moitié morte. Tant bien que gagnante ou perdante. Ta place est-elle vraiment au combat ? Vis-tu dans le déni?
La roublarde se redressa et montrait les dents en signe d'énervement.
Natsua : ASSEZ! C'est quoi ces questions?
Le sram fit disparaître son double dans une attaque mortelle et reprit sa marche tranquille, toujours en direction de la roublarde.
Enokoji : Pourquoi te bats-tu?
Natsua : Pour ne pas risquer de mourir et pour vivre en paix!
Enokoji : Il y a bien longtemps que personne n'est venu te capturer, Amakna ne doit plus chercher ta mort. Tu peux vivre ta vie, en paix, à Bonta ou Brakmar sans problème. Pourquoi te bats-tu?
La colère semblait prendre le dessus sur la peur de la roublarde. Elle hurla d'une voix cassée.
Natsua : LA FERME!
Elle lança ses dagues boomerangs sur Enokoji. Ce dernier vit disparaître son sourire et prit dans ses deux mains une poignée de kamas.
Enokoji : Arnaque !
D'un simple mouvement avec les doigts, il propulsa ses kamas sur les dagues boomerangs qui lui fonçaient dessus par les côtés. D'un violent bruit métallique, l'attaque d'Enokojicontra les dagues de la roublarde, les repoussant assez loin pour qu'elles ne soient plus à portée de main de la roublarde.
Enokoji : Tu pourrais être dans les bras de ton beau iop, Seyphir… et pourquoi pas fonder une famille avec… Ou si tu aimes tellement te battre, explorer plusieurs donjons avec Ekron et Eryna. Mais toi tu restes ici à souffrir et à te mentir, pourquoi te bats-tu?
La roublarde grogna.
Natsua : Comment es-tu au courant de ça?!
Voyant le sram se rapprocher dangereusement, la roublarde sortit la fausse griffe du Ceangal de son havre-sac que lui avait offert Enokoji et campa sur ses positions.
Enokoji : Il faut un but pour se battre, un but pour aimer se battre, le combat a un sens et celui qui ne peut le percevoir en devient la victime.
Une fois à portée de lame. La roublarde se mit attaquer son maître. Ce dernier esquivait toutes les attaques.
Enokoji : Tu ne t'es jamais entraînée au combat avec une épée, tu laisses trop d'ouverture.
Enokoji plaça un coup sournois dans la lame de la roublarde ce qui, avec la violence du choc, la désarma.
Le sram se planta devant la roublarde, le visage droit, donnant l'impression qu'il regardait droit devant. Natsua quant à elle avait la tête redressée pour regarder le sram dans les yeux.
Enokoji : Pourquoi te bats-tu?
Natsua le regardait les yeux grands ouverts et, à bout de nerfs, ses larmes finirent par les noyer.
D'une voix déchirée et triste, elle donna enfin la réponse qu'Enokoji désirait tant.
Natsua : Je ne sais pas… Je ne sais pas…
La roublarde fondit en larmes en prenant appui sur le torse du sram. Pour la première fois, elle auraitsouhaité que son maître la réconforte, la prenne dans ses bras et la serre fort.
Natsua : Et toi… pourquoi te bats-tu?
D'une voix rauque et grave le sram répondit à Natsua.
Enokoji : Ne reviens à la tour que si tu sais pourquoi tu veux te battre…
L'ombre pourpre se dégagea de la roublarde et regagna la tour sans poser le moindre regard sur la jeune fille en larmes.
Natsua s'effondra à genoux, les poings serrés, entendant les portes de la tour claquer.

Elle pleura pendant plusieurs heures, sans que rien ne se passe. Elle était seule, de nouveau seule…
Elle finit par rassembler ses affaires et partir en direction des Plaines de Cania.
La nuit tomba. Elle dut se résoudre à faire un feu et choisit un arbre assez grand pour pouvoir aller se coucher dans l'une de ses branches. La nuit lui parut bien longue à contempler les étoiles à la recherche de réponse à ses questions.
Au soleil levant, la roublarde descendit de son arbre et s'asseyant contre, prit son Cauchemardeur en main. Enokoji avait raison, elle n'avait rien: plus de famille, pas d'amis, pas de maison et maintenant plus de maître… Si elle avait un but, elle aurait une vraie volonté pour se battre, mais elle ne savait pas pour quoi ou pour qui se battre.
Encore une chose où Enokoji avait raison : le combat ne l'amusait pas, le nombre de fois où elle avait souffert de ses blessures, de tout ce sang perdu, de ces lendemains avec un corps montrant clairement ses limites… La seule fois où elle eut du plaisir ce fut quand elle se déchargea les nerfs sur Truh'D.

Alors qu'elle admirait son arme avec beaucoup de tristesse, la folle envie de commettre l'irréparable devenait de plus en plus pesante.
Elle ferma les yeux et inspira un bon coup.

Alors qu'elle braquait son canon sur sa tempe, une voix familière retentit aussitôt.
??? : Wowow, je ne pensais pas te voir ici un jour !
Elle rouvrit les yeux, il se tenait devant elle, c'était lui, Seyphir… dont l'expression du visage laissait facilement comprendre qu'il n'appréciait pas l'idée de la roublarde.
Seyphir : Mais…!? Qu-qu'est-ce que tu fous!?
La roublarde fixait du regard, les yeux grands ouverts, le jeune guerrier, figée comme si elle ne savait plus quoi faire.
Le iop fonça sur Natsua d'une marche rapide, il lui arracha son arme des mains et la jeta par terre, puis la saisit par le col avant de la forcer à se lever tout en la plaquant contre le tronc de l'arbre.
Seyphir : C'est quoi cette idée!? Mais ça va pas la tête!?
La roublarde se mit à rougir, elle avait honte de son acte.
Natsua : Seyphir…
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 16 Sep - 22:37

Chapitre XII Conviciton

La roublarde restait sans voix et n'arrivait qu'à articuler le nom du Iop.

Seyphir : Tu veux mourir? Pourquoi tu veux mourir?

La roublarde prit le iop dans ses bras en larme.
Natsua : Excuse-moi, je ne… voulais pas ça.

La tête appuyée contre son torse, elle pouvait entendre le cœur de Seyphir battre rapidement : contrairement à ce que l’expression de son visage laissait croire, il avait eu peur. Il passa à son tour les bras autour de la roublarde.

Sephyir : Je ne sais pas pourquoi tu as voulu faire une pareille connerie, mais ne recommence plus jamais ça!
Les deux adolescents s'assirent par terre et Natusa commença à raconter son histoire et ses problèmes. Seyphir écoutait attentivement le récit de la roublarde.
Seyphir : Mais c'est énorme !
La roublarde tira une grimace, ne comprenant clairement pas l'optimisme du iop.
Natusa : De quoi?
Seyphir : T'as tout perdu, tu es l'héritière d'une famille roublarde massacrée et en plus tu es bourrée de talents !
Natsua : …et tu trouves ça énorme?
Le iop se mit debout, les yeux brillants de conviction et le doigt pointant l'horizon.
Seyphir : Ceux qui ont tout perdu ou commencé à partir de rien sont souvent rentrés dans la légende!Goultard, Vil Smisse, Allister, Hyrkul, OtoMustam, Lily, Ténèbres et j'en passe… Tous partis de rien et maintenant tristement ou héroïquement célèbres !
Natsua rit nerveusement.
Natsua : Tu serais pas en train de me dire qu'un jour je vais être connue, toi? Car je le suis déjà, auprès d'Amakna je te rappelle, avec une prime sur ma tête!
Le iop dans son euphorie prit la main de la roublarde et la força à se relever.
Seyphir : Parfaitement ! Qu'est-ce qui t'empêcherait de devenir une des roublardes les plus puissantes voir la plus puissante?
Natsua :J'y arriverai jamais, à chaque fois que je me bats j'échappe tout juste à la mort!
Seyphir fit craquer sa nuque en secouant sa tête.
Seyphir : Un seul mot pour ça, entraînement!
Natsua : Je m'entraîne depuis des mois et tout ce que j'ai réussi à faire c'est de me faire mettre à la porte par mon maître parce que je n'ai pas de raison valable de me battre.
Le iop sortit sa lame de son fourreau, c'était une lame large dont le bout était recourbé. Il s'agissait d'un sabre de Feudala.
Seyphir : Si j'ai bien compris, tu t'entraînes seule, ce qu’il te faut c'est un rival ! Je te propose un défi à l'arme blanche!
La roublarde se laissa gagner par l'énergie positive du iop. Elle sortit ses dagues boomerangs en les faisant mouliner dans ses mains avant d'adopter sa posture de combat.
Natsua : Avec plaisir.

Le guerrier tenait son sabre de la main droite. Il marchait en direction de la roublarde. Une fois à sa portée, il donna un coup horizontal. Natsua l'esquiva en exécutant une roulade avant puis, se releva en tournant sur elle-même, dagues en main, pour toucher Seyphir. Ce dernier esquiva l'attaque d'un bond en arrière.
Seyphir : Wowowowo… jolie!
Natsua : Il va te falloir bien plus que ça pour me battre!
Un sourire fit son apparition aux coins de la bouche du iop avant qu'il saisisse son épée à deux mains.
Il se propulsa surNatsua d'un bond avant de donner un coup en diagonale, de haut en bas, de sorte qu'elle ne puisse pas l'esquiver. Elle le bloqua avec ses dagues, mais la force de Seyphir la repoussa. Il tourna sa lame au sol pour mettre la lame face contre ciel et se propulsa une nouvelle fois sur la roublarde. Il donne un coup ascendant avec le dos de la lame dont la force désarma la roublarde.
Seyphir : Je crois que tu manques de technique à ce niveau là… tu es bien plus douée avec ton arme à feu, mais à la lame, tu ne vaux pas grand-chose…
Natsua : On va voir ça!
Elle sortit la fausse griffe du Ceangal.
Seyphir : Tiens, à l'épée? Intéressant.
La roublarde fonça sur le iop pour donner un coup vertical. Seyphir bloqua le coup sans peine.
Seyphir : Aie mes oreilles…
La roublarde, surprise, regarda le iop, avant que ce dernier ne la repousse avec sa force.
Seyphir : Ton épée chante faux.
Natsua : Qu'est-ce que tu veux dire?
Le iop fit un pas rapide en la direction de la roublarde. Il se baissa et tourna sur lui-même pour exécuter une balayette qui fit tomber Natsua. En se redressant, il planta son sabre à côté de sa tête.
Seyphir : Ce que je veux dire c'est que tu t'en sors peut-être avec les dagues, mais on voit qu'on t'as jamais appris à utiliser une épée.
Seyphir retira son épée du sol. Natsua se releva.
Natsua : Personne ne m'a jamais montré…
Seyphir : Eh bien on va y remédier tout de suite.
Le iop prit de la distance et se positionna, le sabre de Feudala tendu vers le haut, pour faire une coupe.
Seyphir : Quand tu tapes, ça fait un bruit sourd, ta lame doit trancher le vent et siffler.
Le iop donna son coup et on put entendre un sifflement avec la lame qui fendait l'air.
Seyphir : … comme cela, ta coupe est plus rapide, plus forte et tranchera bien mieux…

Natsua semblait intéressée par le maniement de l'épée.

Seyphir : Tu me fais 50 coupes qui sifflent d'affilées… Si ça siffle pas, tu recommences!
Natsua : Pa-pardon?
Le iop alla se poser sur un rocher pour observer la roublarde.
Seyphir : On a de cesse de s'entraîner, je vais te montrer comme se battre à l'épée et te faire découvrir une douleur physique agréable, celle de L'ENTRAÎNEMENT!
La roublarde fronçait les sourcils.
Natsua : Mais c'est complètement débile ! La douleur reste de la doul…
Seyphir : Moins de parlote, plus de coupe, on va t'entraîner à fond et tu vas lui faire fermer son clapet à ton Eno…
Natsua détourna la tête pour s'accorder un instant de réflexion. Puis se mit en place avec son épée.
Natsua : Devenir forte… mort ou gloire. Je crois comprendre et la prochaine fois qu'on se verra, c'est moi qui lui donnerai une explication.
Seyphir : Bien parlé ! Et après tes coupes tu me fais 50 pompes… t'as beau être agile, tu n'as vraiment pas de force.
La roublarde regarda le iop de manière apeurée.
Natsua : Tu…pousses pas un peu là?
Seyphir ne donna qu'un rire moqueur en réponse. La jeune fille se mit à faire des coupes, mais aucune ne sifflait. Dix, vingt, trente… elle avait beau trancher le vide, il n'y avait que le bruit sourd de l'air qui remuait.
Seyphir : STOP!
Natsua : Quoi?
Le iop changea de position sur son rocher, pour cause de douleur aux fesses.
Seyphir : ça fait dix bonnes minutes que tu moulines dans le vide comme une dératée en injuriant les forgeurs de cette épée. Commence par des tranches verticales, de haut en bas.
Natsua : D'accord.
Seyphir : Ah et encore un conseil, imagine que tu veux séparer le ciel en deux… et pour les coups horizontaux, imagine que tu veux séparer le ciel et la terre.
Natsua : Le ciel en… deux?
Natsua reprit son épée en main, la pointant vers le ciel. Puis elle donna un grand coup qui encastra la griffe dans le sol ; elle avait réussi, l'arme avait sifflé.
Natsua : J'ai réussi!
La roublarde sautait de joie.
Seyphir : Bien plus que 49, sans échouer une seule fois sinon tu recommences…
Natsua : …enfoiré.
D'un sourire aux coins des lèvres pour faire comprendre que c'était du second degré, la roublarde se remit à l'entraînement sous le regard attentif de Seyphir. Elle passa la journée à injurier la douleur dans ses bras et à chaque fois qu'elle se loupait. À la tombée de la nuit elle avait réussi ses 50 coupes d'affilées et passait aux 50 pompes.
Seyphir finit par s'endormir sur son rocher. Quand il ouvrit les yeux, la roublarde était étalée à côté de sa griffe, épuisée et endormie.
Seyphir : Ah malin… je sais pas si tu as réussi.
Le jeune guerrier alluma un feu près de la roublarde pour pas qu'elle prenne froid.

Natsua continua son entraînement à l'épée avec Seyphir durant des semaines. À la fin, elle avait acquis une maîtrise de l'épée comparable aux plus grands bretteurs du monde. Puis elle jugea bon de rentrer pour défier Enokoji.Le iop lui expliqua que si elle voulait revenir s'entraîner, il était là.
La roublarde rentrait sereinement à la tour. Depuis sa rencontre avec Enokoji, elle avait appris plein de choses. Elle maîtrisait désormais tous les sorts des roublards, les dagues et l'épée. Elle était rapide, et avait une très bonne condition physique.

Alors qu'elle arrivait à la tour, impatiente de retrouver le sram qui y logeait, elle vit un groupe de dragodindes apprivoisées cachées derrière des arbres.
À l'approche de la tour, des voix se faisaient entendre. Jusqu'à ce que le puissant hurlement d'Enokoji laisse place à un silence.

Natsua se précipita et arriva non loin d'Enokoji et d'un attroupement de personnes. Ils étaient tous vêtus de noir, sauf une personne.
Cette personne-là était vêtue d'une grande cape et d'une combinaison digne d'un maître voleur. Elle portait aussi une cagoule avec un crâne à deux dents dessus, symbole des roublards et un bouc noir ornait son menton. Mais contrairement aux autres roublards sa cagoule n'avait pas de trou pour les yeux et… ses vêtements étaient d'un blanc immaculé à en rendre jaloux le plus fidèle des Bontariens. L'individu avait pour arme une faux dont l'éclat albâtre laissait croire qu'elle avait été bénite par Jiva.

Le roublard s'avança vers Enokoji, qui avait déjà sa lueur rouge dans les orbites.
Oyadis : Je suis Oyadis, mais mon nom ne te dit rien, vu que tu as tout oublié!
Enokoji : Que…?
Le roublard continua sa marche puis se stoppa à une distance raisonnable du sram.
Oyadis : Tu ne t'es jamais demandé pourquoi tu étais là? Quel était ton passé? Et je parie que tu ne sais même plus pourquoi tu gardes le sous-sol de cette tour!
Le squelette grinça des dents.
Enokoji : Je sais pourquoi je garde cette tour et c'est pour ça que si tu passes, je te TUE!
Oyadis : Ridicule, tu as beau avoir gardé quelques souvenirs, tu ne comprendras pas ma venue, pour la dernière fois, laisse-moi accéder au sous-sol!
Enokoji : Même si c'était réellement pour vérifier quelque chose, JAMAIS!
La roublarde entra en scène, son épée à la main et se positionna à côté d'Enokoji.
Enokoji : Na…Natsua?
Le roublard blanc sembla surpris de voir la jeune fille ici.

Oyadis : Natsua? As-tu vraiment survécu? Quelle drôle de coïncidence de te retrouver ici…

Cette fois, l'histoire commence.
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Sam 22 Sep - 22:34

Chapitre XIII Oyadis

Oyadis : Tu as bien grandi Natsua, il y a bien longtemps que je ne t'avais pas vue.

La jeune fille semblait heureuse de voir l'un de ses semblables, ça faisait bien trop longtemps qu'elle n'avait pas vu de roublard.

Natsua : Comment connais-tu mon nom ? Fais-tu aussi partie de la famille des Nat'?
Un sourire apparut au coin des lèvres d'Oyadis, comme s’il prenait plaisir à faire désirer sa réponse.
Oyadis : Tu n'y es pas du tout, moi je suis celui qui a causé leur chute.
La nouvelle eut l'effet d’un assommoir sur la roublarde. Elle se tenait devant celui qui se prétendait être l'assassin de sa famille et il disait ça d'un naturel et d'un froid à lui en donner la nausée. Ne voulant pas le croire au premier abord, elle lui demanda de répéter.
Natsua : Pa-pardon?
Le roublard à l'allure pure caressait son bouc.
Oyadis : Oui, j'ai monté la royauté Amaknénnne contre eux et participé à leur massacre avec les hommes que tu vois là. Je te n'explique ni comment et ni pourquoi j'ai fais ça, j'ai pas le temps aujourd'hui.
Les émotions gagnèrent Natsua, Elle hurla, les larmes aux yeux.
Natsua : Réponds-moi maintenant pourquoi tu as foutu ma vie en l'air! Tu es un roublard!? Comment as-tu pu trahir les tiens!?
Oyadis restait impassible.
Oyadis : Tu ne peux pas comprendre jeune fille, de toute façon aujourd'hui je ne cherche pas l'affrontement, j'ai juste quelque chose à vérifier.
Alors que Oyadis se dirigeait en direction de la tour, le sramcontempla la roublarde en pleurs avant de laisser sa puissante voix rauque démontrer sa colère.
Enokoji : Je ne supporte pas de voir une fille pleurer ! Oyadis, je veux voir la voix de Sram déchirer ton corps!
Le roublard ne se retourna même pas, d'un simplement claquement de doigt, ses sbires vinrent occuper Enokoji et Natsua.
Oyadis : Je n'ai pas à craindre un sram rongé par sa folie qui ne se rappelle même pas de qui il était avant, ni même pourquoi on le traque et pour ça je vais m'assurer que ça dure.
Enokoji : Enfoiré! Je vais te briser!

L'ombre pourpre avait pour adversaire un sadida et un cra.
Sadidas : Occupe-toi de nous ! Ronce apaisante!
Le sadida frappa le sol du poing, faisant sortir des ronces qui s'enroulèrent autour des jambes d'Enokoji pour l'immobiliser.
Cra : Œil de taupe!
Le cra décocha une flèche qui aveugla le sram, rendant ce dernier complètement inoffensif.
Sadidas : On doit juste les retenir, Oyadis a dit qu'on ne pouvait pas vaincre le sram!
Cra : Pffff… des conneries, regarde comment on le gère!
La roublarde, quant à elle, n'avait qu'un seul combattant. Il avait une longue robe noire à capuche qui masquait son visage.
Zamnô : À Zamnô, le masque du Psychopathe !
Un grand masque rouge aux cornes protubérantes et au rictus inquiétant apparut sur le visage de l'individu.
Zamnô : Néh hé héhéhé, ta mère…
La jeune fille avala sa salive.

Zamnô: Elle a pris beaucoup de plaisir quand je l'ai violée. Après je l'ai tuée et j'ai remis ça avec son cadavre. Sois pas jalouse, je te réserve le même sort!!!
La roublarde serrait le poing. Elle sortit son cauchemardeur et sans un mot, se mit à tirer en continue sur le Zobal. Le dernier esquivait habilement ses attaques en bougeant comme un pantin désarticulé.
Zamnô: Hi hi Ha ha trop lente, lente, LENTE!!! FOUGUE!
Le corps de l'homme au masque de bois se raidit d'un coup pour en faire sortir une ombre aux allures inquiétantes. Le zobal avait l'air beaucoup plus excité et avide de violence.
Zamnô: Fu-fu-fufuria FURIA!!!
Le psychopathe laissait sa folie imploser dans un souffle noir, le propulsant violemment en direction de la roublarde. Le sol se fissurait à chacune de ses attaques avant que celles-ci atteignent la roublarde. Les coups étaient violents et faisait hurler cette dernière.
Zamnô : Tu as mal ? Fais-moi hurler avant que je te fasse jouir!
Zamnô posa son pied sur le torse de la roublarde.
Zamnô : APPUI! WOUAHAHAahahahaahabwouAHAHAHAHahaha!
Dans un rire effroyable, il se propulsa en arrière à l'aide de la roublarde qui elle, fut violemment propulsée contre un arbre des alentours.
Le zobal se mit en marche en direction de la roublarde, avec la tête penchant sur le côté.
Zamnô : Abandonne toute illusion de contrôle…
Natsua se redressa d'un coup, sa griffe à la main et sauta sur le fou pour le trancher d'un coup. Ce dernier bloqua l'attaque en arrêtant la lame avec ses mains. Le Zobal baissa la tête pour regarder la jeune fille dans les yeux. Elle pleurait.
Zamnô : Oh c'est pour ça que tu es calme… tu pleures ? Dis quelque chose ! C'est RÉPUGNANT un adversaire silencieux!
Natsua donna un violent coup de pied dans le ventre du zobal, le faisant lâcher l'épée. Elle profita de l'ouverture pour donner un uppercut à l'aide de la garde de son arme avant de mouliner pour la planter dans le pied de Zamnô le clouant au sol. Elle affichait le regard d'une femme mature.
Natsua : Je vais te réduire en cendres.
Le fou lui éclata de rire au visage. Cette dernière énervée sortit ses dagues boomerangs pour les lui planter dans le ventre.
Zamnô : Wahahaha, je saigne ! On peut dire que mon ventre s'est tapé une barre! Plastron!
Une implosion violette vint renforcer la résistance du zobal. Natsua sortit une bombe de son havre-sac.
Natsua : Je vais gommer ce sourire dessiné sur ton masque à coup de poing.
La roublarde garda la bombe dans la main droite et saisit son revolver de la gauche, le pointant vers le ciel.
Natsua : Pour tant de cruauté je ne vois qu'un seul remède…
Elle tira un coup de feu en l'air, le tir créa une sphère de couleur sépulcre temporairement autour de la jeune fille avant de disparaître. Elle venait d'utiliser le sort le plus puissant des roublards, kaboom.
Natsua : … c’est la MORT!!!
La roublarde prit de l'élan avant de frapper violemment avec son poing, qui contenait la bombe, son adversaire au visage. Au contact du masque, la bombe explosa arrachant Zamnô du sol, son pied dans lequel était planté l'épée se coupa en deux, et il finit par enfoncer les portes de la tour avant d'atterrir dans son hall.
Zamnô : Pfoua… hi hi pas mal petite, pas ma…
Alors que le zobal se redressait, Natsua coupa court en lui assénant un deuxième coup de poing munit d'une bombe. Le malheureux se vit décoller du sol une nouvelle fois. L'attaque le repoussa dans les escaliers, qu'il dévala, menant au sous-sol qu'Enokoji s'évertuait à défendre.
Zamnô : Putain !
Le zobal tentait en vain de se relever, mais restait bloqué à quatre pattes. Il se préoccupa de la salle dans laquelle il se trouvait. Le plafond devait être dans les 6 ou 8 mètres de haut, il était soutenu par des piliers massifs auxquels étaient accrochés des torches ou des gargouilles. Alors que Zamnô entendait l'écho des pas de la roublarde qui descendait l'escalier, il remarqua un dernier détail : Il y avait une grosse porte derrière lui et un sceau à la forme d'une étoile en-dessous de lui qui brillait d'une lueur à en rappeler le crépuscule. Il redressa la tête et vit la roublarde qui se tenait devant lui munie d'une autre bombe à la main. Il laissa échapper un rire nerveux, son corps entier avait peur des attaques de la roublarde; il sentait la fin arriver.
La jeune fille lui donna un coup de pied sous la mâchoire pour le redresser à la hauteur de son poing et lui asséna un troisième coup dévastateur avec sa bombe. L'enchaînement propulsa le fou à travers la porte. Il retomba violement sur le sol. Les oreilles sifflantes dont le bruit fut interrompu par le son de son masque qui se brisa en retombant sur le sol.
Natsua vint se positionner au-dessus du malheureux, le saisissant d'une main à la gorge et de l'autre, prépara une bombe en guise de coup de grâce.
Natsua : Alors?
Le zobal essayait tant bien que mal de retrouver ses idées.
Natsua : Quel effet ça fait de savoir qu'on va mourir?
Zamnô fit un sourire et prit le temps d'admirer une dernière fois le visage masqué de la jeune fille, de son odeur, de ses mèches brunes dépassant de sa cagoule et de ses yeux comparables à de l'améthyste.
Zamnô : Dommage… tu es aussi fougueuse que ta mère, j'aurais vraiment pris un de ses pieds avec ton corps, un putain de pied!
La jeune fille abattit son poing avec fureur. L'ultime attaque, sous la force de la bombe, fit éclater la tête du malheureux de manière semblable à une vulgaire pastèque. La roublarde se releva pour admirer l'étendue des dégâts causés par son attaque. Du trou béant dans le sol, aux taches de sang, sans parler des débris d'os ou morceaux de cervelle étalés un peu partout.
Elle remarqua finalement avec stupeur l'étendue de la pièce dans laquelle elle se trouvait. Avec un plafond aussi élevé que l'autre salle qui y permet d'y accéder, on y retrouvait les mêmes piliers, cependant la salle contenait quelque chose d'effrayant. Au fond de la pièce, il y avait deux statues représentant des démons sur les côtés et au centre, s'étendait une énorme sculpture représentant aussi un démon, mais avec les mains tendues en avant sur lesquelles on pouvait y voir des traces de sang séché. En-dessous de cette œuvre, se trouvait un autel entouré d'une fosse sur lesquels on pouvait aussi distinguer des traces de sang séché. Mais ce qui attira vraiment l'attention de la roublarde était le cercueil entreposé sur l'autel. Il était scellé par d'innombrable chaînes d'acier. Soudain, une ombre blanche se redressa de derrière le cercueil, il s'agissait d'Oyadis. Ce dernier tenait une grande boîte, elle aussi scellé par des chaînes, sous son bras droit et une potion de rappel dans la main gauche. Il jeta un rapide coup d'œil au cadavre de Zamnô avant de poser son regard sur Natsua.
Oyadis : Tsss…Après tout ce ne sont que des pions, Natsua, tu as bien plus de point en commun avec Enokoji que tu ne peux l'imaginer… mais ne t'accroche pas à son visage.
Le roublard tourna le dos à la jeune fille et avala la potion de rappel.
Oyadis : ... S’il a perdu la mémoire c'est qu'il y a une bonne raison.
Sur ces dernières paroles, Oyadis se volatilisa grâce à la potion.
Un hurlement strident attira l'attention de Natsua vers la salle d'accès. Elle y vit le corps du cra, sans tête, dévaler les escaliers. Elle put voir le sram arriver peu après. Une fois descendu les escaliers il avança sans prononcer un seul mot.

Natsua : Enokoji… je, je veux dire, il a…

L'ombre pourpre passa à côté de la jeune fille, comme s’il l'ignorait. Il s'arrêta à quelques mètres du cercueil. Sa lueur écarlate dans les yeux s'estompa puis il tomba à genou.

Enokoji : Lydia…

Son timbre de voix n'était pas habituel, il semblait plus humain et des larmes de sang commencèrent à couler de ses orbites.
Enokoji : Lydia, mon amour… pourquoi !? BWHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

Le sram poussa un horrible hurlement de douleur avant de glousser de chagrin sur place. Natsua, désorientée par le fait de voir une personne aussi puissante qu'effrayante prise de tristesse, semblait aussi saisie au cœur.

Elle se mit elle aussi à genoux, derrière Enokoji, avant de le saisir dans ses bras. Son squelette était froid et rugueux, le tissu de sa cape et de sa capuche doux au toucher. Elle sentait aussi les chaudes larmes de sang couler sur ses avant-bras. C'était la première fois qu'elle osait le toucher.

Enokoji : Pourquoi… as-tu été tuée ?
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Mer 24 Oct - 17:43

HRP/ Le chapitre tant attendu, non pas pars sa qualité mais pars sa lenteur à être postée.../HRP

Chapitre XIV Le début d'une fin



Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis la rencontre avec le roublard Oyadis. Le sram avait instinctivement regagné son trône dans la tour, installé dans une position blasée. La chose inquiétait sa disciple. En effet, Enokoji restait immobile sur son trône, tel un cadavre, malgré le fait que Natsua reste à ses côtés et lui demande plusieurs fois par jour "Maître, allez-vous mieux?". Elle passait ses journées dans cette salle, à entraîner ses déplacements instantanés via roublardise ou entourloupe et à perfectionner ses sorts pour les bombes.
Alors que la nuit tombait à l'extérieur, la roublarde s'adossait une fois de plus contre un mur de la pièce pour être en face de l'ombre morte, et se laissait gentiment glisser pour se retrouver en position assise.
Natsua : *Baille*, Je ne vous demande pas comment vous allez aujourd'hui, vous dormez comme un sadida depuis des jours, hé hé hé.
Alors que ses paupières se fermaient lentement, deux lueurs rouges tirèrent la roublarde de sa torpeur.

Natsua : Ma-Maître!?
L'ombre se redressa brusquement, dans un bruit de difficulté respiratoire, avant de laisser sa mâchoire se décrocher dans un grincement d'os et ses yeux briller d'un éclat écarlate.
Enokoji : RRAAAAAHHHHHHH!!!
Le sram hurla de douleur avant de saisir d'une main la table à proximité du trône et de la briser en la lançant contre le mur.
Enokoji : Encore ce maudit cauchemar! À chaque fois que je vois ce cercueil, ça recommence... Je l'ai aimé comme un fou et je l'aime encore! Impossible de me remémorer son visage, son odeur ou sa voix ! Je la vois mourir, rongée par le chagrin, mais je ne sais pas comment!
Le sram se laissa tomber à genoux et frappa le sol de manière continue avec son poing, jusqu'à le fissurer.
Natsua : Maî...
Enokoji : Je me rappelle de rien, je ne sais pas ce que j'ai été, ni même qui je suis !
La roublarde lança une dague qui se planta devant le visage du sram. Ce dernier redressa la tête pour la fixer de son regard pourpre.
Natsua : ... Alors c'est ça la réponse à mes questions ? Tu n'as jamais pu me dire pourquoi on te traitait de fou ni pourquoi on ne te traquait, car tu ne le sais pas toi-même...
L'ombre pourpre se releva, puis plaqua la roublarde contre le mur tout en rapprochant son crâne de son visage. La jeune fille n'avait jamais vu le visage du sram de si près. L'os noir calciné, comme le reste du corps, son odeur de sang récurant à souhait, et détail jamais remarqué jusqu'à maintenant ; un contraste noir dans l'éclat de ses yeux qui servait de pupille -à en donner la chair de poule- mais qui, ironiquement, donnait aussi un côté humain à son regard.
Enokoji : Tu ne peux pas comprendre! Toi qui n'es pas un sram! Ne t'es-tu jamais demandé pourquoi il y avait des srams squelettes et d'autres faits de chair et de peau?
Natsua : Je ne sais pas, chaque classe à ses particularités et...
Enokoji : JUSTEMENT!

La voix du sram gronda d'un terrible écho dans la salle.

Enokoji : Un disciple de sram, s’il honore bien son dieu, se voit transformer en maître sram à sa mort.
La roublarde, guère impressionnée par son maître, fronçait les sourcils en guise d'interrogation.
Enokoji : Ce qu'on appelle les maîtres srams ne sont justement plus que des squelettes, excepté ceux qui ont recours à une peau plastique. Sram, dans sa grande folie, les ramène à la vie ; leur retirant la faiblesse que peut imposer les corps faits de chair : le froid, la chaleur, la soif, la faim, la douleur physique ou encore les lois du temps, les rendant immortels... Cependant, en enlevant tout ça, on enlève aussi tous les points positifs, transformant le disciple en parfaite machine à tuer.
Natsua, troublée par les dires d'Enokoji, avala lentement sa salive avant de poser une question.
Natsua : C'est un cadeau, un peu comme Djaul qui a offert l'immortalité à Vil Smisse pour ses services rendus, non?
Enokoji : Une malédiction...

Le sram lâcha la roublarde avant de partir en direction du trône.

Enokoji : Priver un homme de tous ses plaisirs, sauf de tuer, c'est le condamner à la folie pure.
L'ombre pourpre se rassit sur son trône.
Enokoji : Nous ne sommes que de vulgaires jouets entre ses mains qu’il veut tous briser. Ce que les gens croient être de la sournoiserie chez les srams n'est d'autre que de la pure folie. Eudin, Ramougre, Hirr ou Ogivol... Ils ont tous pété les plombs depuis belle lurette! L'immortalité? Un fardeau à porter ! De plus, vu que notre vie échappe au contrôle de l'horloge du dieu Xelor, ce dernier voue une grande haine envers nous, une haine identique à celle qu’il porte à Djaul et Rushu!
Un silence s'installa, laissant le sram prendre une grande respiration.
Enokoji :... Mais Sram ne retire pas la mémoire, quelqu'un ou quelque chose me l'a volée.
Le fou serra fortement le poing.
Enokoji : Je ne sais pas si c'est le fait de ne plus pouvoir me remémorer mon passé, mais j'arrive encore à contenir cette douce folie qui m'enivre durant les combats.
La roublarde chuchota quelque chose.
Natsua : Imbécile...
Puis s'avança vers le trône.

Enokoji : Et maintenant voilà qu'un roublard blanc comme neige vient me dérober je ne sais quoi. Devrais-je réellement me laisser aller et partir de l'autre côté de la ligne...?

Un bruit creux résonna dans la pièce : Natsua venait de gifler Enokoji.

Natsua : Idiot! Tu passes ton temps à mépriser ce que tu considères comme faible alors que tu te laisses ronger par les spectres du doute! Tu te plains que tu ne te souviens plus de rien et qu'un roublard te vole des choses, mais tu restes planté là comme un sadida à ne rien foutre!
La lueur des orbites du sram s'épaissit.
Enokoji : Je protège ma tour!
Natsua : Il n'y a rien à protéger dans cette tour! Les gens viennent pour te tuer et la seule personne qui en voulait vraiment à ta tour s'est barrée avec une malle contenant on ne sait quoi!
Un moment de silence s'installa laissant Enokoji prendre une grande inspiration.

Enokoji : Je vois... PEUR!

La roublarde vola à l'autre bout de la pièce.
Enokoji : Pardonne ma méthode pour calmer ta colère, mais tu me semblais bien agressive.
Le sram se redressa de son trône.
Enokoji : On part en chasse princesse, rassemble ce dont tu as besoin pour un voyage, je te veux dans 10 minutes dans le hall d'entrée.
La roublarde acquiesça d'un sourire malicieux.
Natsua : Là je vous retrouve! Mais permettez-moi avant d'utiliser Rah'Gnagna'Rok pour forger une nouvelle épée.
Enokoji : Une épée? La griffe ne te suffit pas?
Natsua : Non, j'avais en tête quelque chose d'un peu plus radical.
Enokoji : Va alors... Mais je te veux dans 10 minutes prêtes! Gare à tes yeux sinon!

Dans le hall d'entrée, après quelques minutes, le sram patientait debout, les bras croisés, dos à la tour. Un grincement de la porte du hall lui signala que Natsua était prête.
Enokoji : Tu en as mis du temps, princesse...
Il pouvait entendre la jeune fille arranger ses affaires dans son havre-sac avant de pousser un soupir.
Natsua : Il va me falloir du temps pour réussir à manier correctement cette épée.
Enokoji : Et je peux savoir ce que tu as forgé?

La roublarde lui fit un clin d'œil tout en lui tirant la langue.

Natsua : Mystère !

Enokoji : Tseuh! Tu es bien une princesse...

La roublarde observa le sram.
Natsua : Vous ne prenez rien?
Le squelette releva une des trois parties de sa cape dévoilant ainsi Dagran et Dolch accrochés à sa ceinture, ainsi qu'une bourse bien ronde.
Enokoji : Je m'encombre de peu pour l'aller au cas où je m'alourdirais pour le retour. Ah, j'oubliais, voilà pour toi!
Enokoji balança une bourse que la jeune fille réceptionna aussitôt.
Enokoji : 10'000k, ni plus, ni moins. Tu as aisément de quoi voyager, te nourrir et te loger un bon moment.
Natsua fit les grands yeux en vérifiant le contenu de la bourse.
Natsua : Je ne pensais pas qu'on partait plusieurs jours!
Enokoji : On part 6 jours, 6 lunes, le 7ème on rentre à la tour se reposer... Puis on repart, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on ait mis la main sur ce maudit roublard ou ce qu'il m'a volé!
Natsua : Ah ah ah! Je vous sens motivé!


Le sram se tourna vers la roublarde et la dévisagea d'un air sérieux.

Enokoji : Et une dernière chose, c'est chacun de son côté!

Le vent souffla, comme pour renforcer la dureté des paroles de l'ombre pourpre.

Natsua : Pardon...?

Enokoji : Tu es forte, tu sais te battre, mais sur le plan psychologique tu es faible.
La roublarde semblait quelque peu dépitée.
Natsua : Je...ne comprends pas où vous voulez en venir.
Enokoji : J'attire des tueurs à sang froid, des psychopathes et des détraqués mentaux. À chaque fois que je t'ai vu affronter mes adversaires, tu as fondu en larmes. Une enfant de 12 ans n'a pas à subir ce genre de désagrément, du moins pas encore, et comme tu le sais, je ne supporte pas de voir une fille pleurer...

Natsua masqua l'une de ses larmes, due à la déception.
Natsua : Je comprends... Mais depuis quand vous craignez pour mon éducation?

Un silence s'installa.

Dolch : Question intéressante, la réponse m'intéresse!
Dagran : J'avoue!
Enokoji : Silence vous deux, sinon je vous enfonce dans des zones improbables lors de mes prochains combats.
Dolch : Après ça, comment veux-tu ne pas être ironique quand tu dis aux autres shushus que tu en as plein le cul de travailler avec ce mec?
Dagran : Je ne dirais pas non si c'est une cratte, HYA HA HA HA HA HA!!!

Le sram rabattit sa cape pour étouffer les nuisances sonores provoquées par ses dagues.
Enokoji : Ils me rendront fou...
Natsua : Bon, alors on se retrouve dans une semaine pour notre topo sur ce qu'on a trouvé?
Enokoji : Exactement... Rien ne t'oblige à m'aider, tu peux aussi vivre ta vie comme tu l'entends.


La roublarde s'avança un peu en direction du zaap.

Natsua : Vous vous ramollissez au fil du temps, et depuis que je vous côtoie, je ne vous aurais jamais cru capable d'être aussi gentil.

La jeune fille s'étira un bon coup.

Natsua : Bon, c'est parti pour l'aventure, la pleureuse va faire son enquête dans son coin vu que vous ne supportez pas ça!

Natsua détala rapidement en courant.
Enokoji la contempla disparaître gentiment à l'horizon.


Enokoji : Quand tu pleures, ça me fait mal...
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 28 Oct - 1:37

Chapitre XV Des ailes sombres et une faux

Livrée une nouvelle fois à elle-même, la roublarde semblait plus que jamais motivée. Bien qu'indirectement elle n'aurait pas souhaité que ça se passe de cette manière, elle rêvait de cette opportunité, cette quête où le bien et le mal n'ont pas encore choisi leur camp, cette quête où se mélange le passé et le futur, cette quête dont s’écouleront sûrement de multiples batailles, révélera peut être de multiples secrets, et fera peut-être rentrer une roublarde dans la légende...
Elle avait en ce moment un objectif clair en tête; la bibliothèque du Maître Corbac.
Non seulement il s'agissait d'un excellent challenge pour s'entraîner, mais en plus les roublards apprécient et connaissent particulièrement bien cette bibliothèque: les livres qu'on y trouve peuvent se vendre contre un pesant d'or! Mais là ce n'était pas la richesse qui intéressait Natsua, la qualité des livres qu'on peut trouver là-bas lui faisait penser qu'elle pourrait sûrement trouver des informations plus qu'intéressantes sur sa quête...et pas seulement sa quête.
Après un rapide voyage par le zaap et à pied, elle atteignit enfin la bibliothèque.
Un vieux hibou attendait à l'entrée, des parchemins à la main.
Virgil : Bonjour... C'est plaisant de voir un roublard utiliser la porte d'entrée pour une fois.
Natsua tendit le trousseau de clef.
Virgil : ...Et c'est aussi plaisant de voir que vous contribuez à l'économie des bricoleurs. Bref, entrez donc.

Elle arpenta l'étroit couloir qui déboucha sur la première salle... Remplie de corbacs.
Natsua : Bon, je suppose que seul le Maître Corbac sait où sont les meilleurs livres, faut juste le trouver...
Elle sortit son Cauchemardeur en le moulinant avant de tuer les Corbacs avec. Elle prit ensuite sur la gauche. Elle avançait et commençait gentiment à se rendre compte que ça ressemblait plus à un labyrinthe qu'à une bibliothèque.
Alors qu'elle commençait à se lasser de tirer sur des Corbacs, un bruit sourd provenant de la pièce d'à côté attisa sa curiosité. Avant qu'elle ait le temps de faire quoi que ce soit, le mur vola en morceaux et en poussière. Elle se protégea les yeux. Une fois la poussière dispersée, elle put distinguer un sacrieur au sol. Il n'était clairement pas comme les autres, une forte combativité et une grande hargne se lisaient dans ses yeux...
Sans un mot, ce dernier se redressa et fit sortir du sang de ses mains avant de lancer une espèce de filet avec. Il tira un coup dessus, ce qui ramena à lui un corbac apprivoisé, un gros piaf dans une cage. Alors que ce dernier poussait des cris affreux de corbac, le berseker écarta les barreaux de la cage avant d'y glisser son pied. Il frappa plusieurs fois du pied du sacrieur pour éclater le volatile au fond de sa cage : on entendait ses os se briser, et son sang s'écoulait le long des barreaux avec un fond sonore de chaire malaxée, semblable au bruit d'une pomme écrasée par un marteau. Quand il eut fini avec sa victime, le sacrieur retira son pied ensanglanté de la cage, avant de balancer cette dernière et son contenu au fond de la salle et de s'approcher de la roublarde.
??? : C'est plus amusant à écraser que ces corbacs nains.
La roublarde ne savait pas si elle devait rire, s'enfuir ou rester perplexe.
Natsua : Effectivement, c'était une victoire écrasante et tu as pris ton pied... Comment te nommes-tu?
Aldwin : Aldwin.

La roublarde finit par rester perplexe.
Natsua : Moi c'est Natsua, tu es là aussi pour le Maître Corbac?
Aldwin : Le boss de ce donjon ? L'éclater me permettrait de me faire un peu la main. Mais je suis principalement ici pour trouver des ouvrages sur l'île de frigost.
Natsua : Ah intéressant, j'ai aussi besoin d'information sur quelques personnes, un bout de chemin ensemble pour se faciliter la vie ne me semblerait pas déplaisant, qu'en dis-tu?
Aldwin : Disons que j'suis un peu largué dans ce labyrinthe. À deux, on aura peut-être plus de chance de trouver ce maudit corbac.

Natsua sourit, ça faisait comme pour le dragon cochon, avec Eryna et Ekron, sauf que là, Aldwin ne paraissait pas très commode comme compagnon.
Natsua : Alors allons-y !

La roublarde tendit sa main à Aldwin mais ce dernier fit mine de ne pas la voir.

Aldwin : Les monstres semblaient plus coriaces par ici. Je pense donc que reprendre de la salle d’où je viens serait la meilleure idée.
Natsua : Mh... C’est vrai que les boss ne rendent jamais les choses faciles pour les aventuriers. Raisonnement logique, je te suis !

La roublarde ne semblait pas indisposée du comportement du sacrieur, qui ne laissait paraître aucune émotion.
Les deux explorateurs continuèrent donc leur chemin. Natsua poussa la porte qui devait mener à une autre salle. Celle-ci était identique en tous points à la précédente, hormis le fait que les renards étaient remplacés par des espèces de hiboux avec un sac sur le dos.
Natsua : À mon tour de jouer !
Elle sortit deux dagues qu’elle lança habilement sur les cages des deux corbacs apprivoisés. Celles-ci volèrent en éclat, laissant les deux piafs tomber de leurs perchoirs, le bec enfariné. Aldwin sourit de satisfaction avant de s'élancer vers les deux corbacs désormais à découvert tandis que Natsua se concentrait sur les deux hiboux. Elle tenta de les trancher de ses dagues, mais celles-ci rebondirent sur leur plumage. Ils avaient lancé leur puissant sort de protection "parchotage" juste avant que la jeune fille ne frappe.
Natsua : Je vois…
Elle sortit deux bombes de son sac qu’elle fit rouler derrière elle, avant de se décupler en quatre à l'aide d'une roublardise. Les quatre illusions se tenaient dans des positions provocantes. Les hiboux se jetèrent sur l’une d’elles, la mettant en pièce, mais elle disparut dans un souffle. Ils firent de même avec une seconde. Puis avec une troisième. Enfin, il n’en reste plus qu’une, positionnée au milieu de ses bombes. Il ne restait plus que l'authentique.
Natsua : Surcharge ! Kaboom !
Une fois les deux buveurs arrivés près d’elle, elle fit exploser ses bombes malgré le fait qu'elle soit en plein centre. Un épais nuage de fumée envahit la pièce, et des pages à moitié calcinées volèrent dans tous les sens. Natsua se tenait debout au milieu des deux hiboux déplumés et à moitié sans chair. Il ne restait d’eux que poussière, os, et sang répandu. Elle se retourna ensuite pour voir ou en était Aldwin avec les corbacs apprivoisés. Elle vit le premier, complètement écrasé au sol, baignant dans son sang tandis que le deuxième était en train de se faire mollement éclater par Aldwin qui utilisait sa cage comme arme. Quand il eut fini de se tacher avec le sang de sa victime, il balança la cage avant de se retourner et de voir Natsua qui le dévisageait.

Aldwin : Quoi?

La jeune fille poussa un soupir.

Natsua : Rien, c'est juste que... Ton ardeur au combat est vraiment digne de celle d'un disciple sacrieur. Continuons.
La roublarde prit l'initiative d'ouvrir une nouvelle fois une des portes pour changer de salle. Alors qu'elle s'apprêtait à la franchir, elle aperçut le Maître Corbac à l'autre bout de la pièce en train de bouquiner. Elle referma la porte aussi tôt, légèrement paniquée.

Natsua : Il est... derrière, on établit un plan d'attaque ? On le dit terriblement puissance au corps à co...
Aldwin décala gentiment la roublarde sur la gauche avant d'enfoncer la porte à coup de pied. Sans aucun moment de réflexion, il lança une attirance sur Horace le corbac apprivoisé qui se trouvait aux côtés du Maître Corbac. Même technique, il écarta les barreaux avant de l'écraser violemment au fond de sa cage avec son pied.
Aldwin : Commencez à m’souler avec vos cages !
Quand il eut fini son massacre, il secoua impulsivement son pied pour dégager la cage qui roula le long de la salle, laissant une traînée de sang derrière elle.
Kapotie le buveur, un autre garde du corps du boss, montra le bout de son bec pour voir la situation.
Natsua lança aussi tôt ses dagues pour lui trancher la gorge et lui porta le coup de grâce d'une rapide et précise espingole à la tête, sans que ce dernier ait le temps de faire quoi que ce soit.
Le Maître Corbac daigna tourner la tête en direction d'Aldwin et Natsua.
Maître Corbac : Je suis à vous dans quelques minutes. Carapaces d'Ailes !
Le Maître Corbac garda son livre à la main et s'enveloppa dans ses sombres ailes.
Enfin, le dernier garde du corps se montra, Rono le Renarbo. Aldwin s'en chargea directement à l'aide d'une attirance. Ce dernier, à cause du sang sur le sol et de ses échasses, perdit l'équilibre et tomba à terre, tout en continuant d'être attiré. Il s'encastra violemment dans une table de la pièce et gémit de douleur. Le sacrieur s'élança vers lui, sauta sur la table avant de se propulser encore plus haut et de retomber lourdement sur sa victime, en lui enfonçant la cage thoracique avec son poing.
Natsua : Tellement...radical.
Aldwin, se laissant entraîner par l'adrénaline du combat, s'élança alors sur le Maître Corbac pour y abattre un puissant coup de poing. Au moment de l'impact, un éclat blanc se produisit, retournant l'énergie de l'attaque du sacrieur contre lui-même. Cela eut pour effet de le repousser violemment à l'autre bout de la pièce, où il finit encastrer dans le mur après avoir pulvérisé une étagère sur sa trajectoire.
La roublarde s'inquiéta pour Aldwin.
Natsua : Oh misère, ça va!?
L'homme se releva maladroitement.
Aldwin : La routine pour un sacrieur… Il ne fait qu'attiser ma colère et décupler mes forces en m’infligeant des blessures. Néanmoins, mieux vaut ne pas l'attaquer tant qu'il est dans cet état. Je ne suis pas non plus immortel.
Il essuya une goutte de sang qui s'écoulait de sa bouche avec son avant-bras.
Le Maître Corbac, lui, sortit enfin de ses ailes, muni d'une faux.
Maitre Corbac : Je range ce livre et je m'occupe de vous, promis.
Natsua observa la couverture de son livre.
Natsua : La...La sexualité chez les Corbacs!?
Maître Corbac : Tu comprendras ça un jour... Alors? Vous voulez une cape fulgurante? Un Clakoss? Accéder à ma bibliothèque aux mille secrets ou vous trouvez marrant de vous suicider de cette manière?

La roublarde et le sacrieur restèrent perplexes face au comportement du boss.
Natsua : Je l'imaginais plus sérieux et plus impliqué...
Aldwin : C'est... Ridicule.

Un éclat jaune se mit à luire dans les yeux du boss.
Maître Corbac : Venez! Cela fait bien trop longtemps que je n'ai pas eu un challenge digne de ce nom! Sanction Ténébreuse!
Une aura azur enveloppa sa faux, ce qui était de très mauvais augure. Le Maître Corbac se déplaçait rapidement, de manière éthérée, sans aucun bruit, et se rapprocha dangereusement de la roublarde.
Cette dernière saisit 3 bombes qu'elle s'empressa de lancer sur la silhouette effrayante qui s'approchait d'elle.
Maître Corbac : C'est tout...?
D'un coup de faux, les bombes furent tranchées en l'air et explosèrent. Le boss sortit du nuage de fumé sans aucune égratignure, et alors qu'il allait abattre sa faux pour trancher la jeune fille en deux, un lien de sang s'accrocha à lui.
Aldwin : Attirance, viens jouer avec moi!
Pris de vitesse, le Maître Corbac se laissa traîner sur quelques mètres avant de trancher le lien de sang avec sa faux.
Maître Corbac : Très bien je vais m'occuper de toi en premier.
Alors que le boss s'élança, Aldwin lança ses châtiments. Une fois au corps à corps avec le Maître Corbac, il invoqua sa lame qui fut immédiatement tranchée en deux. Le Maître des lieux se mit à mouliner avec son arme pour découper le sacrieur, mais ce dernier évitait habilement les attaques. C'était d'une telle rapidité que Natsua avait de la peine à voir ce qu'il se passait. Elle décida de préparer un combo bombes.
Aldwin portait des attaques au Maître Corbac, des pieds du Sacrieur, Dissolution, Assault, Absoption ou encore Furie, tout en esquivant ses attaques. Malheureusement, ses coups semblaient inefficaces contre le boss. Aldwin finit par être touché par un des coups de faux, qui lui entailla une bonne partie du corps et augmenta sa puissance grâce aux châtiments. Un sourire se dessina aux coins des lèvres du sacrieur. Il esquiva encore une attaque du Maître Corbac avant de lui asséner un coup de pied bien dévastateur dans le ventre.
Ce dernier pris du recul pour récupérer son souffle.
Maître Corbac : Quelle ardeur...
Le Maître Corbac battit des ailes ce qui fit apparaître un corbac qui retira les châtiments d'Aldwin. La malheureuse invocation disparut aussitôt sous le coup d'une espingole de la roublarde. D'ailleurs, elle avait fini de poser ses bombes et s'était élancée sur le boss, sa fausse griffe du Ceangal à la main.
Le Maître Corbac se retourna et vit Natsua, ce qui l'empêcha de mener une attaque-surprise. Il se mit à l'attaque avec frénésie. Cette dernière écumait une pluie de coups. La faux tranchait tout, le sol, les meubles, les murs, tout. Un bruit métallique retentit aussi tôt : Natsua avait paré l'attaque en bloquant le coup avec son épée en retenant la faux par son manche.
Maître Corbac : Tu as compris que seule la lame tranchait...? Bigre, les aventuriers sont de moins en moins sots.
Natsua : Et en plus, tu te paies le luxe de te foutre de nous!

Aldwin arriva derrière le boss pour lui porter une attaque. Sentant le mauvais coup arriver, le Maître Corbac dégagea une force extraordinaire et tourna sur lui-même dans un terrible balayage avec sa faux qui blessa les deux protagonistes.
Aldwin : Cette fois, tu m'as mis hors de moi!
Aldwin se releva et s'élança agressivement sur le Maître Corbac tout en lançant une attirance.
Même chose qu'avant : le boss sectionna rapidement le lien de sang mais cette fois, prit dans son élan, le sacrieur avait une belle ouverture pour porter un puissant coup.
Aldwin : PUNITION !
Le coup produisit une violente explosion due à la violence et à la colère d'Aldwin. Alors que le Maître Corbac reprenait ses esprits de cette attaque dévastatrice, la roublarde se plaça devant lui.
Natsua : Libération!
Elle repoussa le monstre sur ses bombes.
Natsua : Dernier souffle!
Elle frappa du pied provoquant une impressionnante implosion noir qui boosta ses bombes.
Natsua : Détonation !
Elle fit apparaître son détonateur et le déclencha en appuyant dessus avec son pied. L'explosion des bombes fut terrible et démolit complètement la moitié de la salle.
Alors qu'un nuage de déchets, poussière et fumée obscurcissait la salle, un battement d'ailes dispersa le tout... Dévoilant le Maître Corbac en vie : sacrément amoché, mais en vie.

Maître Corbac : BWAH HA HA HA HA HA HA !!! Bien joué! Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé! Alors que voulez-vous!?

Dépités par la résistance hors norme du boss, les deux aventuriers répondirent en chœur.
Natsua et Aldwin : La bibliothèque!
Maître Corbac : Que votre requête soit exaucée ! Virgil, montrez-leur le chemin!
Virgil : Bien Maître, suivez-moi vous deux.

Le vieux hibou les emmena dans une salle à l’arrière de celle où le combat avait eu lieu. Dans celle-ci, il n’y avait que peu d’ouvrages, mais tous semblaient d’une ancienneté surprenante. Natsua et Aldwin se jetèrent avec hâte sur les divers livres, les maniant avec précaution. Tous deux passèrent une bonne partie de leur temps dans cette bibliothèque, et alors qu'Aldwin semblait avoir trouvé son bonheur, Natsua cherchait encore.
Aldwin : Il y en a huit !?
Natsua dévisagea le sacrieur, cherchant dans son regard la raison de son hurlement, avant de se remettre à la recherche d'un livre.
Son attention se porta sur "Le répertoire des Légendes" qui regroupait toutes les personnalités plus ou moins connues ou importantes du Monde des 12.

Elle commença sa recherche sous "O" pour Oyadis.
Elle trouva ceci :

Oyadis Weißer Stern
Naissance : Inconnue
Mort : Inconnue
Information (limité) : Grand tacticien roublard, terriblement dangereux et intelligent. Anciennement Brakmarien, n'a pas été aperçu depuis des années.

Elle chercha ensuite pour Lydia.

Lydia Eve
Naissance : 2 Octolliard 609
Mort : Inconnue
Information : Fille d'un magistrat Bontarien, connue pour ses prouesses musicales et alchimiques. Portée disparue.


Et enfin sous Enokoji :

Enokoji, L'Ombre Pourpre
Naissance : Inconnue
Mort : Inconnue
Information (limité) : Tristement célèbre pour ses divers massacres en Amakna et sa folie, imprévisible, lunatique et grand collectionneur d'objets rares.


Aldwin la tira de ses pensées.
Aldwin : Impressionnant…
Natsua : Qu’est-ce qui est impressionnant ?
Aldwin : Que j’ai sans nul doute trouvé le chemin qui me mènera à ma gloire ou ma mort.
Natsua : Tu es bien mystérieux… Mais je doute fort que tu mourras. Un ami m’a dit une fois : crois en tes rêves et ils se réaliseront.

Le sacrieur répondit d'un sourire.
Aldwin : Mes rêves sont morts depuis longtemps, jeune fille. C’est tout ce que je ne te souhaite pas. Je me bats par pure envie de vengeance. C’est tout ce qui m’anime. Je dois y aller. J’ai trouvé ce que je suis venu chercher, et le temps presse sans nul doute. Au plaisir de te revoir. Combattre à tes côtés fut une expérience des plus agréables que je n’oublierais jamais.
Natsua : Ce fut agréable pour ma part aussi, bonne continuation à toi, mais pense tout de même à t'offrir du bon temps!
Aldwin : Le temps me fait défaut… Bonne continuation à toi aussi.


Alors que le sacrieur quittait la pièce, Natsua jeta à nouveau un coup d'œil dans son livre pour voir s’il n'y avait pas plus d'informations. Après quelques minutes, elle laissa tomber.

Natsua : A part les noms complets et que Lydia était une alchimiste ainsi qu'une musicienne je n'ai pas appris grand-chose...


HPR/ Aldwin, je te hais pour ton HRP ! XD /HRP
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Sam 3 Nov - 17:34

Chapitre XVI Le tournoi

Après avoir exploré la plupart des régions de Cania et avoir été dire coucou à Seyphir, elle décida de retourner dans une zone dans laquelle elle n'avait plus mis les pieds depuis un moment :Amakna. Une fois de plus, elle fut étonnée de la diversité de vie de la ville et de son village alentour ; ses champs de blé à perte de vue, les marchands disposés un peu partout vers le zaap du village et de la vue imprenable sur le château à l'horizon.
Elle questionnait les hérauts du coin, s'ils n'étaient pas au courant de nouvelles concernant un roublard vêtu de blanc, les bardes, s'ils ne connaissent pas une légende ou une chanson pouvant l'aider et insista même dans les bibliothèques de la région.
Elle finit sa journée au bord de l'eau, au port d'Amakna, à boire une brique de lailait.
Un attroupement de gens autour d'un panneau d'affichage attira l'attention de la jeune fille.

Citoyen : je sens que ça va être énorme !
Pirate : Ouais l'année passée ça avait bien dérouillé pour les participants !
Bandit : Je vais m'inscrire tout de suite !


Natsua se leva et s'approcha pour voir ce qu'il y avait inscrit dessus :

Tournois du port d’Amakna.
Comme pour les années suivantes, voici le fameux tournoi non officiel organisé par le clan DagBukal! Les règles sont simples :
• combats de 4 personnes, du 2 contre 2 ;
• armes, magie, sorts tout est permis!
• interdiction de tuer ses adversaires (ou accessoirement son allié) pour peine de disqualification ;
• interdiction d'empoisonner ou de blesser ses adversaires avant le combat!
Cette année exceptionnellement, gagnez la somme de 500 000 kamas!


Un petit bout de papier tenu par un clou était accroché en bas du panneau.

Pour des raisons d'éthique, ce sera la dernière édition de ce tournoi, les autorités veulent y mettre fin l'année prochaine.


Alors que Natsua réfléchissait à l'intérêt d'y participer, une main se posa sur son épaule. Elle tourna la tête pour voir de qui il s’agissait, elle reconnut immédiatement le visage.
Dekiagaru : Alors ça faisait longtemps non?
La roublarde se dégagea rapidement et son sortit son arme à feu sous la stupeur de la foule.
Dekiagaru : Ho là, du calme veux-tu? Un homme m'a tout expliqué à ton sujet, je suis un peu plus compatissant envers toi bien que tu aies descendu deux de mes hommes.
Natsua : C'était de la légitime défense… Qui t'a tout raconté et quoi?

Le panda se mit à sourire
Dekiagaru : Il ne m'a pas dit son nom, c'était un roublard vêtu de blanc, pas très commode au passage… Je pourrais tout te raconter, mais ça me poserait un souci d'éthique vis-à-vis de mon clan. Alors je te propose un marché!
La roublarde baissa son arme et grinça des dents.
Natsua : Oyadis Weißer Stern… je t'écoute.
Dekiagaru : Inscris- toi au tournoi et affronte-moi! Si tu gagnes, je te dis tout ce que tu veux savoir si tu perds… tu travailleras dans une maison close en guise de dédommagement pour la mort de mes deux hommes!

Le sang fit qu'un tour chez Natsua.
Natsua : MAIS VA TE FAIRE F…
Une main lui couvrit la bouche.
??? : Elle accepte le défi et je serais son partenaire!
Dekiagaru : Parfait! Tu as interdiction de perdre avant qu'on se croise! Bonne chance pour les qualifs!

Natsua se débâtit puis se retourna pour voir qui avait eu l'audace de répondre à sa place.
Seyphir : Surprise!
Natsua : Mais ça va pas la tête !? Tu veux que je finisse par me faire abuser sexuellement par des crâttes perverses!?
La roublarde se calma, créant un moment de silence.
Natsua : … et qu'est-ce que tu fais ici?
Le iop tapota l'épaule de la jeune fille.
Seyphir : Tu m'as prévenu que tu retournais en Amakna, alors vu que la dernière fois ça s'est mal passé, je me suis dit que ça serait une bonne idée de t'accompagner! La preuve, je vais même pouvoir te donner un coup de main.
La roublarde poussa un long soupir.
Natsua : Cervelle de iop… tu m'as juste mis dans le pétrin pour le coup.
Seyphir : C'est qu'un tournoi, on y va, on les rétame, tu récupères tes informations et basta!
Natsua : Oui, mais on ne sait même pas qui participe à ce tournoi ! Et même en espérant avoir des adversaires simples, Dekiagaru reste un formidable combattant dont je n'ai pas réussi à percer la défense durant notre dernier affrontement!

Le iop fit un clin d'œil à Natsua.
Seyphir : Je suis là pour ça, quand y'a pas d'ouverture, rien de mieux qu'un bon iop pour la créer!
La jeune fille finit par lâcher un sourire.
Natsua : Qu'est-ce que je ferais sans un imbécile comme toi…
La foule qui s'était amassée autour du panneau d'affichage commençait à se disperser pour retourner vaquer à ses occupations habituelles.
Natsua : Au fait tu n'as pas de vie toi? Je dis ça parce que tu es toujours dans tes plaines et là tu trouves le temps de venir m'aider.
Le iop se grattait le bout du nez.
Seyphir : Bah je suis rentré dans la guilde de mon maître. « Les lames de l'âme » où on passe parfois pour un teubé quand on dit le nom à voix haute et…
??? : Excusez-moi, vous comptez vaincre Dekiagaru?

Natsua et Seyphir se retournèrent, un homme de grande taille se tenait face à eux, enveloppé dans une large cape à capuche blanche avec un motif vert dans le dos, qui ne laissait paraître aucune partie de son corps. Il avait la capuche sur la tête dont le voile d'ombre masquait et rendait donc impossible à distinguer son visage.
Natsua : Excusez-nous, mais vous êtes… ?
L'individu ricana de manière innocente.
??? : Je n'ai pas vraiment de nom, mais bon les gens du coin m'ont trouvé un petit surnom sympa, mais là n'est pas la raison de notre discussion. Je demandais donc, vous souhaitez battre Dekiagaru?
La roublarde, un peu méfiante, répondit enfin.
Natsua : On peut dire qu'on est obligés de lui mettre une tatane pour le coup…
L'homme posa sa main sur la tête de la roublarde.
??? : Bahahaha ! Entraîne-toi bien petite! J'ai entendu pas mal de choses à ton sujet et je dois avouer que ça m'impressionne!
Natsua : Bordel, faudrait que je sorte plus souvent en ville, car je vois que les rumeurs filent à tout bout de champ.
??? : Quoiqu'il en soit, Dekiagaru ne sera pas le pire adversaire que tu auras à affronter. Donc bon entraînement, je viendrais vous voir demain pour les qualifs!
L'homme s'en alla en se grattant les fesses.
Seyphir : Bizarre ce gars.
Natsua : C'est moi ou il puait vraiment l'alcool?
Seyphir : Je confirme…

Alors que la nuit commençait gentiment à tomber sur Amakna,le duo cherchait une auberge où passer la nuit.
Ils finirent par en trouver une toute simple, au bord d'une rivière, non loin du port. Àla réception, l'homme au comptoir eut un léger doute, mais demanda tout de même s'ils voulaient faire chambre à part. Par souci d'économie, le iop et la roublarde décidèrent de faire chambre commune. Après une remarque déplacée du réceptionniste et une menace de mort de Natsua à Seyphir, lui conseillant de ne pas tenter quoi que ce soit, les deux protagonistes regagnèrent leur chambre.
Seyphir : Bon va falloir s'entraîner, on testera le niveau demain lors des qualifications!
La roublarde traîna son havre-sac.
Natsua : En parlant d'entraînement, tu vas pouvoir m'aider. J'ai forgé une nouvelle épée, car la griffe n'est pas assez violente à mon goût, tu en penses quoi?
La jeune fille sortie l'arme de son havre-sac.
Seyphir : …tu es sérieuse?
Natsua : Oui, imagine comme ça doit faire mal ce truc!
Seyphir : Même moi je saurais pas la manier… faut de la force, de l'agilité et la chance d'avoir les deux premiers critères pour soulever et manier ce machin!
Natsua : Roohhh tant pis. Bon je prends le lit du haut!

Après diverses blagues douteuses du iop, les deux aventuriers finirent par sombrer dans les bras de Morphée.

Pendant ce temps-là…

Quelque part en Frigost, alors que la nuit était tombée, une lueur rouge brillait vivement au sein de la tempête de neige qui s'était levée. Un bruit de cape au vent se mélangeait avec celui de la tempête.

Enokoji : Les ailes blanches… vont être arrachées!
Dagran : Encore quelques mètres, leur planque devrait être par-là !
Enokoji : Bien… cette nuit la neige va prendre une teinte pourpre!
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Mer 7 Nov - 22:57

Chapitre XVII Les Ailes Blanches

Après plusieurs heures de marche à travers la tempête, le sram atteignit enfin une sorte de cabane en bois au pied d'une falaise.
Il enfonça la porte à coup de pied. Un escalier en guise d'entrée semblait descendre plus profond, les parois, en pierre, étaient celle d'une grotte.
Enokoji prit ses deux dagues en main et descendit les escaliers en frottant les lames contre les murs, provoquant un grincement métallique qui résonnait dans la grotte.

Dagran : Calme-toi tu vas émousser ma lame!
Dolch : Dagran, je crois que là, le raisonner va être difficile.


Arrivé en bas, il y avait une grande salle, meublée, ressemblant à une taverne. Tout était en bois, des torches crépitaient sur les poutres qui maintenaient le plafond de la grotte et d'énormes tonneaux reposaient derrière le comptoir. Plusieurs hommes se tenaient là, toutes classes confondues et observaient l'ombre pourpre.
L'un d'eux se leva et s'approcha du squelette.

Feca : Qu'est-ce que tu…

Une flaque de sang se forma en dessous de lui, le sram lui avait planté ses dagues à travers le ventre. Il dégagea le cadavre de ses lames en le repoussant avec le pied.
Enokoji : Les Ailes Blanches… Où est-il?

Tout le monde se leva. Un autre sram squelettique vêtu de guenilles bleu foncé entra dans la pièce, il semblait diriger l'endroit.

Nezukuro : Mon nom est Nezukuro, j’ignore comment tu as réussi à remonter jusqu'à nous, Enokoji, mais on a été préparés à ton arrivée.
Enokoji écrasa avec fureur la tête du cadavre à ses pieds avec ses getas.
Enokoji : Vous essayez de vous faire passer pour des fantômes, vous vous êtes cachés aux tréfonds de frigost, tout ça pour votre meneur… pour la dernière fois, OÙ EST OYADIS!?
Une pulsation provenant du fou traversa la salle et ses yeux se mirent à briller de leur éclat rouge.
Toutes les personnes se trouvant dans la pièce semblaient hésiter à l'idée d'attaquer le sram… ils avaient beau être une dizaine, chaque particule de leur corps leur hurlait que la chose qui se tenait en face d'eux était dangereuse.
Nezukuro : Ça ne sert à rien, tu ne trouveras rien ici le concernant lui ou ses ambitions. Oyadis nous avait ordonné de brûler tous les documents à ce sujet… c'est fait depuis longtemps.
Enokoji : Vous seriez tous ici prêts à mourir pour votre meneur!?



Nezukuro : Nous sommes Les Ailes Blanches, nous sommes les précurseurs de la paix, si on doit mourir pour qu'il réussisse…

La lueur s'intensifia dans les orbites du sram.

Enokoji : RIDICULE! Je ne sais pas ce que ce roublard vous a raconté, mais il vous utilise simplement comme des boucs-émissaires.

Le sram désigna la foule des alentours avec Dagran.
Enokoji : Aussi longtemps que se tiendront plus de deux êtres vivants en ce putain de monde, le conflit existera, mais si vous voulez mourir pour votre utopie, je vais m'arranger pour que vos paroles soient inscrites en tant qu'épitaphes!
Un iop s'élança sur le sram, une voix grave résonna au centre de la pièce.
Neuzukuro : c'est un piège de masse, dispersez-vous!
Enokoji : PEUR!

Le iop vola à travers une table et enclencha un piège de masse faisant exploser plusieurs personnes.
Un autre iop avec un ecaflip et un sacrieur tentèrent leurs chances au corps à corps. Le sacrieur lança une furie qu’Enokoji esquiva facilement avant de frapper violemment d'un coup sournois en visant le ventre du malheureux, ce dernier resta accroché à son poing, le souffle coupé.

Enokoji : Je veux entendre la voix de Sram déchirer vos corps fétiches!

Le fou trancha la jugulaire du sacrieur, provoquant une fontaine de sang qui aveugla les autres assaillants à son corps à corps.
Ecaflip : Merde mes yeux!
Iop : C'est quoi ce monstre!?


Des ronces sortirent du sol et entourèrent le sram pour l'immobiliser.

Nezukuro : MEURS!!!

Nezukuro porta un coup direct avec une dague en visant la tête d'Enokoji. Ce dernier arrêta la dague avec ses dents avant de la briser avec sa mâchoire. Il dégagea ensuite son bras droit dont la main était remplie de kamas.

Enokoji : BWOUAHAHAHAHAHAHAHA!
L'ombre pourpre exécuta une arnaque : les kamas transpercèrent et tuèrentle iopainsi que l'ecaflip aveuglé par le sang. Il arracha ensuite la ronce autour de lui et tira fortement dessus pour ramener le sadida qui l'avait lancé. Le malheureux fut traîné sur le sol et ne manqua pas de se cogner contre les meubles autour de lui et de faire trébucher des gens en les taclant.
Enokoji : Vous allez satisfaire ma soif…
Une fois arrivé à sa portée, le sram frappa d'un coup sournois dans la cage thoracique du sadida. La violence de l'impact pulvérisa les os qui, volant en éclat, transpercèrent le cœur de la victime qui périt sur le coup.
Les actions d'Enokoji refroidirent les ardeurs des adversaires. Le squelette noir se tenait debout, excité comme un chien fou, les yeux de la même couleur que le sang répandu sur le sol.
Enokoji : Venez, j'en veux plus! JE VEUX PLUS DE MORTS !!!
Il se jeta complètement déchaîné sur Nezukuro, et ce dernier le fit voler au plafond à l'aide d'une peur avant de prendre du recul.
Nezukuro : Allez! On est bien assez nombreux pour lui faire sa fête!
Enokoji retomba maladroitement avant de se relever.
Dagran : Je sais bien que la petite n'est pas là et que tu peux te lâcher, mais là tu deviens complètement fou…
Enokoji : Et alors!? Je ne me suis jamais senti aussi bien, la mélodie des os brisés et du sang qui ruissèle est ce que je préfère !
BWOUAHAHAHAHAHAHA !
Le rire du monstre fut interrompu par des flèches tirées par des cras et des aiguilles lancées par des xelors. Le sram utilisa la chaîne attachée à Dagran comme fouet pour dévier tous les projectiles.
Enokoji : Piège répulsif!
Il activa son propre piège qui le propulsa entre deux cras, il planta ses dagues dans leurs têtes et finit sa course dans un mur dans lequel il enfonça le crâne de ses victimes avant de retirer ses lames.

Xelor : On va tous y passer!
Deuxième Xelor : Concentre-toi !


Des cadrans se mirent à tourner autour du fou, le ralentissant de plus en plus.
Enokoji : Ah ahahah… BWOUA AH AHAHAH !
Nezukuro : Mais qu'est-ce qui te fait rire!?
Le squelette se pencha lentement en avant, les bras écartés, le visage affichant un rictus de psychopathe.
Enokoji : Vous protégez et mourrez pour une personne que je vais finir par tuer… et, de plus,ce combat est inégal bande de faibles !
Nezukuro : Tous les moyens sont bons pour gagner…

Enokoji : Tu ne m'as pas compris… vous n'êtes pas assez nombreux!
Le sram disparu échappant aux ralentissements des xelors.
Nezukuro: Merde, repér…
Un double du sram apparut activant un piège de silence. Une bande sortit du sol, s'enroula autour de la bouche de Nezukuro et le plaqua au sol sur le dos.
Xelor : Nezuku…
Le xelor baissa les yeux; son cœur flottait devant lui : le sram l'avait transpercé de son bras.
Deuxième Xelor : AAAHHHH Raulebaque!
Toutes les personnes reprirent la place de l'endroit où ils étaient ces cinq dernières minutes.

Le sort du xelor se suivit d'un bruit répugnant de tous les cadavres qui, ne pouvant tenir debout, retombèrent dans les flaques de sang sur le sol.
Nezukuro fit immédiatement un bond en arrière avant d'examiner la situation.
Il n'y avait plus que lui, le xelor, un pandawa et une eni cachée sous une table complètement traumatisée.
Une main se posa sur son épaule.
Le crâne du double se rapprocha lentement des orifices servant anciennement d'oreilles à Nezukuro.

(Double) Enokoji : La dévastation est le lot des faibles…

Le sram vêtu de bleu, sans un mot, arracha le crâne du double ce qui tua l'invocation.
Nezukuro : Repérage!
Enokoji réapparut, il avait les bras croisés avec ses dagues respectives dans les mains; il n'avait pas bougé d'un iota.

Nezukuro : Pourquoi tu n'as pas profité de ton invisibilité en attendant que j'utilise mon repérage?

Le xelor essayait de s'approcher discrètement pour le ralentir.
Enokoji : Je n'ai pas besoin de me cacher pour vous exterminer, je ne crains rien ni personne en ce monde!

L'ombre folle décroisa les bras.

Enokoji : Bon il ne reste plus que vous…
Le sram se mit à avancer, lentement… mais quelque chose le retint par la cape.

Enokoji : Qu'est-ce que…!?
Pandawa : Karcham!!!

Le Pandawa balada le sram en le tenant par la cape. Il le fracassait contre tous les meubles de la pièce.
Pandawa : Chamrak !
Le Pandawa lança violemment le sram dans un des murs de la salle. Le choc fissura la paroi avant qu'Enokoji ne s'écroule lentement à terre.
Le pandawa s'exprima enfin, d'une voix déchirée et les larmes aux yeux.

Pandawa : Pour mes AMIS!!!

Le sram redressa la tête.

Enokoji : Fu fu ha ha… des larmes?

Le pandawa donna un coup de pied retourné qui fit jaillir une puissante vague d'eau du sol, emportant meubles et cadavressur sa trajectoire.
L'ombre pourpre se releva et d'un coup vertical de ses deux dagues, fendit la vague en deux pour éviter l'attaque. Alors que le squelette reprenait ses esprits, le pandawa le prit de vitesse avant de relancer un karcham. Au moment où il lança le sram, se dernier profita du mouvement de son bras pour le sectionner avant d'être projeté à l'autre bout de la salle.
Pandawa : AArrrggghh ! Mon bras !
Enokoji lança Dagran en le retenant par sa chaîne, la lame de la dague vint se planter dans l'épaule gauche de la victime.
Dagran : Ne pleure plus, je vais t'amener à tes amis…
Une forte aura se fit sentir dans la salle, la lueur des yeux du fou gagnèrent en intensité.
Enokoji : Piège mortel!
Le sol trembla légèrement avec l'écho de la voix de Sram à l'occasion du piège le plus dangereux pour ses disciples. Le sram tira avec fureur sur la chaîne pour traîner le pandawa dans le piège. Il disparut dans une explosion dégageant une brume noire en forme de tête de mort.
Enokoji : Bon…
L'ombre pourpre se retourna, Nezukuro se tenait debout parmi les cadavres, complètement figé par la peur.
Enokoji : Tsss… Pour un maître sram tu as encore bien à apprendre.
Dans la seconde qui suivit la fin de sa phrase, le sram envoya une volée de kamas qui brisèrent le squelette de Nezukuro dans un bruit métallique.

Enokoji : Non… Il y a encore du sang qui n'a pas coulé.

L'ombre pourpre fit quelques pas dans la salle, avant de retourner une des rares tables épargnées par le carnage. Il y avait une jeune eniripsa cachée dessous, en pleurs, recroquevillée sur elle-même.
Dolch : Ah tiens, elle doit avoir l'âge de Natsua.
Dagran : Enfin bref, allons voir s’il n’y a quand même pas des informations à prendre dans cet endroit…

Le sram saisit les deux ailes de la petite de ses mains et positionna son pied dans son dos.

Enokoji : … J'ai dit que j'allais arracher les ailes blanches.

Le fou tira jusqu'à arracher les ailes de la jeune fille, sous la douleur, cette dernière sortit de son état de tétanie et tenta de s'enfuir en implorant les dieux. Enokoji eut le réflexe de lui planter une dague dans une main pour ensuite l'utiliser comme crochet et la rabattre vers lui.

Enokoji : Cette nuit… mon ombre sera pourpre, car peu importe où elle reposera sur le sol; elle baignera dans le sang!

Complètement dément à l'idée de tuer, le sram mordit la fille dans le cou à lui en arracher les artères, avant de la laisser tomber par terre. Elle tendit la main vers lui en signe d'ultime espoir.
Enokoji : Tu demanderas le pardon à ton maître quand il te rejoindra en enfer.
Enokoji piétina l'eniripsa jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Dolch : Ah ahahah... même en tant que shushu je dois avouer que ton comportement me fout mal à l'aise. Ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu aussi énervé et excité à la fois.
Dagran : Dire que Natsua a… évité ça.
Enokoji : Elle n'a pas ce regard, cette étincelle dans les yeux qui change la donne, c'est une faible comme les autres, bonne à mourir.


La nuit passa, le sram fouilla de fond en comble l'endroit à la recherche d'indices. Il trouva les restes des documents brûlés dans une pièce annexe et ne put en récupérer qu'un seul bout de papier encore déchiffrable.

Après avoir mis le feu à l'endroit, il repartit en direction de la bourgade de Frigost, dans les neiges éternelles des environs avec le lever de soleil en toile de fond.

Il tenait fermement le bout de papier dans une de ses mains, un seul mot était inscrit dessus :


« Dofus »


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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Sam 15 Déc - 15:09

Chapitre XVIII Mauvaise surprise

Le soleil s'était levé il y a quelques heures à peine, le ciel était encore de couleur orange.
Seyphir et Natsua étaient au point de rendez-vous pour les qualifications : les docks du port d'Amakna.
Seyphir : Je me demande où auront lieu les combats…
Natsua appuya une main sur son front pour protéger ses yeux de la lumière du soleil levant.
Natsua : C'est trop tôt, je vveeeuuuuuxxxx dormir!
??? : Alors les tantouses, on n’est pas matinal?

Les deux adolescents se retournèrent, c'était le même encapuchonné de vert et blanc que la veille.

Seyphir : *Snif snif* He ben, vous êtes bien matinal pour l'alcool vous.
??? : Je me suis pas couché c'est différent…
Un bateau apparut à l'horizon et s'approchait du port.
??? : Voilà notre ticket pour l'arène.
Natsua : Pardon?
??? : L'arène est située sur une petite île de sable pas très loin de la côte… Profitez bien de ce tournoi les gamins, c'est le dernier…

Après un voyage assez laborieux du fait que certains passagers avaient le mal de mer, le bateau gagna enfin l'île. L'arène occupait la quasi-totalité de l'île de par sa grandeur. Elle était principalement en bois, exceptés les murs délimitant la zone de combat qui eux, étaient en pierre.

??? : J'espère que vous vous êtes échauffés avant, car il n'y a rien ici à part du sable et quelques loges pour les invités d'honneur… D'ailleurs je vais regagner la mienne, montrez-moi ce que vous valez durant les qualifs bande de biteux…
Natsua : Bande de quoi…!?

Sans autres paroles, l'individu partit en se grattant les fesses en direction des gradins.

Seyphir : C'est quoi cette manière qu'il a de toujours se gratter les fesses?
Natsua : Je ne sais pas…

Une fois dans le centre de l'arène, Natsua attendait avec Seyphir les autres participants. Un autre bateau gagna l'île amenant une foule de spectateurs qui occupèrent rapidement les gradins.
Après une courte attente, la voix d'un homme, qui devait être le commentateur, résonna enfin dans l'arène.

"Bonsoir! Je suis RoaLénaun, je vais vous commenter cette 21ème et dernière édition du tournoi des DagBukal! Un rappel simple, tout est permis lors des combats excepté de tuer son adversaire! Le mettre K.O. ou le pousser à l'abandon suffit! Les combats se déroulent par équipe de 2 contre 2. Sans autre transition je vous propose de passer directement aux matchs de qualification !"
Le public hurla de joie.

"Pour le premier match je vous propose les champions de l'an passé contre l'équipe "Bouclier masqué" composer du Zobal "Edyo" et son coéquipier Feca "Boris", je prierais les autres candidats de regagner la loge d'attente prévue à cet effet. Combattant mettez-vous en place!"

Les participants gagnèrent les gradins tandis que le public se déchaînait à l'annonce du combat.
Natsua : Les équipes ont des noms? Mais on n’a pas donné de nom nous!
Seyphir : Je m'en suis occupé.
Natsua : AH? Et tu as donné quoi?
Seyphir : Tu verras !
Le iop sourit sournoisement à la roublarde.
Natsua : J'ai peur…

Une fois dans la loge, les deux adolescents observèrent le terrain. L'équipe "Bouclier masqué" était prête alors que les champions de l'an passé n'étaient pas présents sur le terrain.

Natsua : Tu crois que c'est qui les champions?
Seyphir : Je ne sais pas, mais j'espère qu’il y a un iop dans l'équipe!

"Voilà un des deux champions… mais attendez, c'est par équipe de deux! Qu'est-ce que vous fabriquez!?"

Natsua regarda le terrain et fut prise d'effroi, un des deux champions n'était autre que Dekiagaru!
Dekiagaru : Il est absent aujourd'hui, on fera une petite entorse au règlement, je vais me les prendre les deux!
Un silence se posa dans le public.

"He… bien soit, c'est la gratuité la plus totale chers amis ! Un 1 contre 2, que le meilleur gagne!"

Seyphir : Ah mais ce n’est pas celui contre qui on a parié…? Ça ne va pas Natsua?
Natsua : Je vais finir dans un bordel avec tes conneries…

Edyo : Masque du psychopathe!
"Oh le zobal rentre dans le vif du sujet!"
Boris : Armure terrestre, armure venteuse, armure aqueuse, armure incandescente!
"Le feca remplit son rôle de soutient mais avec une erreur de placement le zobal n'a pas reçu les armures!"
Edyo : Pas besoin, rush!
"Dekiagaru dégaine ses deux boucliers! Le zobal s'est traîné à son corps à corps!"
Edyo : Furia, Furia, APPUI!
Boris : Attaque nuageuse, attaque naturelle!
"C'est une pluie de coups qui s'abattent sur notre panda! Oh mais!? Il pare tous les coups avec ses boucliers, sa défense est quasi hermétique telle une bouteille d'alcool en provenance de Panda qui vous refile la pandatrista mais je m'égare là!"

Le panda écarta ses boucliers.

Dekiagaru : Pandanlku!
"Impressionnant! Il est parti où? Sa vitesse est incroyable!"
Le panda se situait derrière le feca.
Dekiagaru : Karcham!
Il attrapa les jambes de son adversaire avec les mains avant de le soulever.
"Incroyable! Quelle technique!"
Boris : Edyo, à l'aide!
Edyo : Rush!
"Vl'à le Zobal qui revient à la charge!"
Dekiagaru : Tiens bouffe ça!
Le panda se jeta contre le zobal et utilise le feca ainsi que ses armures comme batte pour balayer le sol et faire trébucher le zobal!
"Oh mais, mais qu'est…"
Avant que le Zobal ne tombe au sol, le panda tourna sur lui-même pour donner plus d'élan à son deuxième coup et frappa encore une fois Edyo avec Boris par un coup vertical qui envoya valser le clown masqué loin dans les airs!
Dekiagaru : Chamrak !
Le panda déchaîné balança le feca dans le zobal, les deux se trouvèrent tous deux à bien 2 ou 3 mètres du sol.
Dekiagaru : Flasque explosive!
Le panda sortit une bouteille avant d'y bouter le feu et de la lancer sur ses deux adversaires. L'explosion produite les renvoya durement au sol, en feu. Boris se releva au détriment de son ami zobal.

Le silence fit de nouveau sa place dans le public.

"Je… j'en reviens pas! Quel enchaînement, quel kwak il leur a mis! C'est digne des champions ça!"

Leur public applaudit et hurlait le nom du pandawa.
Dekiagaru : Bon, Boris c'est ton nom ? Que dirais-tu d'abandonner ?

Le feca regarde Edyo au sol avant de fixer le pandawa du regard.

Boris : Je préfère tenter ma chance, ne serait-ce que pour l'honneur.
Dekiagaru : Admirable.
Dekiagaru sortit une bouteille avant de la boire cul sec.
Dekiagaru : Je… picole souvent durant les combats. *burp*
"Guoh guoh! Pandastyle!"
Dekiagaru : Je vais faire une… souillure.
Le pandawa dégueula sur son adversaire…

"… Mais c'est dégueulasse!"

Les armures du feca se brisèrent et tombèrent à ses pieds.

Boris : Tss, un désenvoutement, je n'avais aucune chance.

Les poings du panda prirent feu.

Dekiagaru : J'ai une roublarde qui m'attend en finale moi!
Le panda frappa d'un uppercut rapide et précis qui mit le feca au sol.
"Chers amis ! C'est la violence dans la gratuité la plus totale! Vainqueur, l'équipe champion!"
La foule acclama Dekiagaru.
Natsua : On va jamais y arriver…
Seyphir : Mais non, dit pas ça!
Natsua : Et en plus c'est même pas dit que ça soit lui le plus fort, peut être que son allié le surpasse!
Seyphir : Garde ton calme!
Natsua : Je te rappelle que c'est de ta faute si aujourd'hui je risque de finir pute à Amakna!

"Bref sans transition, passons au deuxième match de qualification. L'équipe "Troublerie" composée du sacrieur Asgaard et de l'enutrof Galir, célèbre pour leurs bastons à la taverne à la foire au Trool contre du sang neuf; l'équipe "Petite Sucette" composée de… Seyphir, un iop et de la roublarde Natsua!"
Natsua : "Petite Sucette"!?
Seyphir : Bah quoi tu aimes les sucettes, non?
Natsua :


"Combattant, mettez-vous en place!"
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 6 Jan - 18:55

Chapitre XIX On augmente encore un peu la cadence !

Natsua entra dans l'arène, le sable était brûlant, chauffé par le soleil qui brillait de mille feux depuis le début de la journée. Sa tenue, principalement noire, lui donnait l'impression d'étouffer avec cette chaleur et la tension de devoir réussir n'arrangeait en rien cette impression. Son regard parcourut le public en train de hurler, réclamant du combat et du sang. Elle saisit son arme, le Cauchemardeur, caressant le pendentif-crâne délicatement, pensant à Enokoji. Une main tendre se posa sur son épaule.

Seyphir : Avec moi tu n'as rien à craindre, je ne vais pas te laisser tomber!
La roublarde se contenta de répondre d'un sourire qui tenait presque de la moquerie.
Leurs adversaires entrèrent à leur tour dans l'arène.
Le sacrieur, Asgaard, était très grand, et vêtu comme la plupart des disciples de sa classe. Ses habits étaient d'une couleur rouge clair, ce qui s'accordait à merveille avec ses tatouages. Ses cheveux, quant à eux, étaient aussi blancs que ses yeux.
L'enutrof Galir, lui, était tout l'inverse : petit, vêtu de bleu et n'avait pas de cheveux blancs…bon, d'accord il était chauve. Mais sa protubérante barbe était noire.
Puis vint la phrase que Natsua redoutait, mais attendait patiemment.

« Que le combat commence chers amis ! »

Le sacrieur s'élança sans un mot, invoquant son épée avant de la prendre à pleine main et de foncer directement sur la roublarde. Seyphir, dans un rire mélangeant satisfaction et arrogance, vint croiser le fer avec le sacrieur pour l'empêcher d'atteindre Natsua. Essayant de garder son sang-froid, la roublarde lança une bombe derrière elle avant de sortir sa fausse griffe. Elle attrapa les épaules du iop, avant de sauter par-dessus, puis elle prit appui sur la tête du sacrieur avant de s'élancer encore plus loin en direction de l'enutrof.
« Magnifique action de la roublarde ! Tout dans la souplesse, bien que son jeune âge favorise l'agilité, c'est quand même impressionnant ! »
La roublarde courut droit sur Galir, moulinant son épée. Ce dernier afficha un regard confiant.
Galir : Lancer de pièces !
De la même violence qu'une arnaque, l'enutrof propulsa des kamas sur la roublarde, cette dernière les dévia dans une dance insolite avec son épée.

« Elle tient son épée comme un iop, mais garde une manière bien vicieuse de bouger avec sa lame ! »

Natsua : C'est tout ce que tu as… !?
La roublarde vit une ombre à ses pieds, elle releva la tête et réalisa qu'une énorme pelle flottait au-dessus d'elle.
Galir : Pelle massacrante !

L'énorme pelle s'abattit avec violence au sol, provoquant un petit cratère à l'impact, Natsua l'esquiva de justesse avec une roulade.

« Le vieux Galir s'y connaît en roulage de pelle, bien que je trouve ça moche avec une si jeune fille… »

Le coup de pelle avait soulevé du sable qui masquait maintenant la roublarde dans un nuage. Ce dernier fut transpercé par des coups de feu du Cauchemardeur. L'enutrof invoqua un énorme sac qui prit les coups à sa place puis contrattaqua dans un déluge de kamas pour pilonner le nuage.

« Wouaho ! Chers amis, cet enutrofest vraiment pas sénile ! Regardez-moi cette attaque emplie de psycho-pouvoir ! Il lui rend la monnaie de sa pièce… avec des pièces ! »
La roublarde était obligée de reculer tout en déviant les kamas avec sa lame. Elle n'avait aucune ouverture.

Natsua : Mais c'est pas vrai ! T'en as pour combien sur toi !?
Galir : Roulage de pelle !
L'enutrof se mit à balancer en continu des pelles sur la jeune fille.
Natsua : Mais c'est quoi ce délire !
Seyphir : Natsua, attention !
La roublarde, à force de reculer, butta contre le sacrieur qui était toujours en posture de force avec le iop.
Elle tourna la tête et vit un regard sadique chez Asgaard.
Asgaard : Détour…
En une fraction de seconde, la roublarde se retrouva avec la lame de Seyphir appuyée sous sa gorge.
Seyphir et Natsua : Que… !?
Asgaard : Ahhh Mis queridos!!! Pied dou Sacrior !
Le sacrieur lança un violent coup de pied qui envoya valser au sol Natsua et le iop.

« Ouha! Quel gratuité chers amis, regardez-moi ces enculés ! Le vieux a acculé la roublarde vers le sacrieur pour qu'il puisse faire un coup de pied, deux culs bottés, via un détour ! »
La roublarde se releva avec une légère entaille sur le nez, due à la lame de son ami lors de la chute.
Seyphir : Putain… c'était quoi cet accent ?
Natsua : On a d'autres problèmes pour l'instant !
La jeune fille se frotta le nez pour essuyer le sang.
Natsua : Ça picote…
Seyphir : E-excuse-moi, je ne voulais pas.
La roublarde poussa un soupir.
Seyphir : Raaahhhhhh !!! Par Iop, je vais pas me laisser ridiculiser par un sacrieur à l'accent ridicule et un vieux, accro à la pelle !

« On dirait que le iop s'énerve ! Va-t-on avoir droit à une colère de iop ? »

Seyphir : Épée destructrice !

Le iop fit abattre une lourde épée de feu qui pulvérisa la zone où se trouvaient Galir et Asgaard.

« Ah non, c'est un iop feu ! Il a tout de même du répondant, mais ce coup dans le sable a de nouveau soulevé un nuage, impossible de dire si Galir et Asgaard ont été touchés. »
Un rire tordu résonna.
Asgaard : Hé hé hé hé ! Yamais tou nos auras, amigo !
Un lien de sang perça la brume avant de saisir la jambe du iop.
Asgaard : Venaquí, hermano !
Seyphir fut traîné sur le sol.
Seyphir : Mais qu'est-ce qu’il raconte !?
Le iop sectionna le lien avec son épée avant qu'un deuxième lui saisisse le visage et finisse le travail de son prédécesseur.
La roublarde employa la même technique que l'enutrof tout à l'heure et pilonna le nuage à coup d'espingole.

« Ah, des tirs à forte cadence de la part de la roublarde ! Je crains malheureusement que ses tirs ne soient irréfléchis, son allié est là-bas ! »
Un hurlement perça le nuage.

Seyphir : Tempête de puissance !
Le nuage sembla suivre un tracé, avant qu'il s'élève et embrume la surface de l'arène.
Le iop donna un coup d'épée et un violent coup de foudre s'abattit sur le sacrieur qui se tenait à quelques mètres. Seyphir se retourna en direction de l'enutrof et recommença la même attaque projetant ce dernier à terre.

« Ahahahahaha il leur a foutu le bwak ! Regardez-moi ceiop et son psycho-pouvoir ! Il a sorti sa grosse paire de Testiboules et les a tous rétamés ! »

Galir se releva avec peine dans ce nuage de poussière que les attaques du iop avaient levé.
Galir : Je vais pas me laisser avoir par n'importe qui !
Seyphir : Faut savoir rester au sol papi, j'ai pas envie d'être disqualifié !
L'enutrof saisit une poignée de kamas alors que le iop poussait un long soupir.
Seyphir : …et je ne suis pas n'importe qui, mon nom s'inscrira dans la légende au côté de ceux des plus grands iops ! Tempête de puissance !

« Magnifique ! Le iop a écrasé son adversaire sans lui donner aucune chance ! L'enutrof est hors combat ! »

Le iop sentit un souffle froid au-dessus de son épaule.
Asgaard : hijo de puta, pied dou sacrior !
Le sacrieur frappa du pied Seyphir dans le dos, l'envoyant au sol.

« Attaque en traître du sacrieur !Quel bastardo ! »

Asgaard n'en resta pas à ça, à peine son adversaire au sol, il sauta avant d'atterrir sur le iop, puis lui martela le crâne à coup de pied jusqu'à qu'il semble être inconscient !

« Quel retournement de situation ! Chers amis, les équipes « Petite Sucette » et « Troublerie » offrent un magnifique spectacle ! »

Asgaard : Adios hermano…

Le sacrieur se retourna en direction de la roublarde qui s'était entourée de bombes. Cette dernière tremblait.
Asgaard : Tou as peur ? Abandonne, tou n'auras pas mal comme ça, muchacha !
Natsua avala sa salive.
Natsua : Dans ma condition je peux pas vraiment abandonner…
Elle sortit son relvoler avant de pointer le ciel avec. Un moment de silence se posa dans le public. Elle reconnut une silhouette sur l'un des balcons des 4 loges… cet homme de vert et de blanc.
Natsua : On augmente encore un peu la cadence ! KABOOM !
L'explosion souleva un grand nuage de poussière.

« Ah ! Pour les débiles et les Astrubiens, kaboom est le sort ultime de ceux qui ont choisi la voie des roublards, il protège son lanceur de ses explosions et lui confère un pouvoir suivant son type de bombe ! »

Un sifflement retentit, comme un chant d'oiseau, le nuage fut dissipé en moins de deux : il s'agissait de Natsua qui moulinait sa lame avec une vitesse comparable à un Tofu Royal.

« Chers amis, ça s'annonce mal pour le sacrieur, la vitesse de la roublarde a doublé, pour ne pas dire triplé ! Et rappelez-moi de dire à l'organisateur "Mais bordel de merde, enlevez le sable au sol ; à chaque attaque ça provoque un nuage de poussière ! »

Asgaard : Mi amiga, tou as de l'honor ! Attirencio !

En un clin d'oeil, la roublarde esquiva le lien de sang, avant de fondre sur sa cible telle une flèche noire. Arrivée au corps-à-corps, elle entailla le sacrieur d'un coup d'épée avant de le contourner et de combiner Espingole et coup d'épée. À chaque choc de sa griffe, les coups étaient tellement parfaits qu'elle sifflait, tel un chant de rossignol.

« Je ne vois pas ce qu’ilse passe, elle est trop rapide ! »

Le sacrieur se châtiait pour augmenter sa force et garder un maximum de son sang. Puis tenta en vain de toucher la roublarde à coup de pied, cette dernière esquivait toutes les attaques et ripostait immédiatement dans un déluge d'espingole et de coup d'épée.
« Ce n'est qu'une question de temps avant que le sacrieur n'arrive plus à encaisser tous ses coups ! »
Asgaard : Tou manques cruelmente de stratégie pour una roublarde !

Dans un hurlement digne d'un berserker, Asgaard donna un coup de pied rotatif dans le sens contraire de celui de la roublarde. Il la toucha. Son coup la frappa à l'estomac, dans un bruit sourd témoignant de la violence de l'impact.

« Oh mon Dieu ! Je l'ai ressenti jusque dans le fond de mon slip celui-là ! »
La jeune fille cracha du sang en essayant en vain de respirer. Asgaard tourna sur lui-même, avec la roublarde accrochée à sa jambe, avant de sauter et de la plaquer au sol, il lui attrapa le coup pour la maintenir et leva son autre main en l'air.
Asgaard : No problemo, tou va juste dormir un peu, en tout cas, ce fut un bueno combat.
La roublarde n'arrivait pas à récupérer son souffle à cause du coup pied et suffoquait.
Asgaard : Es la hora de ellapuniton !
Une énergie noire vint entourer la main dressée du sacrieur, puis il frappa.
Ce fut le noir et le silence total pour Natsua, elle venait de perdre conscience.
Elle rouvrit lentement les yeux, une eniripsa était penchée sur elle.
Soignante du tournoi : Tu vas bien ? Ce fut un beau combat !
Natsua se redressa brusquement ignorant la douleur, elle était allongée sur le sol de l'arène, elle regarda rapidement autour d'elle avant de s'apercevoir que l'enutrof était aussi occupé avec une eniripsa. Puis elle vit Seyphir debout, acclamé par le public. Elle ne comprenait plus vraiment ce qui s'était passé. Soudain, une voix l'interpella.

Asgaard : Il cogne dour tu amigo…

La roublarde se retourna, et vit le sacrieur assis, appuyé contre un mur de l'arène, en train de se faire guérir par un eniripsa.
« Incroyable !!! À peine la roublarde tombée dans les pommes à cause de la punition du sacrieur, le iop s'est redressé et a cogné avec fureur son dernier adversaire ! Ce fut un combat I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E !!! »
La roublarde se mit à sourire d'un air apaisé.
Natsua : Effectivement, tu ne m'as pas laissé tomber…
Une main se posa sur son épaule, poilue et douce.
??? : Eh bien,eh bien, bien joué, ils étaient arrivés en demi-finale l'an passé…
La jeune fille se retourna brusquement, son nez frotta contre deux parchemins enroulés. Celui qui les lui tendaient, n'était autre que le mystérieux encapuchonné de vert et de blanc.
Natsua : Plaît-il ?
??? : Une petite récompense de ma part, continue comme ça.
La roublarde saisit les parchemins avant de les ouvrir. Il s'agissait de la recette pour fabriquer des bombes à eau et des explobombes.
Natsua : Mais je suis air… et où avez-vous trouvé des trucs pareils ?
L'homme fit signe de la main de parler plus doucement.
??? : J'ai beaucoup voyagé par le passé, j'ai pas mal de babioles comme ça que je juge plus utile entre les mains de ceux qui en ont vraiment besoin.
Natsua : Et vous voulez que ça me serve à quoi ? Je suis air moi…
L'homme frotta la tête de la jeune fille en rigolant.
??? : Ah ahahah ! Réfléchis tu verras bien !

« C'est une deuxième rencontre qui a été des plus divertissante, l'équipe « Petite Sucette » se qualifie donc pour le prochain match de demain. Je remercie d'ailleurs les participants de bien vouloir libérer la place pour le prochain match ! »
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Sam 19 Jan - 22:34

Chapitre XX Dekiagaru, avant la légende...

La grille s'ouvrit lentement, comme à son habitude.

Seyphir : Allez viens, c'est la fin du voyage, la victoire est à portée de main !

Le iop s'enfonça dans la lumière dégagée par le soleil. Natsua, préférant rester un moment à l'ombre, entendit la foule acclamer son ami dès son entrée. Il avait raison, le dernier combat était arrivé. Natsua et Seyphir avaient écrasé toutes les équipes avec une telle aisance qu'ils avaient vite compris que leur niveau dépassait la moyenne. Au fond, seule l'équipe Troublerie, composée d'Asgaard et de Galir les avait tenus en haleine. Les autres, composées essentiellement d'aventuriers et de guerriers suffisamment forts pour abattre un bouftou royal, n'auraient jamais été capables de les tenir en échec. Mais cette fois… c'était le dernier, le vrai combat. Un pari, aussi stupide soit-il, pouvait changer toute sa vie : des informations précieuses pour retrouver le roublard Oyadis ou finir dans une maison close. Et puis toutes ces questions. Qui est cet Oyadis ? Qui est vraiment Enokoji ? Pourquoi Oyadis ne veut-il pas qu'il recouvre la mémoire ? Qu’y a-t-il dans cette boîte qu'il a volée ? Pourquoi Oyadis a-t-il prémédité le massacre de la famille Nat' ?… Tellement de questions…pourquoi Dekiagaru a-t-il des informations ? Qui est cet homme vêtu de vert et de blanc qui l'aide depuis le début du tournoi… Cet homme-là, Natsua, en y pensant, eut les poils qui se dressèrent ; elle venait de comprendre qui il était, elle s'empressa de rejoindre la zone de combat de l'arène, sous un tonnerre d'applaudissements de la foule. Elle ne perdrait pas aujourd'hui, surtout aujourd'hui…

« Bonjour, chers amis ! Je suis Roa Lénaun ! Nous voici donc pour le 20e et dernier combat de cette dernière et spéciale édition du Tournoi du port d'Amakna ! Nous sommes le 15 Descendre et la neige n'a pas encore envahi notre petite île ! Bref, eni weye comme j'aime le dire, cette année nous n’avons pu qu’être bluffés tels des ecaflips par le duo des jeunes ados juvéniles de l'équipe "Petite Sucette". En effet, ils ont enchaîné victoire écrasante sur victoire écrasante, pulvérisant tout sur son passage, tel un pet de Mama Bwork ! »

Dekiagaru entra dans l'arène, seul, comme d'habitude.

« … Et que dire du côté de l'équipe championne de l'an passé, un seul membre a suffi pour racler le groin à tout le monde ! Magnifique performance de Dekiagaru ! »

La pandawa leva la main pour saluer le public, ce dernier lui rendit un bel accueil pour son geste.

« Avant que le combat ne commence, respectons la tradition des 19 derniers tournois, qui est une rapide présentation des combattants ! »

Seyphir : Ah… ça peut être pratique pour connaître nos adversaires.

« Commençons par l'équipe "Petite Sucette" ! De sa chevelure rouge ardente, à sa tunique clinquante azure, nous avons affaire à Seyphir Sleipnir, âgé de 14 ans, il est le disciple de son regretté maître, le Iop Dungan, mort en voulant lui montrer que les iops terre sont plus forts que les iops feu en utilisant une colère de iop… sur lui-même. »

Natsua : C-c'est pour ça que tu errais dans les Plaines de Cania tout seul ?
Le iop se frotta la tête un peu gêné.
Seyphir : La barbe… où ils ont appris ça?
« Mettant en émoi les pulsions sexuelles et incestueuses des vieux enutrofs et des crattes perverses, anciennement recherchée et dernière descendante de la deuxième famille la plus prestigieuse des roublards, Natsua, la Bombe Ebène ! Âgée de 12 ans seulement et vêtue de noir d'une nuit sans lune, elle s'est armée du Cauchmardeur, prototype des célèbres Tourmenteurs d'Issering ! »
La roublarde rougit.

Natsua : M-mais d'où ils arrivent à chercher ces informations !!! Et en plus il y a un truc qui est faux !
Seyphir : J'ai le sentiment qu’il y a eu de la recherche bien profonde sur nous…

« Dans l'équipe des champions, commençons avec le membre présent, Dekiagaru Kagewara, panda pyromane et bras droit du clan DagBukal, à l'âge de 32 chopines de bières, il est expert dans l'usage de boucliers dans l'art du Pandawushu ! »

Puis… enfin, le dernier combattant rejoignit l'arène, équipé d'un grand bâton et d'une hache dans le dos, la foule se leva pour le saluer, Natsua avait vu juste, c'était bien lui.
Seyphir : Mais c'est l'autre qui arrête pas de se gratter les fesses !?
Natsua : Ça craint, il a observé tous nos combats… il sait tout de nous et il doit sûrement être plus fort que Dekiagaru !

« Le voilà enfin !!! Mesdames et messieurs, chef du clan DagBukal et sans qui ce tournoi n'existerait pas, alcoolique invétéré et ancien pirate ayant parcouru le Monde des 12 par les voies marines, âgé de 35 ans, la Chopine d'Émeraude, l'homme qui n'arrêtait pas de se gratter le cul, le seul et unique, le sublime, le grand et le charismatique, KUKIPPIK !!! »

L'homme enleva sa capuche et sortit ses épaules calant sa cape derrière. Comme son congénère, il ne portait qu'un pantalon, dont le sien était vert émeraude. Physiquement, il avait l'air moins dégourdi que Dekiagaru, mais il était plus beau et avait l'air plus sympathique de visage.

« Kukippik est bien plus expérimenté que son coéquipier et sa spécialité reste le maniement du bâton et de la hache style Pandawushu ! »

Natsua : Je le savais…
Le pandawa sourit.
Kukippik : Jolie déduction, mais soyons honnête c'était prévisible, non ?
La roublarde prit un air supérieur tout en tenant à montrer un côté blasé.
Natsua : Décidemment, on dirait qu'une légende s'est créée autour de moi pour que vous arriviez à réunir autant d'informations…
Le pandawa éclata de rire.
Kukippik : Pour être honnête, j'aimerais bien être vaincu… Alors j'ai cherché à savoir si vous en étiez capable.
L'expression de la roublarde changea son arrogance en inquiétude.
Natsua : Être vaincu… ?
Kukippik : Oui, faut dire que je n’ai jamais perdu à ce tournoi, et ça me fout un peu les brelles.
Natsua : Ça fait 20 ans que ce tournoi existe… ! Tu avais 15 ans lorsque tu as fondé ton clan ?! Mais… Tu étais un pirate avant de…
Kukippik coupa la jeune fille.
Kukippik : Ne cherche pas plus loin, le monde mêle les enfants bien trop souvent à la violence… Tu n'as qu'à te regarder dans une glace pour comprendre ce que je dis.
Le iop dégaina son épée.
Seyphir : Hé hé hé, du challenge, dieu que j'adore ça ! Je n'ai jamais connu la défaite et contrairement à toi, je veux rester invaincu !
Dekiagaru prit en main ses boucliers.

Dekiagaru : Ah ! Enfin quelqu'un qui parle dans ma langue, je sens que ce combat va vraiment être intéressant ! N'est-ce pas Kuki ?
Kukippik : Booohhh ouesh, ça devrait le faire.
La Chopine d'Émeraude s'assit par terre.
Kukippik : À toi l'honneur, j'interviens uniquement s'ils te mettent K.O.
Dekiagaru regarda Kukppik, malgré son sourire, il ne plaisantait pas.
Dekiagaru : Bon… mais ne viens pleurer si tu n'as pas pu profiter de la fête!
Kukippik : Ne t'en fais pas pour moi.

« Chers amis, que le dernier combat commence ! »

Dès l'annonce, le iop se rua sur Dekiagaru en l'attaquant au corps à corps, le guerrier pandawa n'eut aucun mal à parer toutes les attaques avec ses deux boucliers. Un sifflement lui fit comprendre que la roublarde avait lancé ses dagues boomerangs. Dekiagaru repoussa le iop d'un coup de pied, puis plaça ses boucliers sur le côté pour bloquer l'attaque à distance de la roublarde.
« Incroyable, le panda n'a aucun mal à parer les attaques de ses deux adversaires ! »
Seyphir : Tu avais raison Natsua, il se défend incroyablement bien !
Le Pandawa entrechoqua ses boucliers en signe de provocation.
Dekiagaru : Pour un iop tu es bien mou !
Le jeune homme rangea son épée.
Seyphir : Mou… ? Tu sais ce que fait un iop contre un adversaire qui bloque toutes ses attaques ? Il lui casse sa défense !
Le iop tendit la main en l'air, faisant apparaître une énorme lame de feu.
Dekiagaru : C'est bien de la philosophie iop ça.
Seyphir : Épée Destructrice !
L'épée en flammes s'abattit dans un terrible fracas sur le Pandawa. Ce dernier avait atténué le coup avec ses boucliers et la violence de l'attaque lui avait fait baisser sa garde. Quand il releva la tête, il vit la roublarde lui bondir dessus, sa fausse griffe du Ceangal.
Dekiagaru : C'est…
L'homme attrapa la roublarde par un karcham.
Dekiagaru : … pas
Prenant l'élan de la roublarde pour ne pas trébucher en arrière, Dekiagaru tourna sur lui-même tout en retenant Natsua par le pied.
Dekiagaru : … Bientôt fini !?
Il lâcha la roublarde sur Seyphir d'un chamrak, envoyant ses adversaires au sol.
Dekiagaru : Flasque explosive !
Le pandawa bouta le feu à une bouteille d'alcool avant de la lancer. Natusa, plaquée au sol par Seyphir, tira sur la bouteille pour qu'elle explose en l'air.

« Magnifique contre-attaque de Dekiagaru alors que la dernière attaque du iop avait créé une ouverture et heureusement que la roublarde sait viser, car sinon ça allait sentir le roussi ! »

Natsua : Bon tu peux te relever et surtout retirer ta main de mon foulard ?
Le iop se releva brusquement, le visage aussi rouge que ses cheveux.
Seyphir : Tu… tu n'as rien en dessous !?
La roublarde se releva aussi, envoyant valser son coéquipier d'un uppercut.
Natsua : Non j'ai rien d'autre pour le torse ! Et ce n’est pas une raison pour y glisser ta main même si je te tombe dessus !
Le pandawa se frotta les yeux et le front pour montrer qu'il était blasé.
Dekiagaru : Ça commence de plus en plus tôt chez les jeunes… N'est-ce pas Kuki ?

Son coéquipier était en train de descendre une bouteille d'alcool provenant de Pandala.

Kukippik : Si tu fais allusion à moi, je t'ai dit qu'elle était sobre et qu'elle voulait toucher autre chose que du bamboo !
Dekiagaru : Putain, dur de se concentrer avec des boulets pareils… t'es comme le sort picole, Kuki, tu me saoules !
« … Je ne relèverais pas la qualité de cette blague. »

Natsua profita du moment pour tenter une attaque frontale sur Dekiagaru, ce dernier lâcha ses boucliers avant d'enflammer ses poings.
Il esquiva le coup d'épée de la roublarde et contrattaqua d'un coup violent à la tempe, sonnant et repoussant la roublarde de quelques mètres. Le iop suivit de près le mouvement et espéra que le panda avait baissé sa garde, il fit une coupe horizontale. Malheureusement, l'ours se baissa en tournant sur lui-même pour esquiver l'attaque et faire un balayage au sol. Seyphir n'eut pas le temps de tomber…
Dekiagaru : Karcham !
Le panda attrapa le iop puis se tourna en direction de la roublarde en utilisant le iop comme bouclier humain. Il avait bien fait, la jeune fille, au sol, était en train de le viser avec son Cauchemardeur.
Dekiagaru : Vous me harcelez de tous les côtés pour créer une ouverture, hein… ?
Natsua : Aimantation !
Le panda se retourna dès qu'il entendit le bruit de roulement.
Dekiagaru : Quand as-tu posé une bombe !?
Dekiagaru empoigna le iop par les pieds et s'apprêta à l'utiliser comme une batte pour repousser la bombe.
Natsua : Kaboom !
La roublarde fit un tir étrange qui invoqua une sphère orange autour Seyphir un court instant.
Natsua : Poudre !
Dekiagaru : Je ne vais pas te laisser f…
Quand le pandawa frappa dans la bombe avec le corps du iop, une explosion puissante se produisit.
Le choc envoya valser le guerrier pandawa dans un mur et un nuage de poussière s’était créé à la zone d'explosion.
« … Bordel !? C'était un piège ? Dekiagaru n'a absolument rien compris à ce qui s'est passé ! »

Le nuage commença à se condenser et à suivre un mouvement, c'était Seyphir qui le manipulait.

« Oh ! C'est vrai, le sort Kaboom protège des explosions et augmente la force des alliés suivant le type de bombe utilisé ! »
Dekiagaru se décoinça du mur dans lequel il avait fini encastré. Ses boucliers étaient à proximité. Il se dépêcha de les ramasser malgré qu'il était encore bien sonné.
Dekiagaru : Maudits gamins…J'arrive pas à me défaire de votre jeu harceleur.
Un sourire confiant se dessina au coin de la bouche du iop.
Seyphir : Navré, mais avec un léger bonus en rapidité, je crains que ta défense légendaire ne casse sous la puissance de Iop.

Un glaive de feu sortit du sol. Le panda regarda longuement le iop dans les yeux, puis la roublarde, qui était en train de le viser, attendant une ouverture. Il finit par soupirer.

Dekiagaru : Montre-moi ce que tu sais faire jeune iop !
Seyphir : Avec plaisir ! Épée Destructrice !
La lame s'abattit sur le panda, cassant sa garde comme la première fois.
Seyphir : Tempête de puissance !
La rapidité du iop due au kaboom lui permit d'enchaîner sans donner aucune chance au pandawa, un puissant éclair sortit du nuage de poussière, renvoyant encore une fois le panda dans le mur.
Seyphir : Tempête de puissance !
Seyphir enchaîna une dernière attaque, laissant son adversaire au sol, sans connaissance.
« IN-CROY-ABLE ! Quelle gratuité ! Il lui a foutu le kwak tellement profond qu'il y en a qui lui sont sortis par le cul ! »
Natsua regarda le iop, impressionnée et admirative à la fois.
Natsua : Wouah… Il te suffit d'un petit boost et tu pars au quart de tour toi.
Le jeune homme se frotta le nez avec le pouce.
Seyphir : Je t'ai dit avec moi c'est tranquille !
Un bruit sourd dans l'air attira les deux combattants, le panda moulinait avec sa hache et son bâton.
Kukippik : Bravo les jeunes, vous m'avez poutré mon bras droit.
Le duo se prépara à combattre son dernier adversaire.


Kukippik : L'Art pandawushu a été créé pour pouvoir contrer toutes les classes. Vous avez réussi à battre un disciple… mais arriverez-vous à faire de même avec un maître ?
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 27 Jan - 14:25

Chapitre XXI La Chopine d'Émeraude.

« Au tour du deuxième combattant de reprendre le relai, personnellement je n'approuve pas vraiment cette méthode du 1 contre 2, Dekiagaru n'a rien pu faire malgré sa défense légendaire ! »

Le panda, celui qu'on nommait La Chopine d'Émeraude, enleva sa cape, dévoilant une foultitude d'objet à sa taille : des gourdes, des sacoches, des tubes en bambou et une flûte, elle aussi en bambou.
Il saisit sa hache dans une main, puis son bâton dans l'autre et se fit craquer la nuque.

Kukippik : Alors ? Fracasser un disciple c'est bien beau, mais je vous propose un vrai challenge.
Natsua et Seyphir prirent une position défensive, se préparant au pire.
Kukippik : … et que diriez-vous d'augmenter la mise ?
Le iop garda sa position contrairement à la roublarde.

Natsua : …augmenter la mise ?
Le panda gardait son expression sympathique du visage.
Kukippik : Oui, je suis un Ecaflip manqué pour ça… Vois-tu, Dekiagaru a effectivement traité avec ce roublard vêtu de blanc que tu cherches, cependant le dialogue fut cours, en fait pour faire simple il est venu me voir moi, principalement.
Natsua : Continue…
Kukippik : Tu as déjà remporté ton pari, tu as battu Dekiagaru, donc tu peux déclarer forfait et chercher ta récompense, cependant il n'aura rien à te dire de très important crois-moi.
Natsua : Et là tu vas m'annoncer ton marché c'est ça?
Kukippik : Exactement, on reprend les mêmes règles avec moi, sauf que moi j'ai bien plus à te raconter…
La roublarde avala sa salive, l'excitation se mélangeait avec l'anxiété.
Natsua : Et si je perds ?
Kukippik : On garde le gage habituel… ah et on peut dire…

L'expression du visage de Kukippik changea soudainement un visage sérieux, sans le moindre signe d'amitié dedans.

Kukippik : … Tu me donneras le nom de celui qui t'a sauvé la vie.

Un moment de silence se posa dans l'arène. Avant que le iop, impatient, n’y mette fin.
Seyphir : Alors Nat ?
La roublarde sortit sa griffe.
Natsua : On le démonte.
L'expression de Kukippik changea une nouvelle fois, reprenant son côté amical.
Kukippik : C'est tout à votre honneur, néanmoins petit iop, je sens que tu es de trop dans ce combat.
Ses getas s'enfoncèrent dans le sol, signe que le panda prit appui.
Kukippik : Prêt ou pas, j'arrive !

Il se propulsa à la force de ses jambes, son mouvement fut rapide et parfaitement exécuté. Natsua et Seyphir ne virent rien venir. Seul le son des getas glissant sur le sol avertitle iop que son adversaire était derrière lui.
Seyphir : Bien essayé !
Le iop se retourna impulsivement en fendant l'air en deux avec son épée. Un bruit de métal entrechoqué l'avertit que l'attaque avait été bloquée. Il se retrouva yeux contre yeux avec Kukippik, ce dernier retenait l'épée avec sa hache. Avant que Natsua n’ait eu le temps de trouver un angle pour tirer, Kukippik moulina avec son bâton avant de frapper le iop avec le bout. Son attaque visa le ventre, puis dans un élan de force, le panda souleva Seyphir en l'air, restant accroché à son bâton comme un vulgaire étendard.

« Heureusement que ce n'était pas une lance… »

Natsua : Seyphir !!!
Le guerrier, dont la respiration était coupée à cause de l'attaque, ne pouvait pas répondre.
Kukippik : Les iops, tous les mêmes…
La Chopine d'Émeraude retira d'un coup sec son bâton, laissant chuter le iop d'une hauteur de quelques mètres. Avant qu'il ne touche le sol, le panda fit preuve de souplesse en assénant un coup ascendant digne d'un maître du Pandawushu. Seyphir roula en direction de la roublarde.
Kukippik : Quand il faut taper, c'est toujours présent, mais quand il s'agit de réfléchir ou de se défendre, je peux toujours me gratter.
La jeune fille, ayant le champ libre, canarda le panda d'une dizaine d'espingoles. Ce dernier se mit à mouliner avec ses deux armes pour arrêter tous les tirs ; on entendait les boules d'énergies du Cauchemardeur éclater au contact du bâton ou de la hache de Kukippik.
Natsua : Bon sang !
Le iop se releva sans un mot.
Seyphir : Enfoiré… tempête de puissance !

Des éclairs frappèrent le sol avec violence, cependant, Kukippik n'avait aucune peine à les esquiver.

Seyphir : C'est quoi ce bordel !? Depuis quand un mec esquive la foudre ?
Kukippik : Yeah ha hahahaha ! Facile de prévoir où ton attaque va tomber !
Comme lors d'un vrai orage, ton attaque produit des « streamers » des décharges ascendantes ionisées qui s'échappent du sol à l'endroit que tu veux frapper.

Seyphir : Qu-quoi !?
Kukippik : Putain c'est vrai t'es un iop, pour faire simple, je sens de l'électricité statique qui me dresse les poils quand tu veux m'allumer comme un sapin de Nowel. Mais ne t'en fais, ils ne sont pas beaucoup, les gens qui savent ça.

« Petite parenthèse, toutes les personnes présentes dans l'arène savent maintenant comment esquiver cette attaque… »

Kukippik : Oups...

Seyphir : Épée destructrice !
Le panda esquiva l'attaque de justesse.
Kukippik : Par contre, pour ça j'ai qu'une solution ! Ivresse !
Le panda fit apparaître une énorme jarre, une odeur insoutenable d'alcool s'en échappait.

Kukippik : Pour la semi distance, les iops feu c'est dangereux, par contre pour le corps à corps…

Le tonneau tourna sur lui-même, créant un courant d'air spécial, attirant le guerrier dans sa direction. Ce dernier eut le réflexe de planter son arme dans le sol pour s'arrêter. Malheureusement, le sol n'étant que du sable, ça ne freina pas sa course. Une fois arrivé à portée de main de Kukippik, ce dernier lui saisit les jambes et le souleva d'un Karcham.
Kukippik : Tu sais, à jouer avec le feu et à être tout feu tout flamme on finit par se brûler gamin. Je vais t'en foutre un de ces Vertiges, tu ne vas pas te relever !
Un aura enflammée enveloppa le Panda et le iop.
Natsua : Kaboom !
La roublarde employa la même méthode que pour Dekiagaru. À défaut d'avoir une bombe déjà présente sur le terrain, elle en sortit une avant de directement la lancer sur son adversaire.
L'explosion fit rouler Kukippik loin de son tonneau et de Seyphir. Le guerrier Pandawa se releva en se poussant avec les mains, encore un mouvement style Pandawushu. Il se frotta les épaules pour enlever les grains de sable accrochés et rajusta son bandeau.
Kukippik : Eh ben… même pas mal !
La poussière causée par l'explosion se mit de nouveau à suivre les mouvements de l'épée du Iop.
Seyphir : C'était quoi ton tour de magie là ? J'étais censé brûler ?
Kukippik se gratta le cou.
Kukippik : Cherche pas, la théorie c'est pas le domaine des iops, par contre si je peux te donner un conseil, c'est ménage-toi pendant les prochaines secondes…
Seyphir : Meuh oui, après t'avoir expédié au sol !

« L'équipe "Petite Sucette" prépare le même coup qu'avant ! »

Kukippik : Bon, attrape-moi si tu peux ! Pandanlku !
Comme pour répondre à la provocation du panda, Seyphir frappa une multitude de fois avec des tempêtes de puissance. Kukippik esquivait toutes les attaques et arrivait à tenir le iop en respect malgré son bonus en rapidité. Il recula, forçant le guerrier à s'approcher pour l'avoir dans sa portée d'attaque, à la fin ceci finit en course poursuite. Natsua essayait tant bien que mal, dès qu'elle l'avait dans le champ de tir, de tirer à l'espingole, mais son adversaire parait automatiquement l'attaque avec ses armes. Au bout d'un moment le Pandawa s'arrêta net.
Kukippik : … Et ça nous fait 30 secondes!
Seyphir : Quoi !?

Le iop s'enflamma subitement, dans un hurlement de douleur, avant de tomber au sol inanimé et fumant.

Natsua : Qu-quoi !? Seyphir !!!
La roublarde accourut vers le iop, avant de le prendre dans les bras, il était chaud et respirait avec peine.

« L'attaque du panda semble avoir mis le bwak le plus total au iop ! »

Le pandawa planta son bâton au sol, avant de prendre appui sur sa hache et d'utiliser sa main libre pour se gratter une oreille.
Kukippik : Pourtant je l'avais prévenu, faut pas trop avoir la bougeotte quand j'utilise vertige…
Natsua serra fort Seyphir dans ses bras.
Natsua : … Je savais que c'était une mauvaise idée ce tournoi.
Kukippik : Hey! Je l'ai pas tué ! Je ne tiens pas à être disqualifié et comme je l'ai dit au début du combat, ce iop est de trop ! C'est toi que je veux !

La jeune fille resta à genoux, son ami dans les bras, sans donner de réponse.

Kukippik : Natsua, La Bombe Ébène… dernière descendante et unique survivante du massacre de la famille Nat'. Savais-tu que dans cette famille, chaque nom contenait les 3 lettres n-a-t ? Plus le roublard était censé être prestigieux à sa naissance, plus les 3 lettres de son nom étaient avancées. On avait par exemple les plus mauvais, comme Gognat, Erinat, les modestes, Omnato, Kernati et les meilleurs, Nato, Natfaru…Natsua.

La roublarde rigola d'un ton moqueur.

Natsua : Mais dis voir, c'est que tu en connaîtrais plus que moi ?

Kukippik : … Natsua, ayant survécu à ses assassins, ayant trouvé refuge dans l'un des endroits les plus dangereux du Monde des 12 : le cimetière de Brakmar. La fille aux yeux couleur lilas, ayant une prime plus élevée que Brumen Tectoras et Padgref réunis… à 12 ans seulement.

La jeune fille se remit à rire.

Natsua : Je l'ai dit et je le redis, c'est faux.
Kukippik : … de?

Un flocon de neige isolé tomba sur le visage de la roublarde.

Natsua : On est le 15 Descendre aujourd'hui… j'ai 13 ans.

« Joyeux anniversaire ! »
Kukippik : Oh… Navré que ton anniversaire se passe ainsi.
La roublarde posa le corps du iop au sol avant de se lever et de saisir à pleine main son Cauchemardeur et son épée.
Natsua : C'est pas grave… je ne l'ai jamais vraiment fêté.
Le panda suivit l'exemple et reprit ses armes en main.
Kukippik : Ce monde est répugnant, toi et moi sommes pareil au fond… On s'est retrouvésforcés de se battre et de jouer les durs dès notre plus jeune âge, alors qu'au fond, tout ce qu'on voudrait c'est un peu d'affection et la paix…
La roublarde put s'empêcher de renchérir d'un ton sarcastique.
Natsua : Arrête, tu vas me faire pleurer !

Le combattant de Pandala soupira.

Kukippik : … Moi j'ai fini par jouer les pirates avant de fonder un clan de bandits. Toi… maintenant je n'ai plus besoin d'avoir le nom de celui qui t'a sauvée, je ne sais pas par quel miracle cette saloperie t'a laissé vivre, plus incroyable encore, t'a pris sous son aile, mais sa folie te déteint dessus.

La jeune fille ne répondit pas à cette dernière remarque.

Kukippik : Te laisse pas dévorer par la folie, je ne sais pas ce que tu vis depuis que tu es dans sa tour, mais ce n'est pas bon pour toi.
Natsua prit enfin un air sérieux et sa voix devint tremblante, presque triste.
Natsua : Mais… mon maître va tellement mieux quand je me tiens à ses côtés.
Le panda poussa, à nouveau un soupire.
Kukippik : Pardon…je voulais pas te rendre triste, allez, reprenons ce combat !
La roublard sourit.
Natsua : Si je ne risquais pas de me retrouver dans une maison close à cause de toi, je te trouverais presque sympathique !
La jeune fille fonça sur le guerrier Pandawa, le harcelant à coup d'espingoles pour l'obliger à parer. Une fois à son corps à corps, elle tenta de créer une ouverture avec sa griffe. Le panda bloqua le coup avec sa hache. Natsua profita pour glisser son Cauchemardeur entre sa hache et son bâton pour lui porter un coup en pleine tête. L'attaque ne fit que tituber ce dernier.
Kukippik : Hé héhé, quand tu veux, tu n'as pas besoin de iop pour forcer le passage !
Kukippik balaya le sol avec son bâton faisant trébucher la roublarde en arrière. Il se laissa tomber dessus d'un coup de hache que la jeune fille bloqua avec peine.
Natsua : Ugnh !
La roublarde repoussa le panda avec ses pieds, avant de faire une roulade en arrière et de se relever en courant. Elle ouvrit son sac avant de lâcher une Tornabombe, malheureusement, elle n'eut pas le temps de profiter longtemps de son moment d'accalmie : une pluie de flasques explosives s'abattit sur elle. Elle utilisa sa célèbre agilité pour esquiva les explosions, ces dernières mirent complètement le feu au terrain.
Kukippik : J'aime ta manière de bouger, les roublards ont vraiment leurs styles à eux… alors pourquoi tu tiens ton épée comme un iop ? Laisse-moi deviner, c'est ton ami qui t'a appris à te battre comme ça ?
La jeune fille balança ses dagues boomerangs pour éviter de répondre.
Kukippik se projeta en avant, sortant de la trajectoire des dagues, avant de continuer sa course sur Natsua.
Natsua : Rémission !
Une fois à corps à corps, le Pandawa frappa dans le ventre de la roublarde avec son bâton, comme pour Seyphir tout à l'heure, mais le sort rémission s'activa et le repoussa violemment de l'autre côté de l'arène. Natsua ne se fit pas prier pour utiliser ce moment de paix pour disposer les deux dernières Tornabombes.
Un coup de vent balaya les flammes, dévoilant le Pandawa.
Kukippik : Ne t'obstine pas trop sur ton attaque la plus puissante, je la vois venir Natsua…

Le panda utilisa une nouvelle fois son sort Ivresse et invoqua un deuxième tonneau.

Kukippik : Tout ça m'a donné soif…
Le panda prit le tonneau avant de boire dedans, quand il en ressortit la tête, il semblait complètement en forme et… saoul.

« Ça sent l'affrontement final ! »

Kukippik se précipita une nouvelle fois sur la roublarde.
Natsua : Aimantation !
Les bombes roulèrent rapidement en direction du guerrier Pandawa.
Natsua : Dernier souffle !
La jeune fille frappa du sol son pied pour créer l'implosion qui augmente la puissance de ses bombes.
Le panda s'arrêta avant d'observer le crâne noir de l'implosion et d'admirer les bombes qui le traquaient.
Kukippik : Quel sort effrayant, tout miser sur une dernière attaque, j'ignorais que les roublards avaient ça.
La roublarde invoqua son détonateur, avec de poser le pied dessus.
Kukippik : Ivresse !
Natsua : Détonation !

L'explosion fut incroyable, l'onde de choc balaya énorme quantité de sable et projeta le public en arrière. Personne n'aurait pu survivre à ça.

« Oh misère, je l'ai ressentie jusqu'au fond de mon froc celle-là ! »

Natsua semblait aussi surprise que tout le monde de l'efficacité du combo de bombes, à telle point qu'elle eut peur pour la vie de Kukippik.
Kukippik : …à ce stade-là tu n’es plus humaine, tu es un canon à dévastation massive !

La roublarde se retourna sur sa gauche, le premier tonneau avait attiré son invocateur juste avant l'explosion.

Kukippik : Je crains que tu n'aies plus de carte en main pour le coup.

Il avait raison, elle savait qu'il avait raison ; elle était à bout de force, le coup de bâton dans le ventre, malgré rémission, lui avait bien retourné l'estomac et le dernier souffle venait de diminuer ses dernières forces de moitié.
Kukippik : Lien spiritueux !
Un énorme panda sur un baril apparu derrière la roublarde. Ce dernier prit sa pipe et frappa doucement sur la tête de la jeune fille.
Pandawasta : Coup de bambou ! Bambou malchanceux !
Une force inconnue obligea la roublarde de lâcher son épée.
Natsua : Que… !?
Avant qu'elle puisse comprendre quoi que ce soit, le premier tonneau l'attira.
Kukippik : Il est temps d'en finir !!!
Les poings de Kukippik s'enflammèrent. Il courut à l'encontre de son adversaire. Une fois à sa portée, le Pandawa frappa avec fureur un coup de poing dans la tempe de la jeune fille. La violence du coup, plus l'intersection des deux combattants donnèrent encore plus de puissance à l'impact du coup. À tel point, que l'attaque arracha la cagoule de la jeune fille dévoilant son visage et la fit tourner comme une vulgaire poupée de chiffon. Elle continua d'être attirée jusqu'au tonneau, à peine lucide.

« Quelle gratuité, chers amis ! Ce coup de poing enflammé était phénoménal ! »

La jeune fille essaya de se relever avant de retomber lamentablement au sol. Ses oreilles sifflaient et sa vue était trouble. Elle put distinguer le pandawa se baisser pour ramasser la cagoule au sol.
Kukippik : C'est triste de cacher un si joli visage derrière un foulard… Tu t'es bien battu petite, tu es forte ! Très forte ! Mais ça me fend le cœur, une enfant de ton âge ne devrait pas savoir se battre comme ça, une enfant de ton âge devrait profiter de la vie et vivre dans l'insouciance…
Avant qu'elle ne ferme les yeux, elle vit Seyphir se redresser. Il pouvait encore se battre, il pouvait LE battre. Natsua en avait la conviction, ce combat allait se dérouler comme pour le premier contre Asgaard et Galir. Seyphir lui avait promis de ne pas la laisser tomber et il ne laisserait pas tomber.
Natsua perdit connaissance avec une dernière phrase en écho.

Seyhir : Hé hé hé, je suis pas un génie, mais c'est pas en enflamment un iop feu que tu en viens à bout !

Natsua sentit une douce caresse, froide, mais une douce caresse… de l'affection, Kukippik n'avait pas tort, la paix ? Elle ne savait même plus ce que ça voulait dire. Mais le combat… c'était son choix, c'était son choix d'aider son maître, c'était son choix de retrouver Oyadis et lui faire payer la mort de sa famille. Elle rouvrit les yeux s'attendant à retrouver son ami victorieux. Elle comprit d'abord que la douce caresse n'était rien d'autre que de la neige qui commençait à tomber, puis elle vit Kukippik porter à bout de bras Seyphir, qui était sans connaissance.
Kukippik : Toi aussi, bien que les iops aient la castagne dans le sang, tu te bats vraiment bien pour ton jeune âge, mais tu es trop impulsif, et ça, ce n'est pas une caractéristique que le iop feu doit avoir, il doit être réfléchi !

« Arrêt du jeu, je demande une équipe d'Eniripsas pour évacuer le iop Seyphir et le Pandawa Dekiagaru qui sont dans un sale état. »

Le panda posa le corps du iop au sol.
Kukippik : Tu as récupéré tes esprits Natsua ?
Pandawasta : Solide, la gamine.
La roublarde se releva avec difficulté et dû prendre appui sur sa fausse griffe.
Kukippik : Il est admirable ton ami, il a tenu jusqu'à ce que tu reprennes conscience, honnêtement, je savais aussi que tu allais te relever…
La roublarde contempla l'ensemble de l'arène. Il y avait 4 tonneaux, le pandawasta était toujours présent, Kukippik ne semblait pas spécialement fatigué ou blessé.

« Chers amis, les combattants sont maintenant évacués, le combat peut reprendre. Exceptionnellement, comme vous avez pu le voir, il neige, bien que ce soit la saison, c'est la première fois qu'il neige sur cette île… »

Kukippik : Allez, tu peux encore abandonner Natsua, regarde-toi…
Un des tonneaux du Panda l'attira un petit peu, cette dernière, à bout de force, retomba sans pouvoir opposer de résistance.
Kukippik : À défaut de t'enfermer dans une maison close, je me contenterai de garder ta cagoule. Faut avouer que c'est un peu abusé comme sanction, le petit Deki fait toujours dans l'abus.
La jeune fille se releva une nouvelle fois.
Kukippik : Sans vouloir t'offenser ça ne peut que t'aider, tu verras, avec un si joli visage que le tiens tu auras pas mal de succès !
Natsua resta silencieuse, se concentrant de fixer Kukippik dans les yeux.
Kukippik : Tu vois le problème, ton ami est bruyant, on sait toujours ce qu'il va faire, mais toi, tu restes silencieuse et froide, on ne sait pas à quoi tu réfléchis. Tu analyses le terrain ? Tu cherches un moyen de m'abattre rapidement ? Tu penses que tu as perdu ? C'est troublant, ton visage n'exprime rien, tes yeux ne laissent paraître aucune émotion…
La roublarde reprit en main ses armes habituelles.
Kukippik : …Et tu es train de te construire un mental qui s'inspire de ce monstre, ne fais pas ça, je te le redis, sinon tu finiras consumée par la folie.
Natsua : Roublardise !
La jeune fille se téléporta et laissa place à quatre illusions identiques.
Pandawasta : Je garde mon coup de bambou pour la vraie ?
Kukippik : Ouep papi.
Le pandawa façonna une petite boule de feu, une flamiche, avec les mains avant de l'expédier sur une illusion qui se trouvait derrière lui. Les 3 autres disparurent, il avait trouvé la bonne.
Kukippik : Trouvée…
Natsua courut dans sa direction en tirant des espingoles. Kukippik continuait de les esquiver et façonna une nouvelleboule d'énergie dans ses mains, de couleur blanche.
Kukippik : Vulnérabilité !
Le guerrier de Pandala lança sa boule d'énergie qui éclata comme une boule de neige sur Natsua.
Natsua : Prends ça !
La roublarde utilisa ses dernières forces pour un coup d'épée. Le panda bloqua l'attaque, l'impact brisa la lame de l'épée de Natsua en morceau.
Natsua : Qu…
Avant qu'elle ait le temps de dire quoi que ce soit, Kukippik la repoussa d'un coup sec avec le poing.
Le premier réflexe de la roublarde fut de ramper et de ramasser les morceaux de son arme.
Natsua : Non… NON ! C'était un cadeau, j'y tenais !
Pandawasta : Briser une arme à main nue… ta vulnérabilité est efficace Kuki.
Kukippik : Ouep je sais, et à sa place, je me ferais plutôt du souci pour mon corps que pour mon arme.
Le Pandawa attrapa la jeune fille par le bras avant de lui asséner une droite, une gauche, encore une droite et de finir avec un uppercut.

« Quel enchaînement de bâtard, c'est ça la p-p-p-puissance de l'art Pandawushu ! »

La roublarde tomba au sol en gémissant.
Pandawasta : C'est Sacrieur qu'elle aurait dû choisir comme classe.
Kukippik : Je veux en finir rapidement, j'ai pas envie qu'elle se tue toute seule en poussant ses limites trop loin.
La roublarde restait au sol regardant la neige tomber.

Natsua : La folie…

Le pandawa soupira, son soupire fut mélangé avec un rot, signifiant que son état saoul n'était plus actif.
Kukippik : Petite, tu me fais vraiment mal au cœur…

Natsua : Il est plus humain à mes côtés et moi je perds mon humanité à ses côtés… mais…
Kukippik : Tu commences à délirer.

La roublarde se releva d'un seul coup, en crachant quelques gouttes de sang, puis ouvrit son sac et prit son Cauchemardeur.
Natsua : Mais… c'était mon choix ! KABOOM !

Une sphère orange enveloppa la jeune fille.
Natsua : Ces recettes de bombes que tu m'as données, j'en ai trouvé une utilité.
Kukippik : Quand as-tu eu le temps d'en fabriquer !?
La roublarde retourna son sac, faisant tomber quelques Tornabombes, Explobombes et bombes à eau.
Kukippik : Oh non…
La roublarde fit exploser toutes les bombes autour d'elle. Quand la fumée se dissipa, elle se tenait debout, Une aura rouge s'entremêlait et dansait avec deux autres aura de couleur vert et bleu. Elle avait absorbé le pouvoir de ses bombes, la vitesse, la puissance et l'énergie.

« Ça sent le roussi ! »

Kukippik : Tu viens d'utiliser toutes tes bombes, j'esquive toutes tes attaques à distance et ton épée est cassée, tu as quand même perdu.
La roublarde sourit, son regard avait une expression euphorique.
Natsua : Mon maître dit toujours qu'on ne prédit pas les actions d'un fou… et je dois avouer que ça faisait un moment que je cherchais un moyen de pouvoir utiliser cette arme !

La roublarde plongea la main dans son havre-sac pour en ressortir, avec difficulté, une énorme épée dorée. La taille de l'arme ainsi que sa largeur était nettement supérieure à celle qui la brandissait.

Kukippik : Une Az'tech !!?

« Mais c'est quoi ce bordel ? D'où elle sort cette arme ?! C'est ridicule, elle est plus grande que la roublarde ! »


Kukippik : Pandawasta !
Pandawasta : J'y fonce !
L'invocation n'eut rien le temps de faire. Il se retrouva trancher en deux en un clin d'œil.
Natsua : Elle est terriblement efficace…
La roublarde prit son Cauchemardeur et tira quatre coups à la vitesse du démon qui firent voler en éclats les quatre tonneaux présents sur le terrain. Elle remit son revolver autour de la taille avant de saisir son énorme épée à deux mains.
Kukippik : Puissante, rapide et infatigable… quel arcane roublard effrayant, être capable d'entrer dans un état qui peut dépasser toutes les classes du Monde des 12.

La jeune fille fonça sur son adversaire. Sa vitesse était telle qu'on ne vit qu'un arc-en-ciel, façonné par le reflet de l'arme doré et des auras que dégageait la roublarde, traverser le terrain.
Une fois arrivée à son corps à corps, elle tourna deux fois sur elle-même pour donner un puissant élan à son attaque. Kukippik, commençant à avoir de la peine à lire les mouvements de son ennemi, eut le réflexe de croiser ses armes pour se défendre. Natsua abattit son Az'tech d'un coup à fendre le ciel. L'attaque verticale fit voler toutes les armes du Pandawa en éclat.
Kukippik : Bordel ! Souillure !
Le guerrier de Pandala vomit une mixture immonde sur la jeune fille, mais rien ne se passa.
Kukippik : C'est une blague ? On peut pas enlever l'effet d'un Kaboom !!?
La roublarde retourna sur elle-même avant de frapper avec le plat de son arme, le coup fit voler son adversaire comme une vulgaire balle. Elle fit un saut au-dessus de lui avant de donner un dernier coup vertical pour l'encastrer au sol de la même manière que ferait un marteau sur une mouche.
Elle retomba non loin du corps de son ennemi. Elle était essoufflée, à bout de force, et ses auras disparurent.
Un silence prit place dans l'arène avant que le présentateur ne reprenne la parole.

"NOM… DE… DIEU ! Mais quelle violence, quelle puissance, que du psycho-pouvoir, c'était quoi ?! Un démon ? Le champion de l'arène n'a absolument pas compris ce qui arrivait à sa vie, incroyable ! »

Tout le public se leva pour applaudir la nouvelle championne. La jeune fille s'approcha de Kukippik pour s'assurer que ce dernier soit encore en vie. Il était dans le sable, jambe et bras écartés, dos à terre, le sourire sur le visage.
Kukippik : Je l'aurais finalement eue ma défaite… bien jouée championne, cette victoire est à toi, et toi seule. Bien entendu, je te raconterai tout ce que je sais, mais laisse-moi juste faire un petit somme avant…
Le Pandawa ferma les yeux pour récupérer ses forces, attendant patiemment l'aide des Eniripsas.

Natsua lâcha son Az'tech redevenue trop lourde pour elle, et admira le public. Effectivement, c'était sa victoire, une belle victoire. Pas que physiquement, mais aussi mentalement. Si la folie devait l'engloutir, qu'importe, son objectif resterait le même, vaincre Oyadis.


Alors qu'elle contemplait aussi le ciel, pour la neige qui tombait, elle sentit une odeur de sang familière. Cette odeur tenace qui était devenue réconfortante pour elle… Elle tourna la tête avant de le voir, il était là, assis sur un rebord du toit de l'arène, sa longue cape flottant au vent, admirant fièrement sa disciple. Il leva le pouce en signe de respect avec de se lever et de disparaître dans une invisibilité.

Natsua : Maître… Enokoji.
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Lun 18 Mar - 18:35

Chapitre XXII L’ombre d’une étoile blanche.

Le port de Madrestam se remettait enfin de ses émotions dues à la finaledu tournoi.

On ne parlait plus que d’une enfant orpheline, dont les yeux avaient la même couleur que la plus pure des pierres pures d’améthystes, haute comme l’épée d’or qu’elle avait brandie, de sa grande cape noire et de son costume de voleuse, de la beauté de son visage mis à nu et surtout… de son éclatante victoire sur celui qu’on nommait « La Chopine d’Emeraude ».
Cette fille-là attendait impatiemment dans le port. Près d’une maison, assise sur les bords de la jetée, les pieds dans le vide. Elle tenait ferment sa cagoule entre les mains, repensant aux paroles du guerrier de Pandala qu’elle avait vaincu. La douce brise du port caressait son visage, tandis que le bruit des vagues heurtant les digues tamisait le son produit par l’agitation des habitants et des commerçants.
La porte de la maison s’ouvrit. Un eniripsa en sortit, il remarqua immédiatement la présence de la roublarde avant de pousser un léger murmure laissant penser à un blâme.

Eniripsa : Pour la 1000e fois, ton ami va bien ! Il lui faut juste du repos. Tu sais, il s’est pas ménagé, le iop, pour gagner du temps ; retenir Kukippik ce n’est pas facile, dommage que tu aies manqué ça, c’était impressionnant ! M’enfin pas autant que ton tour de passe-passe à la fin, mais ça valait le détour quand même !

La jeune fille garda ses yeux portés sur l’horizon, d’un air triste et un peu coupable.

Natsua : J’aurais aimé le remercier pour tout ce qu’il a fait. Quand j’y pense, je ne lui ai jamais rien demandé, mais il m’a toujours aidée.
Le soigneur rechigna une nouvelle fois quelque chose dans sa barbe.
Eniripsa : Idiote… arrête de te faire du souci, va te dégourdir les jambes en Amakna en attendant !
La jeune fille poussa un soupir et se leva. Elle partit sans rajouter un mot.
Eniripsa : De plus en plus stupides les adolescentes de nos jours, elle n’a pas compris que son ami avait complètement craqué pour elle…
Natsua désirait faire route vers le village qui entourait la ville et le château d’Amakna… mais elle rencontrait une grande peine à avancer ! En effet, chaque mètre qu’elle franchissait, des habitants ou des aventuriers, admiratifs ou impressionnés, venaient la harceler, la féliciter, demander conseil, etc. Pour elle c’était vraiment nouveau, elle était passée d’ennemi public à héros populaire. Nombreux sont les meneurs de guildes qui vinrent lui proposer un rang prometteur. Une voix familière hurla son nom.

Kukippik : Natsua !

La jeune fille encerclée de fans ne voyait pas bien loin.
Natsua : Heu plaît-il ?
Elle vit plusieurs personnes qui se tenaient devant elles être soulevées. La personne qui faisait ça, c’était ni plus ni moins Kukippik.
Kukippik : Foutez le camp de mon chemin nom de dieu ! Allez emmerdez Yooy, j’ai cru le voir près du zaap !
Groupes de personnes : Sérieux !?
Kukippik : Non.
Le pandawa balança tout le monde loin derrière lui avant de se retrouver face à la roublarde, le regard sérieux.
Kukippik : J’en ai pas fini avec toi !
Natsua : Oui ?
Le guerrier attrapa la roublarde par le bras avant de la traîner.
Natsua : Mais lâche-moi !... Et tu chlingues !
Après une petite minute, l’ours s’arrêta avant d’enfoncer une porte et de balancer la roublarde dedans. Quand elle se releva, elle prit peur : elle était entourée de pirates, de bandits portant la marque des « DagBukal », même Dekiagaru était là.
Natsua : Qu’est-ce que ça veut dire !?
Tout le monde éclata de rire. Puis tout le monde se calma à un bruit de claquement. La jeune fille se retourna. C’était Kukippik qui applaudissait, un sourire de fierté au coin de la bouche.
Natsua : Que… ?
Avant qu’elle puisse terminer sa phrase, tout le monde se mit à applaudir.
Kukippik, Dekiagaru et le reste présent dans la salle : Un hip hip Hourra pour Natsua, la Bombe Ebène, nouvelle et dernière championne du port d’Amakna ! HIP HIP HOURRA !!!
C’était une taverne, et à première vue, les deux pandawas avaient préparé une fête en son honneur.
On la poussa contre le bar et avant qu’elle retombe, on lui glissa un tabouret sous les fesses…une main glissa.
Natsua : Hey OH !!! Ça va aller ou je vous botte le cul !?
Tout le monde éclata de rire. Kukippik en profita pour s’assoir à côté d’elle.
Kukippik : Bon… je vais honorer ma part du marché. Tavernier, une pression pour moi !
Natsua : Ahaha, j’allais presque oublier… Tavernier, la même !

Le silence retentit.

Kukippik : Heu…tu n’es pas trop jeune pour ça ?
La jeune fille sortit une de ses dagues boomerang avant de jouer avec la lame.
Natsua : Vous tous… vous oseriez me contrarier ? Vous savez, faut pas vraiment m’embêter quand j’ai le sac rempli de bombe.
Une bière glissa à elle juste après sa déclaration. Une autre suivit pour Kukippik, ce dernier chuchota en direction de la roublarde.
Kukippik : Tu es presque crédible, tu sais ? Ça fait partie de l’art des roublards les jeux de rôle ?
La jeune fille répondit sur le même ton en faisant un clin d’œil.
Natsua : Non, mais j’ai l’habitude de boire de l’alcool depuis le temps que je traîne avec mon maître.
Le pandawa se retint de faire un commentaire sur cette dernière remarque.
Kukippik : Bref, donc Oyadis, ne me dis pas pourquoi tu le recherches, je ne souhaite pas le savoir.
La roublarde coupa sec, son expression du visage avait changé, son air amical laissa place à ses airs d’assassin, le regard fixe, mais à la fois vide.
Natsua : D’où et pourquoi il est venu à toi ?
Kukippik : Du calme, j’y viens… Vois-tu, Dekiagaru est venu me voir un soir pour m’annoncer que quelqu’un souhaitait acheter un de nos meilleurs bateaux pour voyager très loin.
Natsua : Et ?
Kukippik : Et là le type se permit d’entrer dans ma planque, de sa grande cape blanche dissimulant son corps et de sa cagoule sans trou pour les yeux. J’ai voulu lui péter la gueule, car je le sentais encore moins bien que de l’alcool dilué dans une protection usagée du Bworker.
Natsua : Charmant…
Kukippik : Bref, y’avait un petit homme tout emmitouflé avec lui, ce con a arrêté le temps, rendant Dekiagaru et moi complètement inoffensifs. Je ne sais pas d’où, mais il a appris ce qui s’était passé entre toi et mon bras droit. Et il m’a demandé de te délivrer un message si on te revoyait, de te dire ses ambitions et ce qui allait se passer.

La roublarde regarda Kukippik les yeux ébahis.

Natsua : Mais il est con !? Pourquoi ils nous facilitent la tâche ?
Kukippik : Je ne sais pas, mais je vais te donner la lettre qu’il m’a glissée dans la poche à ce moment-là.
Le panda sortit une lettre qui fut immédiatement arrachée des mains par la jeune fille. Cette dernière s’empressa de lire ce qu’il y avait inscrit dessus.
Kukippik : Il n’y a pas que ça… mais finis ta lecture.


Chère Natsua,
Tu as bien grandi depuis notre dernière rencontre. Je te vois encore fuir cette chambre en pleurant après qu’on ait massacré tes parents sous tes yeux. Zamnô a eu tort de te laisser partir pour que le trio de cras t’achève, cette bêtise lui a coûté la vie…et le fait de savoir qu’une survivante de cette lignée a survécu me fait grincer des dents. Mais là n’est pas le but de cette lettre. Si tu lis ça, c’est que tu as sûrement vaincu celui à qui je l’ai donnée. Je sais que tu remues ciel et terre pour me retrouver et que tu vas retourner en Amakna. Je sais aussi que tu seras trop stupide pour voler cette lettre et que tu préféreras participer au tournoi organisé par cette personne. Concernant Enokoji, je ne sais pas pourquoi tu aides ce monstre. Mais sache que c’est moi qui lui ai ôté la mémoire et que je ferai tout pour qu’il ne la récupère pas. J’ai donc volé le dernier objet appartenant à Lydia qui aurait pu lui raviver ses souvenirs. Ce n’est que pour équilibrer la balance, il possède quelque chose qui me revient de droit.À l’heure qu’il est, inutile de me chercher. J’ai disparu, je reviendrai pour vous tuer, toi et mon vieil ennemi quand le temps sera venu. Je sais où il a caché ce que je cherche, je viendrais le récupérer. Une dernière chose pour ce monstre, ce pandawa qui m’est cruellement inférieur te donnera quelque chose qui a disparu il y quelques décennies de la bibliothèque du Maître Corbac. Un ouvrage qui devrait te plaire.

Te concernant. Il y a bien longtemps que j’ai renié le clan roublard. J’ai surpassé Vil Smisse en obtenant moi aussi l’immortalité. Mais je vise plus haut que ce sot qui ne pense qu’à sauter les premières femmes trop emmanchées par l’alcool. La famille Nat’, je l’ai massacrée juste par intérêt et pour joindre l’utile à l’agréable. Il y a bien longtemps, ton père m’avait volé les yeux pour avoir tenté d’assassiner Vil Smisse, je lui ai volé sa vie…et toutes celles de sa famille, pour équilibrer encore une fois la balance.
En espérant pouvoir bientôt te trancher la gorge comme la sale truie que tu es.

Cordialement, Oyadis Weisser Stern.



La roublarde reposa la lettre sans un mot.
Kukippik : Ça va… ?

Le visage de Natsua exprimait pleinement ses émotions, surtout sa folle envie de tuer Oyadis. Mais elle masqua ses sentiments sous un rictus nerveux.

Natsua : … Et cet ouvrage dont la lettre fait mention ?
Le pandawa demanda, un peu hésitant à cause de la réaction de Natsua, qu’on lui apporte l’objet en question.
Dekiagaru posa sur le comptoir avec beaucoup de précautions un livre qui semblait très endommagé. Kukippik posa la main dessus pour empêcher la roublarde de s’en emparer.
Kukippik : Tu sais, une jeune demoiselle comme toi devrait reconnaître ses limites. Je n’ai pas besoin d’être un médecin ou un philosophe pour savoir que tu ne vas pas bien. Je suis quasi certain que tu as tué plus de personnes que la plupart de mes hommes.

Natsua se crispa.

Natsua : Donne-moi ce livre.
Le panda poursuivit sans se laisser impressionner.
Kukippik : Tu arrives peut-être à tromper les autres, mais tes yeux disent tout de toi. Tu essayes de jouer la mature et la calme pour te rassurer et pour que les autres te fichent la paix. Mais mentalement, tu marches sur un fil bien mince, tu arrives peut-être à garder l’équilibre et à ne pas sombrer dans la folie, mais plus tu avances, plus le fil risque de céder sous ton poids…
La roublarde rigola d’un air arrogant.
Natsua : Et qu’est-ce qui fait dire ça à un bandit qui passe son temps à se saouler et qui n’arrive pas à me battre ?
Kukippik perdit patience, force est de constater qu’il avait beau essayer de raisonner la jeune fille, elle en faisait qu’à sa tête. Il s'énerva.
Kukippik : Une gamine rescapée d’un massacre, sauvée et recueillie par un sram fou, buvant de l’alcool et mangeant ce qu’elle trouve dans les Landes, passant sa vie à s’entraîner pour tuer alors que le but de sa classe c’est le vol, dont les rares amis qu’elle s’est faits c’était en se faisant des donjons dont elle a chaque fois échappé à la mort de justesse, comme pour lors des combats contre des psychopathes qui n’ont pas hésité à la pousser à bout psychologiquement et parler de choses choquantes. Voilà ce qui me fait dire ça.

La roublarde allait placer une phrase, mais Kukippik la coupa de justesse.

Kukippik : J’oubliais…tu as aussi essayé de te tirer dans la tête pour mettre fin à tes jours. Est-ce que tu vas encore me contredire sur le fait que tu ne commences pas à devenir folle ?
La jeune fille ne savait plus quoi répondre, un moment de silence s’écoula avant qu’elle demande.

Natsua : Mais d’où est-ce que tu sais tout ça !?

Kukippik : Nous les bandits et vous les roublards savons tout ce qui se passe dans ce monde. C’est tout.
La jeune fille finit sa bière avant de s’affaler sur le comptoir, la tête dans ses bras, le regard triste.
Natsua : Folle ou pas j’irai jusqu’au bout, de toute façon je n’ai aucun avenir. Une fois que j’aurai tué Oyadis, je pourrais mourir, ça m’est égal…
Le Pandawa frappa la jeune fille avec le livre avant de le poser devant elle.
Kukippik : Décidemment, tu ne comprends rien à rien ! Il y a tellement de choses autour de toi que tu pourrais comprendre, mais avec le syndrome du prespic tu ne vois pas plus loin que ta poitrine ! Et je peux te garantir que ça fait vraiment pas loin !

Le pandawa se prit un coup de pied en dessous de la ceinture pour sa dernière comparaison.

Kukippik : Aïe…mes ptits pandas… Bref, lis ce livre, il a été écrit par un chercheur dont le nom s’est perdu dans les traces du temps. Mais ce n’est pas ça qui est important, ce livre traite de la folie et raconte l’histoire d’une personne dont tout le monde a oublié le vrai visage, une personne dont tu ne connais rien.
La roublarde prit le livre en pleine main. Avant de s’exclamer.
Natsua : C’est… c’est…



Kukippik : Oui, l’origine de ton maître, le passé d’Enokoji.
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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 14 Avr - 14:08

"HRP/" Miam du bon viol optique! s fésé lgtps :D, mh... Alkatraz a dû bien changer de la date où se déroule mon RP à la date de ma roublard IG! "/HRP"


Chapitre XXIII La folie a une définition

La folie…qu’est-ce donc la folie ? Quand peut-on parler de folie ? Ce que l’on considère comme « maladie » n’a cependant pas de remède. Elle ne se transmet pas, mais elle peut toucher plusieurs personnes. On parle de folie dès que quelqu’un accomplit une action qui sort de l’ordinaire, contraire au sens de la logique ou morale et qui n’a pas forcément de but précis. Bien souvent, on considère la folie comme un handicap ou comme dangereuse. J’ai étudié durant toute ma vie énormément de personnes atteintes par ce phénomène. Force de constater qu’il existe plusieurs types de folie.
Personnalité multiple, paranoïa, peur futile, délire, pulsion insensée et j’en passe. Il est cependant frustrant de constater que certains fous sont plus heureux que la plupart des personnes de ce monde. Il y en a aussi des qui possèdent un don. J’en suis venu à me demander une chose... La folie n’est pas quelque chose qui arrive comme cela, elle vient à nous comme la rouille vient sur une épée. J’ai longtemps cherché avant de devoir finalement me résigner à l’avouer : La folie est le propre de l’homme et vient de l’homme, soit de son intelligence. Ce que je veux dire c’est ; prenez un type, mettez le seul dans une forêt. Il survivra et ne sera pas spécialement malheureux vu qu’il n’aura personne d’autre et devra se concentrer sur ses sens pour survivre. Prenez une ville ou autre endroit où l’homme se regroupe, mettez le même type dedans. S’il se sent inférieur par apport aux autres, qu’il subit des choses tragiques, comme assassinat de sa famille, martyre, guerre ou famine, qu’on le force à trouver des solutions là où il n’y en a pas, le retrancher dans ses dernières limites, il est sujet à devenir fou. Bien évidemment ce ne sont que des exemples grotesques. Le fou est la mouche sur le dos du diable, imprévisible, il peut tout changer. Ne dit-on pas d’ailleurs qu’il n’y a de génie sans un grain de folie ? En effet, la folie permet de voir ce que tout le monde croit inatteignable. En fait, je me demande si la folie est vraiment quelque chose de néfaste.
Il y a eu un fou qui a dit un jour que l’homme pourrait voler, maintenant il y a les aéronefs des transporteurs brigandins. Un autre a voulu construire une ville pour lutter contre Brakmar, et Bonta fut (d’accord c’est Jiva, mais vous voyez où je veux en venir ?)
Pour ça j’ai décidé de tenir un livre sur une étude de la folie considérée la plus dangereuse pour autrui, la psychopathie. Ma recherche a été inspirée d'une rencontre plus que spécial qui m'a marqué à vie.

à l'époque, je n'étais qu'un serviteur dans un manoir pour une noble famille Bontarienne, principal contribuable pour l'armée de la milice, elle faisait un ennemi de choix pour Brakmar. De nombreux miliciens postaient dans le manoir. Ça ne faisait plus aucun doute, on recevrait de la visite tôt où tard de la part des démons...
Ce soir-là, mes maîtres m'avaient demandé de s'occuper de leur fille, c'était une nuit d'été sans un nuage, le ciel était tapissé d'un papier de lumière créé par d'innombrables étoiles. Il y avait une légère brise, mais le temps était calme. Après avoir joué une bonne partie d'échecs avec Emily (à laquelle elle m'a battu à plat de couture), nous sommes montés à l'étage pour rejoindre les maîtres des lieux : c’était l'heure du repas du soir. Après avoir cité les formules de politesse, nous nous mirent à tablent. Après quelques minutes, du grabuge se fit entendre au rez-de-chaussée.
Deux gardes du corps se postèrent devant la porte, nous faisant signe de quitter la pièce par la porte de derrière. Pas besoin d'en dire plus, c'était Brakmar qui nous avait envoyé ses éboueurs. À peine avait-on eu le temps de se lever de table, que la porte s'ouvrit dans un grand fracas. Je pus apercevoir ce qui semblait être notre premier assaillant... un maître sram, remarque, quoi de mieux pour ce genre de tâche...? Bref, il était vêtu comme la plupart des disciples, mais tout en blanc, avec une longue cape en lambeaux et une coiffe un peu bizarre avec des bandes orange dessus.
Avant que personne n'ai eu le temps de faire quoi que se soit, les gorges des deux gardes s'ouvrir provoquant un geyser de sang. Un deuxième sram apparu, il s'était mis invisible et avait profiter de la diversion créer par son "collègue" pour entrer et assassiner les gardes. Il était lui aussi vêtu de blanc. C'était un disciple du dieu Sram : il n'était pas encore dans cet état squelettique, mais humain.

Avec les parents d'Emily, on se retourna pour sortir par la porte de derrière, hélas, un chasseur cra brakmarien entra par cette dernière, nous étions pris au piège.
Les maîtres des lieux se dressèrent devant nous, faisant face aux srams. Avant d'être des citoyens Bontariens, c'étaient surtout un ancien couple aventurier Feca.

Ghan'Dalph : Vous ne passerez pas!
Le maître ne rigolait pas, il sortit son bâton Bragueut avant de faire apparaître un glyphe enflammé entre nous et nos assaillants tandis que la maîtresse lança les sorts de boucliers.
Le maître sram gloussa de rire, avant de tendre le doigt dans notre direction.
Dagran : Ordre du jour pour toi disciple, exécute-moi ceux qui nous font obstacle!
Le disciple de sram se déplaça devant lui. Il était extrêmement rapide. Il avait la capuche sur le visage et pour cacher encore plus son visage, portait un masque de bandit du menton au nez.
Il inclina la tête en arrière pour pouvoir nous regarder dans les yeux. Son regard... je ne saurais comment le décrire. Celui d'un animal sauvage qui aurait cassé sa laisse depuis bien longtemps, enclin à la violence, ne laissant apparaître aucune once de sentiment.

Disciple : Bien maître.
Ghan'Dalph : On ne craint pas Brakmar, ce n’est pas une bande d'encapuchonner qui vont faire la loi dans notre manoir!
Discplie : Hmpf! Répulsif!
Le sram tendit la main derrière lui, on put entendre un piège être posé via la voix qui résonna. Ce dernier fit un pas en arrière avant de l'activer et de se propulser à travers le glyphe, évitant ainsi les flammes. Il atterrit entre les fecas. Il posa ses mains sur leur front.
Disciple : Ressentez ma...PEUR!
Le sram dégagea une énergie intense qui envoya le couple dans leur propre glyphe. Leurs armures purent atténuer les dégâts. Avant de pouvoir contre-attaquer, le couple sentit quelque chose n'allait pas.
Ils s'aperçurent avec effroi que le cra avait utilisé une flèche empoisonnée, ils ne l'ont pas sentie se planter à cause de leurs armures. Le maître sram avait aussi balancé des poisons insidieux. Pour résumé, le disciple avait fait diversion.

Sentant leurs forces les quitter, mes maîtres m'ont lancé un dernier regard.
Gan'Dalph : Korventenn, prends soin d'Emily...je t'en prie.
Affaiblis par les poisons, les armures magiques disparurent et ils furent dévorés par leur propre flamme.
Je pris Emily contre moi et m'accula dans un coin de la salle, voulant la protéger désespérément dans mes bras.
Les 3 assassins s'avancèrent vers moi.
C'est le disciple sram qui s'approcha le plus vers moi, il se tenait accroupi devant moi. La main tendue en ma direction.
Disciple : Donne-moi la fille.
La petite se mit à pleurer. Sous l'effet de la peur et nerveusement, j'ai répondu à cet individu en hurlant.
Korventenn : Même pour tous les kamas du monde! Il faudrait me tuer d'abord sal monstre!!!
Avant que je puisse comprendre, le sram se leva en m'attrapant avec lui, sans se préoccuper d'Emily.
Il me tenait par le col, il inclina la tête en arrière pour pouvoir me regarder furieusement dans les yeux.
Cra : Ça y est, Enokoji va recommencer son discours soulant...

Enokoji... c'était son nom. Ce dernier sonna bizarrement à mes oreilles, ce n’était pas un nom courant.
Enokoji : Et toi?! Es-tu un chien, un homme ou un monstre?!
Il eut un moment de silence, j'essaie de comprendre la logique de sa question, mais c'était toujours la même fougue qui se lisait dans son regard.
Korventenn : Un...un homme! Et qui défendra Emily jusqu'au bout de sa vie!
Le disciple soupira en me laissant tomber par terre.
Enokoji : Je me casse y'a plus personne à tuer.
Cra : Y'a les cibles, bouffon...
Enokoji : Je n'ai aucun honneur à tuer des civiles, je ceux qui acceptent de se battre, pas ceux qui ne peuvent pas se défendre, Maître Dagran, on y va.

Le maître au bout de la salle ne semblait pas surpris par la réaction de son disciple, à première vue : il n'y avait que moi et le cra qui ne comprenions rien du tout.

Dagran : C'est la 5ème fois que tu refuses de tuer ta cible... tu as beau être extrêmement fort, le général Oto Mustam ne va pas éternellement fermer les yeux.
Le disciple enleva sa capuche.
Enokoji : J'ai vécu l'enfer...et je n’ai pas envie que des personnes comme lui et elle y prennent part.

Le cra banda son arc et décocha une flèche sur moi. Sa pointe s'arrêta à la hauteur de mon front, le sram l'avait arrêté puis il l'a bris entre ses doigts.

Enokoji : J'ai dit, on ne les tue pas!

Le cra s'énerva.
Cra : Mais tant mieux! Laisse-moi régler ça, espèce d'incapable! Tu refuses de tuer des lâches? Seraient-ce parce que ce sont tes semblables!
La voix d'Enokoji s'aggrava.
Enokoji : Lâche!? Cet homme donnerait sa vie pour sauver une personne qui n'est même pas sa propre fille, le seul lâche que je vois ici tient un arc et essaye d'abattre un servant à terre et une petite fille.
Le cra tourna la tête dans la direction du maître sram, ce dernier observait sans prendre part à la dispute.
Enokoji : Ne réveille pas la folie d'Alkatraz...ça va mal finir pour toi, chasseur.
Cra : Je n’en ai rien à foutre que tu viennes de l'île d'Alkatraz! Je n’ai pas envie d'être puni par Djaul à cause de toi!

l'île d'Alkatraz... j'en avais entendu parler. Il s'agit d'une île où sont enfermés tous les criminels les plus dangereux ou fous du Monde des Douzes, par les protecteurs. Il y a d'ailleurs un débat pour instaurer une prison structurée là-bas, car actuellement tout le monde est libre de ses mouvements dessus et c'est le chaos le plus total couplé avec la loi du plus fort.

Enokoji : Je suis le résultat d'un viol, ma mère s'est fait égorger quand j'avais 5 ans, pour survivre sur cette île ou seul la folie règne, j'ai dû tuer plus de personnes que toutes les maladies de ce monde.
Cra : Hôôôôôô.... pauvre boubou, donc tu as quelques soucis psychologiques et tu éprouves de la compassion? Très bien je vais te tuer avec eux!
Je ne comprenais absolument rien à ce qui se passait.

Enokoji : Maître Dagran? Avec votre permission je...
Le maître sram fit signe de se taire avec la main. Il regarda le cra, puis son disciple.
Dagran : Suivre les ordres ou la folie? Je préfère respecter tout d'abord mon dieu, Sram, donc je vous laisse vous entretuer et je suivrais le survivant...j'aime les mises à mort.
Le cra éclata de rire.
Cra : Rappelez-moi de ne plus jamais venir dans cette section de sous-merde!
Le sram se plaça en face de lui.

Enokoji : Es-tu un chien, un homme ou un monstre!?
Cra : Je-
Le sram coupa la parole à son adversaire.
Enokoji : Oui... tu es un chien!

Le sram se déplaça rapidement , avec une agilité de démon. Il prit la tête du cra sans que ce dernier ait le temps de faire quoi que se soit. Il frappa le mur avec, violemment.

Enokoji : Le chien n'a pas d'opinion, il suit la meute!
Il cogna une nouvelle fois le mur avec la tête du cra.

Enokoji : Le chien n'est fidèle que là où il est bien!
Il continua de cogner le mur. Cette fois l'impact ouvrit l'arrière du crâne au cra.

Enokoji : Le chien n'a pas d'honneur, il n'a que des maîtres!
Le sram lâcha le cadavre de son adversaire.

Enokoji : Cette fois on y va...
Le maître sram éclata de rire.
Dagran : AH AH AH AH AH!!! Les sram n'obéissent qu'à une seul personne, Sram! Bref, je trouverais encore un moyen de faire passer la pilule au Général Mustam, on qu'à dire qu'ils se sont défendu et que c'te gouine de cra est mort dans l'attaque.

Je voyais les deux assassins partirent de la pièce en empruntant les escaliers pour le rez-de-chaussée.
La folie de l'un d'eux m'avait sauvé. Je pense qu'avec son état d'esprit il ne fera pas long à Brakmar, trop instable... trop fou. A-t-il pensé aux conséquences? Que des gens pourraient éventuellement chercher à se venger? Bref, je n'oublierais jamais ce regard.


Cette nuit, la folie avait une définition : Enokoji.


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MessageSujet: Re: L'Histoire de Natsua et du Damné   Dim 2 Juin - 23:13

/HRP Et c'est avec un seul mois de retard que je vous balance la suite! Let's rock! HRP\

Chapitre XXIV - Paix illusoire

Alors que le soleil s'était couché depuis bien longtemps, la fête battait son plein en Amakna. Marchands, bardes et aventuriers s'étaient rassemblés en ville et au village. Le décor était comme à son habitude : féérique. Des lanternes de toutes les couleurs illuminaient les alentours, tandis que diverses musiques résonnaient entre les roulottes. On fêtait la fin de la saison chaude, l'approche de Nowel et aussi le dernier tournoi du Port.
Non loin de là, quelqu'un ne participait pas à la fête.

Kukippik : Tu es sûre que tu ne veux pas qu'on t'amène à une auberge?
Dekiagaru : Tu tiens à peine debout! Kukippik, tu es un idiot de l'avoir laissée boire comme ça!
Entre les deux pandawas, il y avait une jeune fille qui avait pris appui sur leurs épaules. Elle laissait ses pieds traîner au sol, sans prendre la peine d'essayer de marcher. Elle tenait fermement une chopine encore bien rempli.
Natsua : … Amenez-moi au bord et ça ira.

Le trio se déplaçait à travers le port désert de Madrestam, plus précisément au bord de la jetée, non loin de la cabane où Seyphir se reposait. Une fois arrivée sur place, la roublarde fit un mouvement maladroit pour se dégager de Kukippik et Dekiagaru, elle ne manqua pas de renverser un peu de sa bière à défaut de tomber. Elle se laissa tomber sur les fesses au bord de la jetée.
Natsua : Vous pouvez partir maintenant…
Kukippik posa sa main sur son épaule.
Kukippik : Tu es sûre que tu ne veux pas qu'on reste avec toi? Car là tu as tellement bu que si tu tombes à l'eau…
La jeune fille coupa net d'un ton plus sec.
Natsua : Partez.
Le panda se redressa dans un long soupir.
Kukippik : Viens Deki, l'alcool travaille l'esprit, mademoiselle a besoin de réfléchir seule.
Kukippik partit devant.
Dekiagaru : Fais attention, d'accord… ?
Dekiagaru suivit son chef.

La roublarde se retrouva seule, assise au bord de la jetée, avec comme horizon le grand bleu éclairé par la lune dont le reflet brillait à la surface de l'eau. Le port était calme, les seuls bruits perceptibles étaient ceux des vagues qui s'arrêtaient contre les parois et les échos provenant de la fête en Amakna. La jeune fille tourna la tête dans la direction de la cabane où Seyphir récupérait ses forces avant de regarder vaguement l'horizon.

Natsua : Je perds peu à peu mon humanité à ses côtés… et lui, il la retrouve lentement.
La jeune fille saisit d'une main tremblante sa chopine avant d'en boire une gorgée et de la reposer.
Natsua : Je ne sais plus qui je suis ou ce que je suis… La gentille petite fille modèle du temple roublard qui avait peur du monde extérieur? Une aventurière traversant les donjons et faisant de belles rencontres? Ou encore une fille sale souillée par le sang, la folie et les larmes, dont les mains ont déjà servi à tuer… ?

La roublarde regardait fixement la lune, comme pour y chercher le salut. Entre le froid et l'alcool, ses paupières devenaient de plus en plus lourdes. Alors qu'elle luttait contre le sommeil, elle entendait un claquement métallique régulier qui lui était familier. Une odeur sordide vint lui piquer les narines… Cette odeur, si rassurante.

Alors qu'elle essayait de garder les yeux ouverts sans détourner le regard de la lune, elle entendit quelque chose s'écrouler à côté d'elle. Elle se retint de rigoler à cause de la fatigue.
Natsua : Que faites-vous là, Maître?
Le sram s'était assis à côté de la roublarde, fixant lui aussi la lune. Il ramassa la chopine avant de boire le fond de bière restant. Le précieux liquide traversa ses côtes avant de finir sur le sol.
Enokoji : Tu fais peine à voir… Je n'aime pas que tu te mettes dans des états comme ça.
La jeune fille récupéra la chopine avant de constater qu'elle était vide.
Natsua : Vous… hmpf.
La roublarde expira un bon coup pour ne pas vomir son alcool.
Natsua : … Vous m'avez toujours pas dit ce que vous faites ici.
L'ombre pourpre tourna la tête et regarda Natsua, cette dernière semblait mélancolique, voire triste.
Enokoji : Ça fait une semaine… on devait se retrouver, mais vu que tu t'es attardée sur un tournoi je me suis permis de venir à ta rencontre.
Natsua se frotta les yeux, toujours sans prendre la peine de regarder le sram.
Natsua : C'est vrai… vous avez trouvé quelque chose alors?

Le sram sortit le papier qu'il avait récupéré.

Enokoji : Pas grand-chose, il me fuit, comme s'il avait toujours un coup d'avance. J'ai appris qu'il a fondé une guilde que je me suis empressé d'exterminer dans leur repaire. Ils ont brûlé tout ce qui aurait pu m'aider, seul ce bout de papier avec le mot "Dofus" inscrit dessus a échappé aux flammes…

Le sram soutint le regard de la fille, comme pour demander une réponse en retour.

Natsua : Moi… j'ai été à la bibliothèque du Maître Corbac, j'ai trouvé peu d'informations.
Enokoji : Ah?
Natsua : Vous êtes complètement méconnu du monde, Oyadis de même. Par contre, Lydia est indiquée comme disparue. On mentionne aussi que c'était une excellente alchimiste et une très bonne musicienne.
Enokoji semblait perturbé d'avoir entendu le prénom "Lydia", mais il ne se laissa pas gagner par l'une de ses crises.
Enokoji : Une musicienne? Damné… je me rappelle absolument pas de ça.
La jeune fille sortit maladroitement un livre.
Natsua : … Et ça, c'est en partie pourquoi j'ai fait le tournoi, c'est une histoire qui parle de vous. Emily, ça vous dit quelque chose?
Le sram ne broncha pas.
Enokoji : Parfaitement, ça date de l'époque où j'avais encore de la peau sur les os. J'avais refusé de tuer cette cible, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai revu mes problèmes d'éthiques depuis que je suis devenu un maître sram.

La jeune fille afficha un air surpris, l'incompréhension se lisait sur son visage.

Natsua : … Donc vous allez pouvoir m'expliquer pourquoi Dagran était votre maître?
Enokoji : Euh… QUOI!?
Natsua : L'histoire dit de manière explicite que Dagran était un sram menant une brigade d'assassins appartenant à Brakmar et que vous étiez son disciple.
Le sram regarda sa main. Cette dernière tremblait.
Enokoji : Je… je me souvenais pas de ça. En même temps… je n'arrive même plus à me rappeler depuis quand j'ai cette dague!
La jeune fille soupira.
Natsua : On avance un peu… mais j'ai le sentiment que plus on avance, plus on a de mystères à résoudre.
La roublarde se frottait les épaules à cause du froid de la nuit.

Enokoji : Je suis persuadé que cette boîte qu'Oyadis m'a volée contient quelque chose qui pourrait raviver mes souvenirs…
Natsua : … Mais il a disparu. Cependant, il m'a adressé une charmante lettre dans laquelle il mentionne qu'un jour il va revenir pour nous tuer.
L'ombre pourpre rigola.
Enokoji : MWOUAHAHAHA!!! Le seul roublard qui a un tant soit peu de talent pour le combat c'est toi, princesse, lui je vais en faire qu'une bouchée!
La roublarde coupa court.

Natsua : Brr… Maître, j'ai froid.

Sans un mot, le sram tira l'une de ses longues parties de sa cape, avant de l'enrouler autour de sa disciple, de manière à ce que ça lui serve de cache-nez et que ça lui couvre les épaules. Natsua caressa le tissu. Il était très doux et très chaud, si on exceptait son odeur tenace de sang, la jeune fille aurait bien voulu avoir une écharpe avec ce tissu.
Enokoji : C'est assez chaud?
La roublarde, quelque peu gênée, répondit avec peine.
Natsua : O-oui.
Enokoji : Ah ahah! Je n'ai plus ce genre de problème moi. Je ne ressens plus la douleur, le froid, le chaud ou autre désagrément.
La jeune fille compléta d'un ton triste.
Natsua : Vous ne pouvez plus apprécier les choses simples… le goût, le toucher et j'en passe.

La remarque de Natsua laissa place à un moment de silence, toujours en fixant la lune, cette dernière ne put voir la réaction de son maître.

Enokoji : … tu as raison.

La jeune fille tourna la tête en direction de la cabane.

Enokoji : Dis-moi… tu l'aimes bien ce Iop, n'est-ce pas?
La roublarde devint aussi rouge que la cape du sram.
Natsua : C-c'est pas ce que vous croyez! C-c'est un bon ami! Oui, voilà, un ami!
Enokoji : Ah ahahahah ! Si tu voyais comme tes yeux brillent quand tu le regardes!
Natsua : Fermez là!
Enokoji : Ah ahahah! Tu es vraiment une princesse toi alors !… Sinon je tenais à te dire que je suis très fier de toi, tu te bats incroyablement bien. Ce iop t'a bien enseigné l'art de te battre à l'épée.

Natsua tourna enfin la tête en direction du sram. Ce dernier l'avait rarement félicité par le passé. Quand elle le regarda, elle ne vit qu'un sourire amical en sa direction. La jeune fille fondit en larmes.
Enokoji : Quelque chose ne va pas?
Natsua : J'ai peur.
Enokoji : … De?
Natsua : Moi.

Le sourire du sram laissa place à l'incompréhension.

Enokoji : Pardon?

Natsua : Je… prends trop de plaisir à combattre, tous ces combats à l'arène… m'excitaient de plus en plus. La nuit je rêve que je massacre Oyadis, que j'éparpille son cadavre sur le sol. Aujourd'hui encore, vers le zaap du village, j'ai pu voir des filles de mon âge rigoler, jouer et moi… j'ai déjà du sang sur les mains. Je suis une tueuse et chaque jour je résiste à la folie. Ce panda, Kukippik, m'en a fait prendre conscience lors de la finale, mais…
Enokoji passa une de ses mains dans les cheveux de la jeune fille. L'action calma la jeune fille. Cependant, elle entendit un gloussement, elle se tourna une nouvelle fois vers le sram, ce dernier regardait la lune… et des larmes de sang coulaient de ses orbites.
Enokoji : Je ne sais que trop bien ce que tu ressens, pendant mon enfance j'ai tué, tué, tué encore, tué encore plus… Des ennemis, des alliés, je les ai tous tués pour pouvoir m'échapper de cette île, Alkatraz…
La jeune fille regarda le livre qu'elle tenait entre les mains pour se remémorer le récit.
Enokoji : …Je voulais que tu deviennes forte, tes yeux… devaient garder cette lueur d'espoir de vivre, ils ne devaient pas devenir comme les miens, je ne voulais pas que tu souffres, je voulais que tu puisses te défendre, défendre ceux que tu aimes! Mais au lieu de ça,je t'ai conduit sur le même chemin que moi.
Natsua : Enokoji…
Enokoji : Si tu veux suivre ce iop, vas-y. Parcours le monde, explore ses richesses et sois heureuse. Je finirai ce travail seul, ni l'enfer ni le ciel n'ont voulu de moi, mon fardeau ne doit pas reposer sur tes épaules.

La roublarde posa une de ses mains sur celles d’Enokoji.

Natsua : Je trouverai la paix uniquement quand il sera mort… pour mon clan, pour mon honneur et pour vous, Maître. Je…

Sa vue se troubla, la fatigue de ces derniers jours et l'alcool commençaient à avoir raison d'elle.
Natsua: .…Après ça,je vivrai heureuse… pro-mis.
La roublarde s'effondra de fatigue contre le sram.
L'ombre pourpre regarda le visage enfin apaisé de sa disciple.


Enokoji : Es-tu un chien, un homme, ou un monstre? Tu es un homme, Natsua. L'homme ne craint pas les monstres et suit ses convictions. Tes valeurs te perdront… c'est pourquoi il y a les monstres, ceux qui tuent pour survivre. Les monstres… comme moi
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